\ Retour en selle /


DANS LA VIEILLE RESIDENCE GILMORE
[Lorelai, Rory et Emily sont assises à table, elles regardent le repas.]
LORELAI: Maman.
EMILY: Non.
LORELAI: Nous mourrons de faim.
EMILY: Nous attendons ton père.
LORELAI: Ça va refroidir.
EMILY: Nous attendons ton père.
LORELAI: Nous l’attendons tout le temps.
EMILY: Nous ne l’attendons pas tout le temps.
LORELAI: Tout le temps. Godot était là. Il a dit ‘ je n’attendrais pas Richard,’ il s’est emparé d’une pierre, et il est parti. C’est tout le temps.
EMILY: Quand nous nous rassemblons comme une famille, nous mangeons comme une famille. Nous ne mangeons pas en décalage – tu le sais et Richard le sait certainement aussi. 
RORY: Au fait quand est-ce qu’il a acheté cette voiture de collection ?
EMILY: Il y a quelques semaines.
LORELAI: Qu’est-il arrivé à sa passion de la peinture à l’huile ?
EMILY: Ah, tu connais ton père. Quand il a vu qu’il ne pourrait pas rivaliser Cezanne, il a perdu l’intérêt alors il a acheté cette voiture. Lorelai !
[Lorelai recrache un bout de bonbon qu’elle était sur le point de manger.]
LORELAI: Maman, ce n’est pas le dîner, il vient de ma cachette privée.
EMILY: C’est manger et nous ne mangeons pas.
LORELAI: Tu sais, tu es limitée par les lois de la convention de Genève, Mère, comme tous les autres. Hey, on ne m’a pas dit que c’était un Vendredi décontracté.
RICHARD: Bonjour tout le monde. Vous n’avez pas commencé ?
EMILY: Evidemment que nous n’avons pas commencé, nous t’attendions. Je pensais que tu avais presque fini.
RICHARD: Eh bien, c’était le cas mais cette voiture a son caractère. Alors que je rentrais elle a commencé à m’asperger d’une espèce de solution verte.
RORY: Beurk.
RICHARD: Beurk, en effet. Eh bien, allez y, commencez.
LORELAI: Ooh !
RICHARD: Ça n’a pas de sens de m’attendre.
LORELAI: Le toupet !
EMILY: Stop !
LORELAI: Gomer l’a dit !
EMILY: Nous attendons après toi, Richard. En 35 ans, je n’ai jamais commencé un dîner sans toi à part quand tu étais en voyage ou sérieusement malade. Elsa, emmenez tout et gardez le repas au chaud ! Maintenant va à l’étage et prépare toi pour que nous puissions profiter d’un agréable dîner en famille . . . ensuite.
RICHARD: Je reviens tout de suite.
LORELAI: Tout de suite, Papa, tout de suite. En fait, change toi en chemin. Et prends une douche façon Navy – savon express, rinçage express et pas de maintien excessif ! Grande faim.
DANS LE RESTAURANT DE LUKE
[Rory et Lorelai passent la porte.]
LORELAI: Hey là. N’importe où ?
LUKE: N’importe où tu veux.
LORELAI: Est-ce que vous pourriez bouger s’il vous plait ?
LE CLIENT: Quoi ?
LUKE: N’importe où il n’y a pas quelqu’un.
LORELAI: Oh, eh bien, comme si je lisais dans les pensées. J’étais juste en train de blaguer. Hmm, c’est marrant.
RORY: Quoi ?
LORELAI: Quelque chose est différent ici, quelque chose a changé.
RORY: Impossible.
LORELAI: Non, je te jure, il y a quelque chose.
RORY: Tu sais, je serais très déçue si quelque chose changeait ici.
LORELAI: Pourquoi est-ce que tu es si anti changement ?
RORY: Parce que la plupart des changements sont nuls.
LORELAI: C’est vrai. Euh ! Le tableau noir !
RORY: Quoi qu’est-ce qu’il a ?
LORELAI: L’omelette spéciale de Luke. C’est flambant neuf.
RORY: Une nouvelle spécialité ? Son toast à la française existe depuis que je suis née !
LORELAI: Laisse toi aller, bébé.
LUKE: Qu’est-ce que je vous sers ?
LORELAI: Tu as une nouvelle spécialité.
LUKE: Je le sais.
LORELAI: Bien. Qu’est-ce que c’est cette omelette spéciale ?
LUKE: Tu ne vas pas aimer.
LORELAI: Comment tu le sais ?
LUKE: Parce que tu manges ici depuis des années et je sais ce que tu aimes, et tu n’aimeras pas. 
LORELAI: Est-ce que je peux au moins entendre ce que c’est ?
LUKE: C’est trois oeufs avec des morceaux de bacon.
LORELAI: J’aime le bacon.
LUKE: Des tomates coupées en dés.
LORELAI: Ça a l’air bien.
LUKE: Du gruyère et un petit peu d’origan.
LORELAI: Un petit peu, il dit.
LUKE: J’ai d’autres clients ici.
LORELAI: Je vais faire avec l’omelette spéciale.
LUKE: Ok.
LORELAI: Avec à côté du bacon.
LUKE: Il y a du bacon dans l’omelette.
LORELAI: Oh, alors fais sauter le bacon.
LUKE: Le côté bacon ?
LORELAI: Le bacon dans l’omelette.
LUKE: Garde le bacon.
LORELAI: Est-ce que je peux avoir du Jack cheese ?
LUKE: Sur le côté ?
LORELAI: À la place du gruyère, le gruyère ça fait tellement de fils.
LUKE: Bien, du Jack cheese.
LORELAI: Aussi, je crois que je suis allergique à l’origan alors garde le, aussi, et du café.
LUKE: Alors, juste des oeufs, des tomates, et du Jack cheese.
LORELAI: Pas trop de tomates.
LUKE: Dispersées les tomates.
LORELAI: Très dispersées, juste un tout petit peu, pratiquement pas.
LUKE: Je ne mets pas les tomates. C’est une omelette avec du Jack cheese.
LORELAI: Parfait.
LUKE: Tu as fait ça dans ce but.
LORELAI: Fait quoi ?
RORY: Des toasts pour moi. C’était cruel.
LORELAI: Je sais. Regarde comme il a travaillé sur le panneau et tout. Regarde l’écriture, elle est tellement précise, tellement déterminée. C’est du Luke-concentré.
RORY: C’est l’écriture de Jess.
LORELAI: Vraiment ? Comment tu connais l’écriture de Jess ?
RORY: Oh, eh bien, je lui ai prêté un livre et il a écrit des trucs dedans.
LORELAI: Il a saccagé un des tes livres ?
RORY: Non, il ne l’a pas saccagé. Il a écrit dans les marges, des idées et des trucs.
LORELAI: Comme quoi, comme jouer au baseball, manger un sandwich – des trucs comme ça ?
RORY: Non, des trucs, comme des trucs dans les marges. Les gens comme Mark Twain écrivait dans les marges.
LORELAI: Piloter un bateau à vapeur, écrire Huckleberry Finn ?
RORY: Oublie ça.
LORELAI: Non, non, je suis sure qu’écrire dans les marges, ce n’est pas commun. Oh, hey, tu ne m’avais pas dit que Dean nous rejoindrait.
RORY: Dean ?
LORELAI: Hey.
DEAN: Salut.
RORY: Qu’est-ce que tu fais ici ?
DEAN: Je suis juste passé pour dire bonjour.
RORY: Comment est-ce que tu as su que nous étions ici ?
DEAN: Vous êtes toujours ici.
RORY: Nous ne sommes pas toujours ici.
LORELAI: Euh, est-ce que tu veux manger avec nous, Dean ?
DEAN: Rory ?
RORY: Huh ?
DEAN: Est-ce que tu es d’accord ?
RORY: Oui. Oh, oui, tu n’as pas à demander.
LORELAI: Hey, nous sommes trois.
LUKE: J’ai fait des maths. Tu veux manger quelque chose ?
DEAN: Bien sûr, ouais, je vais prendre l’omelette spéciale, je crois.
LUKE: Tu l’as incité ?
LORELAI: Non, je n’ai rien fait !
LUKE: Ouais. Tu ne savais même pas ce qu’il y avait dedans.
DEAN: Je ne suis pas difficile.
LUKE: Alors tu vas le renvoyer une fois que je l’aurais faite ?
DEAN: Non.
LUKE: D’accord. Je reviendrai quand j’aurai le temps pour ça.
DEAN: De quoi est-ce qu’il parlait ?
LORELAI: Je pense que c’était un petit quelque chose dans ton attitude.
DANS UNE SALLE DE COURS DE CHILTON
[Les élèves sont assis en plusieurs groupes séparés dans la salle.]
RORY: Alors est-ce que toutes les instructions sont claires pour tout le monde ?
CHIP: Plutôt oui ?
LOUISE: Oh, est-ce que nous les avons lu maintenant ?
RORY: Ouais, c’est pourquoi nous avons été tous plutôt silencieux les dix dernières minutes. 
LOUISE: C’est ce que je pensais, comme un temps de prière ou un truc comme ça.
PARIS: Grands Dieux !
MADELINE: Je suis toujours en train de lire le mien.
PARIS: Quoi ?
