\ L’escapade à Harvard /
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DANS LA JEEP DE LORELAI
LORELAI: Ah. Pas de musique. Je n’arrive pas à croire qu’on ait oublié d’apporter de la musique.
RORY: Est ce que tu réalises qu’aucune de nous deux n’a la moindre idée de l’endroit où nous sommes ?
LORELAI: Qu’est ce qu’un voyage sans musique ?
RORY: Le soleil est directement derrière nous.
LORELAI: Ne jamais être dans cette voiture pour un temps illimité sans écouter AC/DC.
RORY: Je n’ai aucune idée de la route que l’on prend.
LORELAI: J’ai besoin de ma "Highway to Hell."
RORY:C’est droit devant le pare brise là.
LORELAI: Il n’y rien à la radio à part Top 4O et du rock Chrétien. Le rock Chrétien, c’est un oxymore pour toi. J’ai besoin de ma musique.
RORY: Arrête de te plaindre à propos de la musique !
LORELAI: Arrête de te plaindre à propos de l’endroit où nous sommes.
RORY: Eh bien, ma plainte est légitime, la tienne est infantile.
LORELAI: Ok, tu as raison. [Allume la radio] Ooh, ooh, yee-haw, oui. De la musique Country, ça doit être mon jour de chance.
RORY: [Eteint la radio] Nous devons connaître l’endroit où nous sommes.
LORELAI: Non, pas la peine.
RORY: Maman.
LORELAI: Le but est d’être spontanée. Conduire et se retrouver quelque part où nous n’avons jamais été et que nous n’aurions jamais imaginé.
RORY: Ca me parait hasardeux.
LORELAI: Ca parait excitant.
RORY: La Chance des découvertes n’a jamais été gentille avec nous.
LORELAI: Ah, oui, mais je lui ai parlé au téléphone la nuit dernière. Elle se sentait mal de la façon dont elle nous a traité dans le passé.. Nous avons une agréable conversation. Tout va être différent maintenant.
RORY: Que disait le signe? Ca disait " ne le faites pas " ou " mort " sur tout ça.
LORELAI: Relax.
RORY: Nous sommes condamnées!
LORELAI: Faux. Nous sommes guidées par le destin.
RORY: Je pense que nous sommes perdues.
LORELAI: Nous ne pouvons pas être perdues. Nous ne savons pas où nous allons.
RORY: Nous devrions nous arrêter avant de conduire dans l’Océan Atlantique.
LORELAI: Je vais essayer.
RORY: Au moins nous saurons où nous serons.
LORELAI: A moins que ce soit le Pacifique. [Elle allume la radio]
LA RADIO: "Ecoutez, une super compil de 3 chansons de Hootie et les Blowfish."
LORELAI: Aghhh!!!
RORY: Quuuuoi !!

 

AU SELF SERVICE
[Lorelai et Rory sont sur le bord de la route dans un self service.]
LORELAI: Tu sais quoi, j’adore la nourriture des routiers.
RORY: Moi aussi, j’adore.
LORELAI: Je veux dire, qu’est ce qu’il y a de meilleur que d’être servi à la maison de la noisette de Haden?
RORY: A moins que l’on n’aime pas les noisettes.
LORELAI: Comme ci ces gens existaient. Tu sais, si j’étais dans un voyage organisé, je ferais arrêter le chauffeur du bus à chaque maison de la noisette de Haden.
RORY: Wow, ton ‘Après la Musique’ va vraiment être sauvage.

 

DANS LA JEEP
RORY: OK, alors si nous continuons sur la route nous allons aller….qui appelles tu ?
LORELAI: [Elle compose un numéro sur son portable] Euh, Sookie.
RORY: Maintenant ?
LORELAI: Euh, ben, je ne pouvais l’appeler avant que nous soyons parties parce qu’elle ne sait pas à propos du…
RORY: Oh.
LORELAI: Ouais.
RORY: Tu vas bien ?
LORELAI: Oh, je suppose. C’est juste, um…Salut Sookie, c’est moi.
SOOKIE: [A l’hôtel] Salut Chérie, tu es sur le chemin ?
LORELAI: Euh, non, pas encore. En fait, je suis euh, je vais être en dehors de la ville pendant quelques jours.
SOOKIE: Quoi ?
LORELAI: Ouais, Rory et moi, nous avons décidé de prendre la route.
SOOKIE: Mais comment peux tu prendre la route ? Tu es supposée te….
LORELAI: L’engagement est annulé, Sookie.
SOOKIE: Quoi ? Que s’est il passé ?
LORELAI: Eh bien, c’est une longue histoire. Je ne veux pas vraiment me lancer dans les pourquoi et comment et tous les détails mais tu dois savoir que j’aime toujours Max, et pour comprendre exactement ce qu’il s’est passé, tu dois déterrer Freud et le mettre au travail sur moi à plein temps.
SOOKIE : Ohh, chérie, je suis désolée.
LORELAI: Merci. J’espère que tu n’as pas été trop loin sur le gâteau.
SOOKIE: [en regardant le gâteau presque fini.] Non, non, non. Je te suis reconnaissante que tu m’aies prévenue. Tu m’as fait gagné beaucoup de temps.
LORELAI: Bien. Je sais tout le travail que ça t’aurait fait faire, et ça m’aurait tué si tu avais dû faire cette folie pour rien.
SOOKIE: Ouais, j’ai été tellement occupée, en fait je l’avais oublié.
LORELAI: Ecoute, fais moi une faveur. Signale l’annulation à Miss Patty, veux tu ? Ainsi, au moment où nous serons de retour…
SOOKIE: La ville entière le sera dans une heure.
LORELAI: D’ailleurs, j’espère qu’ils le sauront tous avant même que nous soyons de retour.
SOOKIE: Considère que c’est fait. Alors vous allez où?
LORELAI: Nous n’avons aucune idée.
SOOKIE: Ah, c’est le genre de voyage que je préfère.
LORELAI: Bon, merci. Je te rappellerai bientôt. Appelle juste le portable si tu as besoin de quoi que ce soit.
SOOKIE: Ok, salut.
LORELAI: Bye. [Elle raccroche]
SOOKIE: Tu étais un bon gâteau Clide. Sinon, je ne t’aurais jamais donné un nom.

DANS LA JEEP
LORELAI: C’était mieux sans carte.
RORY: Je suis désolée, mais je résiste à ta politique ‘pas de carte’.
LORELAI: Rory.
RORY: Maman, il va faire nuit dans quelques heures et je ne veux pas dormir dans la voiture.
LORELAI: Ugh, mon sens de l’aventure n’a pas été transmit à ma progéniture.
RORY: Là maintenant, en lisant la carte de mon mieux, nous allons vers Portsmouth, New Hampshire.
LORELAI: Portsmouth. Huh.
RORY: Quoi ?
LORELAI: En fait, j’ai un ami à Portsmouth. Donald, uhh, quelque chose d’autre Stein.
RORY: Un ami intime personnel, huh?
LORELAI: Donald a déménagé ici il y a quelque années et a ouvert un Bed & Breakfast.
RORY: Ughhh.
LORELAI: Non, c’est supposé être cool.
RORY: Un B&B cool ?
LORELAI: Oui.
RORY: C’est comme dire qu’on comprend un film de Nicholas Cage.
LORELAI: Ecoute, moi même, je ne suis pas d’ordinaire une fan des B&B, mais celui de Donald est différent.
RORY: La Mandoline du Capitaine Corelli.
LORELAI: Je suis sérieuse.
RORY: 'Bella bambina à 2 heures.'
LORELAI: Chaque chambre est décorée dans un style différent singulier de différents siècles.
RORY: Ca peut être cool.
LORELAI: OK, on y va.
RORY: On téléphone.
LORELAI: On y va.
RORY: On téléphone.
LORELAI: Le sens de l’aventure.
RORY: On y va.

