\ Je ne peux pas commencer /
A L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Lorelai, Rory, Michel, et Sookie sont assis à une table dans la salle à manger en train d’écouter de la musique.]
SOOKIE: Huh ?
LORELAI: Sookie, tu rigoles.
SOOKIE: Quoi ?
LORELAI: Tu ne vas pas marcher dans l’allée sur ça.
SOOKIE: Pourquoi ?
LORELAI: C’est déprimant.
SOOKIE: C’est Ella.
LORELAI: C’est morbide.
SOOKIE: C’est de la musique classique.
LORELAI: Une chanson classique avec des paroles sur une femme qui ne peut pas construire une relation, et dont la vie est remplie d’un grand vide, de regrets et de la peine.
SOOKIE: Oh, qui écoute les paroles ?
LORELAI: Personne ne se frotte contre Annie Sullivan à la pompe à eau.
RORY: Qu’est-ce que c’est ?
SOOKIE: Oh, ce sont des autres chansons, mais je trouve vraiment que celle ci est la meilleure.
LORELAI: Des autres chansons, bien. Voyons voir. Hey Jude.
SOOKIE: Paul l’a écrit pour Julian pour l’encourager.
LORELAI: Seasons in the Sun ?
SOOKIE: Oh, ma chanson d’amour préférée.
LORELAI: Cat’s in the Cradle ?
SOOKIE: Oh, ça nous fait revoir nos propriétés.
LORELAI: Don’t Cry Out Loud ? Sookie, est-ce que tu aimes Jackson ?
MICHEL: Ok, j’ai une formidable suggestion.
LORELAI: Super, on vous écoute.
MICHEL: Ok, voilà, et si je partais ?
LORELAI: Et pour faire quoi ?
MICHEL: C’est tout. Je pars et je ne serais pas obligé d’entendre davantage vos insanités. Qu’est-ce que vous en pensez, hein ? Parce que j’adore cette idée.
LORELAI: Michel, je participe au mariage, ce qui signifie qu’on doit tout faire dans le mariage soi-même, quelque chose que vous n’avez encore jamais fait.
MICHEL: Oh, s’il vous plait.
RORY: Je vais te dire, Sookie. Avec Lane, nous avons quelques suggestions de plus pour toi ? Reste mélodique, mais pas tout à fait Fille, Interrompue.
SOOKIE: D’accord, bien.
LORELAI: Super. Michel, est-ce qu’il en est de la liste des coupons réponses ?
MICHEL: Eh bien, je dois dire que ça a été vraiment un challenge pour moi. Je veux dire, quand on parle d’un mariage avec plus de 40 personnes, toutes vivant dans un rayon de 5 miles, comment est-ce qu’une seule personne peut s’attendre à suivre toutes ces traces ?
LORELAI: Une réponse aurait suffi.
MICHEL: Je veux dire, j’ai eu un petit chevelu là il y a un instant – j’ai presque été obligé d’utiliser une feuille de papier, vous voyez.
LORELAI: Vous savez, je ne vais pas vous laisser m’ennuyer avec ça pour que ce soit moi qui finisse par m’en occuper.
MICHEL: Oh, nous verrons.
SOOKIE: Hey, mon cousin Carl a annulé alors j’ai deux places libres. Si tu veux inviter d’autres personnes ?
RORY: J’ai Lane, j’ai Dean, ça me va.
SOOKIE: Et Emily et Richard ?
LORELAI: Emily et Richard qui ?
SOOKIE: Tes Emily et Richard.
LORELAI: Oh, Sookie, tu es trop gentille.
SOOKIE: Quoi ? Elle avait tout fait pour m'aider à organiser la première partie de mon mariage.
LORELAI: La partie dingue du mariage.
SOOKIE: C’était quand même gentil et j’ai apprécié. Je veux dire, si ce n’était pas pour ta mère, je ne me serais jamais arrêtée sur la couleur rose.
LORELAI: Pourquoi ça ?
SOOKIE: Ben, je voulais du jaune et elle a dit non.
LORELAI: Oh, avec une logique comme ça.
SOOKIE: Allez, demande lui au moins. Je veux juste que tu le lui demandes.
LORELAI: Ok, je lui demanderai.
SOOKIE: Bien.
LORELAI: Qu’est-ce que tu fais ?
SOOKIE: C’est plus joyeux la deuxième fois qu’on l’entend.
LORELAI: Unh.
SOOKIE: Huh ? Plus chic, n’est-ce pas ?
DANS LA VIEILLE RESIDENCE GILMORE
[Rory, Lorelai, et Emily sont assises dans le salon avant de dîner.]
LORELAI: Huh. Tu sais ce que je viens juste de réaliser ? Oyé est le mot le plus marrant du monde entier.
RORY: Huh.
LORELAI: Je veux dire, pense-y. Tu as déjà entendu le mot oyé sans sourire. Impossible. Mot marrant, marrant.
EMILY: Oh, Grand Dieu.
LORELAI: Caniche est un autre nom marrant.
EMILY: S’il te plait, bois ta boisson, Lorelai.
LORELAI: En fait, si tu mets oyé et caniche dans la même phrase, tu as une nouvelle phrase attrayante, tu sais ? Comme, oyé les caniches sont déjà là. Alors à partir de ça, quand les circonstances parfaites surgiront nous pourrons utiliser notre phrase attrayante.
RORY: Oyé les caniches sont déjà là.
LORELAI: Je te dis, frappons à la porte et demandons d’abord ‘je peux parler, Willis ?’.
EMILY: Lorelai, pour l’Amour de Dieu, tais-toi.
LA BONNE: Le dîner est prêt, Madame Gilmore.
EMILY: Merci, Inga. S’il vous plait allez le dire à Mr. Gilmore. Il est dans son repaire.
LA BONNE: D’accord.
EMILY: Nous y allons ?
RORY: Ok.
LORELAI: Oh, hey Maman, euh, Sookie voulait savoir si toi et Papa voudriez venir à son mariage.
EMILY: Vraiment ?
LORELAI: Ouais, ce sera super. Petit, sous exposé, mais sympa. Elle fait le repas elle-même alors la nourriture sera fantastique, et vous nous verrez moi et Rory marcherons dans l’allée centrale dans les deux robes de demoiselles d’honneur les moins détestables jamais créées.
EMILY: Eh, bien ça a l’air très bien. Quand est-ce ?
LORELAI: Dimanche en huit.
EMILY: Dimanche en huit ?
LORELAI: Oui.
EMILY: Le mariage est dans une semaine ?
LORELAI: Oui.
EMILY: Alors c’est une invitation par dépit ?
LORELAI: Une quoi ?
EMILY: Quelqu’un s’est désisté à la dernière minute alors plutôt que de laisser deux places vides, Sookie t’as demandé de nous inviter. Comme c’est gentil.
LORELAI: Ce n’est pas ce qui est arrivé.
EMILY: Non, ce n’est pas tout à fait exact. Loin de moi l’idée d’être invitée dans le premier groupe des gens vraiment désirés. C’est bien.
LORELAI: Maman, ce n’est pas une invitation par dépit. Elle veut vraiment que vous veniez.
EMILY: Vraiment ?
LORELAI: Oui, vraiment.
EMILY: Où est notre invitation ?
LORELAI: Quoi ?
EMILY: Notre invitation. Je veux dire, elle a au moins dû te donner une invitation à nous remettre.
LORELAI: Elle a pensé que ce serait plus spécial en venant directement de moi.
EMILY: Alors elle était à cours d’invitation. Je ne me suis jamais sentie aussi spéciale.
LORELAI: Maman, elle veut que tu viennes. Il n’y a aucune raison pour que tu te sentes insultée.
EMILY: Je suppose que je devrais être aux anges de ne pas avoir reçu un simple coup de téléphone.
LORELAI: Ne change pas ça en quelque chose que ça n’est pas.
EMILY: Est-ce que nous aurons le choix : poulet ou poisson, ou au point où nous en sommes nous devons apporter notre propre repas ?
LORELAI: Stop.
EMILY: Peut être qu’elle aimerait aussi que nous amenions de la glace en plus, ou que nous aidions à stationner les voitures.
LORELAI: Maman, regarde, Rory n’est-elle pas jolie ?
RICHARD: Rien que des apologies. Je ne peux pas laisser Adamson au téléphone.
LORELAI: Papa, contente que tu sois là. Nous étions juste en train de dire combien Rory était belle. Des grands yeux, bébé. Ça lui donne une tête de Bambi.
