\ Oncles morts et légumes /
DANS LA MAISON DE LORELAI
[Le téléphone sonne. Lorelai dévale les escaliers pour répondre, mais le répondeur s’enclenche avant qu’elle saisisse le téléphone.]
LORELAI: [Sur le répondeur.] Hey, nous ne sommes pas là, alors – ah, je me suis cogné le pouce ! Laissez nous un message.
EMILY: Je suis tellement lassée de ce répondeur ridicule. J’y ai droit à chaque fois que j’appelle . .
LORELAI: Oh, c’était approfondi.
EMILY: Toi et Rory êtes toujours sorties. Pourquoi ça ? Est-ce que votre maison est si affreuse que vous ne pouvez pas y rester ? C’est trop d’exaltation, si vous me demandez . . .
LORELAI: Eh bien, qu’est-ce qui n’est pas dans les règles de conduites d’Emily ?
EMILY: Je ne veux pas parler à une machine, je vous rappellerai. [Elle raccroche.]
LORELAI: Si tu avais de l’égard, Mère, tu nous enfermerais à clef comme des veaux. C’est ce qu’elle veut, des enfants veaux.
[Le téléphone sonne à nouveau.]
LORELAI: [Sur le répondeur.] Hey, nous ne sommes pas là, alors – ah, je me suis cogné le pouce ! Laissez nous un message.
EMILY: C’est encore moi. Ecoute . . .
LORELAI: Tu parles à une machine.
EMILY: N’oublie que ma réunion des Filles de l’Amérique Révolutionnaire c’est Mardi. S’il te plait. .
LORELAI: Ça résonne dans ma tête. Et ça pour toujours.
EMILY: . . . c’est à 15 heures et toutes les femmes sont extrêmement ponctuelles.
LORELAI: Quand je serai sénile et gaga et que je baverai dans une tasse et bien que je ne me souviendrai plus de mon nom, je me rappellerai encore que ta réunion des FAR est ce Mardi.
EMILY: . . . ce Mardi. Je te parlerai d’autres choses plus tard. [Il raccroche.]
LORELAI: Je vais devoir être déprogrammée par le culte des déprogrammateurs pour enlever ce Mardi de ma tête.
[Le téléphone sonne à nouveau.]
LORELAI: [Sur le répondeur.] Hey, nous ne sommes pas là, alors – ah, je me suis cogné le pouce ! Laissez nous un message.
EMILY: Ton message est ennuyeux . . .
LORELAI: Incroyable.
EMILY: Sais-tu à quel point il est ennuyeux ?
LORELAI: Je crois que nous n’avons pas les mêmes standards de mesure.
EMILY: . . . pour toi-même. Est-ce que tu as l’as entendu récemment ?
LORELAI: Je ne peux pas parce que j’ai les oreilles amputées.
EMILY: . . . et cette chose du pouce, est-ce une blague ? Pourquoi est ce que tes blagues sont toujours . . .
LORELAI: Ah, un monde sans oreilles, quel rêve !
A L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Dans la salle à manger, Emily est assise à une table en train de goûter des soupes alors que Lorelai et Sookie sont à côté en train de la regarder.]
LORELAI: Est-ce que tu n’as pas déjà goûté cette soupe, Maman ?
EMILY: Mm.
LORELAI: Deux fois, tu as goûté cette soupe deux fois.
EMILY: Tu me laisses un peu de temps ?
LORELAI: Je suis maladivement passionnée.
EMILY: Eh bien, Lorelai, quand tu goûtes à quelque chose, la première fois c’est pour acclimater le palais, la seconde pour établir le fondement, et la troisième pour prendre une décision.
LORELAI: Oh, il va y avoir une troisième fois.
EMILY: N’est-ce pas pour ça – goûter des soupes ?
LORELAI: Les goûter, oui, pas en déduire oralement leurs structures chimiques.
EMILY: Tout ne doit pas aller à ton rythme.
LORELAI: Ou à une allure qui ne peut pas se mesurer au nombre de tours du soleil autour de la terre.
SOOKIE: En fait, c’est vrai, j’ai déjà entendu ça.
LORELAI: Quoi ?
SOOKIE: Une pour s’acclimater, deux pour le fondement, et la troisième pour juger.
LORELAI: Traître.
EMILY: Les femmes de mon groupe des Filles de l’Amérique Révolutionnaire sont très difficiles à satisfaire. Mon Dieu, quand la terrine à la réunion organisée par Heddy Cubbington était légèrement moins froide qu’à la normale, elle a été mise à l’écart pendant un mois.
LORELAI: Eh bien, cette dévergondée d’Heddy l’avait cherchée.
EMILY: Lorelai.
LORELAI: [A une employée.] Oh, mince, ils sont à l’heure pour une fois, bien. Hey, faites moi une faveur et, euh, dites à Michel que Mercredi . . .
EMILY: Lorelai, s’il te plait.
LORELAI: Merci. Hum, Maman, Il y a beaucoup d’autres choses qui se passent ici et qui ne nécessite pas une halte broyage.
EMILY: Alors demander toute ton attention pendant une courte période c’est trop te demander ?
LORELAI: Maman, je t’ai déjà donné plus d’attention que je l’aurais fait pour quelqu’un dans ces circonstances. Plus que n’importe qui d’autre qui aurait pris huit soupes séparées pour les tester pour une infect soirée des FAR … pardon une soirée non infect des FAR. Nous faisons seulement ça pour les mariages.
EMILY: Eh bien, est-ce que tu voudrais que je paye pour les tester ?
LORELAI: Non, Maman, juste que tu prennes une décision cette année.
SOOKIE: Hey, puis-je . . . je suis désolée. Celle aux champignons est d’un grand choix. C’est super populaire, et c’est la préférée de Jackson.
EMILY: De qui ?
SOOKIE: Jackson, mon fiancé.
EMILY: Oh, vous allez vous marier ?
SOOKIE: Au meilleur homme au monde.
LORELAI: Oh hey, pendant que nous sommes dans le sujet, hum, les costumes des demoiselles d’honneur ?
SOOKIE: Ooh, j’ai déjà quelques idées.
LORELAI: Est-ce ce que tu as pensé à celles qui sont assez belles de sorte que je n’en vienne pas à t’en vouloir secrètement dans un refuge pour le reste de nos vies ?