AU BED & BREAKFAST
[Lorelai et Rory entrent dans le B&B en portant leurs bagages. Une femme est assise derrière le bureau de réception.]
LADONN: Bonjour, là.
LORELAI: Bonjour.
LADONN: Pourriez vous appuyer sur la sonnette ?
LORELAI: Quoi ?
LADONN: Pourriez vous appuyer sur la sonnette, vous ou votre fille ?
LORELAI: Je ne comprends pas.
LADONN: D’habitude, je ne suis pas ici quand les invités arrivent, alors les gens appuient sur la sonnette et ils aiment appuyer sur la sonnette, et vous n’avez pas appuyé sur la sonnette.
LORELAI: Euh. . . [Elle appuie sur la sonnette]
LADONN: C’est bien.
LORELAI: Euh, avez vous une chambre libre ?
LADONN: Oui, nous faisons le plus de choses pour vous apportez bonheur.
LORELAI: Voyons, ils ont une chambre.
RORY: Bien.
LORELAI: Um, qu’est qu’il est arrivé à Donald ici ?
LADONN: Oh non, non, j’ai acheté cet endroit à Donald l’année dernière. C’est à moi maintenant. Je suis LaDonn.
LORELAI: Hi. Oh, oui, j’ai remarqué que c’était un peu différent. En fait, très différent.
LADONN: Oh, est ce que vous l’aviez avant ?
LORELAI: En photos.
LADONN: Eh bien, c’était spécial, tout comme Donald. C’était drôle, vous savez, mais juste un peu trop woo-woo. C’était un peu trop éclectique. Je me moque de l’éclectique. Je ne pense pas que les habitués des B&B s’en intéressent.
LORELAI: Non, vous ne voudriez pas quelque chose qui sort de l’ordinaire.
LADONN: D’accord, la chambre 3 est toute à vous. Bienvenue au Chat de Cheshire.
LORELAI: Joli nom. Je vais consulter ma fille juste une seconde. [Elle s’éloigne de la réception.] Nous devrions quitter cet endroit immédiatement.
RORY: Et dormir où ?
LORELAI: Euh, un arbre creux, un lit de rivière, je m’en fous.
RORY: Maman, je suis fatiguée et je meure de faim.
LORELAI: Ok, elle a appelé l’endroit comme un personnage dans Alice au pays des merveilles. C’est mon pire cauchemar.
RORY: Et mourir de froid dans une Jeep est le mien.
LORELAI: Bon, d’accord.
[Elle retourne vers LaDonn au bureau.]
LORELAI: Alors, montrez nous le chemin vers la chambre 3.
LADONN: Je vais vous y emmener moi-même. Laissez moi juste prendre vos bagages.
RORY: Oh, nous pouvons le faire.
LADONN: Non non non non non, vous êtes mes invitées. Je n’écouterai pas ça. Là, allez y.
LORELAI: Oh.
LADONN: Est que vous avez sonné ? Vous n’avez pas sonné.
RORY: Peut être une autre fois.
LADONN: Suivez moi. [Elle monte l’escalier] Faites attention à Sammy.
LORELAI: Wowsie wowza.
RORY: Soit c’est Sammy ou alors c’est le chat qui a mangé Sammy.
[Elle passe au dessus du chat.]

A L’INTERIEUR DE LA CHAMBRE 3
[LaDonn passe la porte avec les bagages, suivie de Lorelai et de Rory.]
LORELAI: Aghhh!
LADONN: Qu’y a t’il, ma chère ?
LORELAI: Uhh, il y a juste beaucoup…
RORY: Beaucoup de fleurs.
LORELAI: Ouais, comme une tonne de fleurs.
RORY: Une surabondance de fleurs.
LORELAI: Des tas de fleurs.
LADONN: Merci! J’ai tant de compliments sur cette chambre.
LORELAI: Est-ce qu’elles bougent ?
LADONN: On dirait, n’est ce pas? Il y a de l’aluminium dans le papier et c’est ce qui donne cette illusion. N’est ce pas formidable ?
LORELAI: Incroyable.
LADONN: Les habitués des B&B aiment un cadre paisible alors ils peuvent se détendre de leurs vies agitées. Dans quel secteur d’activité êtes vous, ma chère ?
LORELAI: Oh, moi ? Euh, dans la publication.
LADONN: Comme c’est intéressant.
LORELAI: Mm.
LADONN: Maintenant, si vous avez besoin de quelque chose, vous pouvez sonner ou venir en bas parce que j’aime la compagnie. Et, oh, je ne veux pas oublier de vous donner la liste des activités. Jamais un moment terne par ici.
LORELAI: Merci LaDonn.
RORY: Oui, merci à vous.
[LaDonn part]
LORELAI: OK, je pense que nous venons de trouver la première chambre de l’histoire du monde qui aurait fait dire ‘Whoa’ à Liberace. Faisons demi-tour. Personne ne peut être si joyeux.
RORY: Oh, regarde. C’est un livre sur lequel les anciens pensionnaires ont écrit.
LORELAI: Mmm.
RORY: 'Cette chambre a fait planer mon âme'
LORELAI: Ugh.
RORY: Ech.
LORELAI: D’accord, assez de grossièretés. Allons manger.
RORY: Oh à manger. Je suis affamée.
DANS L’ESCALIER
[Lorelai et Rory commencent à descendre les marches, mais s’arrêtent quand elles voient un groupe de personnes en bas.]
RORY: Quoi ?
LORELAI: Des dentistes. Des dentistes de Boston. C’est l’heure du cocktail au Chat du Cheshire.
RORY: Alors ?
LORELAI: Alors notre sortie est bloquée.
RORY: Nous passerons vite devant eux.
LORELAI: Trop risqué.
RORY: Ce ne sont pas des assassins.
LORELAI: Rory, s’ils nous rencontrent ils vont se cramponner à nous des comme des sangsues et tu sais ce que ça veut dire.
RORY: Quoi ?
LORELAI: Bavardage. Barattage de l’estomac, esprit engourdi, bavardage avec l’âme endormie.
RORY:Maman, je meure de faim. Je vais descendre, tu peux rester là.
LORELAI: Tu es tellement affamée, hein ?
RORY: Oui.
LORELAI: Assez affamée pour répondre à 100 enquêtes semblables mais juste un peu différentes les unes des autres sur Chilton, la vie dans une petite ville et ton petit ami bien foutu ?
[Rory remonte les marches. Lorelai la suit.]

DANS LA CHAMBRE 3
[Lorelai est assise sur le lit en regardant son porte-monnaie pendant que Rory est dans la salle de bain.]
LORELAI: Ohh, ahhh, J’ai trouvé de l’or! [Elle tire quelque chose hors de son porte monnaie]
RORY: Qu’est ce que c’est ?
LORELAI: Des Certs.
RORY: Laisse moi sentir mon haleine.
LORELAI: Je ne me souviens pas de la dernière fois de ma vie où j’ai acheté des Certs.
RORY: Ce qui les rendraient vraiment vieux.
LORELAI: Poilus.
[Lorelai les remet dans son porte monnaie. Elles sont toutes les deux assises à la tête du lit. Elles écoutent la musique venant du rez de chaussée.]
RORY: Parfait.
LORELAI: Une jolie brochette à ce jour.
RORY: Au cours de ces 3 heures, ils auront participé à chaque activité de groupe insensée du B&B connue à l’homme.
LORELAI: Espérons qu’ils finiront par un suicide collectif.
RORY: Nous devenons grincheuses quand nous avons faim.
LORELAI: Ben, en plus nous sommes au dessus de tout le monde sur cette planète.
RORY: Tout à fait.
LORELAI: Hm.
RORY: Alors qu’est ce que tu veux faire ?
LORELAI: Je ne sais pas. Nous pourrions allez dormir.
RORY: Mm, il est 20 H 23.
LORELAI: Bien Majesté.
RORY: Je n’ai pas vraiment sommeil.
LORELAI: Moi non plus. Nous pourrions chanter.
RORY: Chanter ?
LORELAI: Ouais "Anarchie au Royaume Uni" au maximum de nos poumons.
RORY: Oh, ça pourrait être bien. Ou bien nous pourrions parler.
LORELAI: Oh, ok.
RORY: Ok.
LORELAI: De quoi ?
RORY: Oh, je ne sais pas. Umm, Max?
LORELAI: Uhh, non.
RORY: Pourquoi ?
LORELAI: Parce que je ne veux pas.
RORY: Tu as dit que nous pourrions parler.
LORELAI: Oui, mais je pensais que tu parlais de maquillage ou autre chose.
RORY: Quand avons nous déjà parler de maquillage ?
LORELAI: Jamais, c’est pourquoi j’avais pensé que maintenant serait un bon moment.
RORY: J’ai juste besoin de savoir si…
LORELAI: Bonne nuit Rory.
RORY: Mais …
LORELAI: Bonne nuit. [Eteint la lumière]
RORY: [Allume la lumière] Es tu sure que tu ne t’es pas juste sauvé parce que tu avais peur ?
LORELAI: Rory.
RORY: Parce que je pense que tu l’aimes vraiment mais tu t’es mise en colère …
LORELAI: Assez!! [Eteint à nouveau la lumière]
RORY: …et tu ne sais pas ce que tu fais! [Allume la lumière] Parce que tu le savait pas avant. Avec Max, en fait.
LORELAI: Rory, je ne veux pas parler pas de ça. Je pensais qu’en disant ‘assez’ et en éteignant la lumière, tu aurais le message. Apparemment pas. L’avion qui tire ce message sera là dans une minute.
RORY: Je te pose une question.
LORELAI: Je suis une femme mature.
RORY: Dis la femme avec un gaufrier "Bonjour, Kitty".
LORELAI: J’ai gagné le droit de ne pas être interrogée sur ma vie sociale avec ma fille de 16 ans.
RORY: Je pensais que j’étais ta meilleure amie!
LORELAI: Quand nous sommes à un concert de U2, tu es ma meilleure amie. Mais là tout de suite, tu es ma fille de 16 ans et je te dis que je ne veux pas avoir cette conversation.
RORY: Bien, je le fais…
LORELAI: Tenace.
RORY: Tout était organisé! Tout le monde était excité y compris toi, et puis soudainement, tu es à bout!
LORELAI: Ben, j’ai changé d’avis.
RORY: C’est notre vie que tu as avalée d’un coup!
LORELAI: Hey, je n’ai rien avalé d’un coup!
RORY: Nous avions des plans ! Nous avions fait de la pace dans le placard!
LORELAI: Oh Rory, juste parce que nous avons bougé quelques boites, ce n’est pas une raison pour me marier !
RORY: Max comptait sur ça! Je comptais dessus!
LORELAI: Rory, arrête ça! Nous n’allons pas nous nous disputer dans une chambre fleurie avec des dentistes chantant "Gypsies, Tramps and Thieves" en fond. C’est aussi David Lynch!
RORY: Je pense que tu l’aimes!
LORELAI: Rory, dors!
RORY: Je pense que tu l’aimes, et que tu as eu peur et tu as couru, mais tu vas vraiment le regretter. Et bientôt!
LORELAI: Rory!
RORY: Bien! [Eteint la lumière] Bonne nuit!
[Elles sont allongées sur le lit et fixent, toutes deux, le plafond.]
LORELAI: J’en suis sure. Je souhaitais l’aimer. Tu n’as pas idée combien.
[Rory donne à Lorelai un baiser sur la joue.]