MADELINE: Je lis doucement pour ne rien manquer.
PARIS: Ce n’est pas le Bhagavad Gita, Madeline. Ce sont juste des instructions pour une affaire équitable.
LOUISE: Personne ne peut prendre Elba trop gentiment.
PARIS: Qu’est-ce que ça veut dire ?
LOUISE: C’est juste que Rory est la meneuse de ce groupe, Napoléon, et toi non.
PARIS: Excuse moi, meneuse ? Tu veux diriger, tu vas avoir l’anarchie.
RORY: Je profite juste du spectacle.
BRAD: Salut, je crois que je suis dans votre groupe.
RORY: Brad, hey.
BRAD: Oh, tu te souviens de moi.
RORY: Bien sûr que oui.
BRAD: Cool.
RORY: Alors tu es de retour à Chilton maintenant ?
BRAD: Oh, ouais. Mon psychiatre a convaincu mes parents que je devais faire face à mes peurs plutôt que de les fuir et mon rabbin était d’accord, alors me voilà.
RORY: Eh bien, ravie de t’avoir à nouveau avec nous. Assieds toi.
BRAD: Paris. Elle s’appelle Paris, c’est ça ?
RORY: Brad, laisse moi te mettre au courant. Il y a va y avoir une kermesse du business entre les élèves dans 3 semaines. Tous les groupes doivent trouver un produit de consommation qui sera adapté pour des lycéens.
BRAD: Super.
RORY: Alors nous choisissons notre produit et nous en faisons un prototype, puis nous utilisons notre budget imaginaire d’un million de dollars pour le produire en masse et le distribuer, et nous présenterons tout ça à la kermesse.
BRAD: Cool.
PARIS: Hey Brad ? Tes interjections festives sont de véritables coups de pieds au derrière, mais nous avançons lentement pour l’instant, alors vas y.
RORY: C’est ça. Dans 2 jours nous nous réunirons à nouveau et nous lancerons des idées de produits.
LOUISE: Le cours est terminé ?
PARIS: Whoa whoa whoa, nous n’avons même pas discuté des conseillers de business.
RORY: D’accord? Nous sommes censés avoir un parent dans le business pour nous conseiller. Quelqu’un ?
CHIP: Mon père a des conflits à gérer.
RORY: Non pour Chip.
PARIS: Mon père est à Hong Kong pour le mois mais il peut nous faire une vidéoconférence si besoin est.
RORY: Non pour Paris.
MADELINE: Mon père est en voyage.
LOUISE: Mon père est à la cour pour les six prochaines semaines.
RORY: Juriste ?
LOUISE: Accusé.
RORY: Nous ne chercherons pas à savoir.
LOUISE: Je n’ai aucune idée s’il va bien de toute façon.
RORY: Et personne n’a une mère qui travaille ?
MADELINE: Les mères qui travaillent ça fait tellement années 90.
BRAD: Ma mère travaille. Elle est conservatrice au Musée Naturel d’Hartford.
PARIS: Nous avons besoin de conseillés expérimentés dans les affaires, Brad – pas quelqu’un qui fait poser des carcasses d’animaux.
MADELINE: Et ta mère ?
RORY: Ma mère ?
PARIS: Ouais, c’est vrai. Ouais, elle dirige un hôtel.
RORY: C’est juste une auberge, une petite auberge.
MADELINE: Ça reste du business.
CHIP: Elle doit tenir des livres et tout, n’est-ce pas ?
RORY: Ouais, mais ce sont de vraiment petits livres.
PARIS: Oh, ce n’est pas parfait mais c’est une meilleure option que la mère de Brad, qui farcie des taureaux. 
BRAD: Elle ne farcie pas des animaux, c’est de la taxidermie.
PARIS: Qui est le rabbin qui t’a encouragé à revenir ici ? Donne moi son adresse, je vais aller le voir.
RORY: Ok, bon, je ne pense pas que ma mère soit d’accord pour ça.
PARIS: Eh bien, elle est tout ce dont nous avons besoin pour faire ce qui pourrait arriver, autrement dit peut être que tu ne devrais plus être la meneuse du groupe.
LOUISE: Un coup d'état, comme c’est excitant.
RORY: Il n’y pas de coup d'état. Je lui demanderai.
PARIS: Bien.
DANS LA CUISINE DE L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Sookie est en train de battre un bol de meringue quand Lorelai entre avec une boîte.]
SOOKIE: 30, 31, 32 . . .
LORELAI: Sookie, regarde !
SOOKIE: 33, 34, 35, je ne peux pas regarder, je fais de la meringue, 37, une science exacte. 
LORELAI: Tu as un colis !
SOOKIE: 39, je dois compter, 40? Je ne peux pas arrêter de fouetter.
LORELAI: Je crois que ce sont tes cartons d’invitation pour le mariage !
SOOKIE: Whoooooo ! Donne les moi ! Ohh, Je veux les voir ! Oh, tu vas les adorer. Ils sont nacrés blancs avec cette jolie rayure lavande - . . .
LORELAI: Aw.
SOOKIE: Je vais étrangler quelqu’un jusqu’à ce le cerveau suinte par ses oreilles.
LORELAI: Quoi, elles sont belles.
SOOKIE: Le nom, regarde le nom.
LORELAI: Le mariage de sa fille . . .
BOTH: Susie St. James.
SOOKIE: Qui est Susie St. James ?
LORELAI: Je crois que c’est toi.
SOOKIE: Qu’est-ce que je fais ?
LORELAI: Ils pourraient le changer.
SOOKIE: Non, ils vont les ressortir dans une semaine.
LORELAI: Nous allons appeler maintenant.
SOOKIE: Je ne suis pas Susie.
MICHEL: Bonjour, belle matinée.
SOOKIE: C’est nul, ou je m’assieds ?
MICHEL: Coeur brisé. Lorelai, est-ce que vous vous souvenez que demain j’ai l’après midi de congé ?
LORELAI: Je m’en souviens, des gros plans ?
MICHEL: Oui, ma mère vient me rendre visite.
LORELAI: [Au téléphone] Bonjour, oui, le service clientèle, s’il vous plait, merci. [A Michel] Désolée.
MICHEL: Pourquoi ?
LORELAI: Vous avez dit que votre mère venait vous rendre visite.
MICHEL: Mais je suis excité, j’ai hâte de la voir.
LORELAI: Oh, je dois me projeter. Votre mère vient pour une visite !
MICHEL: Elle descend pour trois jours.
LORELAI: Elle ne va pas rester ici ?
MICHEL: Non. Elle reste avec moi, bien sûr.
LORELAI: Dans votre petit appartement ?
MICHEL: Oh, elle est bien avec moi. Je veux dire, nous allons rester toute la nuit à bavasser et à regarder des films. Nous nous amusons comme des fous.
LORELAI: Wow, j’ai hâte de la rencontrer. [Au téléphone.] Oh, bonjour. Oui, nous avons un problème avec des invitations de mariage que nous avons commandé. D’accord. [A Sookie] Ils vont me transférer.
SOOKIE: J’ai entendu.
LORELAI: Il est vraiment content que sa mère vienne lui rende visite.
SOOKIE: J’ai entendu, ça aussi.
LORELAI: Complètement étranger à moi. [Au téléphone] Bonjour. Oh super, je vais vous passer mon amie qui a un problème avec la marchandise qu’elle a commandé. Attendez un instant. [A Sookie] Ecoute moi, j’ai beaucoup d’expérience avec des gens qui ont quelque chose qui merde. Tu as une meilleure chance de les avoir si tu n’es pas complètement hystérique.
SOOKIE: Ok.
LORELAI: Ok.
SOOKIE: [Au téléphone.] Comment oser vous me faire ça ! Vous gâchez mon mariage ! C’est le jour le plus important de ma vie ! C’est ma vie, ce n’est pas Susie St. James, est-ce que vous m’entendez ?
LORELAI: Bonne fille.
SOOKIE: Vous feriez mieux de m’écouter ! Est-ce que vous – non, taisez vous, écoutez !
DANS LE COULOIR
[Lorelai sort de la cuisine alors que Rory entre dans l’auberge.]
RORY: Hey.
LORELAI: Oh, salut. Je pensais que tu ne pourrais venir ici que plus tard.
RORY: Notre réunion du Franklin n’était pas aussi longue que je le pensais.
LORELAI: Eh bien, tant mieux pour moi, plus de travail pour toi. Là, les commandes chronologiques, s’il te plait. Alors comment était ta journée ?
RORY: J’ai eu un A à mon contrôle de physique.
LORELAI: Aw.
RORY: Et j’ai fini Candide et j’ai persuader un garçon que Paris n’attaquerait certainement jamais son rabbin.
LORELAI: Calme alors, huh?
RORY: Plutôt oui. Maman, hum, je sais que tu ne voudras pas faire quelque chose.
LORELAI: Oui . . . à moins que ce soit quelque chose que je ne veuille pas faire.
RORY: Est-ce que tu veux être la conseillère de mon projet en économie ?
LORELAI: Ooh, Rory, mince alors.
RORY: Je suis dans le pétrin.
LORELAI: Personne d’autre ne peut le faire ?
RORY: Nan.
LORELAI: Tu as vérifié ?