RICHARD: Oh, Rory est plus adorable de jour en jour.
RORY: Merci, Grand père.
EMILY: Oh Richard ?
LORELAI: Oh mon Dieu.
EMILY: Devine ce que Lorelai vient juste de me dire ?
RICHARD: Quoi ?
EMILY: Nous sommes invités au mariage de Sookie.
RICHARD: Oh, comme c’est gentil. Quand est-ce ?
EMILY: Dimanche en huit.
RICHARD: Oh, alors c’est une invitation par dépit.
EMILY: Ha !
LORELAI: Oyé les caniches sont déjà là.
AU RESTAURANT DE LUKE
[Rory et Dean sont à une table en train de manger leur petit déjeuner.]
RORY: Comment sont tes pancakes ?
DEAN: Bons.
RORY: Bons ou vraiment bons ?
DEAN: Bons.
RORY: Alors, pas vraiment bons ?
DEAN: Bien, vraiment bons.
RORY: Ok. Mais est-ce qu’ils ne sont pas supers ?
DEAN: Rory, euh, tu voudrais peut être échanger nos petits déjeuners ?
RORY: Tu veux dire, tes pancakes contre mes oeufs ?
DEAN: Yup.
RORY: Um, d’accord. Wow, tu es dingue, ces pancakes sont supers.
[Lorelai marche près de la fenêtre dehors.]
DEAN: Ça en fait douze.
RORY: Mm, deux de plus et elle entrera.
DEAN: Je ne sais pas. Elle fait des allers-retours dehors depuis 20 minutes et elle n’a toujours pas passé la porte.
RORY: Ouais, mais regarde à quelle distance elle se tient du restaurant.
DEAN: Pourquoi est-ce que nous ne lui amènerions pas quelque chose ?
RORY: Non. Elle et Luke sont fâchés depuis trop longtemps, elle doit faire quelque chose.
DEAN: Tu es cruelle.
RORY: Difficile amour, bébé. Oops, je crois qu’elle entre.
DEAN: Qu’est-ce que tu dis ?
RORY: Elle a reçu comme un poing en pleine face.
[Lorelai entre et s’assied.]
LORELAI: Ok, je l’ai fait, je suis entré.
RORY: Brave fille.
LORELAI: Ce n’était pas si dur. Ça a pris une seconde, mais si dur. Attends, pourquoi est-ce que tu manges déjà ?
RORY: Tu as mis une demie heure pour entrer.
LORELAI: Mais je suis là maintenant et hey, j’aime le fromage.
DEAN: Quoi ?
RORY: Elle va aller de mieux en mieux avec le temps.
DEAN: Ah.
RORY: Désolée gouda, nous allons à l’école.
LORELAI: Mais –
RORY: Commande le petit déjeuner et je te laisserai le journal.
LORELAI: Non, mais –
RORY: A ce soir.
LORELAI: Dean, ne me laisse pas.
RORY: Tu vas y arriver. Tu vas y arriver.
[Rory et Dean s’en vont; Lorelai se dirige vers Luke au comptoir.]
LORELAI: Hey.
LUKE: Salut.
LORELAI: Oh, une bonne sélection de beignets ce matin, vraiment. Belles formes, belles couleurs, belle qualité, belles . . . Eh bien, alors les choix sont là. Il en y en un pour chacune des mes humeurs. Parsemé ou chocolaté ou nappé, au sirop d’érable ou à la pomme ou, levé. Un petit verset sur les beignets. Peu importe. Puis-je avoir un chocolat et un parsemé s’il te plait ?
LUKE: D’accord.
LORELAI: Alors, ça va aller entre nous maintenant, huh ?
LUKE: Je n’ai aucune idée de ce dont tu parles.
LORELAI: Tu aussi froid qu’un Mr. Freeze avec moi.
LUKE: Je ne suis pas aussi froid qu’un Mr. Freeze.
LORELAI: S’il te plait. Je vais avoir besoin de chaînes à neige pour sortir d’ici.
LUKE: Je suppose que tu veux du café avec tes beignets.
LORELAI: Pardon, Luke. C’était une mauvaise soirée. J’ai complètement pété les plombs. J’ai dit des choses . . . est-ce que tu as lu mon mot ? Je t’ai écrit un mot.
LUKE: J’ai eu ton mot.
LORELAI: Tu as eu mon mot. Est-ce que tu as lu mon mot ?
LUKE: J’ai lu ton mot.
LORELAI: Et ?
LUKE: C’était très bien écrit.
LORELAI: C’est vrai ?
LUKE: J’ai aussi apprécié le Garfield immobile. C’était un chat marrant.
LORELAI: Je t’ai dit que j’étais désolée, Luke.
LUKE: Oui, je sais.
LORELAI: J’ai dû te le dire un million de fois.
LUKE: Tu l’as dit quatre fois, mais je comprends que tu l’embellisses pour des effets dramatiques.
LORELAI: Arrête.
LUKE: Arrête quoi ?
LORELAI: Oh, arrête de parler comme un robot. Si tu es en colère, réagis juste comme ci tu étais en colère contre moi.
LUKE: Je ne suis pas fâché contre toi.
LORELAI: Tu es vraiment, vraiment injuste. Rory était à l’hôpital.
LUKE: Lorelai, qu’est-ce que tu veux que je fasse ? Je ne suis pas en colère, je n’ai pas de rancune, j’écoute ton apologie, je trouve que je suis poli, j’ai écouté ton truc sur les beignets, je t’ai fait un café. Qu’est-ce qui te rendrait heureuse ?
LORELAI: Je veux que Luke revienne.
LUKE: Il est juste là.
LORELAI: Non, ce n’est pas lui.
[Lorelai sort du restaurant.]
DANS L’AUDITORIUM DE CHILTON
[Paris est sur scène s’adressant à une foule d’élèves.]
PARIS: Meilleurs fontaines, casiers modernes, toilettes clairement désignés ‘filles’ et ‘garçons’, des changements de menus non quotidiens et sans gluten à la cafétéria, une plus grande voix pour la répartition du budget des fonds de charité de notre institution et – parce que c’est la vôtre et la mienne. Rappelez vous tous que si Chilton s’élève, nous nous élevons. C’est mieux pour vous, vous devez vous impliqués, vous devez vous en préoccuper. Ce n’est pas assez de signer une pétition pour avoir une machine Petite Debbie installée dans le couloir des terminales. Des gâteaux ne changeront pas le monde. Les gâteaux fourrés à la crème ne décideront pas de notre héritage. Comment les futures générations de Chilton se souviendront de la classe de 2003 ? John F. Kennedy a dit une fois, ne demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays. Ces mots éloquents sont aussi pertinents ici tout de suite que demain dans le hall. Que ferez-vous, pour l’avenir de Chilton, de l’Amérique, du monde, que ferez-vous pour l’école ? Je vais vous demander ce que vous allez faire. Votez pour moi, Paris Gellar, pour la présidente des élèves, et laissez moi commencer demain pour vous aujourd’hui. Merci.
MME. O’MALLEY: Mesdemoiselles et Messieurs, j’aimerais remercier Reese McGinly, Schatzi Leason et Paris Gellar, vos candidats pour le poste de président de l’année prochaine. Les élections se tiendront ce Jeudi. Bonne chance à vous tous. Ceci conclut l’assemblée d’aujourd’hui. Je vous remercie tous.
[Alors que les gens sortent de l’auditorium, Paris va vers Rory, qui est en train d’écrire un cahier.]
PARIS: Hey.
RORY: Hey.
PARIS: Est-ce que tu as pris le commentaire sur la Petite Debbie ?
RORY: Uh huh.
PARIS: Tout ? La crème, les gâteaux ?
RORY: Chaque bouchée délicieuse.
PARIS: Bien, bien. Alors, qu’est-ce que tu en penses ?
RORY: Je pense que ça s’est bien passé.
PARIS: Bien, mieux que Reese et Schatzi ?
RORY: Bien, aussi bien qu’eux.
PARIS: Bon, comment est-ce que tu as orienté l’article ?
RORY: Eh bien, tu devrais attendre et le lire dans le Franklin comme tous les autres.
PARIS: Bien, écris ce que tu veux.
RORY: D’accord.
PARIS: Je m’assurerai que tu mentionnes ce Schatzi en train d’attirer l’attention avec le truc de Sharon Stone/Basic Instinct parce que c’était une tentative facile de distraire tous les élèves de mon programme de recyclage obligatoire.