SOOKIE: Oui.
LORELAI: Je vais le faire !
SOOKIE: Nous formons une bonne équipe.
MICHEL: Cet homme au téléphone du restaurant.
LORELAI: Qui ?
MICHEL: L’homme en flanelle avec des chevilles saillantes.
LORELAI: Oh, Luke ?
MICHEL: J’ai oublié son nom de la réception à ici, il est tellement mémorable.
LORELAI: Ok, merci.
EMILY: Où vas-tu ?
LORELAI: Oh, parler à Luke.
EMILY: Ne peux-tu pas le rappeler ?
LORELAI: Prends en une troisième fois, Maman. [Elle s’en va.]
EMILY: Lorelai ! Est-ce qu’elle est toujours si dispersée ?
SOOKIE: C’est la personne la plus stable que je connaisse.
EMILY: C’est très triste. Eh bien, je crois que vous avez raison, champignon.
SOOKIE: Super.
EMILY: Alors dites m’en plus sur votre mariage.
SOOKIE: Oh, je viens juste de commencer à le planifier alors il n’y a pas grand chose à dire.
EMILY: Eh bien, vous n’avez encore rien décidé ? L’emplacement ou la musique pour la cérémonie, peut être ?
SOOKIE: Oh, nous allons probablement juste, vous savez, terminer avec quelque chose sur un CD.
EMILY: Oh.
SOOKIE: Quoi ?
EMILY: Eh bien, les CD sont vraiment peu fiables. Ils rayent quelques fois, ou ils sautent, ou une personne chargée de les mettre en route est distraite et toute la cérémonie est gâchée.
SOOKIE: Je n’avais pas pensé à ça.
EMILY: Est-ce que vous avez pensé à la musique en direct ?
SOOKIE: Eh bien . . .
EMILY: Un joli ensemble de cordes.
SOOKIE: Ooh, ça a l’air bien.
EMILY: Il y a quelques groupes merveilleux que je pourrais vous recommander.
SOOKIE: Bien sûr. Je veux dire, je suppose que ça ne ferait pas de mal d’y jeter un oeil.
EMILY: Non, c’est sûr. La soupe aux champignons.
SOOKIE: Un quator de cordes.
AU BUREAU DE RECEPTION
[Lorelai arrive et prend le téléphone.]
LORELAI: Luke ?
LUKE: Ouais, salut.
LORELAI: Salut.
LUKE: Comment ça se passe ?
LORELAI: Assez bien, assez bien. Comment vont les choses pour toi ?
LUKE: Oh, pas mal. Je vais faire sauter des oeufs.
LORELAI: Mauvais trip.
LUKE: Les aléas des affaires. Est-ce que je t’ai appelé au mauvais moment ?
LORELAI: Oh, non, c’est du genre lent ici. Tellement lent, en fait, que Michel et moi étions sur le point de sortir le tetherball.
LUKE: C’est la chose avec une balle attachée à une corde ?
LORELAI: Hey, je ne savais pas d’où venait le mot tether.
LUKE: Yeah, c’est attaché. C’est lié, comme une ancre est attachée à une corde sur un bateau.
LORELAI: Habile, habile.
LUKE: Ouais, la plupart des gens ne font probablement pas ce lien.
LORELAI: Probablement pas.
LUKE: Ouais.
LORELAI: Alors, quoi d’autre ?
LUKE: Euh, ouais, en fait – j’avais besoin d’une chambre ou deux pour quelques jours, est-ce que ce serait possible ?
LORELAI: Tu besoin de chambres ?
LUKE: Neuf.
LORELAI: Tu en as besoin pour neuf jours ?
LUKE: Juste pour quelques jours, mercredi et jeudi.
LORELAI: Euh, eh bien, je m’occuper de ça. C’est pour qui ?
LUKE: Euh, j’ai juste de la famille qui vient.
LORELAI: Retrouvailles ? Parce que nous pouvons sortir le tetherball.
LUKE: Nah, un enterrement.
LORELAI: Quoi ?
LUKE: Ouais, mon Oncle Louie est mort la nuit dernière et j’organise ses funérailles.
LORELAI: Oh, Luke, je suis tellement désolée. Dire que j’étais en train de babiller sur le tetherball.
LUKE: Et tu n’étais pas en train de babiller.
LORELAI: Eh bien, tu auras neuf chambres, Mercredi et Jeudi.
LUKE: Tu es sûre ?
LORELAI: C’est un marché conclu.
LUKE: Merci.
LORELAI: Luke, je suis vraiment, vraiment désolée.
LUKE: C’est d’accord. Il est allé en paix. Il avait 85 ans.
LORELAI: Mais c’est toujours dur. Hum, est ce que tu vas bien ?
LUKE: Ouais, je vais bien.
LORELAI: Est-ce que je peux t’aider pour quelque chose d’autre ?
LUKE: Non, les chambres c’est déjà d’une grande aide.
LORELAI: Est-ce que tu es sûr, parce que je traite avec ma mère en ce moment et je serai contente de m’en échapper et t’aider pour quoi que ce soit. Tu me ferais une faveur.
LUKE: Les chambres c’est tout ce qu’il me faut.
LORELAI: De rien.
LUKE: Eh bien, je dois y aller.
LORELAI: Appelle si tu as besoin de quelque chose.
LUKE: D’accord. En tout cas, ce Français est con.
LORELAI: Oh ouais, il le sait.
LUKE: D’accord, à plus.
LORELAI: Salut.
SUR LE TROTTOIR
[Lorelai et Rory marchent dans la rue vers le restaurant.]
RORY: C’est tellement triste.
LORELAI: Je sais.
RORY: Il était comment Luke, comme, bouleversé par la mort de son oncle ?
LORELAI: Je ne sais pas. Il est si flegmatique. C’est difficile à dire.
RORY: L’homme ne peut définitivement pas battre de ses propres ailes.
DANS LE RESTAURANT DE LUKE
[Lorelai et Rory passent la porte. Luke est au téléphone pendant que plusieurs clients essayent d’attirer son attention.]
UNE FEMME: Est-ce que je peux avoir une autre tasse de café ?
LUKE: Dans une minute.
SY: Hey, c’est mon repas ?