RORY: Oui.
LORELAI: Tu as double vérifié ?
RORY: Oui.
LORELAI: Et personne d’autre ne peut pas faire ça alors tu es finalement venue me chercher et je suis ton dernier choix ?
RORY: Oui.
LORELAI: J’apprécie.
RORY: Je suis complètement coincée.
LORELAI: Eh bien, si tu es coincée, je le ferai.
RORY: Merci.
LORELAI: Mais – ooh, hey, et ton grand père, un tiran du business à la retraite ?
RORY: Lui ?
LORELAI: Il devrait être parfait.
RORY: Mais c’est un projet de business et le mot business est plutôt tabou dans la maison depuis qu’il a quitté l’entreprise. Lui demander serait le lui rappeler et le contrarier.
LORELAI: Ou il aura peur que tu aies pensé à lui.
RORY: Hm, tu ne dis pas ça juste parce que tu ne veux pas le faire ?

LORELAI: Non, je pense vraiment qu’il serait content de t’aider. Tu me ferai une grande faveur parce qu’alors je ne serai pas obligée de me sentir coupable d’être si réticente à t’aider moi-même.
RORY: D’accord, je vais lui passer un coup de fil.
LORELAI: Bonne fille.
RORY: Tu te sentirais vraiment coupable ?
LORELAI: Non, mais je ne me serais pas sentie coupable.
RORY: Miss Gilmore et le cercle vicieux.
LORELAI: Mm hmm.
DANS LA VIEILLE RESIDENCE GILMORE
[Richard est dehors en train de travailler sur sa voiture de collection au moment où Rory vient vers lui.]
RORY: Hey Grand-père.
RICHARD: Rory, c’est une surprise.
RORY: J’étais juste dans le coin et je pensais que je pourrais aller au petit coin.
RICHARD: Eh bien, c’est continental de ta part. Je pourrais t’embrasser, mais j’ai plein de taches de liquide visqueux sur mes vêtements.
RORY: Ce sera pour une prochaine fois.
RICHARD: Très bien.
RORY: Comment elle roule ?
RICHARD: Ah, elle est un peu, oh, têtue aujourd’hui.
RORY: Eh bien, les filles c’est comme ça.
RICHARD: Mm, en effet. Alors tu étais dans le quartier ?
RORY: Ouais, et en fait j’ai une petite faveur à te demander, si c’est d’accord.
RICHARD: Oh, demande.
RORY: Ok. Il y a ce projet à l’école et, euh, c’est pour mon cours d’économie.
RICHARD: Bonne matière, pragmatique.
RORY: Ouais, et nous devons proposer une produit de consommation, il y a une sorte de concours à la fin et nous avons besoin d’un conseiller.
RICHARD: Un conseiller ?
RORY: Ouais, quelqu’un qui a de l’expérience dans le business et qui puisse venir à quelques réunions, faire des suggestions. Je veux dire, j’ai compris que tu ne peux pas le faire, mais je pensais que je pouvais toujours le demander.
RICHARD: Eh bien, je ne suis pas sûr que je pourrais bien t’aider. Je n’ai jamais vraiment créé un produit de consommation.
RORY: Ça va, nous non plus.
RICHARD: Oui, j’imagine.
RORY: Si tu ne peux pas le faire ou si tu ne veux pas le faire, je comprends tout à fait.
RICHARD: Eh bien, les choses sont un petit peu agitées en ce moment.
RORY: Oh, ouais, je sais.
RICHARD: Et c’est de la petite information, après tout.
RORY: Très court, très court. Hum, tu sais quoi, oublie même que j’ai demandé.
EMILY: Rory, je ne savais même pas que tu étais ici !
RORY: Salut Grand mère.
EMILY: Tu n’as même pas embrassé ton grand père, n’est-ce pas ?
RORY: Ce sera pour une prochaine fois. Eh bien, je ferai mieux de partir.
EMILY: Mais tu viens juste d’arriver. Nous avons des cookies, aimerais-tu des cookies ?
RORY: Non, merci. Maman m’attend à l’auberge. Et Grand père ne t’inquiète pas pour ça. Je pensais que je pouvais juste le demander.
RICHARD: Tout va bien, Rory. Merci d’avoir demandé.
RORY: Bye. [Elle part.]
EMILY: Demander quoi, qu’a t’elle demandé ?
RICHARD: Oh, quelque chose pour son cours économique. Ce n’est vraiment rien.
EMILY: Cela n’a pas l’air de rien. Son cours d’économie ? A-t-elle des ennuis ?
RICHARD: Non, Emily. Elle m’a simplement demandé de participer à un, euh, projet à l’école et j’ai refusé respectueusement.
EMILY: Tu as refusé ?
RICHARD: Ne t’en mêle pas, Emily.
EMILY: Pourquoi as-tu refusé ?
RICHARD: Nous en parlerons plus tard, Emily. Je suis occupé.
EMILY: Occupé ? Tu farfouilles ce stupide engin depuis trois semaines et elle rejette tout sur toi. Tu n’es pas trop occupé.
RICHARD: Emily, je suis au milieu de quelque chose ici et je ne m’attendais pas à ce que tu comprennes.
EMILY: Tu ne vas pas l’aider ?
RICHARD: Est-ce que nous pourrions plus tard ?
EMILY: Eh bien, je n’aurais jamais cru que je verrais le jour.
RICHARD: Quel jour ?
EMILY: Le jour où Richard Gilmore décevrait sa petite fille comme ça.
RICHARD: Oh, Emily, s’il te plait.
EMILY: Alors, dis moi Richard comment tu en es venu à cela ?
RICHARD: De quoi es-tu en train de parler ?
EMILY: Je veux juste savoir ce qu’on peut attendre de toi. Parce que bondir d’une chose à une autre, essuyer et le silence dans ton repère depuis des jours, tout ce que j’ai accepté … mais tu tournes le dos à Rory !
RICHARD: Je ne lui ai pas tourné le dos.
EMILY: Tu adores ta petite fille, elle veut dire tout pour toi, tu te souviens ?
RICHARD: Emily !
EMILY: Est-ce que tu as perdu la tête ? Je suis incroyablement déçue par toi Richard !
SUR LE TROTTOIR
[Rory et Lane marchent dans la rue.]
LANE: La vente !
RORY: Lane.
LANE: La vente !
RORY: C’est juste un stupide test.
LANE: Lane Kim, vous avez montré une véritable aptitude pour la vente.
RORY: Ça ne veut rien dire.
LANE: Bonjour m’dame, je vois que vous regardez le Fouet-o-Matic, bon choix ! Ce bébé est bien sur la publicité, et laissez moi vous dire, que si vous cherchez quelque chose pour accomplir tous vos besoins de correction, vous êtes au bon endroit comme le dit Devo – tant qu’un problème se posera à vous quand vous utiliserai un fouet, vous pourrez toujours le résoudre avec le Fouet-o-Matic !
RORY: Wow, tu es bonne.
LANE: Arrête ça.
RORY: J’en prendrai deux.
LANE: Je ne veux pas être dans la vente !
RORY: Tu n’es pas obligée d’y être.
LANE: Je veux quelque chose de cool.
RORY: Vends des réfrigérateurs.
LANE: Tu n’es pas drôle.
RORY: Eh, tu prends ce test d’aptitude trop sérieusement.
LANE: C’est la quatrième fois que je le refais et c’est la quatrième fois que ça tombe sur la vente.
RORY: Lane, dans dix ans, nous déjeunerons à Paris et nous ne discuterons pas pour savoir si tu as fait ton chiffre.
LANE: D’accord, alors je serai une vendeuse nulle ?
RORY: Change de sujet maintenant.
DEAN: Hey.
RORY: Oh, hey.
DEAN: Comment ça va, Lane?
LANE: Comme à ma dernière vente, Dean.
RORY: Ignore la, elle délire.
DEAN: Alors, euh, qu’est-ce que vous faites ?
RORY: Nous allions chez Sissy pour acheter des chaussures.
LANE: Et choisir une offre d’emploi.
RORY: Tu vas aller face au mur silencieusement s’il te plait.
DEAN: Eh bien, après vos courses, venez à ma partie de softball.
RORY: Oh, eh bien – .
DEAN: Tu n’y viens plus depuis quelque temps.
RORY: Je sais, mais – .
DEAN: Tu as dit que ça te manquait.
RORY: Je sais, mais je pensais que nous pourrions être ensemble ce soir.
DEAN: Oui.
RORY: Eh bien, je dois déjà faire mes devoirs de philosophie de toute façon.
DEAN: Fais-les au match.
RORY: Mes devoirs ?
DEAN: Ouais.
RORY: Mais je fais mes devoirs, ça bat le fait de te regarder jouer ?
DEAN: Tu ne peux pas lever les yeux entre deux théories ?
RORY: Je sais, mais quel est le but ?
DEAN: Quoi ?
RORY: Pourquoi est-ce que je ne ferais pas mes devoirs chez moi et j’irai te voir jouer la semaine prochaine.
DEAN: Eh bien, je – .
RORY: Je te promets que j’y serai.
DEAN: Ok, bien sûr.
RORY: Super, alors, ce soir ?
DEAN: Ouais, je serai là à 19 heures.