RORY: Pars, Randolph.
[Madeline et Paris entrent dans l’auditorium.]
MADELINE: Nous l’avons !
PARIS: [Elle va vers elles.] Vous l’avez ? Bon, allez, dites-moi.
LOUISE: Ok, 150 élèves ont votés.
MADELINE: Une section complètement croisée.
LOUISE: Nous avons dit aux gens que nous ne devrions jamais être obligés de rester à l’écart.
MADELINE: Rien que leurs coiffures avaient prouvé que les frères Fratelli n’étaient pas dans le truc.
PARIS: Pardon, est-ce que je me suis déjà trompée sur une personne ?
MADELINE: Ok, désolée. D’accord, alors nous avons additionné les votes.
PARIS: Tu les as additionné ?
MADELINE: Elle les a additionné.
PARIS: Bien, continue.
MADELINE: Ok, on a demandé lequel des trois candidats est le mieux qualifié pour ce poste de président, 90% ont dit toi.
PARIS: Vraiment ?
LOUISE: Et quand on a demandé qui des trois candidats serait le président le plus compétent, la réponse a encore été toi d’une façon accablante.
PARIS: Alors c’est bon pour moi.
MADELINE: Pas tout à fait.
PARIS: Comment ça pas tout à fait ? La plus compétente, qu’est-ce qu’il y a d’autre ?
LOUISE: Ben, nous les avons aussi interrogé sur le côté sympa.
PARIS: Et ?
MADELINE: Et bien que les gens trouvent que tu es intelligente . . .
PARIS: Et compétente.
LOUISE: Et compétente, ils te trouvent aussi, ben, un chouïa . . .
MADELINE: Effrayante.
LOUISE: Quelqu’un a trouvé que c’est comme si tu portais un masque d’Halloween.
PARIS: Bien, ils ne m’aiment pas. Ce n’est pas un gros problème, non ? Je suis toujours la plus compétente.
LOUISE: Oui, mais quand on a demandé si le problème de ta sympathie pouvait affecter leur choix, presque 100% ont répondu oui.
PARIS: C’est dingue. Vous voulez dire que les gens voteraient plutôt pour un crétin qu’ils aimeraient tous mais qui ne serait pas capable de bien faire le travail ?
LOUISE: Triste, mais vrai.
PARIS: Bon, qu’est-ce que je fais ?
MADELINE: Tu peux espérer un scandale sexuel ?
PARIS: Louise ?
LOUISE: Oh, je ne suis pas dedans.
[Louise et Madeline partent. Paris retourne vers Rory.]
PARIS: Hey.
RORY: Demain comme tous les autres.
PARIS: Alors, je me creuse la tête depuis des semaines pour essayer de trouver qui sera ma vice-présidente, tu sais ? Qui serait le yin à mon yang, Joël à mon Ethan, Damon à mon Affleck, et puis soudain, ça m’a secoué – la personne parfaite.
RORY: Qui ?
PARIS: Toi.
RORY: Quoi ?
PARIS: C’est du génie. Nous pourrions l’annoncer demain dans le Franklin, Gellar et Gilmore. Nous avons déjà la lettre G en commun. Ne jamais sous-estimer le pouvoir d’une allitération, mon amie.
RORY: Je ne veux pas être vice-présidence.
PARIS: Oh, allez. Toutes les petites filles veulent être vice-présidente.
RORY: Pas moi.
PARIS: Mais tu le dois. C’est le seul moyen. S’il te plait ? Je t’en supplie.
RORY: Paris.
PARIS: Ils me détestent, ok ?
RORY: Qui te déteste ?
PARIS: Tout le monde. Tout le monde dans toute l’école me déteste. Oh, ouais, ils pensent que je suis la meilleure pour le poste, mais ils ne veulent pas aller au centre commercial avec moi alors ils ne voteront pas pour moi et ce qui veut dire que je perdrai.
RORY: Eh bien, comme est-ce que le fait que j’entre en jeu changerait quoi que ce soit ?
PARIS: Parce que les gens trouvent que tu es sympa. Tu es calme, tu dis excusez moi, on dirait que des petits oiseaux t’aident à t’habiller le matin. Personne n’a peur de toi.
RORY: Hey, je ne m’habille plus avec l’aide d’un oiseau depuis l’âge de 2 ans.
PARIS: Tu vas adoucir mon image.
RORY: Tu délires.
PARIS: S’il te plait !
RORY: Non, je ne veux pas faire de politique. Je veux juste écrire sur la politique.
PARIS: Tu n’auras rien à faire. Je ferai tout le travail et je ferai les discours. Tu auras juste à t’asseoir et à être sympa.
RORY: Non.
PARIS: Mais –
RORY: Salut.
PARIS: Harvard adore ce genre de conneries. Etre vice-présidente c’est une des choses les mieux à mettre en tête sur la liste des centaines d’élèves ayant eu des centaines de A plus qui demanderont la même place que toi. Réfléchis-y. Tu dis non, puis vient le jour où la lettre d’Harvard arrive. Ils t’ont refusé. Profite de l’Etat du Connecticut, ça craint. Dis moi que tu ne vas pas y réfléchir, et si je me présentais avec Paris ? Et si c’est la seule chose qui puisse m’assurer une place dans les murs d’une université de prestige ?
RORY: Bien.
PARIS: Oui ! D’accord.
RORY: Je suppose que l’idée d’être sympa avec les gens ne t’as jamais effleuré l’esprit, n’est-ce pas ?
PARIS: Bon, c’est exactement pour ça que j’ai besoin de toi, Rebecca de la Ferme Sunnybrook pour le nouveau millénaire. Hey, fais des nattes demain avec des noeuds. Je veux dire, ça fera vendre ma sœur !
DANS LE CABINET DU MEDECIN
[Rory est assise sur la table d’examen alors que Lorelai est debout près d’elle.]
LORELAI: Alors, comme tu te sens ?
RORY: Super.
LORELAI: Pas du tout triste ?
RORY: De retrouver mon bras ? Non.
LORELAI: Vraiment ? Parce que je commençais à avoir l’habitude de voir Plâtry. Je veux dire, nous l’avons décoré, nous lui avons parlé, nous l’avons protégé pour pas qu’il ne soit mouillé sous la douche.
RORY: Ok, il va falloir que je t’aide à ne plus t’attacher aux objets inanimés.
LORELAI: Plâtry, personne ne te comprend comme je te comprends. Quoi ? Non, je ne sais pas si Mr Bandage te l’a dit. Ugh, je lui en parlerai quand nous rentrerons à la maison.
[Le médecin entre dans la pièce.]
DR. SUE: Comment vas-tu ?
RORY: Dr. Sue, Dieu merci.
DR. SUE: Ok. Alors, Rory, enlevons-le de ton bras, huh ? Qu’est-ce que tu as dit ?
RORY: Pas un mot.
CHRISTOPHER: [Du couloir.] Celle-ci là ? Attendez, laquelle ? Hey, vous êtes dans la blanche, allez, faites-moi voir avec votre doigt.
RORY: Papa ?
LORELAI: Christopher ? [Il pousse la porte.]
CHRISTOPHER: Aha, vous êtes là. Est-ce que tu l’as toujours ?
LORELAI: Qu’est-ce que tu fais là ?
CHRISTOPHER: Oh, super, je ne l’ai pas manqué. Hey, docteur, je suis son père.
DR. SUE: Hey, enchanté, Papa.
LORELAI: Je n’arrive pas à croire que tu sois là.
CHRISTOPHER: Pourquoi ? Je te l’avais dit la semaine dernière que je voulais venir pour la grande révélation.
LORELAI: Je sais, mais je ne pensais pas que tu conduirais depuis Boston encore. Tu étais là, il n’y a pas longtemps.
CHRISTOPHER: Tu deviens accro à moi ?
LORELAI: Franchement, oui.
DR. SUE: Ok, est-ce que tout le monde est là maintenant ?
RORY: Je crois que oui.
DR. SUE: Ok, alors allons-y.
CHRISTOPHER: Super, et Docteur, si c’est possible, nous aimerions garder le bras.
DR. SUE: Oh, je ferai de mon mieux.
SUR LE TROTTOIR
[Lorelai, Rory, et Christopher marchent dans la rue.]
CHRISTOPHER: Alors où on va ensuite ?
RORY: Um, en fait, je dois rentrer à la maison. Je dois revoir ma campagne de programme électoral.
CHRISTOPHER: Programme électoral ?