DANS LA CHAMBRE 3
[Le matin suivant, Lorelai est assise sur un tronc au bord du lit pendant que Rory sort de la salle de bain.]
RORY: Qu’est ce qu’a ton visage ?
LORELAI: Hmm, elles sont plus grandes.
RORY: Pas encore ça.
LORELAI: La plupart le sont.
RORY: Maman, les fleurs sur le papier peint ne grandissent pas ou encore ne se reproduisent.
LORELAI: Hm.
RORY: Attend une minute. Tu n’étais pas en train d’écrire ça, hein ?
LORELAI: Peut être quelques pensées au hasard.
RORY: [Elle lit le livre d’invités] 'Des forces sataniques sont au travail ici.' Maman.
LORELAI: Quoi?
RORY: Quoi? Quoi? Nous ne pouvons pas écrire ça dedans. [Elle change la phrase.] Là. 'Des forces, ensemble, travaillent ici.’
LORELAI: Ca n’a pas de sens.
RORY: Et ça n’invoque pas le Prince Noir, c’est préférable.
LORELAI: Quoi que.
RORY: Hey ?
LORELAI: Quoi ?
RORY: La nuit dernière ?
LORELAI: Oh, nous étions bien.
RORY: Ok.
LORELAI: Tu crois que nous n’étions pas bien ?
RORY:Quoi ?
LORELAI: J’ai mangé des Certs poilus.
RORY: Grossier!
LORELAI: Ils avaient le goût de clefs.
RORY: Ok, assez. Je dois manger. Penses tu que la piste est libre en bas ?
LORELAI: Vérifions le programme. Tôt le matin, balade dans la nature, 7:30. Discussion de l’histoire régionale, 8:15 bla bla bla bla. Nous avons de la chance. Le petit déjeuner vient juste de terminer et l’atelier des métiers d’arts ne commencera pas avant 13 minutes.
RORY: Nous avons une fenêtre!
LORELAI: Ca doit être le moment où ils se douchent tous.
RORY: Prend ton sac!
LORELAI: Vite, vite, vite !

AU REZ DE CHAUSSEE
[Lorelai et Rory descendent les marches en pensant qu’il n’y a personne aux alentours, mais sont soudainement elles sont stoppées par LaDonn et quelques invités qui sont à la fenêtre.]
LADONN: Bonjour étrangères!
RORY: Uh!
LORELAI: Uhh..
LADONN:Nous étions tous inquiets à propos de vous deux.
LORELAI: Qu’est ce que vous faites avec ces gens ?
LADONN: Nous regardons des colibris.
UNE FEMME: Ils sont toujours dehors si vous voulez les admirer.
UN HOMME: Ce sont vraiment de sacrés oiseaux. Ils battent des ailes cent fois à la seconde. C’est une merveille d’ingénierie.
LORELAI: Ce n’était pas sur la liste.
LADONN: Nous ne mettons des choses comme cela, parce que les délices de la nature ne se programment pas.
LORELAI: Non, Seigneur.
LA FEMME: Prenez des chaises. Nous allons vous faire des galettes fraîches.
LADONN: Ouais, il y en a pour le thé, cet après midi. Je viens juste de sortir la première fournée test. Ils ont un goût.
RORY: Un goût qui ne serait pas mauvais.
LORELAI: Euh, peut être un goût juste rapide.
[Lorelai et Rory s’assoient et prennent chacune une galette. L’homme et la femme se joignent à elles à table.]
LA FEMME: Alors, LaDonn dit que vous êtes dans la publication.
LORELAI: Euh ?
LA FEMME: La publication, vous êtes dans la publication ?
LORELAI: Oh oui.
L’HOMME: Les livres, euh? Vous devriez trouver un secteur avec moins d’écritures.
LORELAI: Elle est bonne. [Elle tend la main pour une autre galette]
RORY: Mmm! Hey!
LORELAI: Tu en as deux, je n’en ai qu’une!
LA FEMME: Alors, la publication ?
LORELAI: Mm hmm. Oui, je publie. Euh, ça se résume à cette seule phrase.
LADONN: Oh, absurdités. C’est fascinant.
LA FEMME : Alors quel genre de livre publiez vous?
LORELAI: Umm, surtout ceux orientés pour les plus jeunes.
LA FEMME: Les livres pour enfants ?
LORELAI: Oui.
LA FEMME: Oh, lequel, nous avons dû en entendre parler ?
LORELAI: Probablement pas.
LA FEMME: Non, attendez, s’il vous plait. Donnez moi des titres. Je vais les écrire et quand je rentrerai chez moi, je regarderai. Dave, est ce que tu as ton crayon de l’espace ?
L’HOMME: Qu’est ce que tu demandes ?
LA FEMME: Oh, il aime son crayon de l’espace.
L’HOMME: Il écrit sous l’eau.
RORY: Cool.
LA FEMME: Alors, quels sont les titres ?
LORELAI: Bon, il y a, 'Bonne nuit, Cuillère' et euh, ‘Le cheval qui voulait aboyer '.
LA FEMME: Oh, je crois que je l’ai lu à mon petit fils. Le cheval apprend à aboyer, et puis il. . . oh, qu’est ce qu’il se passe à la fin ?
LORELAI: Il meurt.
RORY: Mais il a appris à aboyer alors il est vraiment au dessus.
LA FEMME: Où sont vos bureaux ?
LORELAI: Ils sont dans un euuuh…building avec le euhh, au dessus de la route .Voudriez vous m’excuser juste pour une seconde ? Je dois passer un appel très important concernant la publication.
LADONN: Oh, bien, ça tombe bien. Cela nous donnera la chance de connaître votre adorable fille.
LA FEMME: Elle est si calme. Mais nous allons changer tout ça.
RORY: Maman, tu avais promis de ne pas travailler pendant les vacances.
LORELAI: Chérie, la publication n’attend pas l’Homme. Les presses doivent toujours tourner. [Elle s’en va]
LA FEMME: Alors, parlez nous de votre école.