RORY: Ok. Alors, joue bien. Fais ce truc où tu vises le grand champ, c’est toujours très populaire.
DEAN: Je le ferai. Salut Lane.
LANE: A bientôt.
A L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[A la réception, Michel donne des papiers à signer à Lorelai.]
MICHEL: Ici et ici.
LORELAI: Qu’est-ce – .
MICHEL: Commande de produits ménagers. Ici.
LORELAI: C’est le – .
MICHEL: Formulaire d’assurance pour le personnel. Initiales ici, et la date là.
LORELAI : Et j’ai juste – .
MICHEL: Vous avez juste accordé la vaccination de tous les canards crasseux dans le bassin sud.
LORELAI: Oh, n’est ce pas sympa.
MICHEL: Oui, un Dr. Dolittle assidu.
[La mère de Michel entre dans l’auberge.]
GISELLE: Uh ! Michel !
MICHEL: Zeelee !
GISELLE: Ah! Mon Dieu, vous êtes magnifique ! Venez, venez ! Embrassez maman !
MICHEL: Maman, je suis content que vous me rendiez visite. Qu’est-ce que vous faites là ? J’allais vous prendre à l’aéroport, vous êtes une créature malicieuse.
GISELLE: Je devais partir plus tôt. Je voulais acheter des cadeaux avant de vous voir comme je vous connais comme un vautour matérialiste. Tournez, tournez, tournez. Merci Mon Dieu d’avoir un fils parfait. Si vous aviez été laid je ne sais pas ce que j’aurai fait.
MICHEL: Internat ?
GISELLE: En Suisse.
MICHEL: Venez. Lorelai, c’est ma mère, Giselle.
LORELAI: Eh bien, je suis très contente de vous rencontrer.
GISELLE: Oh mon Dieu, ces yeux. Sont-ils vrais ?
LORELAI: Oui.
GISELLE: Eh bien, alors, s’il y a un Dieu, il est terriblement cruel d’accorder ces yeux et ce visage à une même personne.
LORELAI: Je suis désolée, pouvez-vous être ma mère, aussi ?
MICHEL: Je vais lui faire visiter les lieux, d’accord ?
LORELAI: Ouais, assurez vous de voir Sookie.
MICHEL: Pourquoi ?
LORELAI: Sookie veut rencontrer votre mère.
GISELLE: Oui, Michel, je dois rencontrer vos amies. Je ne vous aie pas appris à être impoli.
MICHEL: Si.
GISELLE: Oui, hein ? Allez, montrez moi.
MICHEL: Oh, utilisez-vous les haltères que je vous ai envoyés ?
GISELLE: Oui, elles maintiennent joliment mes papiers.
MICHEL: Une femme fainéante, sotte.
GISELLE: Un garçon vicieux et cruel, je suis tellement fière.
A CHILTON
[Rory et Richard traversent le couloir vers une salle de classe.]
RORY: J’apprécie vraiment ce tu fais, Grand père.
RICHARD: Oh, eh bien, c’est normal.
RORY: Je veux dire, je sais que tu n’étais pas vraiment enthousiasmé par l’idée.
RICHARD: Non, non, non, non, ce n’est pas vrai.
RORY: Mais j’ai dit à tout le monde de préparer leur idées de produits, comme ça nous pourrons entrer et sortir le plus vite possible.
RICHARD: Rory, c’est une mission. Nous prendrons le temps qu’il faudra.
RORY: Ok.
RICHARD: Cependant, l’efficacité est toujours la meilleure.
RORY: Je comprends tout à fait.
[Ils entrent dans la salle de cours.]
RORY: Hey. Tout le monde, c’est mon Grand Père, Richard Gilmore. C’est Louise, Madeline, Paris, Brad, et Chip.
RICHARD: Enchanté.
RORY: Alors, est-ce que tu veux dire quelques mots avant que nous commencions ?
RICHARD: Uh, oh, non non non, je suis là pour conseiller. Je vais euh … je vais m’asseoir là et observer et conseiller, euh, si nécessaire.
RORY: Ok. Alors je suppose que nous pourrions commencer par les suggestions de produits. Qui veut commencer en premier ?
LOUISE: Moi.
RORY: Ok, Louise a la parole.
LOUISE: Je n’arrivais pas à trouver mon brillant à lèvres ce matin. Je venais de l’acheter et il était d’une couleur rose parfaite. En plus, il avait un maximum de brillant avec un minimum de viscosité, autrement dit aucun risque que mes cheveux restent collés sur mon visage quand le vent souffle.
MADELINE: Un beau coup.
LOUISE: Je sais. Alors, bien sûr, quinze minutes plus tard, en retard et sans brillant à lèvres, j’ai quitté la maison et j’ai dû compter sur Madeline pour ma dose de brillant à lèvres pour la journée. Pas une solution idéale.
MADELINE: Très mal assorti au teint.
PARIS: Excuse moi, meneuse du groupe, pourrais-tu demander aux soeurs Pigeon s’il y a un but à cet opus ?
RORY: Louise, quelle est ton idée ?
LOUISE: Un rouge à lèvres Lo-Jack.
RORY: Excuse moi ?
LOUISE: Un mécanisme pour attraper son rouge à lèvres. On l’attache à un tube et on l’agrafe à un système et la fois suivante où on le cherche, on a juste à le tirer.
MADELINE: J’en achèterai un.
RORY: Ok, hum, Louise, c’est une idée très intéressante, mais je crois que nous devrions penser à quelque chose qui plairait aux filles et aux garçons. Quelqu’un d’autre ?
MADELINE: Ok, j’en ai une – un robot à casier. Il parlerait et il dirait les nouvelles, il aiderait à faire les devoirs, et porterait nos affaires. Et on pourrait l’encastrer dans notre casier jusqu’à ce qu’on rentre chez soi.
RORY: Ok, mais ça veut dire que nous devrions construire un vrai robot.
MADELINE: Oui.
RORY: Qui sait faire ça ?
MADELINE: Je ne sais pas. Lui, il a l’air de savoir.
BRAD: Je n’ai jamais construit de robot.
LOUISE: Mais tu as essayé, n’est-ce pas ?
BRAD: Oui.
RORY: Ok, essayons d’écarter les choses que nous ne pouvons pas vraiment accomplir. Et je crois que Paris est la prochaine.
PARIS: L’adolescent moyen passe sept heures par jour à l’école. Sept heures où il ou elle est occupée à marcher de cours en cours – dedans, dehors, par tous les temps. Au même moment, ces mêmes adolescents traversent de majeurs changements physiques dans les limites de leur propre corps. Le combo de l’action avec l’environnement en plus du déséquilibre peut mener qu’à une seule chose – accidents.
MADELINE: De quoi es-tu en train de parler ?
PARIS: Lundi matin, Muffin se lève et se regarde dans la glace. ‘Oh non, j’ai un bouton sur le visage. Je regarderai juste par terre quand je marcherai devant un footballeur canon pour qu’il ne le remarque pas.’ Et bam – Muffin rentre en plein dans le mur de la cafétéria. Ouch, ça doit faire mal.
MADELINE: Qui est Muffin ?
PARIS: C’est pourquoi je propose la fabrication de quelque chose que tous les adolescents devraient posséder – un kit de premier secours.
LOUISE: Un kit de premier secours ?
PARIS: Spécialement conçu pour le mettre dans un casier avec un minimum de perte de place. Des pansements, un antiseptique, du coton, cotons-tiges, bande Velpeau, de l’aspirine.
RORY: Je ne sais pas, c’est possible. Est-ce que quelqu’un a des questions ?
RICHARD: Ils en vendent dans les pharmacies, non ?
PARIS: Oui.
RICHARD: Il y a aussi une infirmière agrée sur chaque campus. Son bureau pourrait contenir les produits dont tu parles, correct ?
PARIS: Possible.
RICHARD: Eh bien, ça me fait penser qu’on peut arriver à ce que de jeunes gens dépensent de l’argent pour quelque chose qu’il peut avoir gratuitement, ou au moins à un faible coût ?
PARIS: Parce que je sais une chose sur l’adolescent moderne.
RICHARD: Et qu’est-ce que c’est ?
PARIS: Qu’on peut arriver à les faire acheter n’importe quoi du moment que c’est dans un imprimé léopard.
LOUISE: Vrai.
MADELINE: Vrai vrai.
PARIS: Nous les ferons avec du style. Nous déguiserons les kits avec des paillettes, des couleurs, des images de groupes de musique. Des thèmes de sport pour les garçons, des images d’animaux avec un chiot et un trousseau de licorne, des quadrillages d’échec pour les Bobby Fischer – un style pour chaque goût. En plus, nous utiliserons des pansements fluo, de la gaze bleue ou rose, n’importe quoi qui a l’air jeune, flashy ou vif.
RICHARD: Et c’est comme ça que tu as l’intention de t’apposer dans le monde du business ?
PARIS: C’est exact.
RICHARD: Parer des kits de premiers secours ?
PARIS: Pour le casier.
RICHARD: Et tu crois que ça va vraiment marcher ?
PARIS: Oui.
RICHARD: Moi aussi.
PARIS: Vraiment ?
RICHARD: C’est parfait. C’est simple, c’est facile à produire, les possibilités sont infinies. J’adore.