LORELAI: Oui, notre petite Hilary Clinton est en course pour faire partie de la tribu du président.
CHRISTOPHER: Wow.
RORY: Les élections sont Vendredi, mais je peux dire honnêtement que je suis vraiment déchirée sur le chemin que je veux prendre.
LORELAI: J’ai passé 4 heures à faire des photos de boutons. Tu vas gagner.
RORY: Mais si je gagne alors je serai déléguée subordonnée la semaine prochaine. En plus, je devrai passer mon été à Washington pour le programme des qualités de chef des juniors, ce qui veut dire 6 semaines entières, Paris et moi ensemble dans une chambre.
CHRISTOPHER: Hey, et alors ? Je reviendrai Jeudi soir et je vous emmènerai, et puis nous entrerons à Chilton par effraction et nous falsifierons des votes.
RORY: Non, nous ne pouvons pas.
LORELAI: Le dîner de répétition de Sookie est Jeudi.
CHRISTOPHER: Oh bon, je suppose que tu devras juste dire ta vérité dans un système démocratique. Bonne chance pour ça.
LORELAI: Mais si tu es dans le coin Jeudi soir, tu peux venir avec nous au dîner.
CHRISTOPHER: Mais c’est le dîner de répétition de Sookie.
LORELAI: Oh, elle voudra bien que tu viennes. Elle a cuisiné pour une centaine de personnes. Ce sera marrant.
RORY: Ouais, j’amène Dean.
LORELAI: Je veux dire, si tu ne peux pas, alors . . .
CHRISTOPHER: Quelle heure ?
LORELAI: 19 H 30
CHRISTOPHER: J’y serai.
LORELAI: C’est génial. Je lui dirai.
CHEZ SOOKIE
[La maison est remplie de personnes pour le dîner de répétition. Kirk commence à taper sur son verre.]
MISS PATTY: Ooh, ooh, un toast, tout le monde, un toast !
KIRK: Mesdemoiselles, Messieurs, chers invités. Qui possède la Volvo argent parce cette personne me bloque ?
MISS PATTY: Eh bien, c’est mieux que le toast qu’il a fait au mariage Ubromowitz.
CHRISTOPHER: Combien de temps avant que je bouge la voiture ?
LORELAI: Hm, donne lui 10 autres minutes.
KIRK: Alors, je dois partir. Ma mère m’attend. Ce n’est pas drôle !
[Jackson va voir Sookie dans la cuisine.]
JACKSON: Nous devons parler.
SOOKIE: Quel est le problème ?
JACKSON: Euh, la chambre, s’il te plait.
SOOKIE: Chéri, je fais fondre du chocolat là.
JACKSON: Oh, le chocolat peut attendre. Mon père m’a pris à part et il m’a remis ça. [Il sort un kilt.]
SOOKIE: Il t’a remis une jupe.
JACKSON: Oh, ce n’est pas une jupe, c’est un kilt.
SOOKIE: Oh. Pourquoi est-ce qu’il t’a remis ça ?
JACKSON: Il me l’a donné pour le porter le jour du mariage.
SOOKIE: Non.
JACKSON: Oh, si. Il l’a porté le jour de son mariage, mon grand père le portait le jour de son mariage. Apparemment, c’est une tradition de longue date qui fait que les hommes de ma famille s’habillaient léger le grand jour.
SOOKIE: Eh bien, chéri, si ça veut dire beaucoup pour lui.
JACKSON: Est-ce que tu es folle ?
SOOKIE: Eh bien, c’est ton père.
JACKSON: Tu ne vas pas me laisser porter un caleçon en public et me laisser me marier avec toi comme ça ?
SOOKIE: Bon, qu’est-ce que tu vas faire ?
JACKSON: Je porterai un pantalon. S’il n’aime pas ça, il n’aura qu’à pas venir.
SOOKIE: Il doit venir, c’est le témoin.
JACKSON: Dommage ! [Il s’en va.]
SOOKIE: [Elle le suit.] Jackson, allez. Le caleçon c’est différent. Ils trouveront ça marrant !
CHRISTOPHER: Ok, j’ai besoin de prendre l’air. Attrape la bouteille.
LORELAI: Autoritaire, j’adore ça.
A L’EXTERIEUR
[Lorelai et Christopher sortent et s’asseyent sous le porche.]
CHRISTOPHER: Wow. J’espère que le second acte sera aussi bien que le premier.
LORELAI: Oh, bon, c’est un mariage. Les choses sont censées être horribles.
CHRISTOPHER: Quand Jackson est sorti en portant ce kilt – mince, j’ai ressenti de la compassion.
LORELAI: Je sais, moi aussi.
CHRISTOPHER: Arrête, j’ai vu la tête que tu faisais.
LORELAI: Quoi ? Quelle tête je faisais ?
CHRISTOPHER: Celle où tu comptais combien de références Brigadoon tu pourrais trouver pour le torturer là dessus plus tard.
LORELAI: Comment oses-tu m’accuser ! Je faisais cette tête parce que je me rappelais que je devais appeler Gloria Alred quand nous rentrerons à la maison.
CHRISTOPHER: Combien de références ?
LORELAI: Aucune.
CHRISTOPHER: Combien ?
LORELAI: Douze, en comptant quelques trucs de Je Rentrerai Chez Moi avec Bonnie Jean.
CHRISTOPHER: Bon, je t’en supplie, prends plein de photos de ce mariage parce que j’ai le sentiment que ce va être un grand classique.
LORELAI: Tu sais, si tu es encore là ce jour-là, tu pourras venir avec nous et . . . merci . . . pour voir tous les feux d’artifices toi-même.
CHRISTOPHER: Ok.
LORELAI: Ok ?
CHRISTOPHER: Ouais.
LORELAI: Juste comme ça, ok ?
CHRISTOPHER: Bon, si ça ne dérange pas Sookie.
LORELAI: Qu’est-ce qu’il t’arrive ?
CHRISTOPHER: Qu’est-ce que tu veux dire ?
LORELAI: Je veux dire, monsieur ‘soudain je suis partout’. Comment ça se fait que tu es d’accord pour venir au mariage ?
CHRISTOPHER: Parce que je peux.
LORELAI: Tu ne devrais pas vérifier ton agenda ?
CHRISTOPHER: C’est un samedi.
LORELAI: Tu ne devrais pas voir avec Sherry ? Chris, qu’est-ce qu’il y a ?
CHRISTOPHER: Rien. Sherry n’est pas là.
LORELAI: Oh.
CHRISTOPHER: Et même si elle était là, je crois que ça ne la dérangerait pas que je vienne.
LORELAI: Parce que c’est la poulette la plus cool au monde ?
CHRISTOPHER: Parce que ça ne va pas trop bien entre nous en ce moment.
LORELAI: Oh, non.
CHRISTOPHER: Elle avait ce gros voyage d’affaires organisé et avant qu’elle parte, nous nous sommes disputés.
LORELAI: Mince.
CHRISTOPHER: Ouais. Nous avons essayé de trouver des réponses mais nous n’avons rien trouvé, alors elle est partie et nous nous avons décidé de prendre du temps pour réfléchir.
LORELAI: Qu’est-ce que tu en penses ?
CHRISTOPHER: Je pense que je devrais trouver un appartement.
LORELAI: Wow, hum, c’est vraiment bizarre. La dernière fois que je vous ai vu vous étiez . . . ben, écoeurants, en fait.
CHRISTOPHER: Crois moi, nous nous sommes rendus malade nous-même certaines fois.
LORELAI: Je ne sais pas quoi dire.
CHRISTOPHER: Non, il n’y a rien à dire. Ce n’est la faute de personne. C’est comme ça.
LORELAI: Tu vas bien ?
CHRISTOPHER: Ouais, ça va. Merci.
LORELAI: Bon, alors, c’est décidé. Tu viendras avec moi au mariage de Sookie et tu t’assureras que je m’arrête à une ou deux références Brigadoon pour intimider Jackson qui s’en prendrait à moi avec une cornemuse.
CHRISTOPHER: Ce sera un plaisir.
CHEZ LORELAI
[Le lendemain matin, Rory est assise dans le salon quand Lorelai descend les escaliers.]
LORELAI: Oh mon Dieu.
RORY: Hey Maman ?
LORELAI: Oui, mon ange ?
RORY: Est-ce que par hasard tu saurais où sont les dragées que j’ai emballées pour la table 5 ?
LORELAI: Non.