UN HOMME: Plus de café pour moi aussi, s’il vous plait.
LUKE: Dans une minute.
SY: C’est mon plat ?
KIRK: Plus de café pour moi, aussi.
LUKE: La ferme, Kirk.
SY: C’est mon plat ?
LUKE: Oui, Sy, c’est ton plat.
SY: Eh bien, est-ce que je peux l’avoir ?
LUKE: Je fais ce que je peux.
KIRK: Je l’ai demandé gentiment.
UN HOMME: Hey, hey, regardez le cordon !
LUKE: Evitez.
KIRK: Tu devrais te moderniser avec un sans-fil.
LORELAI: Hey, qu’est ce que tu fais ? Regarde, regarde ça.
LUKE: Ah, buh buh buh . . . merci, merci, je suis au téléphone.
LORELAI: Nous avions remarqué.
LUKE: Ouais, je ne peux pas servir et être au téléphone.
RORY: Nous avions aussi remarqué ça.
LORELAI: Mais la représentation de Jerry Lewis dans Le Restaurant d’un Gars est maintenant enthousiasmé par les critiques.
RORY: Où vont les oeufs pochés ?
LUKE: L’excentrique au chapeau.
SY: Hey, je ne suis pas un excentrique ! Vous êtes un excentrique, excentrique !
RORY: C’est un excentrique.
LORELAI: Et les toasts ?
LUKE: La femme avec un sac à main géant. Ah, yup.
UN HOMME: Ce n’est pas bon.
LORELAI: Hey, recule cow-boy.
LUKE: Yo, whoa, whoa, whoa – qu’est-ce que tu fais ?
LORELAI: Viens là. Reste au téléphone et donne les moi. Où ils vont ?
LUKE: La table près de la fenêtre.
LORELAI: Tu ne numérotes pas tes tables ?
LUKE: Non.
LORELAI: Tu devrais numéroter tes tables.
LUKE: A quoi bon ? Si j’avais donné un numéro à une table tu ne saurais à laquelle le numéro correspond.
LORELAI: Mais tous les restaurants numérotent leurs tables. Tu devrais numéroter tes tables.
LUKE: Table cinq, ils vont à la table cinq.
LORELAI: Cool. Laquelle est-ce ?
LUKE: La table près de la fenêtre.
LORELAI: Près de la fenêtre, Elma.
RORY: J’y vais, Gertie.
KIRK: Eh oh ? Et ce café ?
LORELAI: Je l’ai.
LUKE: Merci.
KIRK: Mais, mais – le mien est un quart de café.
LORELAI: Huh ?
KIRK: Trois quart décaféiné, un quart avec de la caféine.
LORELAI: Je m’en fous, quatre quarts.
KIRK: Remplis.
LUKE: Pardon pour tout ça.
LORELAI: Ça va.
LUKE: En fait, tout le monde micro-organise sa vie au point qu’ils ne peuvent pas prévoir une seconde en plus pour quoi que ce soit.
LORELAI: Nous manquons de café.
LUKE: Je vais en refaire.
LORELAI: Non, je vais le faire.
LUKE: Est-ce que tu sais comment ?
LORELAI: Est-ce que je . . . ugh . . . je suis Cathy Café, Monsieur, la progéniture bâtarde de Mme Folger et Juan Valdez.
RORY: Hey Luke, où est Jess ?
LUKE: Je ne sais pas.
RORY: Ecole ?
LUKE: Je t’en prie. Il est sûrement à l’étage.
RORY: Vraiment ? Excuse moi.
LUKE: Il est trop corsé.
LORELAI: Non, il n’est pas corsé.
LUKE: Non, il est trop corsé.
LORELAI: Tu es au téléphone.
LUKE: Tout le monde ne l’aime pas corsé.
LORELAI: Eh bien, alors je les convertirai. Je suis la fille Jéhovah du café.
A L’ETAGE
[Rory frappe à la porte de l’appartement de Luke.]
RORY: Jess, ouvre ! Je sais que tu es là.
JESS: My, est-ce qu’on peut avoir un regard lumineux avec des sourcils broussailleux.
RORY: Luke a besoin de toi en bas.
JESS: Pourquoi ?
RORY: Parce qu’il est au téléphone avec quelqu’un et c’est la journée de repos de César et le restaurant est plein et il a besoin d’aide.
JESS: Je descends dans une minute.
RORY: Non, maintenant.
JESS: Je suis au milieu de quelque chose.
RORY: Je suppose juste que Jeannie va sortir Major Healey du pétrin où il s’était mis.
JESS: Mince, merci de me gâcher ça.
DANS LE RESTAURANT
KIRK: J’ai besoin de plus d’ Equal.
LORELAI: Il y en a un, juste là.
KIRK: J’en ai besoin de sept.
LORELAI: Sept ? Tu ne vas pas les amasser dans ta poche pour les utiliser chez toi, n’est-ce pas, Kirk ?
KIRK: Non, je les utilise dans mon café.
LORELAI: Ok, bon, alors permets moi. [Elle verse sept Equals dans sa tasse.] Voilà. Vas-y et c’est à ton goût, regarde c’est comme tu aimes.
KIRK: Ok. [Il boit une gorgée.] Parfait.
LORELAI: Bien.
[Jess trébuche dans le restaurant, suivi par Rory.]
LORELAI: Eh bien, tu es très gracieux.
JESS: Elle m’a poussé.
RORY: Pardon.
JESS: J’aurais pu me casser le cou.
RORY: Tant que ce ne sont pas tes bras. Nous avons besoin de tes bras.
JESS: Despote.
LUKE: Ils m’ont pris 20 minutes pour me passer ce stupide signal d’attente, et puis il me mette en attente pendant une éternité.
LORELAI: Qui te garde en attente ?
LUKE: Ce salon funéraire en Floride où mon oncle est.
LORELAI: Floride ? Je pensais qu’il était par ici.
LUKE: Non non, il a passé la plus grande partie de sa vie ici mais il a pris sa retraite à Orlando, alors je dois le faire transporter ici.
LORELAI: Aw, il voulait être enterré à Stars Hollow ?
LUKE: Nah, mon père voulait que mon oncle soit enterré à Stars Hollow juste à côté de lui.
LORELAI: C’est gentil.
