AU RESTAURANT DE LUKE
[Lorelai et Rory sont assises à table. Lorelai mange son petit déjeuner alors que Rory la regarde.]
RORY: Comment sont les oeufs ?
LORELAI: Bons.
RORY: Je suis contente.
LORELAI: Ils sont toujours bons.
RORY: Je suis toujours contente.
LORELAI: Tu as l’air bizarre, nous ne serons pas en retard.
RORY: C’est le premier jour d’école. Je veux arriver tôt.
LORELAI: Nous y serons tôt, je te le promets.
RORY: J’ai des cours différents cette année, mes itinéraires ne serons plus les mêmes. Je n’ai pas trouvé le chemin le plus rapide. Et mon casier, ils l’ont bougé, alors que je ne sais même pas si je travaillerai comme il faut et alors je devrais en avoir un nouveau et Dieu seul sait pour combien de temps et où il sera et ce qui pourrait m’envoyer un jour entier dans le chaos. Je suis juste excitée.
[Lane entre dans le restaurant]
LANE: Oh, Dieu merci, vous n’êtes pas encore parties.
RORY: Non, qu’est que c’est ?
LANE: Eh bien, j’ai trouvé le disquaire le plus génial au monde. C’est à 10 minutes de ton école et je me demande à quel point tu vas m’adorer.
RORY: Adresse.
LANE: Incorporation batteur de records, 2453 Berlin Turnpike.
RORY: Je l’ai. Passe ta commande tout de suite.
LANE: Ok, Charles Mingus, "The Black Saint and the Sinner Lady."
LORELAI: Mm.
RORY: D’accord.
LANE: The Sonics, voici les Sonics.
RORY: Fais m’en une copie. Suivant.
LANE: MC5, Kick Out the Jams. Fairport Convention, Leige and Lief. BeeGees, Odessa.
RORY: BeeGees, vraiment ?
LANE: Ben, Mojo le dit.
RORY: Alors ça doit être vrai.
LANE: Oui, ça l’est. Maintenant si je pouvais juste trouver un exemplaire de Whistler, Chaucer, Detroit et Green Hill, j’aurais fini avec les années soixante.
RORY: Je les aurai aujourd’hui, demain au plus tard.
LANE: J’adore ça quand tu reviens de l’école.
RORY: Moi aussi. Hey!
LORELAI: Je vais prendre des beignets pour plus tard. Aussitôt que ce sera fait, je t’emmènerai à l’école et là les gentils gars dans des manteaux blancs te les prendront.
[Lorelai se lève et va vers le comptoir. Taylor s’y tient avec un groupe de garçons Scouts.]
TAYLOR: Tout le monde écoutez. Choisissez ce que vous voulez, passez commande et puis faites la queue.
LE GARCON 1: Je veux un hamburger.
LE GARCON 2: Je veux du fromage grillé.
LE GARCON 3: Moi aussi.
LE GARCON 2: Et je veux des frites, et faites les vraiment vraiment croustillantes.
LE GARCON 1: Je veux aussi les miennes croustillantes.
LE GARCON 2: Tu n’as pas commandé de frites.
LE GARCON 1: ET alors ?
LUKE: Alors tu ne peux pas commander des frites croustillantes sans avoir commander des frites en premier.
LE GARCON 1: Poourquoi pas ?
LUKE: Parce qu’on ne peut pas faire quelque chose de croustillant qui n’existe pas.
LE GARCON 1: Pourquoi pas ?
LUKE: Eloigne le de moi Taylor.
TAYLOR: Aie un peu de respect. Ces garçons viennent juste de compléter la première étape de leur entraînement de survie en plein air.
LUKE: Ce qui signifie que tu les as fait asseoir sous un arbre et coller des pierres ensemble pendant 2 heures.
TAYLOR: Tu es un homme très épuisant Luke. Qu’est ce qu’il t’es arrivé quand tu étais enfant ?
LUKE: Des garçons effrayants en shorts et avec des chaussettes jusqu’aux genoux ont essayer de me faire asseoir sous un arbre et coller des pierres ensemble pendant 2 heures. Met fin à ça!
LE GARCON 4: Pourquoi ?
LUKE: Parce que sinon tu seras en dessous de tout.
LE GARCON 4: Je ne me ferai pas avoir.
LUKE: Oh si.
LORELAI: Hey, des beignets s’il te plait.
LE GARCON 1: Nous étions ici les premiers!
LORELAI: Sur la planète ?
LE GARCON 1: Euh ?
LORELAI: Tu perds. Chocolat, cannelle et saupoudrés.
[Le téléphone sonne; Lorelai et les enfants se plaignent pendant que Luke va répondre.]
LUKE: Taisez vous tous.
LORELAI: Larves, euh ?
LUKE: [Au téléphone] Ouais, je travaille. Qu’est que tu crois que je fais ? Euh huh. Oh qu’est que tu as fait ? Excuse moi, tu es sérieuse ? Juste comme ça, euh ?
[Lorelai va derrière le comptoir et prend les beignets.]
LE GARCON 2: Hey Mr. Doose. Elle n’est pas censée faire ça.
TAYLOR: C’est vrai. Elle enfreint les règles, et les gens qui enfreignent les règles finissent tout seuls sans amis parce qu’ils deviennent des rejetés de la société.
LORELAI: Tu comptes brûler un petit Huck Finn après le déjeuner, Taylor ?
TAYLOR: Excuse moi ?
LUKE: [Au téléphone.] C’est incroyable ! Tu ne changeras jamais, hein ? . . . Ok, bien. Fais ce que tu veux, fais des arrangements. Là tout de suite je travaille, nous finirons plus tard. [Il raccroche.]
LORELAI: Tout va bien ?
LUKE: Est ce que tu as une soeur ?
LORELAI: Um, non.
LE GARCON 1: J’en ai une.
LUKE: Tu as ma compassion.
LE GARCON 1: Merci. J’apprécie.
DEVANT LE RESTAURANT DE LUKE
[Luke marche vers le restaurant en portent plusieurs sacs de courses. Il fait tomber un sac sur le trottoir. Lorelai qui marchait et s’arrête pour l’aider.]
LORELAI: Hey.
LUKE: Bonjour.
LORELAI: Qu’est que tu fais ?
LUKE: Ah, je redécore juste le trottoir.
LORELAI: Oh, ça fait beau.
LUKE: Ouais, ouais, ouais, tu ne penses pas qu’il y a trop de bleu.
LORELAI: Non, juste assez.
LUKE: Ouais, merci pour l’aide. Tu peux partir maintenant.
LORELAI: Besoin d’aide.
LUKE: Non.
LORELAI:Besoin d’aide ?
LUKE: Non.
LORELAI: Besoin d’aide ?
LUKE: Non.
LORELAI: Alors as tu besoin d’aide ?
[Luke soupire.]
DEVANT L’APPARTEMENT DE LUKE
[Luke et Lorelai traversent le couloir de l’appartement de Luke. Luke porte les sacs de courses, Lorelai porte une boite de céréales. Luke ouvre la porte.]
LORELAI : Des Frosties ? Depuis quand tu achètes des Frosties ? [Luke laisse tomber des sacs, de la nourriture se renverse partout.] Ok, qu’est que fais là ?
LUKE: Rien.
LORELAI: Rien ? Tu t’es juste réveillé soudain très tôt ce matin et tu as décidé d’aller acheter chaque article de nourriture qui existe dans le monde, que tu ne mangeras pas ?
LUKE: Ce n’est pas pour moi.
LORELAI: Bon, pour qui est ce ?
LUKE: Quelqu’un qui n’est pas moi.
LORELAI: Comme qui ?
[Dans l’appartement]
LUKE: Comme mon neveu.
LORELAI: Oh, ton neveu vient te rendre visite.
LUKE: Non, il vient s’installer.
LORELAI: Ta soeur déménage ici ?
[Ils commencent à ramasser la nourriture renversée dans le couloir et la rapporte à l’intérieur.]
LUKE: Nan.
LORELAI: Ben, pardon, je ne comprends pas.
LUKE: Il n’y rien à comprendre. C’est juste Liz. Elle est trop occupée, elle ne peut pas s’occuper de lui, elle me l’envoie ici.
LORELAI: Où est son père?
LUKE: Oh eh bien, le gros lot que ma soeur a ramassé à un Der Wienerschnitzel l’a quitté il y a environ 2 ans, dans un endroit inconnu.
LORELAI : Ca alors.