RORY: Eh bien, je pense que nous avons notre produit.
RICHARD: Maintenant, nous avons besoin de voir ça point par point.
PARIS: Ok, c’est bon.
RICHARD: Maintenant, le secret d’une grande campagne c’est une grande idée. Maintenant que nous l’avons, enchaînons avec les finances. Hum, euh, est-ce que vous avez des projets pour le dîner parce que nous allons rester ici un moment. Allons à la page 4. Nous y sommes. Maintenant, les projets pour Janvier . . .
DANS LA MAISON DE LORELAI
[Lorelai est assise le canapé en train de lire alors que Rory passe la porte d’entrée. Le téléphone sonne.]
LORELAI: Agh !
RORY: Hey.
LORELAI: Gah !
RORY: Maman ! [Il répond au téléphone.] Allô ? [Elle raccroche.] Cette sonnerie n’est pas dans ta tête, tu sais.
LORELAI: Euh, tu as dû lire ce livre Motley Crue. Je te jure, quand on atteint le point où Ozzy Osbourne renifle une rangée de fourmis et tu penses, ça pourrait devenir encore plus répugnant, et puis tu tournes la page et oh, bonjour, oui on peut ! C’est excellent !
RORY: Pourquoi est-ce que tu n’as pas répondu au téléphone ?
LORELAI: Parce que je crois fermement qu’une fois que quand tu as fait quelque chose 500 fois, tu as besoin de changer.
RORY: De quoi tu parles ?
LORELAI: Je savais qui c’était.
RORY: Qui c’était ?
LORELAI: La même personne qui a appelé le répondeur tellement de fois que maintenant je l’entends vraiment soupirer.
RORY: Dean ?
LORELAI: Dean le déterminé.
RORY: Oh mince.
[Le téléphone sonne.]
LORELAI: Cinq dollars que je sais qui c’est.
RORY: [Elle répond au téléphone.] Allô ?
RICHARD: Rory, c’est ton grand père.
RORY: Oh, hey Grandpère.
LORELAI: Il a fait ça dans un but.
RICHARD: J’aimerais discuter de la réunion de demain.
RORY: Ok.
RICHARD: Je pensais que nous pourrions s’installer ailleurs.
RORY: Midtown ?
RICHARD: Ici.
RORY: Ta maison ?
RICHARD: Ce sera plus confortable avec des encas infiniment meilleurs.
RORY: Ouais, ça me parait géant.
RICHARD: Merveilleux. Je vais appeler le groupe.
RORY: Ok, eh bien, alors je pense que je vous verrai demain.
RICHARD: A demain.
RORY: Salut. [Elle raccroche.]
LORELAI: Qu’est-ce qu’il voulait ?
RORY: Il voulait changer le lieu de notre réunion chez lui demain et ta coûter cinq dollars.
LORELAI: Alors ça va bien, huh, Grand-père fait ce truc avec toi à l’école ?
RORY: Ouais, je pense qu’il s’amuse avec tout ça.
LORELAI: Regarde ? Est-ce que ta brillante mère l’a appelé ou quoi ?
RORY: Oui.
LORELAI: Tu as sacrément de la chance d’avoir cette femme grandiose dans ta vie, tu le sais, n’est- ce pas ?
RORY: Une voix me le murmure dans l’oreille chaque soir quand je suis le point d’aller dormir.
LORELAI: Eh bien, tu ne me laisseras pas l’écrire dans tes sous vêtements. Hey, vérifie le répondeur pour que je puisse effacer les messages.
RORY: Oh, d’accord.
LORELAI: Agh !
DEAN: [Sur le répondeur.] Hey, c’est moi. Euh, il est 16 heures, appelle moi quand tu rentres. [beep] Hey, euh, il est 16 H 30. [beep] Il est 16 H 54 – où es-tu ? Je vais essayer de te bipper. [beep] Il est 17H30. Est-ce que tu as eu mon message ? Appelle avec la réponse.
RORY: Ils ne viennent pas tous de lui.
DEAN: [Sur le répondeur.] Hey, j’ai complètement oublié que tu rentrais chez toi à 18 heures.
LORELAI: Et encore, bizarrement, même après s’être rappelé de cette information . . .
DEAN: [Sur le répondeur.] Hey, il est 17H40 et je pensais juste que je pourrais voir si tu rentrais plus tôt.
LORELAI: Je te jure, ce garçon a dû trop boire.
RORY: C’est fou. Dix messages ?
LORELAI: Plus les quatre que j’ai pris personnellement avant d’arrêter de répondre au téléphone.
RORY: D’accord.
LORELAI: Chérie, tu vas devoir arrêter cette potion d’amour que tu lui as donné ou il va commencer se montrer chez David Letterman bientôt.
RORY: Ugh.
LORELAI: Qu’est-ce qui ne va pas ?
RORY: Quatorze messages.
LORELAI: Ouais, alors, c’est un peu –.
RORY: C’est un peu trop.
LORELAI: Alors, qu’est-ce qu’il y a ? Est-ce que vous êtes disputés ?
RORY: De quoi est-ce que tu parles ?
LORELAI: Je veux dire, est-ce que quelque chose est arrivée pour rendre fou le téléphone ?
RORY: Non, tout allait bien, tout était calme. Pas plus d’incidents, je ne crois pas.
LORELAI: Eh bien, si je dois supposer, je dirais qu’il se sent un peu incertain à propos de quelque chose.
RORY: Mais pourquoi ?
LORELAI: Rory.
RORY: Mais je passe chaque moment libre avec lui, je l’appelle, je le contacte.
LORELAI: Je sais, tu es bien.
RORY: Et rien ne semble être assez, rien ne semble remettre les choses en place.
LORELAI: Donne lui un peu de temps. 
RORY: Je voulais juste que les choses reprennent leur cours.
LORELAI: Oh, chérie, les relations amoureuses sont dures. Parfois tu vas traverser un passage bizarre et les choses vont devenir funky, mais donne lui juste une chance. Surmonte les, les choses vont redevenir calmes.
RORY: Je l’espère. Je vais effacer les messages.
A L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Lorelai est à la réception quand Michel et sa mère entrent en riant.]
GISELLE: Oh, arrêtez, arrêtez de me faire rire ! Vous essayez de me tuer ! Vous essayez de faire rire votre mère jusqu’à la mort comme ça vous pourrez vous en tirer avec un crime sinistre.
MICHEL: Votre esprit est diabolique.
GISELLE: Votre âme est vide.
MICHEL: Voulez-vous du café, Zeelee ?
GISELLE: Oui, chéri, merci.
MICHEL: Je reviens.
GISELLE: Ah, bonjour, yeux bleus.
LORELAI: Bonjour Giselle. Comment était votre déjeuner ?
GISELLE: Ah, champagne, caviar, comme d’habitude.
LORELAI: Ah, bien sûr.
GISELLE: Et puis sont arrivées les pâtes avec de terribles choses dedans. C’était parfait.
LORELAI: Vous avez l’ai d’avoir passé un bon moment.
GISELLE: Oui. Il va tellement me manquer quand je rentrerai chez moi, mais Dieu merci, il aura des kilos en trop pour se rappeler qu’il a mangé toutes mes pâtes aujourd’hui, ce petit voleur.
LORELAI: Michel a mangé des pâtes ?
GISELLE: Eh bien, oui. Michel adore les pâtes, il en mange tout le temps.
LORELAI: Pas devant nous. Ici c’est tout sans carbonate, basses calories, ce qu’il nous laisse voir comme si on pouvait manger moins qu’un rat de laboratoire.
GISELLE: Rat de laboratoire ?
LORELAI: Le meilleur ne s’explique pas. En tout cas, je suis contente que vous ayez mangé des pâtes, il a l’air tellement heureux.
MICHEL: Café, café, café.
GISELLE: Oh, mm, mm. C’est horrible.
MICHEL: Vous allez le boire et vous allez l’adorer.
GISELLE: Vous êtes un fléau.
MICHEL: Allons faire des emplettes.
GISELLE: Oh oui, achetons quelque chose de complètement inutile et en le payant trop cher.
MICHEL: J’adore.
GISELLE: Au revoir.
MICHEL: Au revoir.
LORELAI: C’est tellement mal.
DANS LA VIEILLE RESIDENCE GILMORE
[Rory, Louise, Madeline, Brad et Chip marchent vers la porte d’entrée.]
RORY: Nous aurions dû attendre Paris.
LOUISE: Hey, c’est elle qui a piqué une crise au moment de partir et pas plus tard qu’à 15 H10.
RORY: Mais peut être qu’elle se tenait à l’extérieur de l’école pour nous attendre. 
MADELINE: Elle a mon numéro de portable.
LOUISE: Je pensais que tu avais perdu ton téléphone.
MADELINE: Ben oui. Oh.
RORY: Nous appellerons quand nous serons à l’intérieur. [Ils sonnent à la porte.]
BRAD: Dis-lui que je voulais l’attendre, d’accord ?
[Paris répond à la porte.]
RORY: Paris.
PARIS: Hey, vous êtes juste à l’heure. Entrez.
RORY: Euh, ok.
RICHARD: Dans le salon, tout le monde.
RORY: Wow.