DANS L’ESCALIER
[Lorelai est assise sur les marches à coté du chat et parle au téléphone.]
LORELAI: Hey Sookie, c’est moi.
SOOKIE: [Assise au comptoir de Luke] Hey chérie, comment se passe ton voyage ?
LORELAI: Ca va bien. Où es tu ?
SOOKIE: Chez Luke. Nous avons un joli petit spectacle ici.
[Kirk est assis à table avec une tasse de café. Luke lui donne l’addition. Sookie tend le téléphone pour que Lorelai puisse les entendre.]
LUKE: Tu es assis ici depuis 2H.
KIRK: Je veux juste un peu de café.
LUKE: Tu en as repris 8 fois.
KIRK: Tu sais, en France, quand tu t’assieds et que tu commandes, tu peux garder la table aussi longtemps que tu veux.
LUKE: Je parie que tu sais ce que je vais te dire ensuite.
KIRK: Que nous ne sommes pas en France?
LUKE: Cède ou supporte les insultes.
KIRK: Bien, je m’en vais. Puis je avoir l’addition?
LORELAI: Alors, comment se passe la diffusion de la nouvelle?
SOOKIE: Ben, ça se passe comme tu le voulais à une seule exception.
LORELAI: Ooh, quoi?
SOOKIE: Depuis il est tellement solitaire, qu’il n’a pas eu la nouvelle.
LUKE: Est ce qu’il y a quelque chose qui pourrait te faire accélérer Kirk?
KIRK: Désolé. J’essaye de trouver le pourboire et j’ai toujours été nul en maths. Ca fait combien 6 % de 4,43 ?
LORELAI: Pourrais tu lui dire maintenant Sook, alors je pourrais le cocher sur ma liste ?
SOOKIE: Ben, je…euh, il arrive, attend. Hey Luke?
LUKE: Ouais ?
SOOKIE: Est ce que tu as entendu les dernières nouvelles bien tristes, Lorelai et Max ?
LUKE: Qu’est ce qu’ils ont ?
SOOKIE: Le mariage est annulé.
LUKE: Quoi ? Qu’est ce qui s’est passé ?
SOOKIE: Tu sais, je ne sais pas vraiment. Tout était soudain. En fait, c’est elle là.
LUKE: Oh, bon, euh, dis lui que je suis désolé. C’est dur.
SOOKIE: Il dit qu’il est désolé.
LORELAI: Merci. Je te parlerai plus tard. Salut.
SOOKIE: Salut. [Elle raccroche]
[Luke marche vers la table de Kirk et lui sert plus de café.]
KIRK: Qu’est ce que tu fais ?
LUKE: Remplissage numéro 9.
KIRK: Je croyais que tu avais dit que je devais partir.
LUKE: Tu peux en reprendre un peu.
KIRK: Vraiment ?
LUKE: Bienvenue en France. Le café est aussi à la maison.
KIRK: Merci. Ou devrais je dire gracias.
LUKE: En fait, tout le monde aura du café aujourd’hui. J’aime votre chapeau
UN HOMME: Oh, merci.

DANS LE BED & BREAKFAST
[Rory est toujours assise à table avec LaDonn et le vieux couple.]
LA FEMME: Nous avons un fils à peine plus âgé que vous.
L’HOMME: Il n’est pas assez bien pour elle.
LA FEMME: Oh, Dave. Il est en première année à l’université de Brown.
L’HOMME: Il est le sujet principal de MTV.
LA FEMME: Oh tu es affreux !
L’HOMME: Nous ne savons même pas si elle est libre.
RORY: Oh, je ne suis pas libre. Je suis définitivement hors du marché.
LADONN: Elle a un petit ami.
LA FEMME: Comme c’est mignon!
LADONN: Dis nous tout sur lui.
[Lorelai revient à table.]
RORY: Maman, j’ai sauvé une galette, tu m’aimes hein?
LORELAI: Euh, désolée je dois vous l’enlever tout de suite.
RORY: Aww zut. C’était tellement agréable de parler avec vous. [Elle s’en va]
LA FEMME: C’était agréable de parler avec vous, c’est si mignon.
DANS UNE AUTRE PIECE DU REZ DE CHAUSSEE
RORY: J’ai maintenant des problèmes d’abandon.
LORELAI: Je dois passer un coup de téléphone.
RORY: Tu m’as sauvée.
LORELAI: Je te le devais.
RORY: Un long moment.
LORELAI: D’accord. Bon, nous sommes ici maintenant, qu’est ce que tu veux faire?
RORY: Te tuer.
LORELAI: Et ?
RORY:Je ne sais pas. Qu’est ce que tu veux faire ?
LORELAI: Faire rebondir des balles de tennis sur Sammy ?
RORY: Sérieusement ?
LORELAI: Je ne suis pas sure. Pourquoi ne sortirais tu pas la carte que tu as caché ?
RORY: Je n’ai pas caché de carte.
[Lorelai la regarde fixement.]
RORY: Bon, je ne voulais pas encore rouler sans but aujourd’hui. [Elle sort la carte.]
LORELAI: Je l’ai, je l’ai. Alors qu’est ce qu’il y a de proche ?
RORY:Euh, Concord.
LORELAI: Qu’est que c’est, ça ressemble à des grappes de raisin.
RORY: Manchester.
LORELAI: Euh, nous étions là, nous avons fait ça.
RORY: Tu n’as jamais été là.
LORELAI: Bon, je voudrais bien.
RORY: Salem.
LORELAI: Ooh, des sorcières et des rochers! Il y a quelque chose.
RORY: Boston, Newton, Needham…
LORELAI: Oh, recommence.
RORY: Quoi ? Boston, Newton ?
LORELAI: Je sais où nous allons aller.
RORY: Où allons nous aller ?
LORELAI: Tu vas adorer.
RORY: [Elle commence à replier la carte.] Bon, si tu me dis où nous allons, je chercherai sur la carte et je pourrais …
[Lorelai s’en va en chiffonnant la carte]
RORY: Tu la plies mal!
LORELAI: Est ce que c’est plus petit ?
RORY: Oui.
LORELAI: Ce n’est pas mal. Allons y. J’en achèterai une nouvelle quand nous serons là bas.
RORY: Où allons nous ?

A L’UNIVERSITE D’HARVARD
[Lorelai et Rory se tiennent en face de la porte d’entrée d’Harvard.]
RORY: Je n’arrive pas y croire.
LORELAI: Crois y. Parce que nous y sommes.
RORY: L’université d’Harvard.
LORELAI: C’est vraiment vrai.
RORY: C’est comme sur les photos.
LORELAI: Beau.
RORY: Qu’est ce que nous faisons ici ?
LORELAI: Nous apercevons ton futur.
RORY: C’est grand.
LORELAI: Tu as un grand avenir.
RORY: Je n’y crois pas. Je me tiens vraiment devant Harvard.
LORELAI: Viens.
RORY: Attend, venir où ?
LORELAI: A l’intérieur.
RORY: Nous ne pouvons pas aller à l’intérieur.
LORELAI: Pourquoi, parce qu’il doit y avoir un champs de force ou quelque chose comme ça autour de cet endroit ?
RORY: C’est Harvard.
LORELAI: Je sais.
RORY: C’est Harvard.
LORELAI: Je sais.
RORY: Tu ne peux pas juste aller à l’intérieur. Tu as besoin d’un guide.
LORELAI: Je serai ton guide.
RORY: Qu’est ce que tu sais sur Harvard ?
LORELAI: Je sais ça. Regarde, c’est Harvard.
RORY: Maman.
LORELAI: Hey, tu ne veux pas voir ça ? Le lieu où tu vas vivre et étudier et développer des visions du monde très naïves mais prétentieuses que tu écraseras à la minute où tu seras diplômée ?
RORY: Ouais.
LORELAI: Alors ? Tu sais ce que tu veux. Tous les autres gosses font ça.
RORY: Harvard.
[Elles passent la porte.]