LUKE: Yup.
LORELAI: Alors elle te l’envoie juste comme ça ?
LUKE: Oh non, je suis sur qu’elle y a réfléchi pendant au moins 5 ou 6 minutes.
LORELAI: Mais pourquoi ?
LUKE: Ben, parce qu’apparemment il aurait eu de ennuis et Liz a peur qu’il bascule du mauvais côté, et plutôt que de s’en occuper, elle abandonne. Elle me l’envoie ici pour que je le remette dans le droit chemin.
LORELAI: Toi ?
LUKE: Oui.
LORELAI: Tu peux le remette dans le droit chemin ?
LUKE: Oui.
LORELAI: Toi, Luke Danes, le grand communicateur, tu vas remettre le gamin dans le droit chemin ?
LUKE: Tout ce dont il a besoin c’est un changement d’endroit, une nouvelle foule, et s’éloigner de ce qu’est, malheureusement, ma sœur.
LORELAI: Bon, combien de temps est qu’il va rester ?
LUKE: Je ne sais pas. Indéfiniment.
LORELAI: Et quel âge a t’il ?
LUKE: 17 ans.
LORELAI: Oh, wow. C’est très généreux de ta part.
LUKE: Eh bien, c’est la famille, qui d’autre ne ferait pas ça ?
LORELAI: C’est vrai. Alors quel genre d’ennuis a t’il eu ?
LUKE: Ah, juste des trucs de gosses, tu sais, rester dehors tard, être voyou. Je ne sais pas exactement.
LORELAI: Eh bien, tu dois vouloir le découvrir. Pose quelques questions subtiles, tu sais, est ce qu’il a vu la rédemption de Shawshank, est que l’ambiance lui a semblé peu attrayante ? Des trucs comme ça.
LUKE: Apparemment, son problème est évident, c’est sa mère. On a jamais pu compter sur Liz pour quoi que soit. Notre mère est morte quand nous étions gosses. Il y avait juste mon père, moi et Liz. Et mon père travaillait tout le temps et je travaillais au magasin avec mon père, et Liz était absente, Dieu seul sait pourquoi.
LORELAI: Ben, je pense que perdre sa mère si jeune a été assez dur pour elle.
LUKE: C’était dur pour nous tous, mais nous avons fait notre part. Et puis à la minute où elle a eu le bac, elle est partie ailleurs. Ca ne lui a pas posé problème que mon père était malade, ça ne lui importait pas que le magasin aille mal, elle est juste partie. Mariée au roi du hot dog, elle a eu un enfant, il est parti, maintenant voilà où nous en sommes. [Luke commence à gonfler un matelas.]
LORELAI: Ouais, wow, c’est que… Pardon, qu’est tu es en train de faire?
LUKE: Je gonfle ça.
LORELAI: Qu’est que c’est ?
LUKE: C’est un lit.
LORELAI: Un lit ?
LUKE: Pour Jess.
LORELAI: Jess?
LUKE: Jess, mon neveu.
LORELAI: Luke, euh, ce n’est pas un lit, c’est un radeau, ce qui est bien si tu construis une douve autour du restaurant mais …
LUKE: C’est bien.
LORELAI: Luke, le gosse a besoin d’un lit. Si tu veux lui donner quelque chose de gonflable, donne lui une blonde.
LUKE: Je vais juste lui donner un lit, c’est temporaire.
LORELAI: Hey, comment Jess va ressentir ça ?
LUKE: Je ne sais pas.
LORELAI: Tu ne lui as pas parlé de ça ?
LUKE: Non.
LORELAI: Tu ne penses pas que tu aurais du ?
LUKE: Poourquoi ? Il n’a pas le choix. Sa mère est une barjo, il vient ici, fin de l’histoire.
LORELAI: Est que tu crois que tu es prêt pour ça ?
LUKE: Bien sûr que je le suis.
LORELAI: Je veux dire, avoir un gosse à plein tems, c’est beaucoup de travail.
LUKE: Je sais.
LORELAI: Et un de 17 ans qui a eu des ennuis et maintenant qui est expédié sans son consentement, ce sera être encore plus dur.
LUKE: Tout ce dont ’il a besoin c’est d’avoir quelqu’un autour de lui qui ne soit pas une paumée égoïste et qui lui donnera un peu d’espace, qui le traitera comme un homme.
LORELAI: Peut être que tu devrais y réfléchir.
LUKE: Il n’y a rien à réfléchir. C’est la famille. On prend soin de la famille.
LORELAI: Oui, je respecte ça mais s’il s’avérait être Fredo?
LUKE: Es tu sérieusement en train de me dire de ne pas le faire ?
LORELAI: Non, je ne te dis pas de ne pas le faire.
LUKE: Bon alors qu’est que tu dis ?
LORELAI: Je disais juste que si tu as besoin d’aide, je suis là.
LUKE: Merci.
LORELAI: De rien.
LUKE: Regarde, j’ai plein de choses à faire avant qu’il arrive …
LORELAI: Ok, je pars. Oh, est que tu as une paire de draps en plus, hein?
LUKE: Oui.
LORELAI: Pardon, je vérifiais. Salut. [Elle part]
LUKE: [Prend ses clefs.] Draps, draps.
A CHILTON
[Rory marche dans le couloir vers une salle de cours. Paris, Madeline et Louise se dirigent vers la même salle mais viennent d’une autre direction. Elles s’arrêtent sur le pas de porte et se regardent avant d’entrer.]
RORY: Ok, round 2.
A L’INTERIEUR DE LA SALLE DE COURS
[Rory marche vers Paris.]
RORY: Cinq secondes ?
PARIS: Quatre.
RORY: Bien.
PARIS: Maintenant c’est toi.
RORY: Paris, ça ne va pas être comme ça.
PARIS: Non ?
RORY: Toi et moi allons passé beaucoup de temps ensemble au Franklin.
PARIS: Je sais.
RORY: Nous allons nous asseoir dans la même pièce, partager le même oxygène, occasionnellement croiser nos regards.
PARIS: Je peux éviter ça.
RORY: Je ne dis pas que nous pourrions être amies. Je ne le veux pas. Je dis juste que peut être considérer ça comme dans la vie.
PARIS: Vie ?
RORY: Oui, dans la vie de tous les jours il y aura des gens que tu n’aimeras pas, mais tu devras coexister avec eux.
PARIS: J’en suis bien consciente.
RORY: Alors je suggérais juste de coexister.
PARIS: Tu as juste peur que je fasse de ta vie au Franklin un enfer. Spécialement depuis que je suis la rédactrice en chef et que tu es … comment dire…que tu ne l’es pas.
RORY: Si tu veux dépenser ton énergie précieuse, que tu devrais normalement dépenser pour le journal, à t’obséder à trouver des façons de me rendre déplorable, c’est ton choix. Je te suggère un plan alternatif. Le journal pourrait être vraiment super cette année.
PARIS: Je sais.
RORY: Alors, ne pourrions nous pas nous accorder, faire une pause jusqu’aux vacances ?
[Louise et Madeline arrivent.]
LOUISE: Tout est OK ?
RORY: Ouais, Riff, tout va bien.
PARIS: Nous étions juste en train de parler.
MADELINE: Parler ? Vous deux ?
PARIS: A propos du Franklin.
MADELINE: Oh. Même ça, ça parait toujours étrange.
PARIS: Hey, regardez, nous serons toutes au journal ensemble. Il va y avoir beaucoup de longs après midis et week-ends.
LOUISE: Week-ends ?
PARIS: Nous avons de besoin de coexister, d’accord ?
RORY:D’accord.
LOUISE: Pardon. Reviens aux week-ends.
PARIS: Alors on va coexister. Bon, la première réunion du Franklin est aujourd’hui.
RORY: Oui.
PARIS: 16 heures.
RORY: Ca me parait bien.
LOUISE: Les week-ends n’ont jamais été mentionnés. J’ai besoin de mes week-ends. Tout se fait les week-ends.
A L’ARRET DU BUS
[Luke attend sur un banc. Le bus s’arrête et Jess en descend.]
LUKE: Jess.
JESS: Luke.
LUKE: Ok, bon euh… [Luke marche vers le restaurant, Jess le suit.]
AU RESTAURANT DE LUKE
[Luke et Jess passent la porte.]
LUKE: Ben, c’est mon restaurant.
JESS: Huh.
LUKE: Qui a appartenu à ton grand père.
JESS: Huh.
LUKE: Yup.