LUKE: Eh bien, ils étaient vraiment proches, et Louie n’avait ni femme ni enfants pour s’occuper de tout, et avant que mon père meure, il m’a demandé si je pouvais m’occuper de lui.
LORELAI: De Louie ?
LUKE: Ouais, il voulait juste que je m’assure qu’il ait des funérailles convenables. Tu sais, respectueuses, dignes.
LORELAI: Pas de fer à cheval, je vois. Un brave homme.
LUKE: Et comme Louie était un ancien combattant, les représentants de la Guerre Révolutionnaire de la ville assisteront au service, feront le truc du salut, tu sais. Je veux dire, ça me rend nauséeux, mon père voulait ça. [Au téléphone.] Ouais, bonjour, je suis toujours là . . . Oui, le décédé est Louie Danes . . . D’accord . . . Non, Hartford n’est pas trop loin, je peux le faire. Merci. [Elle raccroche.] Super, c’est fait. Euh, ok, je devrais probablement aller choisir un cercueil avant qu’il n’arrive ici.
LORELAI: Super, vas-y.
LUKE: Je dois fermer.
LORELAI: Non, tu n’es pas obligé. On te couvre.
LUKE: Vous n’êtes pas obligées de faire ça.
LORELAI: Ça ne nous dérange pas. Vas-y. Ça me donnera une chance de numéroter toutes les tables.
LUKE: Je t’en prie.
LORELAI: Egalement, elles sont disposées comme ça pour une raison particulière ?
LUKE: Ne change rien.
LORELAI: Ce n’est pas du tout feng shui.
LUKE: Gertie.
LORELAI: Vas-y.
DANS LE SUPERMARCHE DOOSE
[Un client va vers Taylor.]
MME. CASSINI: Excusez moi, Taylor, où sont les choux de Bruxelles ?
TAYLOR: Il y en a une rupture de stock chez mon fournisseur cette semaine, Mme Cassini. Peut être la semaine prochaine.
MME. CASSINI: Oh, je voulais en faire ce soir.
TAYLOR: Désolé.
MME. CASSINI: D’accord, je vais juste traverser la rue. Merci.
TAYLOR: De rien. Traverser la route ? [Il va dehors.] Qu’est-ce que c’est ?
MME. CASSINI: C’est un marché de producteur. N’est-ce pas merveilleux ? Il vient d’ouvrir ce matin et . . . je vois les choux !
[Taylor marche vers le marché de producteur.]
TAYLOR: Qui est le propriétaire ici?
LE PROPRIETAIRE: Ça doit être moi. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
TAYLOR: Attendez une minute, je vous connais. Vous êtes le hippie aux cheveux longs qui voulait être le troubadour de la ville alors cet hippie avec un étrange veste marron en velours côtelé l’était déjà.
LE PROPRIETAIRE : C’est exact, bonne mémoire ! Comment vas-tu ? [Il l’étreinte.]
TAYLOR: Laisse moi !
PROPRIETOR: Tu n’aimes pas être touché, c’est cool. J’enregistre ça dans un coin de ma tête, pas de problème. Est-ce que je peux t’aider à trouver quelque chose ?
TAYLOR: Je veux juste savoir ce qui a pu vous inspirer pour ouvrir un stand de producteur juste en face de mon supermarché.
LE PROPRIETAIRE: Oh, est-ce que c’est ton supermarché ?
TAYLOR: Oui, c’est mon supermarché.
LE PROPRIETAIRE: Eh bien, il est vraiment sympa, familial. J’y ai acheté une boîte de fournitures – bon matériel, bon matériel.
MISS PATTY: Pardon ? Votre persil – le prix est à la botte ou au poids ?
LE PROPRIETAIRE: Au poids, ma belle.
MISS PATTY: Mmm, bon marché.
TAYLOR: Patty !
MISS PATTY: Oh, salut Taylor, comment vas-tu ?
TAYLOR: Tu veux dire ne pas me planter le couteau dans le dos ?
MISS PATTY: Oh, bien sûr que si, mon cher, peu importe.
TAYLOR: Il doit y avoir une erreur – ce n’est pas légal.
LE PROPRIETAIRE: Tout est approuvé par les autorités adaptées. J’ai suivi les règles, c’est ce que mon père m’a enseigné. Poulet pendant 20 ans, des coups dans le derrière. Brave homme – il bascule quand il s’assied – mais brave homme.
MME. CASSINI: Beaux choux.
LE PROPRIETAIRE: Pour une belle femme.
MRS. CASSINI: Merci.
TAYLOR: Je vais être malade.
LE PROPRIETAIRE: Ça fera quatre dollars. A plus tard, Mr. Doose.
TAYLOR: Je vais m’allonger.
A L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Michel est au bureau de réception alors que Lorelai arrive.]
MICHEL: Ah, Lorelai, bien – parlez moi des neuf chambres mises de côté. Il n’y a aucun nom que je vois, et pas de carte de crédit pour les retenir. Une erreur ?
LORELAI: Non, c’est pour Luke.
MICHEL: Pour qui ?
LORELAI: Luke du restaurant de Luke
MICHEL: Neuf chambres pour Luke du restaurant de Luke ?
LORELAI: C’est ça.
MICHEL: La convention des frites ?
LORELAI: Non, c’est personnel.
MICHEL: La colloque du Milk-shake ?
LORELAI: Non Michel, c’est quelque chose de personnel et je me porte garante pour lui.
MICHEL: Le séminaire du Soda ?
LORELAI: Stop !
MICHEL: Une partie de légumes marinés ?
LORELAI: Il a neuf chambres, maintenant suffoquez.
[Lorelai s’en va alors qu’Emily entre dans l’auberge.]
LORELAI: Oh, Maman, ici bonjour.
EMILY: Lorelai, bonjour.
LORELAI: Je suis désolée, est-ce que nous avions convenu quelque chose ? Je ne me souviens pas avoir un rendez vous avec toi.
EMILY: Nous devons prendre rendez vous pour se voir ?
LORELAI: Non, mais – bon.
EMILY: Je ne suis pas là pour te voir.
LORELAI: Oh, ce n’est pas à propos de ta réunion des FAR ?
EMILY: Non, tout est prêt. Je suis là pour voir Sookie.
LORELAI: Sookie ?