RORY: Parce qu’elles étaient là hier soir avant le dîner de Sookie.
LORELAI: Vraiment ? Bizarre ?
RORY: Ouais. Et ce matin, j’ai trouvé du tulle dans l’escalier menant à ta chambre.
LORELAI: Hmm. Des fantômes ?
RORY: Ça m’a pris 6 heures pour faire ces ballots de dragées, Mère.
LORELAI: Bon, vois si tu peux battre ton record la prochaine fois.
RORY: Alors tu es partie tard de chez Sookie ?
LORELAI: Ouais, je suis resté pour l’aider à ranger un peu. Hey, devine quoi ?
RORY: Quoi ?
LORELAI: Je sais quelque chose que tu ne sais pas.
RORY: Quoi ?
LORELAI: Ok, souviens toi, c’est vraiment dur de divulguer des commérages, à moins que ce soit vrai ou que ce soit trop bien pour le dire à tout le monde, que tu les connaisses ou pas.
RORY: Je vois, qu’est-ce que c’est ?
LORELAI: Bon – [Le téléphone sonne.] Aw, si c’est ma conscience qui appelle, dis lui que je suis je suis assez prête, je l’avais entendu la première fois.
RORY: [Elle répond au téléphone.] Allô ?
PARIS: Qu’est-ce que ça fait d’être patron ? J’ai fait de mon mieux. J’ai perdu. Mr. Nixon a gagné. Le procédé démocratique a fait sa volonté, alors maintenant avançons pour la tâche urgente de l’unité de notre pays.
RORY: Qu’est-ce que c’est ?
PARIS: Le discours de l’octroi d’Hubert Humphrey. Maintenant, autre que la partie à propos de Nixon, les parties me semblent vraiment se souscrire là.
RORY: Paris.
PARIS: Hey, je ne vais pas le voler. Je vais le paraphraser et je lui donnerai du crédit.
RORY: Paris.
PARIS: Ce n’est pas que la personne qui aura vraiment gagné saura qui est Hubert Humphrey, mais hey, je parie qu’ils organiseront une journée sensationnelle de sèche des terminales.
RORY: Où es-tu ?
PARIS: Dans l’auditorium. Je voulais y être pour la dernière réunion et accueillir, leur donner le bon chemin avant qu’il n’aille dans la cabine.
RORY: Quitte cet endroit maintenant.
PARIS: Mais – .
RORY: les gens penseront que tu es malsaine et en général les gens sont effrayés par ça, alors voyons où je vais aller maintenant ?
PARIS: Je vais perdre.
RORY: Tu n’en sais rien.
PARIS: Si, je le sais. Parce que même si je gagne, je ne gagnerai que grâce à toi. Donc, dans tous les cas je perds.
RORY: Allez. Va prendre un café et détend toi. Tu mérites ce poste, je te le jure. Mets de côté le discours d’octroi.
PARIS: Hubert Humphrey ne devrait pas être considéré beaucoup plus sympa.
RORY: Je te verrai à l’école. [Elle raccroche.] Mon Dieu, elle veut vraiment gagné et moi pas du tout. Je me sens mal.
LORELAI: Aw, allez. Tu sais que tu vas gagner et que tu passeras tout l’été à Washington loin de moi.
RORY: S’il te plait, ne parle même pas de Washington. Ça me file mal au ventre.
LORELAI: Ce sera formidable.
RORY: Bien, alors toi et moi irons un jour.
LORELAI: Aw, imagine toi, en train d’essayer de ressembler à ta Maman en passant tes nuits à creuser un tunnel avec une cuillère.
RORY: Revenons au commérage.
LORELAI: Oh ouais. Ok. Alors, devine qui est en phase de rupture ?
RORY: Brad et Jen ?
LORELAI: Mords-toi la langue.
RORY: Je ne sais pas.
LORELAI: Sherry et ton père.
RORY: Non.
LORELAI: Si.
RORY: Papa te l’a dit ?
LORELAI: Hier soir.
RORY: Wow. Mais ils étaient tellement proches.
LORELAI: Je sais, eh bien maintenant ils ne le sont plus.
RORY: Bon, est-ce qu’il – oh, regarde toi.
LORELAI: Quoi ?
RORY: Tu jubiles complètement.
LORELAI: Je ne jubile pas.
RORY: Alors pourquoi tu souries ?
LORELAI: Je ne sourie pas. J’ai eu un petit frisson.
RORY: Tu souries.
LORELAI: Oh, regarde, s’il rompait complètement alors je serais triste, mais si ce n’était pas le cas, alors ha ha.
RORY: Quatrième échelon vers l’enfer, première partie.
LORELAI: Eh bien, au moins je n’aurai pas froid aux pieds.
[Lorelai sort quelque chose de sa poche et le met dans sa bouche.]
RORY: Où as-tu eu ça ?
LORELAI: Quoi ?
RORY: Ça. Les dragées que tu sors de ton haut de pyjama et que tu as mangées – où est-ce que tu les as eues ?
LORELAI: Hm, le Père Noël.
A L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Michel retire sa veste et va vers Lorelai près du bureau de réception.]
MICHEL: D’accord, les déménageurs pour le piano seront là à 8 heures et les chaises seront mises à 9 heures. Toutes les chambres ont été faîtes et sont prêtes. Maintenant je dois rentrer chez moi à moins que vous préféreriez que je reste.
LORELAI: En fait, je voudrais bien, merci.
MICHEL: Non, pardon, je crois que ça ne va pas. Je vais rentrer chez moi à moins que vous préféreriez que je reste.
LORELAI: Je préférerais vraiment que vous restiez. Merci de le proposer.
MICHEL: Ok, voyons, encore une fois, mon Anglais n’est pas très bon. Je vais rentrer chez moi maintenant, après avoir travailler 6 heures supplémentaires alors que je n’ai pas l’habitude de travailler et d’exécuter des tâches que je méprise et dont j’ai honte, et maintenant je rentre chez moi pour me débarrasser de la puanteur de cette horrible journée, voilà, à moins que pour une raison misérable inconnue, vous ayez besoin que je reste.
LORELAI: Eh bien, franchement –.
MICHEL: Au revoir. [Il part.]
LORELAI: Hey, puis-je attraper mon sac ? Je vais aller dans le fond et me changer.
L’EMPLOYEE: [Lui tend le sac.] Bien sûr.
LORELAI: Merci.
SOOKIE: Hey, je suis aller chercher des jonquilles en sucre pour le niveau du haut. Laisse moi te dire, elles sont supers. Je me suis surpassée cette fois-ci.
LORELAI: Qu’est-ce que tu fais encore là ?
SOOKIE: Je voulais juste que tu revérifies tout pour demain. Ne n’inquiète pas, je suis prête, tout va bien. Maintenant je vais droit au lit.
LORELAI: Ta dernière nuit en célibataire.
SOOKIE: Yup.
LORELAI: Tu vas toujours aussi bien.
SOOKIE: Je me sens toujours bien.
LORELAI: C’est ce que je pensais. A partir de demain, tu vas commencer à mettre des crèmes de beauté et arrêter de te raser les jambes.
SOOKIE: C’est exact parce que j’ai déjà un homme.
LORELAI: Va dormir.
SOOKIE: Ok, à demain ?
LORELAI: A demain.
A L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Plus tard ce soir-là, Lorelai est en train de décorer le couloir quand Christopher descend les marches.]
CHRISTOPHER: Bon, regarde qui a enfermé Martha Stewart dans un sous-sol. Est-ce que tu as fait tout ça ?
LORELAI: Ouais, je l’ai fait. Qu’est-ce que tu en penses ?
CHRISTOPHER: C’est super.
LORELAI: Bien. Qu’est-ce que tu fais de beau ?
CHRISTOPHER: Je ne peux pas dormir. J’ai flagorné la serveuse jusqu’à ce qu’elle me laisse compter jusqu’à environ 10 000 pastilles de menthe et puis j’ai fini par tous les manger.
LORELAI: Ça t’aura bien nourri. Oh mon Dieu, je suis tellement épuisée.
CHRISTOPHER: Besoin d’aide ?
[Ils s’asseyent sur le canapé.]
LORELAI: Non, j’ai presque fini. Je vais me lever tout de suite et je vais retourner travailler, non ?
CHRISTOPHER: Si.