DANS LA COUR D’HARVARD
[Lorelai et Rory marchent pendant que Lorelai lit le livre guide.]
LORELAI: Wow! Harvard a plus de 300 ans.
RORY: Fondé en 1636.
LORELAI: Ce qui signifie que presque toutes les personnes qui sont venues à Harvard sont mortes maintenant. Tu es sure que tu veux toujours venir ici ?
RORY: Oui, j’en suis sure.
LORELAI: Ils ont développé le pacemaker ici. Ils ont aussi découvert comment l’électromagnétisme et la radioactivité étaient deux manifestations de la même force et ils ont participé à l’existence du ‘charmed quark’. J’étais émerveillée devant ceux qui ont fait ça.
RORY: Ils sont intelligents à Harvard.
LORELAI: Ils ont une moyenne de 18 000 candidats chaque année et seulement 2 000 rentrent. Il n’y a pas de grandes chances.
RORY: Maman.
LORELAI: Non non non, tu es différente. Les diplômes passés. Henry James…ce ne sera pas une bière ?
RORY: Et un romancier. Continue.
LORELAI: John Adams. Ca c’est une bière!
RORY: Notre second président. Il est très droit maintenant.
LORELAI: W.E.B. Du Bois, Yo-Yo Ma. Oh cool! Fred Gwynn.
RORY: Qui ?
LORELAI: Herman Munster. Là, je sui impressionnée.
RORY: Est ce que tu veux quelque chose ?
LORELAI: Ouais, une bonne Henry James fraîche.
RORY: Ou du café ?
LORELAI: Ou du café.
RORY: Je commande du café à Harvard.
[Rory va passer la commande à un vendeur. Lorelai commence à lire la planche d’information.]
LORELAI: Hey, il y a des gens qui cherchent des compagnons de chambre. Des tonnes. ‘Cherche, fille pour partager un appartement avec deux chambres situé près du pont, rue tranquille, immeuble tranquille, donc chambrette tranquillité absolue. 'Joignez une convention’
RORY: [Elle revient.] Maman, j’irai à Harvard dans deux ans. Ces gens auront des colocataires ou seront diplômés par eux.
LORELAI: Qui a dit que c’était pour toi ?
RORY: Pour qui ce serait ?
LORELAI: Moi. Si tu veux vivre dans une résidence universitaire, j’aurais besoin d’une chambre tout près pour pouvoir te rendre visite.
RORY: À quelle fréquence est ce que tu me visiterais?
LORELAI: Je ne sais pas. Trop ? Est ce que c’est trop ?
[Rory retourne vers le vendeur. Un étudiant arrive vers le panneau d’information.]
L’ETUDIANT: Il y a beaucoup d’annonces là.
LORELAI: Oh ouais, vraiment.
L’ETUDIANT: Tu cherches un endroit pour y vivre ?
LORELAI: Uhh, peut être.
L’ETUDIANT: Ben, il y a beaucoup de choix. Tout pour tout le monde.
LORELAI: Ouais, ouais. A moins qu’on soit un de ces existentialistes qui n e pourrait pas trouver ce qu’il cherche.
L’ETUDIANT: Bon point. Hey, je crois que nous sommes à un cours ensemble. Droit des contrats, Professeur Chefferson?
LORELAI: Oh ouais, le Chef de classe.
L’ETUDIANT: Correct. Je voulais te dire salut.
LORELAI: Vraiment ?
L’ETUDIANT : Ouais.
LORELAI: Oh, salut.
L’ETUDIANT: Salut.
LORELAI: Salut.
L’ETUDIANT: Alors tu aimes bien le cours ?
LORELAI: Euh, ce n’est pas mal.
L’ETUDIANT: Il a une voix monotone. Si je n’ai pas ma dose de caféine, il me met direct en phase de sommeil.
LORELAI: Oh, je suis sur le point de prendre ma grosse dose de caféine tout de suite.
L’ETUDIANT: Ok, je te verrai au cours. Et peut être à la fête de Phi Cap ce soir ?
LORELAI: Super !
L’ETUDIANT: Cool. Salut.
LORELAI: Salut.
[L’étudiant s’en va. Rory revient avec du café.]
LORELAI: Je crois que je vais aimer l’université ! Ooh, est ce que tu as entendu ? J’ai utilisé existentialiste dans une phrase !
RORY: J’ai entendu !
LORELAI: J’ai toujours voulu faire ça.
RORY: C’était très impressionnant.
LORELAI: Ah!

DANS LA COUR
[Lorelai et Rory se promènent. Soudain, Rory s’arrête et fixe un bâtiment.]
RORY: Oh.
LORELAI: Qu’est que c’est ?
RORY: C’est la bibliothèque.
LORELAI: Oh.
RORY: La plus grande bibliothèque que je n’ai jamais vu.
LORELAI: Euh oh. Entretoise toi même.
RORY: Quoi ?
LORELAI: C’est juste une de ces bibliothèques.
RORY: Une de ces bibliothèques.
LORELAI: Ce bâtiment est un composant de la collection de 13 millions de volumes, tout ça logé dans plus de 90 bibliothèques différentes. C’est la plus vieille de la bibliothèque des Etats-Unis et la plus grande bibliothèque académique au monde. Respire, respire.
RORY: Je suis en échec.
LORELAI: Quoi ?
RORY: Je suis stupide.
LORELAI: Oh stop.
RORY: Je suis uniformisée et ignorante et . . . Je ne connais même pas un synonyme d’uniformisé. Je suis nulle.
LORELAI: Chérie.
RORY: 13 millions de volumes ? J’ai lu, quoi, 300 livres dans ma vie entière et j’ai déjà 16 ans? Sais tu combien de temps ça me prendrait pour lire 13 millions de livres ?
LORELAI: Tu n’as pas à tous les lire. "Mardi c’est avec Morrie?" Saute ça. "Qui a bougé le fromage?" Juste tes trucs que tu connais déjà.
RORY: Ok, chaque personne admise à Harvard a inévitablement lu des livres et des livres différents, et je voudrais être capable de converser intelligemment avec eux et je ne pourrais pas sauf si je lis des livres, au moins un peu de chaque genre et des sous genres.
LORELAI: Ok, continuons. Je vais te sortir de là.
RORY: Je dors trop.
LORELAI: Mais non
RORY: J’ai gaspillé ma vie entière.
LORELAI: Tu n’as rien gaspillé.
RORY: Est ce que je t’ai dit ?
LORELAI:Oui.
RORY: Bon je le fais.
LORELAI: Non.

DANS L’ENTREE DE LA RESIDENCE UNIVERSITAIRE
[Lorelai et Rory visitent.]
LORELAI: C’est ça ? Pas mal, hein ?
RORY: Joli, en fait
LORELAI: Viens, allons voir comment c’est à l’intérieur.
RORY: Ca dit "uniquement les résidents" dans notre langue.

A L’INTERIEUR DE LA RESIDENCE
RORY: Nous allons avoir des ennuis.
LORELAI: Tu es tellement anxieuse. Ooh, trouve un personnage.
RORY: Quoi ?
[Deux étudiantes descendent dans le hall.]
LORELAI: Eh ici !
LA FILLE 1: Salut.
LORELAI: Je suis Angie, c’est Trish.
LA FILLE 2: Salut.
LORELAI: Comment ça va ?
LA FILLE 1: Pas mal.
LORELAI: Oh, cool. Nous sommes entre deux cours. Nous avons Chef après. Alors, nous vous verrons sûrement à la fête de Phi Alpha Beta truc demain, hein ?
LA FILLE 1: Peut être
LORELAI: Ouais, je sais, nous n’en sommes pas sures non plus. Ils peuvent être tellement boiteux. Je plaisante.
LA FILLE 1: Ouais. [Les étudiantes partent.]
RORY: Tu réalises que tu viens d’employer du jargon universitaire venant de 'Happy Days' et de la chanson 'Valley Girls' ?
[Elles s’arrêtent en face à la porte ouverte.]
LORELAI: Unh! Regarde, regarde là.
RORY: Quoi ?
LORELAI: Ooh, je veux une chambre. Bonjour!
RORY: Ils ont des photos de leurs chambres sur leur site web.
LORELAI: Je préfère la réalité, merci. Bonjour ! La piste est libre. [Elle entre dans la chambre.]
RORY: La piste n’est pas libre.
LORELAI: Susie!
RORY: Maintenant, nous sommes officiellement hors la loi et entrées.
LORELAI: Susie!
RORY: Pourquoi tu dis ça ?
LORELAI: 'Parce que c’est ce qui nous couvre au cas où on nous surprendrai. En plus, il y a 30% de chances que la fille qui vit dans cette chambre s’appelle Susie. Wow, c’est minuscule.
RORY: C’est minuscule.
LORELAI: Ton dictionnaire d’anglais Oxford va avoir besoin de sa propre chambre.
RORY: Je le poserai quelque part.
LORELAI: Une fenêtre, mur de briques. Tu auras besoin d’une meilleure vue.
RORY: Bon, ce n’est pas la chambre avec laquelle commencer.
LORELAI: Au moins, il y a deux lits. Quelque part pour moi dormir.
RORY: Ce serait ma voisine de chambre.
LORELAI: Oh, tu n’as pas besoin de compagnon de chambre.
RORY: Je ne pense pas que j’ai le choix.
LORELAI: Ils te forcent juste à trouver quelqu’un ?
RORY: C’est toute la part de l’expérience de la socialisation.
LORELAI: Qu’est que ce serait si c’était un citron ?
RORY: Je serais restée fidèle aux citrons.
LORELAI: Hari Krishna a tapé sur un tambour toute la nuit ?
RORY: Je devrai avoir des boules Quiès.
LORELAI:Un tueur en série?
RORY: Je dormirais avec un ‘gat’ accroché par une lanière à ma chenille.
LORELAI: Quelqu’un qui aime Linkin Park?
RORY: Là je devrais abandonner.
LORELAI: Mm hmm. Ah, regarde ! J’avais les mêmes pantalons au lycée.
RORY: Est ce qu’on juste partir maintenant.
LORELAI: Encore un peu.
RORY: Maman.
LORELAI: Ok. Va là bas et laisse moi prendre une photo de toi assise au bureau.
RORY: Quoi ?
LORELAI: Ouais, mets toi au bureau. Fait comme si tu étudiais.
RORY: Euh, ok.
LORELAI: Quoi… c’est ça…tu écris dans le vide ?
RORY: Est que nous pourrions juste prendre une photo ?
LORELAI: Ok, ok.
[Elles quittent la pièce alors qu’une fille s’apprête à rentrer.]
LORELAI: Oh, hey Susie.
[Elles se dépêchent de rejoindre l’entrée.]