EMILY: Je suis un peu en retard, le trafic était affreux. Vous m’excusez, n’est-ce pas ?
DANS LA SALLE A MANGER
[Les tables sont mises avec des accessoires fantaisies et des fleurs.]
LORELAI: Oh mon Dieu.
SOOKIE: Est-ce que ce n’est pas beau ?
LORELAI: Magnifique. C’est pour quoi ?
SOOKIE: Mon mariage.
LORELAI: Ton mariage ?
SOOKIE: Emily, bonjour !
EMILY: Eh bien, est-ce que c’est tout ce que j’avais dit ?
SOOKIE: Et plus encore.
LORELAI: Qu’est que ça veut dire pour ton mariage ?
SOOKIE: Oh, c’est ces modèles de décors de tables. Emily me les installés. Ils ont servis pour le mariage de Celine Dion et à la Bark Mitzvah de la fille de Spielberg et de Jack Russell Terrier.
LORELAI: Tu me fais marcher.
SOOKIE: Je n’aurais pas fait semblant.
EMILY: Excusez, celui est légèrement asymétrique. Remettez-le.
LORELAI: Hey, hum, qu’est est ce qui est avec ces décors de tables fantaisie ? Je pensais que tu voulais que ça reste simple.
SOOKIE: C’est simple.
LORELAI: Ça flashe.
SOOKIE: On y donne juste un coup de baguette magique, simplement.
LORELAI: Dis moi comment ma mère a pu s’impliquer à ce point dans tout ça.
SOOKIE: Elle n’est pas si impliquée. Elle a juste fait la remarque l’autre jour quand j’étais là qu’elle connaissait des gens qui pourraient faire des modèles de trucs pour nous, comme des décors de tables et des aménagements de fleurs.
LORELAI: Mais nous devions faire les fleurs nous-mêmes.
SOOKIE: Je sais, mais quelle pagaille ce serait.
LORELAI: C’est pour économiser de l’argent – les fleurs coûtent une fortune.
SOOKIE: Ouais, mais, les modèles – ce qu’ils font aujourd’hui – c’est gratuit. Je ne me suis pas engagé pour quoi que ce soit.
LORELAI: J’espère que non.
SOOKIE: C’est vrai – je dis non, et tout sera fini. Pas un sou ne sera dépensé.
LORELAI: Ok.
SOOKIE: Et c’est marrant.
LORELAI: Je ne veux pas t’enlever ton plaisir, je veux juste m’occuper de toi. Vois tu, tu es entré dans Emilyland.
SOOKIE: Emilyland ?
LORELAI: C’est un monde fait de hauts et de bas où la Maison Horchow est considérée est comme un location à bas prix et où les diamants de moins de 24 carats sont des Bibelots de Cracker Jack et où les Bentleys sont pour les ringards qui ne peuvent pas se permettre une Rolls.
SOOKIE: Mais je vais bien, vraiment.
LORELAI: D’accord. Je dois aider Luke pour le déjeuner, alors je dois y aller.
SOOKIE: Vas y, ça ira.
LORELAI: Ok. Salut Maman.
EMILY: [Elle prend un verre.] Est-ce une empreinte de doigt ? Mon Dieu, c’est une empreinte de doigt ! Qui y a touché ? Faites moi voir vos mains !
DANS LE RESTAURANT DE LUKE
[Taylor est assise à une table en train de marmonner dans sa moustache alors que Rory s’approche.]
TAYLOR: Navets, navets, navets . . .
RORY: Quoi ?
TAYLOR: Huh ?
RORY: Quoi des navets ?
TAYLOR: Pourquoi as-tu dit navets ?
RORY: Parce que tu as dit navets.
TAYLOR: Non, je n’ai pas dit ça.
RORY: Je crois que si.
TAYLOR: Nan.
RORY: D’accord.
TAYLOR: Mais j’ai des navets – des bons, aussi. Il ne sont pas aussi gros que ces navets monstres, mais qui a besoin de navets bouffis ? Les miens sont sans prétention. J’ai de beaux, d’humbles navets.
RORY: Ok d’acc. [Elle retourne au comptoir.] Taylor délire.
LORELAI: Je sais. Il est assis là comme les derniers jours de Dick Nixon depuis presque une heure.
RORY: Garde un oeil sur lui.
[Un client entre et s’assied au comptoir.]
LORELAI: Bonjour, comment ça va ?
LE CLIENT: Très bien, Mademoiselle. Vous servez toujours le petit déjeuner ?
LORELAI: Nous servons ça tous les jours. Qu’est-ce que vous prenez ?
LE CLIENT: Deux oeufs sur un toast.
LORELAI: Up, huh ?
LE CLIENT: Yup.
LORELAI: Vous ne les aimeriez pas plutôt brouillés ?
LE CLIENT: Non, sur le plat comme je les aime.
LORELAI: Allez, brouillé c’est meilleur. Dites que vous voulez deux oeufs brouillés sur un toast, s’il vous plait ?
LE CLIENT: D’accord, Mademoiselle, deux oeufs brouillés sur un toast.
LORELAI: Adam et Eve sur un radeau et ils font naufrage ! C’est une discussion de restaurant, vous voyez ? Les faire naufragés c’est la partie brouillée.
CUSTOMER: C’est ce que j’en déduis.
TAYLOR: Je n’y crois pas, je n’y crois pas !
LORELAI: Qu’est-ce qui ne va pas ?
TAYLOR: C’est cette Babette avec les bras chargés de rutabagas, et il y a encore Miss Patty – depuis quand est-ce qu’elle mange tant de fruits ?
[Kirk entre dans le restaurant.]
LORELAI: Hey Kirk.
KIRK: Bonjour. Où est Luke ?
LORELAI: Oh, il est occupé à des trucs alors Rory et moi lui donnons un coup de main. Qu’est-ce que je peux t’apporter ?
KIRK: Je ne sais pas. Je veux déjeuner, mais je ne sais pas ce que je veux prendre.
LORELAI: J’ai une suggestion. Qu’est-ce que tu dirais d’un hamburger avec de la glace à la fraise arrosée de sauce au chocolat comme dessert ?
KIRK: Ça me parait bien.
LORELAI: Yo, fais-en cuire un, puis passez moi un stick rose et jette un peu de gadoue dessus ! J’adore ce business.