RICHARD: Bienvenue, tout le monde, à la première réunion officielle de la Corporation Secours Style. Est-ce que tout le monde peut s’asseoir, s’il vous plait ?
CHIP: Je me sens comme Ivan Bosky.
RICHARD: Rory, tu es la meneuse du groupe ce qui se traduit par présidente du comité, ce qui veut dire que tu t’assieds en bout de table.
RORY: Mais c’est là où tu t’assieds d’habitude.
RICHARD: Non, pas aujourd’hui. Allez. Maintenant, à ce point, j’aimerais donner la parole à Paris qui nous apportera les informations pour planifier nos derniers développements.
PARIS: Merci, Richard. D’abord, laissez moi vous dire que je suis contente de vous voir tous ici, au début de ce que, je crois, va devenir une expérience très excitante.
BRAD: Elle n’a pas de batte de baseball, n’est-ce pas ?
PARIS: Maintenant, j’aimerais que tout le monde tourne la page 1 dans son livret de présentation. Hey, nous n’avons pas fait encore la partie crayon.
BRAD: Oh, pardon.
PARIS: Mesdemoiselles et messieurs, je vous donne le RX-2002.
LOUISE: Joli.
RORY: Très joli.
PARIS: Maintenant voici la liste de tout ce qui est contenu dans le RX-2002, en plus les options de style, douze en tout. Chacun d’eux est résistant à l’eau, ininflammable, et va avec une garantie de cinq ans.
RICHARD: Ce qui est plus long que la plupart du temps passé au lycée.
PARIS: Il est marrant.
RICHARD: Maintenant il y a aussi un modèle de luxe avec des dispositifs en extra conçu pour pouvoir personnaliser son kit même plus spécifiquement pour ses propres besoins. Il y aura un range CD qui peut en contenir jusqu’à dix, il y a un miroir vanity éclairé, et il peut être divisé par compartiments pour le maquillage et des babioles. Un cadre pour une photo et une mini chambre forte pour les choses de valeur qui peut fermer à clef pour la sécurité.
PARIS: Idée formidable, Richard, vraiment – top.
RICHARD: Merci, Paris.
RORY: C’est vraiment prodigieux. J’en veux un.
RICHARD: C’est exactement le but. Maintenant voyons notre département marketing. Euh, Madeline, Louise – qu’est-ce que vous avez pour nous ?
MADELINE: Ok, eh bien, d’abord, nous allons opter pour le manifeste – magazines.
LOUISE: Tu sais, Teen, Young Miss, Seventeen.
MADELINE: Spin et Rolling Stone, spécialement pour toucher les gars.
RICHARD: J’ai entendu que Jane magazine était bien aussi.
RORY: Comment tu sais pour Jane magazine ?
RICHARD: J’ai mes méthodes, jeune fille.
CHIP: Nous pourrions aussi les mettre dans certains magazines du centre commercial.
RICHARD: Je pense aussi que nous pourrions aller directement à la source.
PARIS: Les écoles ?
RICHARD: Pourquoi pas ? Les bulletins du comité de l’école, les sites web. Nous pouvons installer des tables aux matchs de football et aux séances d’entraînements.
EMILY: Eh bien, comment ça va ici ?
RICHARD: Bien, Emily.
EMILY: Bon. Y-a t’il assez à manger ?
RICHARD: Oui, il y a beaucoup de nourriture.
EMILY: Et la crème glacée ? Est-ce que quelqu’un aime la crème glacée ?
RICHARD: Emily, nous sommes au beau milieu d’une réunion d’affaires.
EMILY: Oh, ah, eh bien, je suis vraiment désolée. Euh, retourne à ta réunion d’affaires.
RICHARD: Maintenant, je pense que vos projets pour . . .
EMILY: [A Rory] Il sourie.
RORY: Je sais.
EMILY: Il sourie et il n’y a pas d’huile sur le tapis.
RORY: La vie est belle.
EMILY: Oui.
RICHARD: Emily, s’il te plait.
EMILY: Je m’en vais, je m’en vais.
PARIS: Richard, est-ce que vous avez des projets pour la troisième année ?
RICHARD: Eh bien, oui, Paris, j’en ai fait. Je les ai juste là.
CHEZ LORELAI
[Lorelai s’arrête devant la maison. Dean est en train de laver la voiture de Rory.]
LORELAI: Dean.
DEAN: Hey.
LORELAI: Hey, qu’est-ce qu’il se passe ?
DEAN: Uh, je lave juste la voiture de Rory.
LORELAI: Je vois ça.
DEAN: Eh bien, je veux dire, je suis venue la voir et elle n’était pas là, alors j’allais l’attendre sous le porche mais j’ai remarqué que sa voiture avait l’air sale, alors j’ai pensé que je pourrais la laver.
LORELAI: Mm hmm.
DEAN: Eh bien, parce que parfois les choses peuvent progresser sur la voiture comme la saleté et un genre de sève. Ça s’incruste dans la peinture, et c’est très dur à l’enlever.
LORELAI: Sûrement.
DEAN: Même des gouttes d’eau, vous savez . . . après la pluie, ça peut être un vrai problème.
LORELAI: Ok. Tu veux un soda ?
DEAN: Non, ça va.
LORELAI: Allons chercher un soda.
DEAN: Mais je dois laver –.
LORELAI: Laisse l’eau couler et viens dans la cuisine.
DANS LA CUISINE DE LORELAI
[Dean et Lorelai entrent par la porte du fond.]
DEAN: Je ne voulais vraiment pas vous ennuyer. Je peux juste attendre dehors jusqu’à ce que Rory rentre.
LORELAI: Chérie, Rory’ travaille sur son projet scolaire aujourd’hui.
DEAN: Oh ouais. Je suppose que j’avais oublié. Je veux dire, elle a dû me le dire qu’elle . . . je suis désolé, j’ai oublié.
LORELAI: C’est bon.
DEAN: Alors, je vais y aller.
LORELAI: Non non, viens là, assieds-toi juste une seconde, d’accord ? Est-ce que tu vas bien ?
DEAN: Ouais, je vais bien. Seulement je ne me souvenais pas que Rory m’avait dit pour sa journée d’étude. Sinon je ne serais pas venu.
LORELAI: Est-ce que je peux te donner juste un petit conseil ?
DEAN: Bien sûr.
LORELAI: Ok. D’abord, je voulais juste te dire que je pense que tu es un gars super. Tu es tellement bon avec Rory. Et même si j’ai toujours espéré qu’elle serait la seule fille qui ne regarderait jamais un garçon avant l’âge de 38 ans, je suis vraiment contente qu’elle t’ait trouvé.
DEAN: Merci.
LORELAI: Et je sais ce qui se passent entre vous deux depuis quelque temps.
DEAN: Est-ce qu’elle l’a dit ?
LORELAI: Non. Je le vois, et en tout cas, j’ai saisi. Mais parfois quand les choses sont détraquées, ça nous fait flipper et nous rend fou comme si nous avions perdu quelque chose qui est vraiment important et qui nous effraye un peu trop.
DEAN: Un peu trop ?
LORELAI: Comme appeler dix fois en trois heures de temps, trop fort.
DEAN: Quatorze fois.
LORELAI: Ok, maintenant, voyons, j’allais te laisser glisser mais hey – un honnête homme, j’aime ça.
DEAN: Vous croyez que je tiens à Rory très fort ?
LORELAI: Je ne crois pas, j’en suis sûre.
DEAN: Vous pensez que je suis en train de la perdre ?
LORELAI: Je crois que tu penses ce que tu fais.
DEAN: Eh bien, j’avais juste envie que rien de ce que je fais . . . vous savez, je voulais juste que les choses redeviennent comme elles l’étaient.
LORELAI: Je sais ce que tu fais, et les choses vont se remettre.
DEAN: Comment ?
LORELAI: Je sais que ça a l’air fou mais parfois donner un peu d’espace aux gens est vraiment la meilleure chose à faire.
DEAN: De l’espace ?
LORELAI: Juste un peu.
DEAN: Comme quoi ? Comme ne pas l’appeler, ne pas la voir ?
LORELAI: Non, laisse-la juste respirer, la laisser se détendre, la laisser venir à toi pour un changement.
DEAN: Vous n’êtes pas en train de me dire de la laisser tomber, n’est-ce pas ?
LORELAI: S’il te plait, si j’avais essayé de te convaincre de la laisser tomber, j’aurais commencé la conversation avec, ‘Laisse moi te parler de ma famille’. Je te le dis parce que je pense que ça pourrait arranger les choses entre vous deux. Essaye. Si ça ne marche pas, je te promets que tu pourras laver ma voiture, aussi.
DEAN: Ok.
LORELAI: Est-ce que tu veux un soda ?
DEAN: Non, merci. Je dois y aller. Euh, ne dîtes pas à Rory que j’étais là, d’accord ?
LORELAI: Hey, je suis juste assise là à table en train de me parler à moi-même … encore.
DEAN: Merci.
LORELAI: Salut Dean.
A L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Sookie est dans la cuisine au téléphone quand Lorelai entre.]
SOOKIE: Vous savez quoi, oubliez ça ! Si c’est comme ça que vous faîtes marcher votre commerce, alors je ne mérite pas de vous choisir en première place. Je vous déteste ! [Elle raccroche.]