A L’INTERIEUR D’UN BATIMENT
[Lorelai et Rory se promènent dans l’entrée d’un des bâtiments scolaires.]
RORY: Mon Dieu, ces salles de cours sont immenses.
LORELAI: Le meilleur pour s’adapter aux gros cerveaux d’Harvard.
[Elle se tiennent à la porte d’une salle de lecture et écoutent.]
PROFESSOR: . . . a donné naissance. Compter sur tout, s’attendre à tout. Quelle sorte de pensée est ce ?
UN ETUDIANT : Dépression ?
LE PROFESSEUR: En surface, peut être. Mais allez plus loin. Qu’est que cela postule au delà du fatalisme ?
LORELAI: Est ce que nous sommes autorisées à écouter ça ?
RORY: Je ne sais pas.
LORELAI: Ils ne vont pas te taxer 100 dollars ou autre chose juste pour avoir écouter une partie du cours?
RORY: Je ne pense pas qu’Harvard accepterait une pièce de 10 cents des gens comme ça.
LORELAI: Hey, je vais troooouver une pièces pour les dames. Tu sais, chiper de la fumée, voir si quelqu’un a glissé une aspirine dans mon Coca.
RORY: Ok, Rizzo. Je voudrais en entendre un peu plus.
LORELAI: Je reviendrai.
RORY: Je serai là.
LE PROFESSEUR: Les stoïciens pensent que la plus grande joie provient de la vie vertueuse d’un …
[Rory laisse tomber son café, tout le monde se retourne vers elle pour voir d’où venait le bruit.]
LE PROFESSEUR : Dehors ou dedans ?
RORY: Excusez moi ?
LE PROFESSEUR: Si vous venez pour le cours, vous devez prendre une place.
RORY: Oh, d’accord. D’accord. [Elle s’assied]
LE PROFESSEUR: Ok, où en étions nous ?

DANS LE COULOIR
[Lorelai sort des toilettes femmes. Elle s’arrête pour observer le mur d’un cours. Quelques secondes après, elle entend la voix de Rory venant de l’intérieur de la salle de cours.]
RORY: C’est un point intéressant, Professeur, mais je ne suis pas sure de l’approuver.

DANS LA SALLE DE COURS
RORY: C’est parce que le stoïcisme n’était pas pour renoncer aux choses, d’argent et de monnaie et de luxe et autres.
LE PROFESSEUR: C’est correct. A u moment où il était au début de la quarantaine, Seneca avait gagné assez d’argent pour acquérir des villas, des fermes, il mangeait bien, il aimait les meubles chers mais il ne réfléchissait pas à une façon de vie non-phylosophique.
[Lorelai regarde depuis la porte.]
RORY: C’est une sorte de pensée relative.
UN ETUDIANT: Oh, ça y est on y arrive.
RORY: Quoi ?
UN ETUDIANT: Nous ne pouvons pas avoir un cours sans débattre du relativisme.
RORY: Je voulais juste dire que le luxe des uns n’est pas forcément celui des autres.
LE PROFESSEUR: Un meilleur sujet pour un autre moment.
RORY: Oh désolée
LE PROFESSEUR: Non, non, votre argument est bien pensé mais il est différent du problème plus près. Ce que vous avez dit sur le choix de Seneca est la meilleure des deux options que rappelait un stoïque.
RORY: [A l’étudiant] Merci. C’était sympa [Elle s’en va]

DANS LE COULOIR
[Lorelai et Rory sortent de la salle de cours.]
RORY: Est ce que tu m’as vu?
LORELAI: Oui.
RORY: J’étais à l’université
LORELAI: C’était étonnant!
RORY: Est ce que j’avais l’air d’y appartenir ?
LORELAI: Complètement. Tu es naturelle.
RORY: Je ne peux même pas croire comment c’est arrivé. J’ai juste fait une sorte de mouvement et puis le professeur m’a pose une question et avant que je sache …
LORELAI: Tu leur as coupé le souffle.
RORY: Eh bien, je ne sais pas si je leur ai coupé le souffle mais soudain je parlais et je ne pouvais plus m’arrêter.
LORELAI: Je connais ce sentiment.
RORY: L’université c’est stupéfiant. Je ne peux plus attendre. J’adore l’université. J’adore Harvard. J’adore le fatalisme.

AU BED & BREAKFAST
[LaDonn descend les bagages alors que Lorelai et Rory la suivent.]
LORELAI: Oh, s’il vous plait LaDonn, nous pouvons porter les sacs.
LADONN: Absurdités.
RORY: Mais ils sont si lourds.
LADONN: Je descendrai les bagages pour vous. Whew. Laissez moi reprendre mon souffle.
LORELAI: Oh, wow! Sammy ?
LADONN: Hmm ?
LORELAI: Oh, Sammy. C’est la première fois où elle n’est pas là dans l’escalier.
LADONN: Comment, ma Sammy?
LORELAI: Oui.
LADONN: Oh, elle n’est presque jamais dans l’escalier.
LORELAI: Oh non, elle est toujours là.
LADONN: Dans les escaliers?
LORELAI: Oui.
LADONN: Non, elle a ses endroits préférés mais pas dans les escaliers.
LORELAI: Il n’y a pas eu un seul moment durant tout notre séjour où elle n’était pas juste là.
LADONN: Dans les escaliers ?
LORELAI: Oui.
LADONN: Oh, elle n’est presque jamais dans les escaliers.
RORY: Oublie ça Jake, c’est Chinatown.
[Elles marchent vers le bureau de réception.]
LADONN: Tout est sur la carte. J’espère que vous avez apprécié votre projet. Avez-vous apprécié votre séjour?
RORY: Oui, très.
LADONN: Aw, très?
LORELAI: Les forces, ensemble, sont au travail ici.
LADONN: Quoi ?
RORY: C’était très bien.
LADONN: Bon, vous partez. Conduisez prudemment et parlez du Chat de Cheshire à tous vos amis.
LORELAI: Oh, vous parlez que nous le ferons.
LADONN: Aussitôt que vous serez parties, je vais faire la partie que je préfère de ce travail.
LORELAI: Oh, qu’est que c’est ?
LADONN: Je vais lire ce que vous avez écrit dans le livre d’invités.
LORELAI: Vous nous donnez 5 minutes d’avance ?
LADONN: Je vous demande pardon ?
RORY: Merci à vous.
[Elles ramassent leurs sacs et sortent par la porte principale.]

DANS LA JEEP
[De retour à Stars Hollow, Lorelai et Rory se dirigent vers leur maison.]
RORY: Tu sais ce que j’aime le plus à propos d’ Harvard?
LORELAI: Non, quoi ?
RORY: Ils ne vendent pas des doigts géants en mousse.
LORELAI: Non, ils n’ont pas de promotion de ce genre.
RORY: Je me sens comme si nous étions parties pendant longtemps.
LORELAI: Tu sais ce qui est étrange ? Chaque fois que je quitte la ville, même juste pour un petit moment, je m’attends toujours à tout voir différent.
RORY: Et ça n’arrive jamais.
LORELAI: Jamais.
[Elle roule en jetant des regards compatissants, y compris sur Miss Patty qui tamponne ses yeux avec un mouchoir, et Kirk avec ses bras grand ouverts.]
KIRK: Besoin d’une étreinte ?
LORELAI: Patty va bien.
[Elles rentrent dans leur allée.]
LORELAI: Alors, et le restaurant ?
RORY: Il doit probablement y avoir quelque chose de sain vu que nous avons mangé de la mauvaise nourriture durant tout le voyage.
LORELAI: Nous avions de la laitue dans nos hamburgers hier soir.
RORY: Tu l’as retirée.
LORELAI: Mais il restait son essence.
RORY: Il y avait de l’essence de laitue dans nos hamburgers ?
LORELAI: Forcément.
RORY: Et ça a satisfait ton besoin de légumes ?
LORELAI: Pour la semaine.
RORY: Nous ne pouvons pas raisonner avec des faits passés.
[Lorelai remarque la chuppah dans le jardin de devant et la regarde fixement.]
RORY: Quoi ? Oh, j’avais oublié ça.
LORELAI: Moi aussi. Eh bien, tout est pareil.
[Lorelai marche vers la chuppah et commence à pleurer en même temps qu’elle la regarde.]