DANS L’APPARTEMENT DE LUKE
[Luke et Jess entrent.]
LUKE: Voilà, nous y sommes. C’est plutôt simple. Tu vois, c’est la chambre. C’est mon lit, ça le tien euh, pour l’instant, mais les draps sont neufs. Il y a la salle de bain, le placard, le dressoir, le téléphone, et là bas la cuisine. J’ai des Frosties.
JESS: Wow, c’est supppper.
LUKE: Alors tout ça ce sont tes affaires ?
JESS: Yup.
LUKE: Il n’y en a pas beaucoup.
JESS: Eh bien, Lizzie enverra le reste plus tard.
LUKE: Alors, tu as besoin d’aide ?
JESS: Nan.
LUKE: Ok, euh, je dois retourner au restaurant. Je ferme à 10 heures ce soir, alors j’ai pensé …
JESS: Je te vois à 10 heures.
LUKE: Mais attend, tu as besoin de clefs.
JESS: Non, pas besoin. [Il part.]
LUKE: Je ne veux pas savoir pourquoi.
A L’EXTERIEUR
[Jess sort du restaurant, regarde la ville, et descend la rue.]
A CHILTON
[Rory est assise sur un banc, elle lit avant que la réunion du journal commence. Elle entend des voix provenant de la salle et entre à l’intérieur. Plusieurs élèves et un professeur sont assis à une table.]
PARIS: Choisir des personnes secondaires. Oh, Rory.
RORY: Hey.
LE PROFESSEUR : C’est gentil de vous joindre à nous, Mademoiselle Gilmore.
RORY: Je pensais que nous commencions à 16 heures.
LE PROFESSEUR: Non, à 15 heures 15 précises.
PARIS: Bon, nous perdons du temps là.
LE PROFESSEUR: Asseyez vous Miss Gilmore.
RORY: Pardon.
PARIS: Ok, nous venons juste de distribuer les premières missions. Maintenant, Rory, malheureusement, puisque tu es arrivée si tard, tout ce qui a le plus d’intérêt a été donné.
RORY: Eh bien. Je suis scandalisée.
PARIS: Attend, attend, laisses moi vérifier ma liste. Il doit bien y avoir quelque chose qui reste pour toi. Ok, bon, là, ils pavent le nouveau parking demain.
RORY: Et ?
PARIS: Et tu peux couvrir ça.
RORY: Couvrir quoi ?
PARIS: Le processus de pavage.
RORY: Tu es sérieuse ?
PARIS: Absolument. Je suis sure qu’il y a un point de vue intéressant quelque part. Est-ce sans danger pour l’environnement ? Quelles étaient les ramifications financières ? Peut on paver spécialement en prenant compte de l’architecture du bâtiment ?
RORY: Ouais, ouais, j’ai une idée.
PARIS: Mais, hey, si tu penses que c’est au dessous de toi, tu peux toujours attendre jusqu’à la prochaine édition. Tu peux juste utiliser ce temps pour te faire une jolie manucure.
RORY: C’est d’accord.
PARIS: Peut être un massage.
RORY: Je vais le faire.
PARIS: Aromathérapie. On se sent bien pendant plusieurs jours.
RORY: J’ai dit que j’allais le faire ? Je couvrirai le sujet du pavage.
PARIS: D’accord, bien. Bon enfin, je suppose que tout que va bien.
[Tous se lèvent et quittent la table. Paris se met à l’ordinateur et commence à taper. Rory va la voir.]
PARIS: Un problème, Mademoiselle Gilmore ?
RORY: Non, pas du tout de problème. J’adore cette mission.
PARIS: Je suis contente.
RORY: Je vais écrire le meilleur papier sur le pavage que tu n’aies jamais lu.
PARIS: Je l’espère.
RORY: Et la semaine prochaine, quand tu me donneras le scoop sur l’installation de la nouvelle plomberie en cuivre, je serai autant ravie.
PARIS: J’aime le travail d’équipe.
RORY: Et peu importe le nombre de missions merdiques, stupides, inutiles que tu me lanceras, je ne démissionnerai pas et je ne me dégonflerai pas. Alors tu peux rentrer chez toi ce soir et penser au fait que peu importe ce que tu feras et peu importe la diablesse que tu seras, à la fin de l’année, dans mon compte rendu du lycée, j’écrirai que j’ai travaillé au Franklin. Alors, si tu m’excuses j’ai des lectures à faire sur l’origine du béton.
PARIS: Un millier de mots sur mon bureau Mardi.
[Rory sort de la pièce et traverse le couloir. Max arrive de l’autre coté. Ils s’arrêtent l’un en face de l’autre puis tous les deux, se retournent et partent dans l’autre direction. Paris les voit depuis la fenêtre de la salle de cours.]
DANS LE RESTAURANT DE LUKE
[Luke essuie une table alors que Lorelai entre dans le restaurant.]
LORELAI: Hey.
[Luke sursaute et répand du café sur la table.]
LUKE: Oh.
LORELAI: Pardon.
LUKE: Non, j’allais juste…tu veux du café ?
LORELAI: C’est bon. Je vais donner un coup de langue sur la table. Alors ?
LUKE: Alors quoi ?
LORELAI: Est ce qu’il est là?
LUKE: Il est là.
LORELAI: Ouais ? Comment il va ? [Elle s’assoie au comptoir.]
LUKE: Il va bien.
LORELAI: Est ce qu’il a vu le lit ?
LUKE: Il a vu le lit.
LORELAI: Bien, où est il ? Je veux le rencontrer.
LUKE: Oh, il est dehors.
LORELAI: Dehors où ?
LUKE: Je ne sais pas.
LORELAI: Tu ne sais pas ?
LUKE: Non, il est juste sorti.
LORELAI: Tu ne lui as pas demandé où il allait ?
LUKE: Non.
LORELAI: Pourquoi non?
LUKE: Parce que.
LORELAI: Ouais, mais Luke, il est nouveau en ville. Il ne connaît pas encore les alentours.
LUKE: Les alentours de quoi ? C’est Stars Hollow. Tu tournes trois fois à gauche et tu es de retour dans le centre ville.
LORELAI: Luke, quand un gosse sort, tu dois au moins lui demander où il va.
LUKE: Pourquoi ?
LORELAI: Parce que tu es responsable de lui maintenant. S’il part et se rend à un magasin où on vend de l’alcool, ce sera de ta faute.
LUKE: Si je lui avais demandé où il allait et qu’en fait il avait l’intention de cambrioler un magasin qui vend de l’alcool, penses tu vraiment qu’il me l’aurait dit ?
LORELAI: S’il est stupide.
LUKE: Il est bien. Nouveau sujet.
[Jess entre dans le restaurant]
LUKE: Jess, hey, bien. J’aimerais te présenter quelqu’un.
LORELAI: Hey. Salut, je suis Lorelai. Je voulais juste te rencontrer avant que Luke ait une chance de remplir ta tête avec plein de petits mensonges sur moi.
JESS: Salut.
LORELAI: Tu sais, tu devrais rencontrer ma fille. Elle a un peu près ton age. Elle pourrait te montrer où tous les fous vont pour. . . .Ok, bon, je suis ravie de te rencontrer. J’espère que tu aimes être ici. . . . .
LUKE: Euh, as tu faim parce que je peux… [Jess va à l’étage.]
LORELAI: Alors c’est Jess ?
LUKE: Yup.
LORELAI: Très bavard.
LUKE: Il s’adapte. Il vient juste d’arriver ici. Probablement qu’il vient de sortir et qu’il a réalisé qu’il y avait 20 boutiques dans cette ville entièrement dédiées à la revente de licornes en porcelaine. J’ai vécu dans cette ville ma vie entière, je ne peux toujours pas y croire.
LORELAI: Je suis sure que c’est ça.
LUKE: Il sera bien dans quelques jours.
LORELAI: Hey, écoute, j’ai une idée légendaire. Qu’est que vous faites demain soir ?
LUKE: Pourquoi ?
LORELAI: Pourquoi est ce que toi et Jess ne viendrez pas dîner ?
LUKE: Dîner ?
LORELAI: Sookie cuisinera, Rory sera là. Ca sera un peu 'Hey, bienvenue à Stars Hollow et voit que, tout le monde ici ne sort pas directement d’un film de Fellini ' ce genre de soirée.
LUKE: Ok, ça peut être sympa, merci.
LORELAI: Il n’y a pas de quoi.
LUKE: Tu ne vas pas mentionner le lit ?