[Le propriétaire du stand de producteur entre dans le restaurant.]
LE PROPRIETAIRE: Bigre, il fait froid dehors.
LORELAI: Oui, c’est un froid assez sec. Comme une blonde sexy avec du cran ?
LE PROPRIETAIRE: Du café avec de la crème et du sucre serait parfait, merci.
LORELAI: Dans une tasse à emporter, c’est parti.
LE PROPRIETAIRE: Ce temps glacé n’a pas éloigné les clients en tout cas. Ils sont venus. Beaucoup de soupes de légumes seront mangées ce soir. Oh, hey Taylor. Je ne t’avais pas vu.
TAYLOR: Bonjour.
LE PROPRIETAIRE: Vous prenez une petite pause ? Je ne vois pas comment vous pourriez faire ça si vous étiez aussi occupé moi. Rester à attendre une embellie, ça ne m’est jamais arrivé. Je dis aux gens, ‘hey, je reviens dans une seconde’ et ils – regarde-les – ils sont déjà en train de faire la queue dehors.
TAYLOR: Eh bien, FYI, Van Halen hair, je suis complètement occupé, mais un bon homme d’affaires avec du matos convenablement préparé peut prendre une pause et alors.
KIRK: Ça probablement aussi aidé que ton magasin soit complètement désert.
TAYLOR: Il n’était pas désert.
KIRK: Je pensais qu’il était fermé quand je suis passé, mais ensuite j’ai vu Gabby assise à la caisse enregistreuse en train de lire un tabloïde.
TAYLOR: La ferme, Kirk.
KIRK: En tapant sur le comptoir avec un de ses petits rouleaux astrologiques.
TAYLOR: Assez.
LORELAI: Voilà.
LE PROPRIETAIRE: Gracias. Oh bigre, c’est une scène de bas peuple. [Il part.]
A L’ETAGE
[Lorelai frappe à la porte de l’appartement de Luke.]
LORELAI: Luke, c’est moi.
[Luke ouvre la porte.]
LORELAI: Hey. Je t’ai apporté une mauviette avec une rose piquée dedans.
LUKE: Un quoi ?
LORELAI: Un sandwich turc avec des oignons.
LUKE: Oh, merci. Vas-y entre.
LORELAI: Comment va le puits de l’argent ?
LUKE: Oh, juste euh . . . c’est ça.
LORELAI: Qu’est ce qui ne va pas ?
LUKE: Rien. Aucun d’eux ne vient – pas un seul.
LORELAI: Qui ?
LUKE: Mes proches – ceux pour qui j’ai retenu toutes les chambres – pas un ne vient aux funérailles de Louie.
LORELAI: Tu plaisantes – pourquoi ?
LUKE: Je ne sais pas, laquelle des excuses bidons veux-tu entendre en premier ? Certains ont prétendu qu’ils ne pouvaient pas s’absenter à leur travail.
LORELAI: Ce n’est pas si bidon.
LUKE: Randy et Barbara ne veulent pas manquer la demie finale de rugby de leur môme.
LORELAI: Il y a des demies finales de rugby ?
LUKE: Ma soeur n’a même pas encore rappelé. Mes cousins Paul et Jim, que mon père a aidé à entrer passer à l’université, ont dit qu’ils étaient trop épuisés de leur voyage de pêche. Et légèrement perturbé ma cousine Franny a dit qu’elle ne pouvait pas venir parce que son Petey est malade.
LORELAI: Son fils ?
LUKE: Perroquet.
LORELAI: Petey le perroquet ?
LUKE: J’ai vu la stupide chose un jour, il battait des ailes comme un fou, piaillant les deux seuls mots qu’il connaît encore et encore – Petey et magnifique. Magnifique, Petey, magnifique, Petey !
LORELAI: C’est troublant.
LUKE: Ma famille est troublante.
LORELAI: Je suis vraiment désolée.
LUKE: C’est faux, ce n’est pas que ça se va se finir. Un membre de la famille meurt, et on doit présenter ses hommages – à un moment.
LORELAI: Vois ça de cette manière – s’ils ne veulent pas être là, tu ne veux pas qu’ils soient là.
LUKE: Mon père voulait qu’ils soient là.
LORELAI: Je sais. Mais hey, Louie a vécu à Stars Hollow la plus grande partie de sa vie, alors beaucoup de personnes seront là, d’accord ?
LUKE: D’accord.
LORELAI: Je sais que c’est perturbant, mais peut être que ce serait mieux de cette manière.
LUKE: Ouais, je suppose. Je déteste vraiment cet oiseau.
[Rory entre dans l’appartement.]
RORY: Hey Maman ?
LORELAI: Qu’est-ce qu’il y a ? Tu as eu un troupeau de taureaux de shopping pour la Chine ?
LUKE: Quoi ?
LORELAI: Des clients – depuis combien de temps tu possèdes un restaurant ?
RORY: Pardon. Jackson est dehors, il veut te parler, il dit que c’est important.
LORELAI: A propos de quoi ?
RORY: Je ne sais pas. Il a l’air contrarié.
LORELAI: Ah. D’accord. Ça va aller ?
LUKE: Ouais, merci.
LORELAI: Tu dois avoir envie d’e réfléchir à cette conversation sur le restaurant.
LUKE: Je ferai ça ce soir.
RORY: Hey Luke, où est Jess ?
LUKE: Je ne sais pas, il est probablement sorti jouer au basket-ball ou à autre chose.
RORY: Ce petit débutant.
AU RESTAURANT
[Lorelai descend les marches et s’arrête au comptoir pour aider un client.]
LORELAI: Oh, hey, euh, est-ce que je peux prendre votre commande ?
CUSTOMER: Oui, euh, un sandwich bacon, laitue et tomate, pas de mayo.
LORELAI: Yo, euh, j’ai besoin d’un porcet porcet avec une verte cou . . . euh, une couverture verte . . . BLT, pas de mayo ! Zut alors.
A L’EXTERIEUR
[Lorelai sort du restaurant et va vers Jackson.]
LORELAI: Jackson ?
JACKSON: Je suis un homme triste.
LORELAI: Qu’est-ce qui ne va pas ?