DANS LA RESIDENCE GILMORE
[Lorelai montre les diapositives du voyage pendant qu’Emily et Rory sont assises sur le canapé.]
LORELAI: C’est le Sever Hall, un des plus anciens bâtiments d’ Harvard.
EMILY: Mets au point l’image Lorelai.
LORELAI: C’est mis au point.
RORY: C’est comme ça que c’est sorti.
EMILY: Ca me fait mal aux yeux.
LORELAI: Avance Maman. Elles sont censées être un peu artistiques.
RORY: En plus, elle ne sait pas comment utiliser l’appareil photo.
LORELAI: J’avais seulement 6 ans.
EMILY: C’est comme si j’avais un glaucome. Qu’est que c’est ?
LORELAI: C’est un écureuil d’ Harvard.
EMILY: Quel chagrin.
RORY: Assis sur un rocher d’Harvard.
LORELAI: Est ce qu’il ne parait pas intelligent ?
EMILY: Il a l’air sale. Suivant.
LORELAI: C’est la résidence de Rory et un bout de mon doigt.
RORY: Ce n’est pas encore ma résidence. Nous avons juste vu et imaginer que ça pour être la mienne.
EMILY: Pourquoi est ce que tu persistes à faire des diapositives ?
LORELAI: J’aime les diapos.
EMILY: Mais les photographies imprimées sont tellement plus simples, et plus rapides à regarder.
LORELAI: C’est pour ça que je déteste les imprimées. Tu donnes aux gens cette grosse pile de photos dont tu es fière et ils terminent de les regarder vite fait sans les avoir vraiment observer ou te donner une chance de raconter comme tu peux le faire avec des diapos.
RORY:Je l’ai empêché d’ajouter de la musique.
EMILY: Je t’en suis éternellement reconnaissante.
LORELAI: J’aime aussi la grandeur des diapos. Ca te donne l’impression d’y être vraiment.
EMILY: Oui, celle ci me donne l’impression d’être dans ton doigt.
LORELAI: Oh. Tu es juste jalouse parce que nous ne t’avons pas invitée à venir.
RORY: La prochaine fois.
EMILY: La prochaine fois que vous irez à Harvard, vous ferez ça bien, avec un programme de visite et un guide.
RORY: Je lui avais dit pour le guide.
EMILY: Et pourquoi es tu partie de la ville juste avant ton mariage? Ca ne dérangeait pas ton fiancé ?
LORELAI: Oh, eh bien…
EMILY: Je veux dire, tu agis comme si le week-end qui arrive est plus chargé que d’habitude et pas comme le jour le plus important de ta vie.
RORY: Maman.
EMILY: Quoi ?
LORELAI: Bon, c’est à propos de ce week end Maman.
EMILY: Oui ?
LORELAI: J’aurais du te le dire avant.
EMILY: Oh mon Dieu, tu n’as pas!
LORELAI: Quoi ?
EMILY: Tu l’as fait !
LORELAI: J’ai fait quoi ?
EMILY: Tu t’es enfuit avec un amant!
LORELAI: Maman.
EMILY: Je le savais! Je savais que tu ne ferais rien pour rentrer dans ce mariage.
LORELAI: Maman, ce n’est pas ça….
EMILY: C’est juste cruel, Lorelai. Une mère attend et planifie ce jour, même ta mère.
LORELAI: Oui, mais…
EMILY: J’ai acheté une nouvelle robe. J’ai fait faire mes cheveux.
LORELAI: C’est joli.
EMILY: Et ce soir tu valses là, tu me tortures pendant des heures avec ces diapositives ridicules, seulement tu me l’apprends à la dernière minute possible …
LORELAI: Maman, Max et moi sommes toujours ensemble. Le mariage est annulé.
EMILY: Le mariage est annulé ?
LORELAI: Oui.
EMILY: Es tu sure ?
LORELAI: Oui, j’en suis sure.
EMILY: Oh.
LORELAI: Maman ?
EMILY: Qui l’a annulé ?
LORELAI: Moi. Tu es en train de penser que tu n’es pas surprise.
EMILY: Non je ne le suis pas.
LORELAI: Tu es train de penser, ‘Oui j’ai gagné 5 dollars de Papa.'
EMILY: Qu’aimerais tu comme dessert?
LORELAI: Quoi Maman ? A quoi tu penses ? Dis le moi juste.
EMILY: Je pensais que je devrais te retourner le cadeau.
LORELAI: Mon cadeau ?
EMILY: C’est cela.
LORELAI: Tu vas retourner mon cadeau. A quoi …à quoi tu pensais?
EMILY: C’est vrai.
LORELAI: De quoi?
EMILY: C’est ça.
LORELAI: Oh. Alors tu m’avais déjà envoyé un cadeau ?
EMILY: Tu allais te marier. Les cadeaux sont exigés. C’est la chose convenable à faire. Alors qu’est ce que vous pensez de la crème glacée ?
RORY: De la crème glacée, c’est parfait.
LORELAI: Alors qu’est ce que tu m’avais choisi Maman ?
[Emily sort de la pièce. Lorelai la suit.]
EMILY: Je ne vais pas te le dire.
LORELAI: Pourquoi pas ? C’est pour moi.
EMILY: Mais tu ne te maries plus maintenant.
LORELAI: Des cuillères à thé glacé, c’est ça ?
EMILY: Lorelai.
LORELAI: Parce que personne n’a jamais vraiment besoin de cuillère à thé glacé. Je veux dire, tu ne les utiliserais que si tu te rappelais à t’en servir parce que personne ne se rappelle à s’en servir parce qu’elle sont toujours dans un autre tiroir que l’argenterie de tous les jours. Loin des yeux, loin du cœur. Alors les gens peuvent juste saisir une vieille cuillère de tous les jours pour tourner et tu sais quoi, elles le font bien.
EMILY: Ce n’étaient pas des cuillères à thé glacé.
LORELAI: Oh, euuuh…oh, oh! Les petits supports en épi de maïs! Des petits supports en épi de maïs en excellent argent ?
EMILY: Non.
LORELAI: Hah!
EMILY: Quoi ?
LORELAI: Les petites fourchettes.
EMILY: Quelles petites fourchettes ?
LORELAI: Les petites fourchettes avec les petites dents et les petits manches avec lesquelles tu dois t’habituer à manger des petits aliments.
EMILY: Elles sont pour les pinces de homard.
LORELAI: Alors tu avais choisi les petites fourchettes !
EMILY: Tu sais, je ne vais pas envoyer le cadeau. Je vais le mettre dans un placard et tu ne le sauras pas ce que c’est tant que tu ne marieras pas un jour.
LORELAI: Dis le moi tout de suite !
EMILY: Désolée.
LORELAI: Allez! Maman je vais peut être jamais me marier. Je serai un esprit libre ma vie entière ou tomber amoureuse d’un homme catholique divorcé comme Katherine Hepburn l’a fait et puis, et puis ne pas me marier mais aller à ses funérailles quand il mourra.
EMILY: Eh bien, tu ne le sauras jamais ?
LORELAI: Je veux savoir !
EMILY: Non.
LORELAI: C’est une torture!
EMILY: Résistante.
LORELAI: Ok, bien, oublie ça. Je vais dans la salle de bain.
EMILY: Je vais dans la cuisine.
LORELAI: Hm.
EMILY: Hm.
[Elles s’en vont toutes les deux. A part Rory, toujours assise sur le canapé les écoutent.]
LORELAI: HAH!
EMILY: Oh mon Dieu, tu m’as effrayée!
LORELAI: Viens, dis moi!
EMILY: Lorelai, éloigne toi.
LORELAI: Dis le moi tout de suite.
EMILY: Je suis sérieuse, éloigne toi de moi.
LORELAI: S’il te plait dis le moi.
EMILY: Ce n’est pas drôle.