LORELAI: Hey.
SOOKIE: Ok, nouveau plan pour les invités. Nous nous marrions le 15 mai, 16 heures, face au gazon – passe ton chemin.
LORELAI: Sookie.
SOOKIE: C’est ça, ta réflexion, hein ? Je te le demande.
[Michel entre dans la cuisine.]
MICHEL: Quel est votre problème ?
LORELAI: Moi ?
MICHEL: Oui, vous ! Est-ce que vous avez perdu la tête ?
LORELAI: De quoi parlez-vous ?
MICHEL: Au nom de Dieu pourquoi avez-vous dit à ma mère que je ne mangeais pas de carbonates ?
LORELAI: Parce que vous n’en mangez pas.
MICHEL: C’est une information privée, privée pour moi.
LORELAI: Michel, tout le monde dans Stars Hollow sait que vous ne mangez pas de carbonates.
MICHEL: Et alors ?
LORELAI: Calmez vous, prenez un toast.
MICHEL: Ne reparlez plus jamais à ma mère, est-ce que vous avez compris ?
LORELAI: Non, je ne comprends pas. Michel, vous et votre mère avez l’air fou ensemble. J’ai juste supposé que comme vous aviez renoncé aux carbonates il y a un an, elle le savait.
MICHEL: Oui, eh bien, vous savez ce qu’il arrive quand vous supposez.
LORELAI: Quoi ?
MICHEL: Je ne sais pas. Quelque chose à propos d’un âne – c’est une stupide expression Américaine.
LORELAI: Je ne comprends pas, Michel. Vous et votre mère avez avaient l’air d’avoir une relation parfaite.
MICHEL: Oui, parce que je ne lui dis rien. Nous gardons les sujets insignifiants et légers. Nous parlons des vêtements et de la nourriture et Posh Spice et de David Beckham et c’est tout. Rien de valeur, sans substance.
LORELAI: Je suis désolée.
MICHEL: Maintenant elle sait que je lui ai caché quelque chose. Soudain elle me pose des questions. Pourquoi est-ce que j’ai quitté la France à 18 ans ? Où je sors la nuit ? Qui sont mes amis ? Qu’est-ce qu’ils font ? Où vivent-ils ? Pourquoi est-ce que j’ai choisi cette carrière ? De question en question en question – ça ne s’arrête jamais ! Je ne peux plus tenir. Elle ne s’arrête jamais. J’ai pris un bain de six heures la nuit dernière juste pour échapper à ses incessantes remarques continuelles. Vous en êtes la cause ! Vous avez transformé ma Giselle en une mère, et je vous déteste pour ça ! Je vous hais, je vous hais vraiment ! [Il s’en va.]
SOOKIE: Alors, tu te sens mieux maintenant ?
LORELAI: Ouais, ça va mieux, merci.
SOOKIE: Mm hmm.
A LA KERMESSE DE CHILTON
[Tous les projets des élèves sont exposés sur les tables partout dans l’auditorium.]
PARIS: Ok, j’ai fait le tour et je dois vous dire, tout triste. Je crois que nous sommes bons.
RORY: Vraiment ? Je pensais vraiment que l’alarme à casier était plutôt bonne.
PARIS: S’il te plait, personne ne regarde quand une voiture s’arrête. Tu crois vraiment que cette alarme à casier va servir ? Non , je ne le sens pas. Quel est le mot ?
RICHARD: Chaque idée dans cette pièce est complètement nulle.
PARIS: Oui.
RICHARD: Il y a beaucoup de carton gaspillé ici, mon amie.
PARIS: Nous allons gagner.
RICHARD: Oui.
RORY: Ok, vous avez tous les deux besoin d’une pause.
LE PROVISEUR: Richard ? Richard, bonjour.
RICHARD: Hanlin, ravi de te voir.
HEADMASTER: Qu’est-ce que tu fais ici ?
RICHARD: Eh bien, en fait j’ai conseillé Rory sur son projet de business – le RX-2002.
LE PROVISEUR: Oh, eh bien, c’est merveilleux. Ça a l’air d’aller bien pour toi.
RICHARD: Je me sens bien.
LE PROVISEUR: Nous ne te voyons plus au club.
RICHARD: Non, j’ai été très occupé récemment.
LE PROVISEUR: Maintenant, est-ce que j’ai bien entendu – tu es à la retraite ?
RICHARD: Vrai, peu de temps avant Noël.
LE PROVISEUR: Alors c’est vrai. Je l’ai dit à Bitty et je n’arrivais pas y croire quand j’ai entendu ça.
RICHARD: Eh bien, un homme ne travaille pas toute sa vie.
LE PROVISEUR: Non, c’est vrai. Je n’arrivais à me représenter que tu étais retraité.
RICHARD: C’est merveilleux depuis quelque temps. La meilleure initiative que je n’ai jamais pris. Ça m’a pris beaucoup de temps pour faire de merveilleuses choses.
LE PROVISEUR: Eh bien, ça a l’air sympathique. Quel genre de choses fais-tu ?
RICHARD: Eh bien, ça.
LE PROVISEUR: Eh bien, je dois y aller. Malheureusement, certains d’entre nous ne vivent pas encore la belle vie. Je dois y retourner. C’était formidable de te voir, Richard. Dînons bientôt.
RICHARD: J’aimerais beaucoup.
LE PROVISEUR: Je dirai à Bitty de passer un coup de fil à Em.
RICHARD: Fais donc ça.
PARIS: Est-ce que vous avez vu l’idée brillante du crochet à tuyaux sur la table cinq ? Un crochet sur une ceinture pour votre tuyau de jardin. Il y a Buster Keaton en train d’attendre que ça se passe.
RICHARD: Alors comment est-ce que nous faisons ?
RORY: Paris s’entraîne à jouer au football en faisant le flip flap.
RICHARD: Bien.
LE PROVISEUR: Excusez moi, jeunes gens, tous les projets ont été revus. 
PARIS: C’est parti.
LE PROVISEUR: Et avant que nous annoncions, je dois louer tout le monde pour votre bon travail. Il y a beaucoup, beaucoup de bonnes idées ici aujourd’hui. Ça me rend fier.
PARIS: Allez, padre.
LE PROVISEUR: Maintenant, j’aimerais annoncer le gagnant – table 10, la classe de Mademoiselle Traster avec l’alarme à casier.
RICHARD: Je ne comprends pas, comment est-ce possible ?
PARIS: C’est tellement boiteux, cette alarme ne fonctionne même pas, j’étais juste là.
RICHARD: C’est la chose la plus absurde que j’ai jamais entendue.
RORY: Grand-père, ça ne pose pas de problème.
RICHARD: Ça pose problème. Vous avez mis dedans une extraordinaire somme de temps et d’effort et d’idée dans ce projet. Vous méritiez de gagner.
PARIS: Ouais.
RORY: Eh bien, je voulais gagner aussi, mais nous n’avons pas gagné.
RICHARD: Je vais aller en parler au proviseur.
RORY: J’espère que non.
RICHARD: Vous avez été volé, Rory, et je ne vais pas retourner m’asseoir et regarder simplement ce qu’il se passe. [Il va vers le directeur.] Hanlin, bien, je dois te parler.
LE PROVISEUR: Quelque chose qui ne va pas ?
RICHARD: Ce concours est une déchéance.
LE PROVISEUR: Pardon ?
RICHARD: J’ai été dans les affaires pendant 35 ans.
LE PROVISEUR: Je le sais.
RICHARD: Et pendant ces 35 ans, j’ai vu des idées aller et venir, et j’ai appris certaines choses sur ce qui marche ou ce qui ne marche pas.
LE PROVISEUR: J’en suis sûr.
RICHARD: Je te dis que tu es sorti du monde réel, il n’y a aucune chance que cette alarme à casier marche convenablement comme une investissement en affaires viable.
LE PROVISEUR: Richard, nous ne sommes pas dans le monde réel, nous sommes dans une école.
RICHARD: Oui, une école devrait entraîner les enfants pour le monde réel.
LE PROVISEUR: Richard, calme toi.
RICHARD: Je demande un nouveau comptage.
LE PROVISEUR: Très bien. Je viens juste de le reconsidérer, l’alarme gagne toujours.
RICHARD: Hanlin !
LE PROVISEUR: Richard, ton projet était très bien. C’était tout à fait dans la course. Tu peux être fier.
RICHARD: Ce n’est pas mon projet, c’est leur projet, le projet des enfants.
LE PROVISEUR: Vraiment ?
RICHARD: Oui ! Ça ne me fait rien, c’est pour les enfants !
LE PROVISEUR: Mais ce ne sont pas eux qui sont en train de causer une scène en public en ce moment, toi oui.
DANS LA VIEILLE RESIDENCE GILMORE
[Lorelai et Rory descendent de voiture et vont à la porte d’entrée.]
RORY: C’était affreux. Il avait l’air tellement contrarié. Son visage est passé au rouge et il était pratiquement tremblotant.
LORELAI: Hey, est-ce que tu as remarqué que quand il s’énerve il devient plus grand ?
RORY: Maman.
LORELAI: Je ne sais pas comment il fait mais il se grandit vraiment.
RORY: Stop.