LORELAI: Oh non, je ne mentionnerai absolument pas le lit.
[Luke s’en va. Rory entre et s’assied au comptoir près de Lorelai.]
RORY: Oh mon Dieu, je la déteste.
LORELAI: Ah, moi aussi.
RORY: Tu n’as aucune idée de qui tu parles.
LORELAI: Solidarité féminine.
RORY: Paris.
LORELAI: Ugh. Ben, c’est ce que je pensais.
RORY: Elle pense qu’elle peut me torturer au journal mais elle ne peut pas.
LORELAI: Non, elle ne peut pas.
RORY: J’ai n’ai jamais rencontrer quelqu’un comme elle avant. Son insistance à maintenir cette stupide rancune qui n’est basée sur rien et en plus elle n’aura jamais fini de montrer son nombre total d’engagements auquel je n’arrive pas à croire. Je commence à l’admirer.
LORELAI: Ton premier jour était nul ?
RORY: Juste le truc du journal, le reste était bien.
LORELAI: Bon, je suis contente de te l’entendre dire. Est ce que tu as rencontrer Max par hasard ?
RORY: En fait, non.
LORELAI: Vraiment ?
RORY: Ouais, nos chemins ne se sont pas croisés.
LORELAI: N’est il pas ton prof de littérature ?
RORY: Ouais, mais il y avait des personnes grandes devant moi.
LORELAI: Rory.
RORY: Je l’ai vu dans le couloir et j’ai changé de chemin…
LORELAI: Pourquoi ?
RORY: Je ne sais pas. Je pensais que c’est ce que tu aurais voulu que je fasse.
LORELAI: Juste parce que Max ne fait plus partie de ma vie ne signifie pas qu’il ne doit pas faire partie de la tienne. Il doit faire partie de la tienne. Tu dois le voir et lui parler, et ce sera parfait. C’est bien. Je sais que tout semble en pagaille maintenant, mais je ne veux pas que tu l’évites, surtout pas par rapport à moi. D’accord ?
RORY: D’accord.
LORELAI: Je suis désolée de t’avoir mise dans cette position.
RORY: C’est bon, ce sera sur la liste ...
LORELAI: Mon Dieu, cette liste se rallonge.
RORY: Tu n’as pas idée.
A L’EXTERIEUR
[Rory et Lorelai sortent de chez Luke et marchent sur le trottoir.]
LORELAI: Nous allons avoir un petit rassemblement demain soir.
RORY: Quel genre de rassemblement ?
LORELAI: Eh bien, le neveu de Luke est ici, et j’ai pensé que nous pourrions essayer de lui faire se sentir un peu plus chez lui.
RORY: Est ce que tu l’as rencontré ?
LORELAI: En quelque sorte.
RORY: Comment il est ?
LORELAI: Eh bien, il ne remplacera pas le nouveau dodo dans le ‘Régis show’ , comme ça.
DANS L’APPARTEMENT DE LUKE
[Jess est assis sur son lit en train de fumer et de battre des cartes au moment où Luke entre.]
LUKE: Alors tu as défait tes valises ?
JESS: Yup.
LUKE: Il y a assez de place dans le placard ?
JESS: Une abondance.
LUKE: Tu as faim ?
JESS: 18.
LUKE: Quoi ?
JESS: Je compte juste tes questions jusqu’à nous atteignons 20.
LUKE: Ok, ça ne fait rien. [Le téléphone sonne, Luke répond.] Ouais ? Ouais, Liz, il est bien ici.
JESS: Je suis arrivé ici ce matin à 10 heures.
LUKE: Ok, attend un seconde. Jess ? [Il lui présente le téléphone.]
JESS: Non.
LUKE: Jess, viens.
JESS: Nan.
LUKE: Qu’est ce que je suis censé lui dire ?
JESS: Dis lui que je voudrais un autre truc dans le placard… Tu sais, je crois que j’ai suspendu mon T-shirt Tool près de mon T-shirt Metallica et ils ne s’entendent pas vraiment bien.
LUKE: Tu veux vraiment que je lui dise ça ?
JESS: Tu penses qu’un groupe différent pourrait vendre plus ?
LUKE: [Au téléphone] Ouais, Liz, Jess te rappellera. Ouais, il m’aide à sortir des choses de l’étagère et ses mains sont pleines….Ouais, je lui dirai. Ok, salut. [Il raccroche] Elle a dit de te dire que toutes tes affaires seront là Vendredi.
JESS: Super, nous ferons une fête.
LUKE: Tu sais, ta mère pense que c’est . . . tu sais, pour le mieux et pour ton bien et. . . En tout cas, je suppose que tu l’appelleras quand tu le sentiras.
JESS: Tu veux jouer au Poker? Cinq dollars pour mise ?
LUKE: Non.
JESS: 10 ?
LUKE: Non.
JESS: Je n’irais pas plus que 10.
LUKE: Jess.
JESS: Ok, 15.
LUKE: Je ne veux pas jouer au Poker.
JESS: Tu es sûr ?
LUKE: J’en suis sûr.
JESS: Okie dokie.
LUKE: Ecoute, Lorelai – que tu as rencontré aujourd’hui, tu te rappelles ? Enfin, um, elle nous a invité chez elle demain soir pour dîner. Sa fille Rory, que tu n’as pas rencontré mais que tu aimeras parce qu’elle est comme Lorelai, mais légèrement plus droite en réalité. En tout cas, elle y sera, et tu sais, ce serait une …je ne sais pas, ce serait une occasion de rencontrer plus de monde et du coup j’ai, j’ai dit oui.
[Jess saisit son manteau et sort.]
A CHILTON
[Rory est assise à une table en attendant que la réunion du journal commence. Paris entre.]
PARIS: Oh, bonjour.
RORY: Salut.
PARIS: Tu es en avance.
RORY: Ouais, eh bien je me sentais tellement mal sur la confusion la dernière fois, je voulais être sure que ça n’arriverait pas encore.
[D’autres élèves entrent pour la réunion et s’assoyent à la table.]
MADELINE: Hey, est que vous avez entendu Kimber Slately et Tristan sont ensemble ?
LOUISE: Je pensais que Kimber et Shawn Asher étaient John et Jackie cette année.
MADELINE: Non, Shawn est avec Deeds McGuire maintenant, ce qui a poussé Jeff Trainer dans les bras de Dottie Lords en laissant Madison Maylands seule pour le premier week-end depuis qu’il est devenu capitaine de l’équipe.
LOUISE: Wow, tu sais tellement de choses si tôt. Tu as un don.
MADELINE: Je sais. Hey Paris, qu’est tu penserais si j’écrivais une rubrique commérages dans le Franklin ?
PARIS: Huh. Je ne sais pas. C’est difficile. Je veux dire, c’est le Franklin, un journal qui a presque 100 ans. Il y a eu au moins 10 rédacteurs en chef avant au Franklin, qui ont ensuite travaillé au New York Times. 6 ont travaillé pour le Washington Post. 3 ont écrit des éditoriaux pour le New Yorker. Je crois qu’il y en a un qui a même gagné le Prix Pullitzer. Mais ça ne fait rien. Je serai la première rédactrice en chef dans l’histoire du Franklin à introduire une colonne exclusivement dédiée aux commérages. Embarras. Tu sais, je dois te le refuser.
MADELINE: Ok.
LE PROFESSEUR: Oh bien, nous sommes tous là. Et ponctuels, merveilleux. Eh bien, j’ai lu les articles de tout le monde et ils sont tous extrêmement bien faits. Pleins de punch, informatifs, bien recherchés. Paris, vous pouvez être fière de l’équipe que vous avez rassemblée cette année.
PARIS: Merci.
LE PROFESSEUR: Je veux dire, quand on a un reporter qui a un sujet d’une incroyable banalité et apparemment sans importance comme le pavage du parking et qui le change en un article doux-amer sur la façon dont tout le monde et tout le reste deviennent, en fin de compte, vieillis, alors on a vraiment quelque chose. Mademoiselle Gilmore, j’ai été touché.
RORY: Je dois tout à Paris.
LE PROFESSEUR: Je vous conseillerais fortement de donner à Mademoiselle Gilmore quelque chose avec un peu plus de substance.
PARIS: Oh, oui, bonne idée.
LE PROFESSEUR: Ok, prenons des notes pour travailler. Nous avons un plan à faire ensemble.
[Rory marche vers un ordinateur et s’assied. Paris va vers elle.]