A STARS HOLLOW
[Plus tard dans la soirée, Lorelai et Rory sortent de la Jeep de l’autre coté de la rue de Luke.]
LORELAI: Hey, suis je trop loin de la bordure ?
RORY: Oh, tu y es à moins de 5 mètres.
LORELAI: C’est assez proche ?
RORY: Quoi ?
LORELAI: Huh?
RORY: Remonter ?
LORELAI: C’est ça.
LANE: Rory! [Elle court vers elle]
RORY: Oh mon Dieu Lane! [Elle court vers elle]
LANE: Je suis revenue!
RORY: Je vois!
LANE: Oh, avais tu pensé que ce jour arriverait?
RORY: J’avais des espoirs, des rêves.
LANE: J’ai échappée à la Corée, je suis chez moi. Salut Lorelai.
LORELAI: Bienvenue à la maison, chérie.
LANE: C’est étonnant que je sois revenue. Quand je suis sortie de l’avion, j’ai embrassé le macadam.
LORELAI: Comme le Pape.
LANE: Il était brûlant et je me suis brûlé les lèvres.
RORY: Peut être que c’est pour ça que le Pape a toujours l’air si maussade.
LANE: Je suis revenue!
RORY: Je sais!
LANE: Est ce que tu as eu mes lettres ?
RORY: Ouais, la première était assez intense.
LANE: Laquelle c’était ?
RORY: Celle où tu disais qu’en Corée la mort égalait la mort avec un tas de points d’exclamation qui te remplissait de tristesse.
LANE: Oui, c’était un tantinet dramatique.
RORY: C’était affreux ?
LANE: Tu sais quoi, ça ne l’était pas.
LORELAI: Vraiment ?
LANE: Certaines choses étaient bien.
RORY: C’est pas vrai.
LANE: Si, la nourriture n’était pas si mauvaise et en fait mes cousins étaient intéressants, et le meilleur, la Corée c’est le paradis de la contrebande. J’ai tout trouvé à Seoul. Elvis Costello au Marquee en 1978. Des chansons à peine cohérentes de Nico chantant celles de Dora en 1974, et même à peine plus cohérent, Iggy Pop chantant les chansons de David Bowie en 1981.
RORY: Comment tu t’en es sortie aux douanes ?
LANE: Eh bien, je les avais attaché à ma taille comme dans Midnight Express.
RORY: Cool.
LORELAI: Je serai chez Luke. [Elle marche vers le restaurant de Luke.]
RORY: Ok. Alors pourquoi c’était un billet d’avion illimité ?
LANE: Juste pour gagner de l’argent. Je suppose que j’ai réagi excessivement.
RORY: Tu crois ? Tu as tout fait sauf attacher une corde de toi à la Statue de la Liberté.

DANS LE RESTAURANT DE LUKE
[Lorelai passe la porte.]
LUKE: Hey!
LORELAI: Lewis et Clark sont revenus.
LUKE: Ah ouais, lequel des deux es tu ?
LORELAI: Je ne sais pas. Lequel des deux doit pagayer dans le canoë ?
LUKE: Café ?
LORELAI: Tu es obligé de m’interroger ?
LUKE: Ben, euh, désolé pour ce qu’il s’est passé…tu sais le truc du mariage…
LORELAI: C’est bon. Je vais bien. Je veux que tout le monde le sache.
LUKE: Uh, J’ai ressenti ça comme une secousse.
LORELAI: Pourquoi ?
LUKE: Ben, la façon dont j’ai descendu Max. Je ne sais pas, j’ai été … Je ne sais plus, c’est quoi le mot que tu utilises, pickleschnitz?
LORELAI: Schnickelfritz?
LUKE: Ouais, c’est ça.
LORELAI: Luke, ça va, tu es pardonné pour tout.
LUKE: Je me sens du genre coupable.
LORELAI: Tu ne devrais pas. Tu es super, Luke. Tu m’as même fait une chuppah tout seul…
LUKE: Oh, la Chuppah! J’ai laissé cette stupide chuppah sur ton gazon!
LORELAI: Hey, ça va.
LUKE: Quel idiot !
LORELAI: Vraiment, ça va.
LUKE: Juste avec cette énorme rappel, juste en étant là sur ton gazon, elle se moque de toi.
LORELAI: Je ne l’ai même pas vu se moquer, je le promets.
LUKE: Je viendrai le retirer demain matin. Non, je vais la retirer tout de suite. Hey, nous fermons tôt. Mâcher ou laisser !
LORELAI: Hey, Luke, ça va, vraiment. Je crois que je vais la garder.
LUKE: Quoi ?
LORELAI: Ouais. C’est beau et en plus tu l’as faite pour moi, et puis ce n’est pas une Chuppah de mariage. C’est juste une belle voûte dans le jardin.
LUKE: Bon, d’accord. Euh, je t’aiderai à la bouger pour le mettre où tu voudras.
LORELAI: C’est bien comme ça.
LUKE: Alors où êtes vous allé ?
LORELAI: Nous avons roulé un peu, nous avons atteint un B&B, et nous avons fait un tour à Harvard.
LUKE: Harvard. . . intéressant.
LORELAI: C’était stupéfiant. Y voir Rory, dans une chambre d’étudiante, dans une salle de cours. Elle était dans son élément.
LUKE: Ouais, je peux l’imaginer.
LORELAI: Elle avait raison.
LUKE: Alors, comment tu as pris ça?
LORELAI: Ca quoi ?
LUKE: La voir là bas?
LORELAI: J’ai adoré….et j’ai détesté.
LUKE: Ca me parait normal.
LORELAI: Tu sais, ce peu de jours passés . . . m’ont tellement fait pensé à ma vie, puis, à ma vie maintenant que j’ai ne pas saisie. Les pensées de ce que je ne serai pas et de ce que je voudrais être.
LUKE: Ouais, il y a beaucoup de pensées.
LORELAI: Ne rigole pas. Est ce que je peux te poser une question ?
LUKE: Ouais.
LORELAI: Tu n’as jamais fait de crédit à la banque ?
LUKE: Non.
LORELAI: Mais tu ne payes pas tout au comptant?
LUKE: Qu’est que c’est que tout ça ?
LORELAI: Je pense qu’il est temps que je me bouge.
LUKE: C’est à dire ?
LORELAI: Je plonge. Sookie et moi allons finalement ouvrir notre propre hôtel.
LUKE: Ouais, je sais.
LORELAI: Non, je veux dire maintenant. Nous en avons parlé et rêvé et il est finalement temps de se lancer.
LUKE: Eh bien, si c’est le bon moment.
LORELAI: Ca l’est. T’imagines que je pourrais être la propriétaire d’un commerce ?
LUKE: Je pense que tu pourrais l’être.
LORELAI: Vraiment ?
LUKE: Ouais. Je veux dire, tu connais tous les trucs créatifs du travail, et tu peux diriger et euh, j’ai vu que tu essayais d’ajouter des chiffres, alors j’ai pris un comptable en premier.
LORELAI: D’accord, oui.
LUKE: Alors ça fait combien de temps ?
LORELAI: Ca fait longtemps.
LUKE: Bon écoute moi je ne suis pas un génie de la finance, mais tu sais, nous pouvons nous asseoir un de ces jours, et tu pourras enlever le peu de choses que je connais de mon cerveau.
LORELAI: C’est vrai ?
LUKE: Bien sûr que je connais certaines choses.
LORELAI: Est ce que je peux te poser des questions stupides ?
LUKE: Elles n’existent pas.
LORELAI: Comment est ce que l’encre sort des stylos ?
LUKE: D’accord, ça existe. Mais, euh, tu devras éviter quand nous serons assis, d’accord ?
LORELAI: D’accord. Merci.
LUKE: Ouais. Et fais moi savoir quand tu as besoin d’aide avec la chose qui n’est rien de plus qu’une Chuppah.
LORELAI: Je le ferai. [Elle part]

A L’EXTERIEUR
[Rory et Lane sont toujours en train de discuter.]
LANE: Alors comble moi. Qu’est ce que tu a fait ? Je veux que tu me dises tout.
RORY: J’ai été à Harvard.
LANE: C’est pas vrai. Oh mon Dieu! Comment ? Quoi ?
[Lorelai arrive.]
RORY: Eh bien, nous venons juste de revenir. Maman, est ce que tu es d’accord si je vais un peu chez Lane ?
LORELAI: Oh, oui. Je te reverrai à la maison.
RORY: Ok.
[Lorelai les regardent pendant qu’elles s’en vont.]
LANE: Harvard, c’est trop cool ! Qu’est ce que tu as vu ?
RORY: Oh, la cour d’Harvard, les salles de cours, là où je vivrais l’année prochaine.
LANE: Comment c’était ?
RORY: Super.
[Lorelai sort son sortable et compose un numéro, puis marche vers la Jeep.]
LORELAI: Sookie, hey c’est moi, nous sommes revenues, c’était bien, mais avant toute chose. Je voudrai commencer à changer quelque chose à l’hôtel. . . .Je veux dire que, gravir de sérieuses étapes. Nous sommes prêtes, tu ne crois pas ? . . . Oh bien! Viens me voir demain matin au travail. Ouais. . . .Je sais, je suis excitée moi aussi. [Elle s’en va]

LA FIN