LORELAI: Oh, bon, parce que ce n’est pas l’heure de flemmarder. Je suis tellement contente pour Sookie. Je veux dire, c’est comme une vraie histoire d’amour, et j’ai vu tout se passer. Je veux dire, j’ai embauché Jackson. Je les ai vu se rencontrer. Je les ai vu avoir plusieurs drôles de conversations à propos des graines de moutarde. Je les ai vu tomber amoureux. J’ai tout vu. C’était un beau spectacle. Hi.
CHRISTOPHER: Hi.
[Ils s’embrassent.]
LORELAI: Qu’est-ce que c’était que ça ?
CHRISTOPHER: Je n’en ai aucune idée.
[Ils s’embrassent à nouveau.]
LORELAI: Chris.
CHRISTOPHER: Une fois de plus et j’aurai peut être une explication.
[Ils s’embrassent à nouveau.]
LORELAI: Ah, ce n’est pas arrivé.
CHRISTOPHER: J’espère que tu te trompes.
LORELAI: Mais c’est nous. Je veux dire, toi et moi, nous . . .
CHRISTOPHER: Jamais au même endroit en même temps.
LORELAI: Mais maintenant . . . [Ils s’embrassent.] J’ai la tête qui tourne.
CHRISTOPHER: C’est toutes ces plantes, trop d’oxygène.
LORELAI: Qu’est-ce que nous faisons maintenant ?
CHRISTOPHER: Tu sais, j’ai une chambre à l’étage.
LORELAI: Tu es si certain d’être chanceux ?
CHRISTOPHER: Je n’en ai jamais rêvé.
LORELAI: Aw, c’est bien.
CHRISTOPHER: Alors qu’est-ce que tu en dis ?
[Ils montent les escaliers.]
A L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Plus tard dans la nuit, Lorelai descend les escaliers et entre dans la cuisine. Sookie est en train de travailler sur son gâteau de mariage en robe de mariée avec le voile.]
LORELAI: Qu’est-ce que tu fais ?
SOOKIE: Des jonquilles. Je suis folle ? On ne met pas des jonquilles sur son gâteau de mariage. A quoi je pensais ?
LORELAI: Arrête ce que tu es en train de faire.
SOOKIE: Il est trop rose.
LORELAI: Chérie, il n’est pas trop rose.
SOOKIE: Le rose c’est pour les filles. Jackson n’est pas une fille. Je l’ai fait tout rose, c’est comme si je disais, ‘Hey, prends peur. Tu veux une phrase là-dessus ? Eh bien, ce sont le pouvoir des ovaires.’
LORELAI: Hey, whoa, chérie, hey ! Lâche ce sachet.
SOOKIE: Je ne peux pas, je dois le faire.
LORELAI: Sookie, lâche. Maintenant éloigne toi de tout ce qui est comestible. Hey, que s’est-il passé ?
SOOKIE: Je ne sais pas.
LORELAI: Quand je t’ai laissé, tu allais bien.
SOOKIE: Je sais. Et quand je suis rentré chez moi, j’allais bien. Et quand je suis allé au lit, j’allais bien. Et puis j’ai fait ce rêve où soudain ma robe était vraiment, vraiment courte derrière, tu sais ? Et je suis sorti de mon lit comme un ouragan et j’ai mis ma robe, et elle avait l’air bien. Mais ensuite j’ai paniqué– si je me souvenais que mon rêve était mauvais ? Et si ma robe n’était pas vraiment relevée ? Alors, j’ai mis le voile, alors je me suis souvenu des soufflés de saumon. Les soufflés de saumon ! D’accord, complètement mauvais, alors j’ai dû venir ici en panique et essayer de trouver une autre entrée, et puis je suis entrée et ces jonquilles étaient juste . . . il y a eu un bruit et c’est à ce moment-là que tu es entrée.
LORELAI: Chérie, tu es nerveuse. C’est naturel.
SOOKIE: Eh bien, je n’étais pas nerveuse jusqu’à ce soir.
LORELAI: Eh bien, c’est d’accord.
SOOKIE: J’ai peur.
LORELAI: Je sais.
SOOKIE: Je ne veux pas divorcer.
LORELAI: Je sais.
SOOKIE: Je ne veux pas me battre tout le temps et en finir jusqu’au bout.
LORELAI: Je sais.
SOOKIE: Je ne veux pas être une des ces femmes assises ensemble en train de faire des blagues sur leur deuxième mari. Je veux que ce soit le premier et le dernier.
LORELAI: Je sais.
SOOKIE: Je veux une garantie.
LORELAI: Sookie, ça va bien se passer.
SOOKIE: Je sais. Non, je ne sais pas. Ok, il faut que j’arrête cette obsession. Dis-moi quelque chose.
LORELAI: Comme quoi ?
SOOKIE: Je ne sais pas. Quelque chose. Dis-moi quelque chose qui me fasse penser à autre chose.
LORELAI: Je viens juste de coucher avec Christopher.
SOOKIE: Ça marche.
LORELAI: Ça vient d’arriver.
SOOKIE: Quand ?
LORELAI: Ce soir, dans sa chambre.
SOOKIE: Oh mon Dieu ! Est-ce que . . . ?
LORELAI: Oh, ouais.
SOOKIE: Wow, qu’est-ce que ça veut dire ?
LORELAI: Je ne sais pas.
SOOKIE: Je veux dire, est-ce que c’est une bonne chose ?
LORELAI: Je ne sais pas. Je crois que oui.
SOOKIE: Oh mon Dieu, est-ce que tu peux imaginer si toi et Christopher seriez ensemble après toutes ces années ?
LORELAI: Ok, tiens. Nous n’en avons même pas encore parlé.
SOOKIE: Ah, ooh mon Dieu ! Oh mon Dieu.
LORELAI: Je sais !
SOOKIE: Eh bien, quand est-ce que vous allez en parler ?
LORELAI: Probablement quand je retournerais en haut avec les casse-croûtes que je lui ai promis.
SOOKIE: Il t’attend ?
LORELAI: Oui.
SOOKIE: Ooh, tu vas y retourner.
LORELAI: Tu dois dormir un peu.
SOOKIE: Je veux entendre tous les détails demain.
LORELAI: Mm ok, je t’attraperai entre la marche nuptiale et le oui.
[Sookie commence à partir.]
LORELAI: Hey Sookie.
SOOKIE: Quoi ?
LORELAI: Tu es en robe de mariée.
SOOKIE: Oui.
LORELAI: Tu es belle.
[Lorelai s’approche et la serre dans ses bras.]
LORELAI: Maintenant va dormir un peu.
SOOKIE: Et toi va au lit.
A L’ETAGE
[Lorelai entre dans la chambre de Christopher avec une assiette de nourriture.]
LORELAI: Room service.
CHRISTOPHER: J’aime vraiment cet hôtel. Oh mon Dieu, c’est beau. Qu’est-ce que c’est ?
LORELAI: Je n’en ai aucune idée, mais si Sookie demande, Michel déteste
CHRISTOPHER: Alors, pourrions-nous éviter le sujet pour le moment ou juste rentrer dedans directement ?
LORELAI: Appelle moi Greg Louganis.
CHRISTOPHER: Greg. Ce qui vient d’arriver là – étonnant.
LORELAI: Je n’argumente pas.
CHRISTOPHER: Eh bien, est-ce que ça veut dire qu’il y a une chance pour une répétition de l’étonnant ?
LORELAI: Est-ce que ça veut dire tout de suite ou juste en général ?
CHRISTOPHER: Les deux. Commençons par en général.
LORELAI: Je ne sais pas, Chris. C’est bizarre, non ? Nous venons juste de trouver cette balance géante, je te vois plus souvent, tout va bien si bien entre nous en ce moment.
CHRISTOPHER: Je sais.
LORELAI: Et ce truc avec Sherry est tellement récent.
CHRISTOPHER: Je sais.
LORELAI: Et puis il faut penser à Rory. Je veux dire, nous n’allons pas tout changer autour d’elle. Pas à moins que . . .
CHRISTOPHER: Pas à moins que ce soit un changement plutôt permanent.
LORELAI: Ouais.
CHRISTOPHER: Et tu es assez sure que ça ne peut pas l’être ?
LORELAI: Non, je n’en pas si sure.
CHRISTOPHER: Le moment me parait être le bon, Lor.
LORELAI: Je le sais.
CHRISTOPHER: Peut être que tous ces trucs par lesquels nous sommes passés – c’est le voyage que nous avions besoin de faire pour en finir là.
LORELAI: Peut être.
CHRISTOPHER: Etre une famille – Maman, Papa, fille, Volvo.
LORELAI: Ugh, la Volvo devra partir.