PARIS: Bien, félicitations.
RORY: Merci.
PARIS: Tu dois être fière de toi.
RORY: Ben, je ne me cache pas quand je passe devant un miroir.
PARIS: Je suppose que ça fait partie de mon travail en tant que rédactrice en chef de m’assurer que nos meilleurs auteurs écrivent les meilleurs articles, alors je vais te donner un de nos meilleurs sujets.
RORY: Uh huh.
PARIS: Première page, article de tête, devant le pli.
RORY: Quel est le piège Paris ?
PARIS: Pas de piège.
RORY: Pas de piège ?
PARIS: J’aimerais sortir cette année un portrait sur le professeur le plus apprécié de l’année dernière. Tu sais, en profondeur, une interview sans barrières. Tout le monde le veut. Tu l’as.
RORY: Tu plaisantes.
PARIS: Non.
RORY: Bon, merci.
PARIS: De rien. Alors prend de l’avance et organise l’interview avec Mr. Medina aussi tôt que possible.
RORY: Quoi ?
PARIS: Je sais qu’il y a un court délai mais j’aimerais commencer par la première édition.
RORY: Mr. Medina ?
PARIS: Il était le gagnant par une victoire écrasante.
RORY: Mais …
PARIS: Je suis désolée, y a t’il un problème ? Je veux dire, y a t’il une raison à cause de laquelle tu ne pourrais pas vouloir l’interviewer ? Après tout, toi de toutes les personnes capables de faire un article en profondeur, surtout depuis que lui et ta mère se sont engagés. Ils le sont toujours n’est ce pas ?
RORY: Laisse la vie privée de ma mère hors de ça, ok ?
PARIS: Oh, ça a l’air d’aller mal.
RORY: Ca ne va pas mal. C’est juste que ce ne sont pas tes affaires.
PARIS: Bien. Tu veux l’interview ou pas ?
RORY: Oui, je veux l’interview.
PARIS: Bon. Donne moi quelque chose de plus que sa couleur préférée, d’accord ?
DANS LA MAISON DE LORELAI
[Sookie et Jackson sont dans la cuisine en train de cuisiner.]
SOOKIE: Peut être que je devrais faire du fromage grillé.
JACKSON: Mais tu as fait du rôti braisé.
SOOKIE: Mais tout le monde n’aime pas le rôti braisé.
JACKSON: Eh bien, après ils ont des ailes de poulet, de la purée de pomme de terre, les 4 différentes de salade que tu as fait en plus du rôti braisé.
SOOKIE: Ouais, je suppose que tu as raison.
JACKSON: Alors je dois commencer à couper le fromage ?
SOOKIE: Tu veux ? Oh, ce serait parfait.
[Lorelai entre dans la cuisine.]
LORELAI: Oh, wow, quelque chose de bon.
SOOKIE: C’est l’ail.
JACKSON: 3 gousses.
LORELAI: Bien.
SOOKIE: Je veux que tout soit parfait. Nous allons faire croire à ce gosse qu’il est mort et qu’il est arrivé au ciel.
JACKSON: Ou à la huitième maison d’Henry.
[Lorelai frappe à la porte de la chambre de Rory.]
LORELAI: Milady ?
RORY: Entre.
[Lorelai ouvre la porte, Rory est assise devant son ordinateur.]
LORELAI: Hey, tu te joins aux festivités ?
RORY: Dans une seconde.
LORELAI: Tu parais grincheuse.
RORY: Je me concentre.
LORELAI: Ok, ne te concentre pas trop. Les garçons les aiment bêtes, hein Jackson?
JACKSON: Si tu navigues autour d’un arbre, continue de marcher.
[Quelqu’un frappe à la porte.]
LORELAI: Entrez !
SOOKIE: Et s’il ne faisait pas ça quotidiennement ?
DANS LE COULOIR D’ENTREE
[Lorelai ouvre la porte d’entrée, Luke et Jess s’attendent.]
LORELAI: Hey, parfait timing. Sookie est sur le point de battre son propre record pour le plus grand nombre de nourriture servie en dehors de l’Empire Romain.
LUKE: Ca me parait super.
JESS: C’est sûr.
LORELAI: Alors entrez.
[Ils entrent à l’intérieur. Jess va dans le salon alors que Luke et Lorelai restent parler dans le vestibule.]
LUKE: Désolé, nous sommes un peu en retard. Nous avons eu un petit malentendu sur l’heure où nous étions censés partir pour venir ici.
LORELAI: C’est ok. Comment ça c’est passé ?
LUKE: Oh, eh bien, pas mal. Oh, le lit a éclaté.
LORELAI: Mince. Il y avait quelqu’un dessus ?
LUKE: Moi.
LORELAI: Toi ?
LUKE: Ouais, je lui ai laissé prendre le vrai.
LORELAI: C’était très gentil de ta part. Hey Jess. Tu veux aller dans la cuisine ?
DANS LA CUISINE
LORELAI: Sookie, Jackson, je veux vous présenter le neveu de Luke. C’est Jess.
SOOKIE: Tu manges du fromage ?
JESS: Quoi ?
JACKSON: Oh mon Dieu, c’est le plus gros citron que je n’ai jamais fait poussé. Je veux dire, c’est un gros citron. Sookie, tu vas essayer ce citron. N’est ce pas un gros citron ?
SOOKIE: C’est un gros citron.
JACKSON: Essaye le, c’est un Meyer.
LORELAI: Jackson fait pousser des fruits et puis il effraye les gens avec. Rory, ils sont là.
RORY: J’arrive. [Elle voit Jess] Hey.
JESS: Hey. [Il rentre dans la chambre de Rory.]
RORY: Je suis Rory.
JESS: Ouais, j’ai compris.
RORY: Ravie de te rencontrer.
JESS: [Il regarde l’étagère de livres] Wow, on ne les a pas fait en phonique.
RORY: Oh, je lis beaucoup. Est ce que tu lis ?
JESS: Pas autant. [Il prend un livre sur l’étagère.]
RORY: Je peux te le prêter si tu veux. C’est bien.
JESS: Non merci. [Il le remet]
RORY: Bon, si tu changes d’avis …
LORELAI: [De la porte.] Ok, nous allons vraiment devoir éloigner Jackson des citrons maintenant, alors nous allons bouger le festin dans la salle à manger. [Elle s’en va]
RORY: Sois à l’heure.
JESS: Je peux ouvrir ? [Regardant la fenêtre.]
RORY: Oh ouais, tu as juste à lever le loquet et à le pousser.
JESS: Génial. Est ce que nous pourrons?
RORY: Est ce que nous pourrons quoi?
JESS: Etre en liberté.
RORY: Non.
JESS: Pourquoi ?
RORY: Parce que c’est mardi soir à Stars Hollow. Il n’y a nulle part où se sauver. Le mini centre commercial vient de fermer il y a juste 20 minutes.
JESS: Alors nous pourrions nous promener ou s’asseoir et regarder nos chaussures.
RORY: Sookie vient de faire une tonne de très bonne nourriture, et je meure de faim et bien que ça n’en ait pas l’air en ce moment, on va s’amuser. Crois moi.
JESS: Je ne te connais même pas.
RORY: Eh bien, n’ai je pas l’air loyale ?
JESS: Peut être.
RORY: Ok, bon. Allons manger. [Elle va dans la cuisine.] Tu veux un soda ?
JESS: Oh, je vais me servir.
RORY: Ok.
[Rory prend un soda et part dans la salle à manger. Jess va vers le réfrigérateur, en sort une bière et sort par la porte de derrière.]
DANS LA SALLE A MANGER
[La table est dressée dans la salle à manger. Tout le monde arrive en chargeant son assiette.]
SOOKIE: Vous savez qu’à l’origine le jambon se sert séparé du riz ?
JACKSON: Quoi ?
SOOKIE: Mm hmm.
LORELAI: Sookie…
LUKE: Hey Rory, où est Jess ?
RORY: Il prend un soda.
LORELAI: Ici. [Elle tend à Luke une assiette.]
LUKE: Je suis désolé, tu as du mal comprendre pour moi.
LORELAI: Ooh, c’est trop ?
SOOKIE: Oh, j’ai oublié le pain à l’ail.
LORELAI: Je vais le chercher.
DANS LA CUISINE
[Lorelai entre, sort le pain du four, puis cherche Jess. Elle sort par la porte de derrière.]
SOUS LE PORCHE
[Lorelai sort et trouve Jess ouvrant la bière.]