JACKSON: Souviens-toi de ce doux, simple, abordable petit mariage que Sookie et moi avions imaginé avec un minimum de désaccords – pas de désaccords, en fait – peut être la première fois de l’histoire qu’un couple était d’accord sur l’organisation à 100 % sur tout ?
LORELAI: Oui.
JACKSON: Disparu. De l’histoire ancienne. C’est la Bibliothèque d’Alexandria, c’est le Colosse des Routes, c’est Pop Rocks, c’est parti, et est-ce que tu sais pourquoi ?
LORELAI: Ma mère ?
JACKSON: Regarde ! [Il pointe du doigt Sookie et Emily près du gazon.]
LORELAI: Qu’est-ce qu’elles font ?
JACKSON: Elles sont en train de mesurer la ville.
LORELAI: Elles quoi ?
JACKSON: Elles sont en train de mesurer la ville entière avec des mètres à mesurer.
LORELAI: Oh mon Dieu.
JACKSON: Ta mère a eu le sien à Neiman Marcus. Il est en platine avec un abattant en or – il coûte plus cher que ma voiture !
LORELAI: Je suis désolée.
JACKSON: Regarde, j’adore Sookie et je veux qu’elle puisse faire ce dont elle a envie, mais . . . tu vois ce qu’elles sont en train de faire en ce moment ?
LORELAI: Ouais.
JACKSON: Selon les diagrammes, c’est à cet endroit qu’ira l’orchestre symphonique.
LORELAI: Comment est-ce qu’ils vont mettre un orchestre symphonique sur le gazon ?
JACKSON: Oh, ils vont bouger le gazon.
LORELAI: Quoi ?
JACKSON: Un gazon qui a été là pendant cent ans et ils vont le bouger. Qui bouge un gazon ? Quel genre d’esprit tordu a même pensé à bouger le gazon ?
LORELAI: Ok, je vais m’en occuper.
JACKSON: Elle est tellement excitée.
LORELAI: Elle a eu un lavage de cerveau. C’est Patricia Hearst et ma mère c’est le SLA.
JACKSON: J’espère juste que ce n’est pas trop tard.
LORELAI: Je l’espère aussi.
[Rory marche, tirant Jess derrière elle.]
JESS: Regarde mon T-shirt !
RORY: Bouche ça !
DANS LE STUDIO DE DANSE
[Taylor est sur le podium en train de diriger une réunion municipale.]
MISS PATTY: Eh bien, ça paraît être la bonne chose à faire, Taylor.
TAYLOR: Je suis d’accord. Quand une personne contemple Stars Hollow, une autre peut facilement avoir des vues sur un constituant de sa beauté et il est celui qui a eu le cran de nous montrer des lumières scintillantes.
JESS: La vache !
LUKE: Ça ne portera pas ses fruits.
TAYLOR: La Maison d’Harry des Lumières Scintillantes a été fait partie intégrante de notre ville pendant cette époque de 20 ans, alors il nous revient le droit d’honorer sa retraite. Alors par cette présente lettre je désigne mardi prochain, Harry comme l’Homme aux Lumières Scintillantes du Jour des Lumières Scintillantes de la Maison d’Harry.
JESS: Eh bien, il est à fond dans son trip.
[Lorelai et Rory entrent.]
TAYLOR: Encore en retard, hein ?
LORELAI: Oui, j’espère que je ne suis pas enceinte !
TAYLOR: Quoi ?
LORELAI: Est-ce que ces places sont prises ?
LUKE: Ne m’entraîne pas dans ça.
TAYLOR: Tu as vraiment travaillé sur ta ponctualité, Lorelai. J’ai commencé la réunion il y a une demie heure.
LORELAI: Uh, grossier !
TAYLOR: Je vais prendre avantage de cette interruption inattendue dans nos agissements pour conférer Miss Patty sur les faits divers de notre emploi du temps.
LORELAI: Qu’est-ce que nous avons manqué ?
LUKE: Harry part à la retraite.
RORY: L’homme aux lumières scintillantes ?
LORELAI: Qu’est-ce que nous allons faire sans ses lumières scintillantes ?
LUKE: Aller dans n’importe quel magasin discount ?
LORELAI: Blasphème.
RORY: Qu’est-ce que tu fais là ? C’est une réunion de la ville pour les gens qui participent et qui se préoccupent de la ville.
JESS: Eh bien, la Chevauchée du Pays de Corky, l’accès au public était quasiment vide, alors je devrais passer à autre chose de bien.
LORELAI: Je suis surprise que tu aies le temps d’être là.
LUKE: Je n’ai pas le temps, mais je n’arrive pas à avoir un des anciens combattants au téléphone et je dois leur confirmer les funérailles de Louie.
TAYLOR: D’accord maintenant, la question suivante c’est le problème qui me concerne directement par conséquence je vais donner mon marteau de président de réunion à Miss Patty.
LORELAI: Encore, grossier !
TAYLOR: Arrête ça. Maintenant, vous avez le pouvoir.
MISS PATTY: Oh, d’accord. Maintenant la présidence reconnaît Taylor Doose. Taylor, vous avez la parole.
TAYLOR: Merci, Patty. Mon problème, Mesdames et Messieurs, est une forme d’injustice contre cet hippie hirsute qui a ouvert un stand de producteur dans le parc.
BABETTE: Oh ouais, des supers légumes.
SY: Succulents.
MISS PATTY: Les courges sont belles.
BABETTE: Sexy – ce sont des courges sexy.
TAYLOR: Sexy ou pas, je demande à ce que ce producteur fournisse son autorisation.
LE PROPRIETAIRE: Elle est juste là.
TAYLOR: Mm hmm, c’est juste ce que je pensais. Ce n’est pas une autorisation convenable pour ce genre d’affaires. C’est un 24 B, autrement connu comme carte, carte kiosque. Ce n’est pas valide pour votre affaire.
PROPRIETOR: Pourquoi l’as tu dit deux fois ?
TAYLOR: Hmm ?
BABETTE: Tu as dis carte, carte kiosque.
LORELAI: C’est répétitif.
RORY: Et redondant.
LORELAI: C’est répétitif.
RORY: Et redondant.
LORELAI: Nous sommes certainement divertissantes, Mac.
RORY: Indubitablement, Tosh.