CHRISTOPHER: C’est une bonne alliance.
LORELAI: Ouais, je suppose . . .
CHRISTOPHER: Quoi ?
LORELAI: Je suppose que nous ne saurons jamais jusqu’à quand essayer.
CHRISTOPHER: Alors, nous essayons ?
LORELAI: Ouais, nous essayons.
DANS LE RESTAURANT DE LUKE
[Kirk passe la porte.]
KIRK: Luke, j’ai seulement 10 minutes. En combien de temps il te faut pour me faire un sandwich jambon/seigle ?
LUKE: Je n’ai jamais chronométré, Kirk.
KIRK: Eh bien, tu crois que ça sera rapide ?
LUKE: Oui, Kirk. Tous les sandwiches, je crois que le jambon/seigle est un des plus rapides à assembler.
KIRK: Et un mélange rondelles de viande ? Même temps ?
LUKE: Peut être un peu plus long.
KIRK: Vrai ?
LUKE: Oui, je dois griller un burger alors que pour l’autre je mets juste le jambon dans le pain.
KIRK: Et si je demandais le jambon dans un pain de seigle grille ? Qu’est-ce qu’il y a quelque chose entre le mélange de rondelles et le non grillé ?
LUKE: Peut être.
KIRK: Plutôt le mélange ou plutôt le - .
LUKE: Kirk !
KIRK: Beurre de cacahuète et gelée à emporter.
LUKE: Ça arrive.
KIRK: Qu’est-ce que tu penses de ce costume ?
LUKE: Il est bien.
KIRK: Je l’ai mis pour le mariage de Sookie. J’ai lu un article dans le journal récemment qui dit que les mariages sont les endroits idéaux pour rencontrer des femmes.
LUKE: Bon, si c’était dans le journal, ça doit être vrai.
KIRK: Je l’espère parce que je suis tellement seul que pas même un animal de la planète ne pourrait l’être plus.
LUKE: Ton sandwich arrive. César, je vais à l’étage une minute.
DANS L’APPARTEMENT DE LUKE
[Luke passe la porte et trouve Jess à l’intérieur.]
LUKE: Hey.
JESS: Hey.
LUKE: Comment tu es entré ?
JESS: La porte é tait ouverte.
LUKE: Non, je veux dire, j’étais dans le restaurant. Je t’ai vu monter . . . tu sais quoi, oublie ça, je ne veux pas savoir. Alors, ton retour s’est bien passé ?
JESS: Bien.
LUKE: Ta maman ?
JESS: Bien.
LUKE: Tu as des ennuis ?
JESS: Nah.
LUKE: Bon sang alors qu’est-ce que tu fais ici, Jess ? Tu sais, je, euh, j’ai appelé six fois. Maintenant je ne m’attendais pas à ce que tu me rappelles alors nous pourrions nous asseoir sur le lit et regarder Sleepless in Seattle ensemble. Je m’attendais à ce que tu me rappelles, pour me dire que tu étais bien chez toi, me dire que personne ne t’avait agressé dans le bus, me dire que tu allais bien. Me dire . . . tu sais que, peu importe. Juste me parler de ce que tu voulais. J’ai du travail devant moi.
JESS: Je veux rentrer.
LUKE: Tu quoi ?
JESS: Je veux rentrer.
LUKE: Rentrer ici ?
JESS: Oui.
LUKE: Ici à Stars Hollow ?
JESS: Oui.
LUKE: Pour vivre dans l’appartement avec moi ?
JESS: Je t’ai déjà dit oui un million de fois.
LUKE: Tu sais quoi, c’est toi qui me le demandes alors tu ne vas pas devenir James Dean cette fois, d’accord ? Maintenant, une fois de plus, tu veux vraiment revenir ?
JESS: Oui.
LUKE: Pourquoi ?
JESS: Je juste, je . . . je veux juste revenir.
LUKE: Tu sais ce que les gens ont dit de moi quand je t’ai dit de venir vivre avec moi ? Ils ont dit que j’étais dingue, ils m’ont dit que j’étais insensé, ils m’ont dit de commencer à écrire des lettres à Jodie Foster – mais je les ai ignorés. J’étais tellement sûr que je savais ce que je devais faire et puis tu t’es montré et tu sais ce qu’il s’est passé ? Tu leur as prouvé que c’était vrai. J’étais dingue, et maintenant après que tout ça soit arrivé, après tout le chaos et les dégâts que tu as infligés, tu te tiens là sérieusement portant un T-shirt avec une photo d’une clope avec des mains qui me la tende, en train de me dire que tu veux revenir ?
JESS: Tu n’as pas encore emballé mes affaires.
LUKE: Euh, non, j’ai été un peu occupé.
JESS: Quand est-ce que tu comptais me les renvoyer ?
LUKE: Hey, est-ce que je porte un petit uniforme marron avec un badge UPS ?
JESS: Alors, qu’est-ce que tu en penses ?
LUKE: Les choses devront être différentes, Jess.
JESS: Je sais.
LUKE: Ok.
JESS: Ok ?
LUKE: Alors tu restes ?
JESS: Je reste.
LUKE: D’accord, alors. Reste. Je dois retourner dans les restaurant.
JESS: Je t’aiderai à fermer tout à l’heure, d’accord ?
LUKE: Bien sûr. Elle n’est pas chez elle.
JESS: Qui ?
LUKE: Elle est au mariage de Sookie avec Dean, ils sont toujours ensemble. Ils ont l’air d’avoir surpassé tout l’incident de la voiture. Ils vont vraiment bien, Dean et Rory.
JESS: Bien.
LUKE : Laisse là, Jess. Elle a un petit ami. Laisse tomber.
JESS: Je ne sais pas de quoi tu parles. Je sors juste pour me promener.
LUKE: Tu as entendu ce que j’ai dit ?
JESS: Ouais, j’ai entendu ce que tu as dit.
A L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Avant le mariage, les gens se mélangent dans le jardin.]
MICHEL: Le placard à linge troisième porte à droite.
[Rory regarde Babette et Patty chantant au piano.]
DEAN: Hey toi.
RORY: Hey. Tu es superbe.
DEAN: Merci. Tu es belle.
RORY: Merci.
DEAN: Alors, euh, combien de cocktails ont causé ça?
RORY: Oh, elles n’ont pas encore pris de cocktails.
DEAN: Vraiment ?
RORY: Oh ouais. Quand elles commenceront à prendre de cocktails, nous serons obligées de te cacher.
DEAN: J’attends ça avec impatience. [Son téléphone portable sonne.] Huh, je ne sais pas qui peut appeler maintenant. Allô ?
PARIS: Dean ?
DEAN: Qui est-ce ?
PARIS: C’est Paris. Je dois parler à Rory.
DEAN: Uh, d’accord, tiens. [Elle tend le téléphone à Rory.] C’est Paris.
RORY: Quoi ? [Au téléphone.] Allô ?
PARIS: Nous avons le groupe !
RORY: Quoi ?
PARIS: Nous avons le groupe ! Je savais que nous avions ficelé la plupart des clubs, mais le groupe – ils tenaient la bonne carte parce qu’ils croient en moi, si j’ai réellement effrayé quelqu’un, c’étaient ces ringards bohèmes avec un tuba autour du cou.
RORY: Paris, comment est-ce que tu as eu ce numéro ?
PARIS: Oh, relax. Je ne t’appellerai plus sur le précieux téléphone du Prince William. Je voulais juste te dire que nous avons réussi, nous y sommes, bienvenue dans le spectacle. [Elle raccroche.]
RORY: Je crois que nous avons gagné.
DEAN: Wow. Uh, c’est génial.
RORY: Ouais.
DEAN: Alors je suppose que tu vas passer tout l’été à Washington.
RORY: Oh, rien n’est encore décidé, un peu de recherche et je trouverai quelque chose.
DEAN: Bien.
LORELAI: Hey.
RORY: Hey.
LORELAI: Tu sais ce qui est vraiment génial dans le fait d’être un adulte ? Ça. [Elle lève un verre en l’air.]
RORY: Eh bien, merci pour la leçon de vie.
LORELAI: De rien. Dean, tu es joliment débarbouillé.
DEAN: Euh, merci.
LORELAI: Tu sais, nous allons devoir te cacher de Patty et de Babette dés qu’elles auront tapé dans la gnôle.
RORY: Je lui ai déjà dit.
LORELAI: Ok, bon, je dois vérifier des choses. A plus les gars.