LORELAI: Oh, pour moi, hey, merci. [Elle boit une gorgée.] Rafraîchissant. Alors quoi, tu n’as pas faim ?
JESS: Pas vraiment.
LORELAI: Sookie t’as fait du fromage grillé si tu n’aimes pas le rôti braisé.
JESS: Oh, bon, si j’avais su ça …
LORELAI: Laisse moi deviner tu ne veux pas être ici ?
JESS: Ca n’a pas d’importance.
LORELAI: Je veux dire, ici à Stars Hollow.
JESS: Ben, Mme Gilmore, pourquoi est ce que quelqu’un ne voudrait pas être à Stars Hollow ? Ca parait juste follement chouette.
LORELAI: Ugh, Jess, laisse moi te donner un petit conseil. Tout le truc 'mes parents ne m’élèvent pas’, je l’ai fait.
JESS: Ah ouais ?
LORELAI: Oui. J’ai aussi fait des coups hargneux, sarcastique, et laisse moi te dire, je leur ai tout fait. Et tout ce que tu ressens peut être totalement justifié, peut être que tu vas te sentir rejeté. Mais Luke est un gars super. Il est très spécial, et il veut vraiment prendre soin de toi et faire de bonnes choses pour toi. Tu es, incroyablement, chanceux de l’avoir. Si tu donnes à cette situation la moitié d’une chance, tu pourras être surpris comme il peut être bon, et combien on peut aimer vivre ici, et comme c’est confortable d’avoir quelqu’un comme Luke sur qui tu peux compter.
JESS: Est ce que tu couches avec lui ou quelque chose comme ça ?
LORELAI: Excuse moi ?
JESS: Je ne sais pas. Tout le discours avec le regard plein d’étoiles 'tu iras mieux, donne lui juste une chance’. Soit tu es vraiment naïve, ou bien il y a quelque chose.
LORELAI: Ugh. Il y a eu très peu de moments dans ma vie où j’ai vraiment souhaité avoir une de ces énormes tartes à la crème que l’on écrase sur le visage de quelqu’un, mais là c’est bien un de ces moments.
JESS: Bon, maintenant, ce n’est plus de très bon voisinage.
LORELAI: Hey, tu sais quoi, c’est ma maison et je parle comme je veux dedans, ha ha.
JESS: Vous savez, vous ne connaissez rien sur moi, ou ma vie, ou ma mère, ou Luke, alors pourquoi Docteur Laura ne s’occuperait pas de quelqu’un d’autre.
LORELAI: Je vais à l’intérieur, reste éloigné de mon réfrigérateur.
DANS LA CUISINE
[Lorelai entre et commence à mettre le pain à l’ail dans un panier. Luke arrive.]
LUKE: Où est Jess?
LORELAI: Dehors en train de travailler sur son audition " Club du Petit Déjeuner". Il est bon.
LUKE: Quoi ?
LORELAI: Luke, je suis désolée. Ce gosse est plus paumé que tu ne l’imagines.
LUKE: De quoi tu lui as parlé.
LORELAI: Je l’ai attrapé dehors avec une bière, je ne l’ai même pas sermonné dessus, j’ai juste…j’ai juste essayé de lui parler …
LUKE: Qu’est ce que ça signifie ? Qu’est ce que tu lui as dit ?
LORELAI: Je lui ai dit que c’était une bonne chose d’être ici avec toi et il n’a rien et puis il est devenu charmant.
LUKE: Pourquoi tu lui as dit des trucs comme ça ?
LORELAI: J’essaye de t’aider.
LUKE: Je n’ai pas besoin de ton aide.
LORELAI: Euh, si.
LUKE: Oh, nous en arrivons encore au truc 'Je ne suis pas prêt pour ça ‘.
LORELAI: Ce n’est pas une connerie c’est la vérité. Luke, tu aurais dû lui parler.
LUKE: Je n’ai pas besoin de lui parler, c’est mon neveu et je sais ce que je fais. Et je commence à être fatigué de ta condescendante …
LORELAI: Je ne suis pas condescendante.
LUKE: Oh, tu as un enfant, alors tu sais tout, c’est ça ?
LORELAI: J’ai un enfant, alors ouais, j’en sais un peu plus que toi.
LUKE: Tu sais, tu n’as peut être jamais pensé que tu avais de la chance avec Rory ? Je veux dire, tu étais enceinte à 16 ans. Ca ne montre pas la plus grande décision faite de tes compétences ?
LORELAI: Wow, 2 tartes.
LUKE: Diable de quoi est ce que tu es en train de parler ?
LORELAI: Rien. Je ne parle de rien. Et tu n’entendras plus jamais mon avis sur quoique ce soit, d’accord ?
LUKE: Oh, ne me taquine pas.
LORELAI: Va chercher Jess. [Elle s’en va]
LUKE: Ne me dis pas ce que je dois faire. [Il sort pas la porte de derrière.]
A L’EXTERIEUR DU RESTAURANT DE LUKE
[Rory et Lorelai se tiennent debout en face le restaurant.]
RORY: Tu es complètement infantile.
LORELAI: Je ne le suis pas.
RORY: Alors quoi, nous n’allons plus jamais retourner chez Luke ? Nous allons juste mourir de faim ?
LORELAI: Rory, c’était pas sympa, ok ? Ce n’était pas Nick et Nora, c’était Sid et Nancy, et je n’y rentrerai pas.
RORY: Mais le café est dedans. Et c’est le Jour Danois. Est-ce tu es en train de me dire sérieusement que tu vas laisser une stupide bagarre entraver le tradition du Jour Danois ?
LORELAI: Non
RORY: Bien.
LORELAI: Alors tu y entres et tu commandes 2 cafés et 2 Danoises à emporter.
RORY: Tu rigoles, hein ?
LORELAI: Et n’oublie pas les serviettes.
RORY: Maman, il va comprendre. Il est n’est pas stupide.
LORELAI: Il ne peut pas prouver que tu ne commandes pas tout ça pour toi-même, n’est ce pas ? Non, allez vas y. File, file. Maman est là.
A L’INTERIEUR DU RESTAURANT
[Rory interpelle Luke au comptoir.]
RORY: Hey Luke.
LUKE: Rory.
RORY: Euh, je prendrai 2 cafés et 2 Danoises aux cerises à emporter s’il te plait.
LUKE: 2 cafés et 2 Danoises aux cerises.
RORY: Oh, et des serviettes.
LUKE: La moitié de tout ça est pour elle, hein ?
RORY: Qui ? Oh, non non non. Tout est pour moi. J’ai super faim aujourd’hui. Je me demandais si j’allais en commander 3, mais je te dirai comment je me sentirai après 2.
LUKE: Tu sais quoi, je vais te donner une Danoise et un café, tu peux t’asseoir là et manger, et quand tu les auras fini et que je le verrai, alors je t’apporterai le reste.
RORY: Tu vas vraiment rester là et me regarder manger une Danoise ?
LUKE: La télévision est dehors. Je meure de faim pour le divertissement.
RORY: Ok, c’est malsain. Alors, vous avez eu une dispute, la belle affaire. Tu sais vous allez vous réconcilier de toute façon, et quel meilleur jour de se réconcilier le Jour Danois, le plus joyeux de tous les jours. Le jour où nous nous disons tous, 'hey, pardonnons et oublions avec une délicieuse Danoise et un café.'
LUKE: Une Danoise, un café, prend les ou laisse les.
RORY: Je vais les prendre. Je continue de croire que tu es un imbécile.
[Luke lui tend un café et un sac en papier.]
LUKE: Merci pour ta contribution. Reviens bientôt.
DEVANT LE RESTAURANT
[Rory sort en portant le sac et le café et marche vers Lorelai.]
LORELAI: Bien ?
RORY: Il a voulu m’en vendre qu’une part.
LORELAI: Ugh! Est ce que tu lui as dit qu’elles étaient toutes les deux pour toi ?
RORY: Oui, je lui ai dit, mais il savait que je mentais.
LORELAI: Est que tu as fait le truc de cligner ? Tu clignes toujours des yeux quand tu mens.
RORY: Je n’ai pas fait le truc de cligner des yeux. Il te connaît suffisamment pour connaître que tu ne pourras pas tenir une journée entière sans café et surtout sans Danoise.
LORELAI: Ugh!
RORY: Pourquoi est tu n’y vas pas tout de suite pour vous réconcilier ?