LORELAI: Le jour où je lui ai dit que j’étais enceinte, 2 pieds de haut. Ça faisait peur aux oiseaux.
RORY: Hey, je suis contrariée là.
LORELAI: Chérie, tu n’as rien fait. Tu es allé chez ton grand père, qui t’admire grandement, lui demander son aide et des conseils. C’est adorable et attentionné.
RORY: S’il te plait, aide moi ce soir – pas de remarque sur le travail ou Chilton ou l’école ou la retraite.
LORELAI: Rien à part la politique ou la religion, j’ai saisi.
EMILY: [Elle ouvre la porte.] Bonjour les filles.
LORELAI: Bonjour Maman.
RORY: Bonjour Grand mère.
EMILY: Entrez, entrez. Le dîner est presque prêt. Richard, les filles sont là. Richard ? Il est rentré à la maison aujourd’hui, il n’a pas dit un mot, il est entré dans son bureau, a claqué la porte, et il y est terré depuis.
RORY: Vraiment ?
EMILY: Je ne peux même pas le voir pour lui demander.
LORELAI: Eh bien, est-ce que tu es sûre qu’il y est toujours ?
EMILY: Bien sûr qu’il y est encore. La porte est juste là. Je l’aurais vu s’il était sorti.
LORELAI: Pardon.
EMILY: Tout le monde ne quitte pas la maison en escaladant la fenêtre et en sautant dans les bras d’un biker chaud qui l’attend.
RORY: Peut être que quelqu’un pourrait aller lui parler.
EMILY: Je ne sais pas quoi faire. Que s’est-il passé sur la planète aujourd’hui ?
RORY: Les choses ne sont pas très bien passé à la kermesse des affaires.
EMILY: Que s’est-il passé ?
LORELAI: C’était terrible – les élèves de dixième ont montré une hostile prise de contrôle sur les élèves de onzième.
RORY: Notre projet n’a pas gagné et Grand père l’a mal pris.

EMILY: Eh bien, je suis à bout d’idées si cet homme s’effondre pour un projet de lycéens.
LORELAI: C’est juste une période bizarre pour lui, maman.
RORY: Je me sens tellement mal.
LORELAI: Peut être qu’il devrait aller parler à quelqu’un.
EMILY: Comme qui ?
LORELAI: Comme un psychologue ?
EMILY: Quoi ?
LORELAI: Eh bien, peut être que ça l’aiderait.
EMILY: Nous n’allons pas aller chez un psychologue.
LORELAI: Maman, il n’y a rien de mal à se faire aider.
EMILY: Lorelai Gilmore, es-tu sérieusement en train de suggérer que ton père aille chez un total étranger pour lui parler de sa vie personnelle ?
LORELAI: Beaucoup de gens ne jurent que par ça.
EMILY: Oui, des gens perturbés, des déviants, des gens avec de multiples personnalités qui voient des choses et qui errent dans les rues en parlant à eux mêmes, et en léchant les parcmètres.
LORELAI: Maman.
EMILY: Ensuite, tu vas suggérer que j’aille chez un psychologue.
LORELAI: Trop de retours – je ne peux pas choisir.
EMILY: Richard, c’est toi ?
RICHARD: Bien sûr que c’est moi. Oh Rory, tu es là, merveilleux. Bonjour Lorelai.
LORELAI: Hey.
RICHARD: Eh bien, je meurs de faim. Qu’est-ce qu’il y a pour dîner ?
EMILY: Que cela signifie, qu’est-ce qu’il y a pour dîner ?
RICHARD: Eh bien, je pensais que la question était relativement claire, mais je serais content de reformuler pour toi. Eh, quels genres de produits variés vont apparaître dans nos assiettes ce soir ?
EMILY: Richard Gilmore, tu rentres à la maison fâché et tu t’enfermes à clef dans ton bureau toute l’après midi …
RICHARD: Eh bien, j’ai beaucoup pensé à ce que j’allais faire, beaucoup penser. Je te le dois, jeune fille.
RORY: J’en suis sûre.
RICHARD: Tu ne devrais certainement pas être désolée.
EMILY: Richard, que – baisse ce friand et explique toi !
RICHARD: Toute cette semaine, toute cette expérience avec Rory et la première mallette de secours pour le casier – c’est une sacrée bonne idée, en tout cas, quel que soit toute cette histoire à cette école. D’une certaine façon, toute cette semaine m’a fait réalisé quelque chose – je ne veux pas être à la retraite.
EMILY: Tu quoi ?
RICHARD: Je n’aime pas ça. Je déteste ça, en fait.
LORELAI: Mais Papa – .
RICHARD: C’est ennuyeux. Je n’ai absolument pas idée de ce que je peux faire. Et franchement, je suis fatigué d’essayer de trouver quelque chose pour me passer le temps.
RORY: Alors qu’est-ce que tu vas faire ?
RICHARD: Je vais travailler.
EMILY: Est-ce que tu penses demander à retourner à ton travail ?
RICHARD: Oh, Grand Dieu non ! Non non non non non non. J’ai décidé de travailler à mon compte.
LORELAI: Wow.
EMILY: Quoi ?
RORY: Cool.
RICHARD: C’est cool, n’est-ce pas ?
EMILY: Mais qu’est-ce que tu vas faire ?
RICHARD: Eh bien, je n’en suis pas encore sûr. Peut être que je vais être conseiller, peut être prendre un partenaire, peut être même que je vais enseigner.
LORELAI: Quoi ?
RICHARD: Eh bien, tu ne dois pas dire ça comme ça.
LORELAI: Pardon, quoi ?
RICHARD: Je crois qu’une expérience de 35 années m’a donné suffisamment pour enseigner une leçon ou deux leçons dans une université de business régional.
LORELAI: Oh mon Dieu. C’est ‘Madame est servie’ les dernières années.
EMILY: Richard, est-ce que tu es sérieux ?
RICHARD: Comme une crise cardiaque.
EMILY: Mais, mais – .
RICHARD: Je ne me suis pas senti comme ça depuis très longtemps, Emily. Je m’éclate, et je vous le dois à toutes.
RORY: Contente de t’avoir service.
EMILY: Il va enseigner.
LORELAI: Ou conseiller.
EMILY: Or conseiller.
LORELAI: Alors pour lécher un parcmètre, c’est juste au coin de la rue.
DANS LA JEEP
[Ce soir-là, Lorelai et Rory rentrent chez elles.]
LORELAI: Ok, ce dîner était bon.
RORY: Tous les dîners de Grand mère sont bons.
LORELAI: Je sais, mais à celui il y avait des friands.
RORY: Aw, c’étaient d’excellents friands.
LORELAI: Pas vrai ? Chaud et beurré avec ce qui va avec dedans. Les friands me manquent.
RORY: Eh bien, elle peut en faire plus la semaine prochaine.
LORELAI: C’est d’accord. J’en ai pris quatre dans mon sac.
RORY: Non.
LORELAI: Vas-y vérifie.
RORY: N’as-tu pas honte ?
LORELAI: Ha !
[Le bipper de Rory sonne.]
LORELAI: Ah, qui est-ce ?
RORY: C’est Dean.
LORELAI: Vraiment ? Combien de messages a-t-il envoyé aujourd’hui ?
RORY: Juste un.
LORELAI: Tu rigoles.
RORY: En deux jours.
LORELAI: Wow !
RORY: Je sais. Il n’a ni appelé ou ni mystérieusement apparu à mes côtés.
LORELAI: Hm, peut être qu’il est calmé.
RORY: Je l’espère. En fait il m’a presque manqué aujourd’hui.
LORELAI: Ça a l’air d’aller.
RORY: C’est bien.
LORELAI: Est-ce que tu veux prendre mon portable et lui passer un coup de fil ?
RORY: Oh, non, demain ça ira.
LORELAI: Est-ce que tu es sure ? Il est encore tôt. Vous pourriez faire un duplex un petit moment.
RORY: Je sors avec Lane ce soir.
LORELAI: Lane ?
RORY: Ouais, nous avons d’importants CD à écouter. 
LORELAI: Je ne pensais pas que Lane pouvait sortir après neuf heures.
RORY: Sa mère est à une foire aux antiquités à Woodbury jusqu’à Dimanche, et sa grand mère reste avec elle mais elle s’endort à 18 heures alors nous avons pensé que nous pourrions sortir vite fait pour aller chez Luke.
LORELAI: Vous allez aller chez Luke ?
RORY: Ouais, peut être.
LORELAI: Chérie, pourquoi aller chez Luke ? Um, je veux dire, tu viens juste de manger dix friands.
RORY: Non, tu as pris dix friands, et je ne sais même pas si je vais allez chez Luke. C’est juste un peut être.
LORELAI: Ok, ok. Eh bien, amusez vous.
[Elles s’arrêtent chez Lane et Rory sort de la voiture.]
RORY: Ok, à plus.
LORELAI: Tu es sure que tu ne veux pas appeler Dean ?
RORY: Nan, demain.
LORELAI: Ouais, demain.
LA MAISON DE LORELAI
[Lorelai s’arrête à la maison et trouve Dean assis sous le porche.]
LORELAI: Dean.
DEAN: Elle aime Jess, n’est-ce pas ?
FIN