RORY: Bye.
[Lorelai se tourne et marche vers le porche. Christopher marche vers elle.]
LORELAI: Arrête ça.
CHRISTOPHER: Arrête ça ?
LORELAI: Arrête de me regarder comme ça ou bien tout le monde ici va penser que nous l’avons fait. [Ils s’embrassent.] Là, ça va leur donner une piste.
CHRISTOPHER: Alors, ce matin tu t’es levé et tu as regretté la nuit passée ?
LORELAI: Non.
CHRISTOPHER: Embarrassée à propos de la nuit dernière ?
LORELAI: Non.
CHRISTOPHER: Empressée et désireuse de refaire la nuit dernière ?
[Lorelai voit ses parents et marchent vers eux.]
LORELAI: Ah, Maman, Papa, salut.
CHRISTOPHER: Richard, Emily.
RICHARD: Eh bien, bonjour Christopher. Quelle agréable surprise.
LORELAI: Vous êtes venus.
EMILY: Bien sûr que nous sommes venus, nous étions invités. Bonjour Christopher. Je veux dire, pourquoi pensais-tu que nous ne viendrions pas ?
LORELAI: Je pensais que vous pensiez que l’invitation était grotesque.
EMILY: Elle était grotesque. Malgré tout, ça aurait été également grotesque pour nous de ne pas être présents au mariage quand nous en sommes parfaitement capables, alors nous sommes venus.
LORELAI: Je vois. Est-ce que vous allez rester suffisamment longtemps pour boire quelque chose ?
EMILY: Oui, ce serait sympa.
CHRSTOPHER: Je vais aller les chercher.
EMILY: Champagne, s’il te plait.
CHRISTOPHER: Je dois en prendre deux ?
LORELAI: Absolument.
RICHARD: Je crois que je vais me joindre à vous, voyez quelle sorte de scotch ils servent ici.
CHRISTOPHER: Quand je reviendrai, tu devras répondre à ma dernière question.
[Christopher et Richard s’en vont.]
EMILY: Qu’est-ce que Christopher fait donc ici ?
LORELAI: Hum, eh bien, il rend visite à sa fille.
EMILY: C’est très gentil.
LORELAI: Ouais. En fait, il rend visite à sa fille un peu plus souvent en ce moment.
EMILY: Vraiment ?
LORELAI: Oui. En fait, Maman, tu devrais voir un peu plus Christopher à partir de maintenant.
EMILY: Parce qu’il va rendre visite à sa fille ?
LORELAI: Oui, il va rendre visite à sa fille.
EMILY: Eh bien, je serai damnée.
SUR LA PROMENADE
[Christopher et Rory marchent le long d’une allée.]
CHRISTOPHER: Alors je suppose que ta mère t’a parlé de moi ?
RORY: Elle me parle tout le temps, fréquemment quand je commence à ne plus lui parler.
CHRISTOPHER: Et elle t’a dit que nous avions discuté ?
RORY: Elle a mentionné quelque chose sur toi, oui.
CHRISTOPHER: Et qu’est-ce que tu penses de tout ça ?
RORY: Je ne sais pas. Quelles sont exactement tes intentions ?
CHRISTOPHER: Pardon ?
RORY: Tes intentions – sont-elles honorables ?
CHRISTOPHER: Complètement honorables.
RORY: Ouais ? Parce que nous avons attendu vraiment longtemps et nous avons pris un rendez-vous extrêmement difficile. Je veux dire, un dégât matériel est souvent impliqué.
CHRISTOPHER: Bon, je ferais mieux de poursuivre jusqu’au bout, huh ?
RORY: Je crois que c’est une excellente idée.
CHRISTOPHER: Viens là, toi. [Il la serre dans ses bras, son portable sonne.] Ça marche.
RORY: Un samedi ?
CHRISTOPHER: Hey mademoiselle, j’ai beaucoup de responsabilité maintenant, ok ?
RORY: Ok.
CHRISTOPHER: Je reviens tout de suite.
[Christopher s’en va. Rory voit Jess et va vers lui.]
RORY: Qu’est-ce que tu fais là ?
JESS: Bonjour à toi aussi.
RORY: Est-ce que tout va bien ?
JESS: Tu es jolie.
RORY: Merci. Qu’est-ce que tu fais là ?
JESS: Je suis de retour.
RORY: Quoi ?
JESS: Je suis de retour.
RORY: Mais – quoi – pourquoi ?
JESS: C’est ce que je voulais.
[Rory l’embrasse.]
RORY: Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu !
JESS: Rory.
RORY: Ne dis pas un mot !
JESS: D’accord.
RORY: Je dois partir. [Elle s’en va en courant.] Oh, bienvenue chez toi !
SUR LE PONT
[Lorelai se tient debout sur le pont quand Christopher va vers elle.]
CHRISTOPHER: Lor !
LORELAI: Ah, hey ici. Nous allons commencer d’une minute à l’autre. Est-ce que tu as vu Rory ?
CHRISTOPHER: Euh, ouais, je viens juste de la laisser là-bas.
LORELAI: Oh, bien, d’accord, je vais aller la trouver. Trouve toi une bonne place. Le vent souffle alors ce devrait être un beau spectacle.
CHRISTOPHER: Je dois partir.
LORELAI: Huh, quoi, pourquoi ?
CHRISTOPHER: Je dois m’occuper de quelque chose.
LORELAI: Chris !
CHRISTOPHER: Je suis désolé, vraiment. Je te rappellerai pour savoir comment ça s’est passé.
LORELAI: Non, oh, whoa, whoa, whoa, attends une minute. Quoi – dis-moi pourquoi tu t’en vas ? Quoi – qu’est-ce qu’il se passe ?
CHRISTOPHER: Sherry a appelée. Elle est rentrée.
LORELAI: Alors tu retournes chez toi. Tu vas lui que tu déménages ? Non ? Ok.
CHRISTOPHER: Je n’arrive pas y croire. Je veux dire, je n’arrive vraiment pas y croire.
LORELAI: Euh, ok, je ne sais pas. Hum, juste, euh, ay, I don’t know. Um, just, uh, la roue de secours.
CHRISTOPHER: Roue de secours ?
LORELAI: Yeah, roue de secours. Je veux dire, tu es toujours le père de Rory, n’est-ce pas ? Alors peu importe ce qui arrive ou ce qui n’arrive pas entre nous, j’aurais toujours besoin de toi comme roue de secours.
CHRISTOPHER: Lorelai.
LORELAI: Pars, Chris !
CHRISTOPHER: Sherry est enceinte.
LORELAI: Oh. Oh mince.
CHRISTOPHER: Elle vient juste de l’apprendre et elle m’a appelé aussitôt qu’elle l’a su, et c’était elle pour me dire qu’elle le savait.
LORELAI: Enceinte.
CHRISTOPHER: Ouais.
LORELAI: Wow. Eh bien, euh, des femmes des quatre coins du monde feraient la queue pour voir cette minuscule femme grosse.
CHRISTOPHER: Je ne sais pas quoi faire. J’étais tellement heureuse la nuit dernière et maintenant . . .
LORELAI: Ouais.
CHRISTOPHER: J’ai déjà manqué ça avant avec Rory. Je n’étais pas là.
LORELAI: Je sais.
CHRISTOPHER: Et je ne me le suis jamais pardonné.
LORELAI: Je sais.
CHRISTOPHER: Alors, quoi, je suis juste . . . je vais le refaire ? Je vais juste partir, disparaître ?
LORELAI: Non. Tu vas retourner chez toi.
CHRISTOPHER: C’est absolument incroyable. J’ai attendu des années pour toi, Lor. Toi, Rory, toute le portrait parfait et maintenant - .
LORELAI: Ecoute, je dois marcher dans l’allée centrale et être vraiment heureuse pour Sookie et là tout de suite je suis un peu troublée, alors peut être que ce serait mieux si tu pouvais juste partir.
CHRISTOPHER: Je suis vraiment désolé.
LORELAI: Oh, ouais. Moi aussi.
CHRISTOPHER: Tu parleras à Rory?
LORELAI: Oui. Hey, félicitations.
CHRISTOPHER: Merci.
PENDANT LE MARIAGE
[La cérémonie de mariage est sur le point de commencer. Lorelai attend pour marcher dans l’allée centrale. Rory arrive en courant et se met près d’elle, Lorelai lui donne un bouquet.]
RORY: Je crois que je vais aller à Washington.
LORELAI: Oh. D’accord.
FIN