LORELAI: Pourquoi ne me donnerais tu pas le moitié de ta Danoise et du café ?
RORY: Je te donne la Danoise mais je garde le café.
LORELAI: Qu’est qu’une Danoise sans café ?
RORY: L’éternelle question surgit encore.
LORELAI: Il n’y pas de question sur manger une Danoise sans café.
RORY: Je vais à l’école.
LORELAI: Triste Danoise, Danoise solitaire, marche Danoise.
RORY: A ce soir. [Elle s’en va.]
LORELAI: Mais… [Elle voit un petit garçon traverser la rue.] Hey, petit, veux tu me rendre un service ? Viens là.
[Luke regarde à la fenêtre alors que Lorelai essaye de faire acheter son café par l’enfant.]
LORELAI: S’il te plait, s’il te plait …
[Le gosse s’en va en courant, Lorelai regarde le restaurant et fait la moue. Le téléphone sonne au restaurant ; Luke répond.]
LUKE: Luke's…qu’est ce qu’il y a Taylor ? Doucement, tu babilles. Bon, comment tu sais que c’était Jess ? . . . Ok, Taylor, je lui en parlerai, mais s’il dit que ce n’était pas lui et que personne ne l’a pas vu, il sera hors du coup, compris ? [Il raccroche.]
A CHILTON
[Rory traverse le couloir et s’arrête en face d’une porte. Elle fait une pause pendant une seconde avant de rentrer à l’intérieur. Dans la salle de cours, Max est assis à un bureau.]
RORY: Bonjour.
MAX: Rory, bonjour.
RORY: Je suis trop en avance ? Parce que je peux …
MAX: Non, non.
RORY: …revenir à un autre moment.
MAX: C’est bon.
RORY: Demain peut être.
MAX: Tout de suite c’est bien.
RORY: C’est bien.
MAX: Oui, effectivement.
RORY: Je ne sais pas vraiment comment agir.
MAX: Je ne suis pas totalement sûr de moi. Nous pourrions nous asseoir.
RORY: S’asseoir, bien sur, c’est bien. Barbara Walters s’assoie, ou marche parfois si la personne à qui elle parle a un cheval, ou une ferme ou un grand jardin parfois, mais en général elle s’assoie seulement . Ok, alors je suppose que nous pouvons juste commencer. [Elle s’assoie de l’autre côté.]
MAX: Bonne idée.
RORY: Est ce que ça vous dérange si j’enregistre ?
MAX: Oh, non, pas du tout.
RORY: Ok. [Elle allume le magnétophone.] Alors je suppose que je vais y aller. Nom entier ?
MAX: Max Arturo Medina.
RORY: Vous plaisantez.
MAX: Non, pas du tout.
RORY: D’où ça vient ?
MAX: Mon père qui était boucher s’appelait Arturo.
RORY: Vraiment ?
MAX: Et quand ma mère était enceinte de moi, elle a passé cette période où elle ne voulait que des côtelettes d’agneau. Alors Arturo lui coupait des grosses côtelettes d’agneau et il ne lui découper que des côtelettes d’agneau de grosseur régulière, ce qui a rendu ma famille acceptable pour la sainteté.
RORY: D’où Arturo.
MAX: C’est cela.
RORY: Bon, je suppose que vous êtes conscient que vous avez été nommé, d’une façon accablante, le professeur préféré des élèves l’année dernière.
MAX: J’enseigne à un groupe exceptionnel de jeunes gens. Je suis content qu’ils semblent m’apprécier autant que je les apprécie.
RORY: Avez vous jamais pensé à faire autre chose que d’enseigner ?
MAX: Eh bien, mon père voulait que je sois docteur, et ma mère voulait que je sois Président, et je voulais être . . . un clown.
RORY: Comment ?
MAX: Quand j’étais gamin, j’allais au cirque et je voyais cet homme qui était habillé avec cette tenue folle, et il pouvait jongler et il montait sur un éléphant et les gens l’adoraient et je pensais, 'Eh bien, c’est ça. C’est pour moi.'
RORY: Jusqu’à quel moment ça a duré ?
MAX: Collège. Et puis doucement j’ai compris que je voulais enseigner. En plus, quand tu dis aux gens que tu veux être clown ça a tendance à les effrayer.
RORY: Maman m’a emmené au cirque une fois, quand j’étais petite et, euh, ce clown m’a bousculé et j’ai fait tombé ma barbe à papa, et nous n’avions pas beaucoup de d’argent alors nous ne pouvions pas en acheter une autre et j’ai commencé à pleurer. Alors j’ai, littéralement, poursuivi le clown sur scène et je lui ai arraché sa perruque et je lui ai dit que je ne lui rendrais que s’il m’achetait une autre barbe à papa.
MAX: Je parie que c’est ce qu’il a fait.
RORY: Elle était deux fois plus grosse que la première et j’ai vomi sur tout le chemin de retour.
MAX: Ouais, j’imagine ta mère.
RORY: Est ce que vous regrettez de ne pas être devenu clown ?
MAX: Je ne crois pas vraiment aux regrets. Toutes mes expériences, même celles que se sont détournées de ce que je voulais, je crois fermement que toutes en valaient la peine.
[Rory éteint le magnétophone.]
RORY: Je voulais juste que tu saches, j’aurais vraiment voulu que tu sois mon beau père.
MAX: Je voulais juste que tu saches, j’aurais voulu être ton beau père.
[Ils restent silencieux pendant quelques secondes, puis Rory rallume le magnétophone.]
RORY: Alors, qu’est que vous pourriez dire sur les grands challenges de revêtements aux bacheliers aujourd’hui ?
MAX: Eh bien, une myriade de choses …
A L’EXTERIEUR DU LYCEE DE STARS HOLLOW
[Luke attend en face alors que Jess en sort.]
LUKE: Hey. Comment c’était l’école ?
JESS: Génial.
LUKE: Tu as appris quelque chose de bien ?
JESS: Oh ouais, des tas de choses. J’ai la tête bourrée d’étoiles dorées.
LUKE: J’ai eu un appel intéressant aujourd’hui. Tu veux savoir de qui il était ?
JESS: Pas vraiment.
LUKE: C’était de Taylor Doose, tu sais celui qui possède le supermarché.
JESS: Si tu le dis.
LUKE: Il a dit que tu y étais aujourd’hui.
JESS: Il a dit ça ?
LUKE: Et il a dit que tu lui avais pris de l’argent dans la petite coupe de donation pour aider la réparation du pont. Je lui ai dit qu’il était fou, que tu n’aurais pas fait ça, que tu n’étais pas un voleur, qu’il essayait juste de chercher les ennuis, ensuite j’ai raccroché. Mais tout ça c’est faux, ça m’a fait plaisir de raccrocher au nez de Taylor, il est fou, mais je me demandais juste si peut être une des autres choses qu’il avait dit était vraie.
JESS: Qu’est ce que tu penses ?
LUKE: Je pense que si tu me dis que ce qu’il a dit n’est pas vrai, alors je croirai que ce n’est pas vrai.
JESS: Ok, ce n’est pas vrai.
LUKE: Ca n’a pas l’air très convaincant.
JESS: Qu’est que tu veux de moi exactement ? Tu me ramènes ici, tu me mets dans une école qui se dit la Promesse de l’Obéissance en 6 langues différentes, dont 2 que je n’avais jamais entendu avant. Tu m’enlèves de chez moi, à mes amis, et maintenant tu veux quoi de moi ?
LUKE: J’essaye de t’aider.
JESS: Eh bien, arrête d’essayer. Arrête de me parler, arrête de me suivre, et arrête de me poser des questions. Arrête c’est tout.
LUKE: C’est ça que tu veux ?
JESS: Oui.
LUKE: C’est vraiment ça que tu veux ?
JESS: Oui.
LUKE: Très bien, j’arrête.
JESS: Merci.
LUKE: De rien.
[Alors qu’ils marchent tous les deux sur un pont, Luke pousse Jess dans le lac.]
DANS LA CUISINE DE LORELAI
[Rory est assise à table dans la cuisine en train de faire ses devoirs au moment où Lorelai rentre chez elle.]
LORELAI: Rory ?
RORY: Cuisine.
[Lorelai rentre la cuisine et prend un sachet de café dans le réfrigérateur.]
LORELAI: Nulle part dans Stars Hollow ou ses comtés environnants, on ne peut obtenir un bon café. Je te jure, c’est comme une grosse conspiration stupide contre le café.
RORY: Pourquoi ne mets tu pas juste de l’eau claire dans le sachet ?
LORELAI: Oh, tu rigoles, mais crois moi, la pensée m’a traversé l’esprit. Ca me parait de mieux en mieux. Où tu vas ? Je ne me plains pas vraiment.
RORY: Je dois juste aller chercher quelques notes dont j’ai besoin.
LORELAI: Hmm. Qu’est que c’est ?
RORY: Quoi ?
LORELAI: C’est sur quoi que tu travailles?
RORY: Oh, c’est mon interview de Max.
LORELAI: Interview de Max ?
RORY: Le journal voulait faire un article sur le prof préféré des élèves de l’année précédente et Paris me l’a assigné quand elle a su le fait que … tu vois …
LORELAI: Wow, gentille gosse cette Paris.
RORY: Ouais. Ce n’était pas si mal.
LORELAI: Non ?
RORY: Non. En fait, c’était bien. Ca nous donné l’occasion de se dire certaines choses.
LORELAI: Très bien.
RORY: Ouais, c’était bien. Bon, je vais acheter une chemise pour tout ça avant que le magasin ferme.
LORELAI: Ok. Bon travail, mademoiselle.
RORY: Oui ?
LORELAI: C’est vraiment bien.
RORY: Ce n’est pas encore à la hauteur de l’article sur la rénovation du parking mais j’y arriverai.
LORELAI: Hmm. Il est décrit comme un gars d’enfer, n’est ce pas ?
RORY: Et oui. [Elle part.]
LORELAI: Je sais sûrement comment m’en débarrasser, hein ?
[Quelqu’un frappe à la porte de derrière; Lorelai ouvre, Luke entre.]
LORELAI: Hey.
LUKE: Je viens juste de le pousser dans le lac.
LORELAI: Quoi ?
LUKE: Jess. J’ai eu cet appel de Taylor qui pensait que Jess avait volé l’argent pour le pont et je suis allé lui faire face et il était impossible et là je viens juste de le pousser dans le lac. C’est méchant.
LORELAI: Ca dépend, il sait nager ?
LUKE: Il va bien. Il est mouillé. J’ai juste, je l’ai perdu, je crois. Tu avais raison. Ca m’a tellement monté à la tête que je ne voyais pas plus loin que le bout de mon nez.
LORELAI: Essaie de renverser la situation
LUKE: A quoi est ce que je pensais ? Pourquoi est que j’ai dit oui ?
LORELAI: Parce que tu as vu un gosse désespéré qui avait besoin d’aide, tu pensais que tu pourrais lui apporter un équilibre.
LUKE: Mais moi, élever un gosse ? Je ne suis pas comme les gosses. Ils sont toujours gluants, tu sais, ils ont toujours de la confiture sur les mains. Même s’il n’y a pas de la confiture dans la maison, d’une façon ou d’une autre, ils ont toujours de la confiture sur les mains. Je ne suis pas le bon gars pour faire ça. Je n’ai pas de patience pour les mains pleines de confiture.
LORELAI: Luke, calme toi. Primo, Jess a 17 ans, alors je pense qu’il a probablement déjà passé la période des mains collantes. Et seconde, tu peux le faire. Si tu le veux, tu en es totalement capable. Mais tu ne peux pas juste lui acheter un lit et des draps et t’attendre au repos pour prendre soin de lui. Ce n’est pas un travail.
LUKE: Je jure que je vais tuer Liz.
LORELAI: Hey, Liz, ce n’est pas le sujet. Liz n’est pas là, Jess est là. Concentre toi sur lui. Qu’est que tu vas faire de lui ?
[Babette entre par la porte de derrière.]
BABETTE: Lorelai, mon sucre ? Je déteste t’importuner, mais as tu vu Pierpont?
LORELAI: Um non. Pourquoi ?
BABETTE: Bon sang. Je sortais juste là et j’ai remarqué qu’il était parti. Juste comme ça.
LUKE: Pardon, qui a disparu ?
BABETTE: Pierpont, magnifique.
LORELAI: Son nain de jardin.
LUKE:Son nain de jardin ?
BABETTE: Celui avec la pipe.
LUKE: Oh.
BABETTE: Oh mon Dieu, j’espère qu’il ne lui est rien arrivé. On s’attache tellement à leurs petits visages, parfois on les entend parler le soir.
LUKE: Tu sais, à ta place je ne m’inquièterais pas Babette. Je pense que tu reverras Pierpont très bientôt. [Il marche vers la porte d’entrée.]
LORELAI: Oh, où vas tu ?
LUKE: Je dois prendre soin de quelque chose. Je te verrais demain pour te donner ta Danoise, OK ?
LORELAI: Demain ce n’est pas le Jour Danois.
LUKE: Sois juste là.
LORELAI: Oui, Monsieur.
DANS L’APPARTEMENT DE LUKE
[Jess fume sur son lit; Luke entre avec un sac et commence à renverser des choses sur son lit.]
LUKE: Ok, nous avons le patch, la gomme, les cassettes hypnotisantes, herbes Chinoises, livres sur le self control, et des photos de poumons malades à coller sur le réfrigérateur. Assez, euh ? C’est fait. [Il lui retire sa cigarette]
JESS: Hey!
LUKE: Tu te lèveras, tu iras à l’école, tu rentreras, tu travailleras au restaurant jusqu’à la fermeture, tu feras tes devoirs et puis tu te coucheras. Où est le nain ?
JESS: Le quoi ?
LUKE: Les week-ends sont pour les travaux domestiques et les sorties préalablement choisies, les projets d’embellisation des autoroutes, la peinture des poteries Colores. Pour moi, toutes les options sont discutables. Tu ne voleras rien, tu rembourseras Taylor Doose, tu seras bachelier et tu remettras Pierpont dans son jardin.
JESS: Tu ne peux pas juste …
LUKE: Je le peux. Je ne vais pas te laisser déserter la face de la Terre. Tu vas à la dérive, et je ne te laisserai pas faire. Maintenant je ne sais pas si c’est la bonne façon de s’en occuper, mais c’est la façon dont je vais m’en occuper mon ami, c’est la fin de la discussion. [Jess se lève et s’en va.] Où tu vas ?
JESS: Dehors. [Il s’en va.]
LUKE: Eh bien, je lui ai demandé.
A L’EXTERIEUR
[Jess traverse la rue et voit Rory sortir d’un magasin. Il va vers elle.]
JESS: Hey.
RORY: Hey toi même.
JESS: Qu’est que tu fais là dehors ?
RORY: J’avais besoin de quelque chose pour l’école. Et toi ?
JESS: Oh ouais, même chose.
RORY: Uh euh. Alors, c’était une drôle de disparition que tu as réussi l’autre soir.
JESS: Les réunions "Tentez votre chance" Tupperware, c’est vraiment pas mon truc.
RORY: Euh, aussi cool pour l’école ?
JESS: Oui, c’est moi.
RORY: Et là, qu’est que tu fais ?
JESS: Oh ça ? Rien. [Il fait un tour d’illusion avec une pièce.] Juste une autre petite disparition.
RORY: Un petit conseil ?
JESS: Ouais ?
RORY: Si tu veux me reparler un jour, ne sors pas ça de mon oreille.
JESS: Alors je suppose que du nez c’est foutu aussi ?
RORY: Aucun endroit dans lequel on ne puisse pas trouver une pièce naturellement, oublie ça.
JESS: Alors qu’est que tu fais là tout de suite ?
RORY: J’ai des devoirs à finir.
JESS: Ok, je vais te faire un dernier tour. [Il lui tend un livre.]
RORY: Tu en as acheté un exemplaire ? Je t’ai dit que je te prêterai le mien.
JESS: C’est le tien.
RORY: Tu as volé mon livre.
JESS: Non, emprunté.
RORY: Ok, ça ne s’appelle pas un tour, ça s’appelle un crime.
JESS: Je voulais juste mettre des notes dans les marges pour toi.
RORY: Quoi ? [Elle regarde à travers le livre.] Tu l’avais lu avant.
JESS: A peu près 14 fois.
RORY: Je croyais que tu avais dit que tu ne lisais pas beaucoup.
JESS: Ben, qu’est qu’on peut appeler beaucoup ? Bonne nuit Rory.
RORY: Bonne nuit Dodger.
JESS: Dodger ?
RORY: Devine.
JESS: Oliver Twist.
[Rory sourie et approuve de la tête. Ils s’en vont tous les deux.]
FIN