TAYLOR: Ce n’est pas redondant. Ce sont trois choses séparées. C’est une carte et une carte kiosque qui est un mécanisme hybride soumis comme une carte-entaille-kiosque d’où carte, carte kiosque.
BABETTE: Il a recommencé.
KIRK: Il est stressé en ce moment. Son magasin est désert.
TAYLOR: Je vais rendre ça simple. C’est pour les affaires qui se déroulent le matin et qui se rangent le soir. Accent sur le mot dérouler – dérouler ses affaires, des affaires qui roulent.
LE PROPRIETAIRE: Mais je bouge mes tables le soir.
TAYLOR: Mais vous êtes censé les remballer, Rapunzel, et les bouger ce n’est pas les remballer, n’est-ce pas ? Je veux dire, est-ce que quelqu’un a entendu le mot remballer sortir de sa bouche ? Vérifier la transcription, je pense que vous allez trouver celui qui manque – remballer !
MISS PATTY: La transcription ?
LORELAI: Ouais, Taylor, ce n’est pas Charlie Rose.
BABETTE: Il a perdu la boule.
ANDREW: C’est juste une vendetta personnelle.
KIRK: Son magasin est désert.
MISS PATTY: Je pense que nous devrions achever la réunion maintenant, Taylor.
TAYLOR: Attendez une seconde, attendez une seconde ! Vous là, quand Lady Godiva là voulait être le troubadour de la ville devant toi, je me tenais à tes côtés. Pourquoi est-ce que tu n’es pas derrière moi maintenant ?
LE TROUBADOUR: Parce que tu m’as laissé m’entortiller pendant longtemps avant que tu le fasses, Taylor, et ça n’allait pas bien. J’ai même écrit une chanson sur l’expérience.
LORELAI: Oh, je l’ai entendu. Elle s’appelait "Taylor m’a Laissé M’entortiller."
RORY: Oh ouais, elle est vraiment bien.
LE TROUBADOUR: Tu trouves ? Parce que j’ai eu des petits ennuis avec le refrain. Taylor, il m’a laissé une humidité dans les yeux. Je ne suis pas sûre qu’il y ait ce petit truc, tu sais, quoique ?
LORELAI: Oh, non, j’adore cette partie. En fait je pensais que peut être qu’à la fin tu pourrais faire des paroles sur le pull over. On en reparlera.
MISS PATTY: Je vais boucler ça.
TAYLOR: Maintenant, Patty, comment te sentirais-tu si ce gars venait pour ouvrir l’école de danse du hippie aux cheveux longs ou le restaurant du hippie aux cheveux longs, hein, Luke ? Ou la librairie du hippie aux cheveux longs ? Ce n’est pas bien, hein ?
MISS PATTY: D’accord, tous les gens qui sont d’accord avec le fait que ce n’est pas bien disent aye.
TOUS: Aye!
MISS PATTY: Réunion ajournée, bonne nuit.
LORELAI: Une autre marrante !
LUKE: Taylor, attendez une seconde !
RORY: [A Jess] N’as-tu pas quelque chose à ranger au restaurant ?
A L’EXTERIEUR
[Alors que les gens sortent, Luke court vers Taylor et les autres anciens combattants.]
LUKE: Les gars, attendez, venez, vous m’entendez vous appeler, stop !
TAYLOR: Qu’est-ce qu’il y a, Luke?
LUKE: Qu’est-ce que ça veut dire, qu’est-ce qu’il y a ? Les funérailles de mon Oncle Louie sont demain après midi et je n’ai rien entendu de vous. L’homme était un vétéran de la seconde Guerre Mondiale, vous êtes les acteurs insolites – vous venez aux funérailles des vétérans, alors vous allez venir, n’est-ce pas ? Hein ?
TAYLOR: Tu as dit que nous allions venir, Sy.
SY: Bert a dit qu’il allait le faire.
BERT: C’est le job de Taylor.
SY: Tu laisses toujours le mauvais rôle aux autres.
LUKE: De quoi vous parlez, les gars ?
TAYLOR: Autant que tu le saches, Luke. Nous n’irons pas aux funérailles de Louie.
LUKE: Quoi ?
ANDREW: Nous détestions tous Louie.
LUKE: Oh, allez, ce n’est pas vrai.
TAYLOR: Il avait toujours l’air maussade, pas un mot gentil pour qui que ce soit. Il allumait ses affreux cigares, soufflant dans le visage des gens et puis il crachait après chaque bouffée.
SY: Il était dégoûtant.
ANDREW: Et méchant.
KIRK: Il frappait mon chien quand j’étais gosse.
SY: Il draguait tout le temps ma femme.
KIRK: Toto était toujours différente après ça.
SY: Ma femme était tellement affectée.
KIRK: Je lui lançais quelque chose à aller chercher et elle commençait à courir après et à mi-chemin elle avait oublié ce qu’elle était en train de faire.
SY: Elle n’a plus jamais aimé les ‘soap operas’ de la même façon après ça.
KIRK: Elle s’allongeait et allait dormir.
LUKE: Vous exagérez.
BERT: Nous n’exagérons pas. Nous avons fait une grande fête quand il a quitté la ville !
SY: J’ai fait l’amour à ma femme comme jamais cette nuit là.
KIRK: Ma Toto aboyait d’un joyeux aboiement, puis silencieusement elle s’est arrêtée de respirer. Elle était vieille.
LUKE: Je n’arrive pas à y croire.
ANDREW: Allez, Luke. Vous connaissiez le mec.
LUKE: Cet homme était mon oncle, ok, et un ancien combattant. Il mérite des funérailles de vétéran, mais hey, si vous êtes trop fainéants pour vous montrer, alors . . .
TAYLOR: C’était lui le fainéant. Il n’a jamais participé à aucune fonction de la ville. En fait, quand nous donnions des représentations, il nous envoyait des choses.
SY: Et pas des gentilles choses, des choses rudes.
BERT: Des cailloux, et des petits outils.
LUKE: Ok, j’en ai assez entendu.
SY: Et il est devenu encore plus mesquin au fur et à mesure qu’il vieillissait. Il ne s’est jamais marié, il n’a jamais eu d’enfants.
BERT: Un vrai solitaire.
LUKE: Allez vous faire voir, qui a besoin de vous ! Je pourrais vous jeter des rochers et des petits outils moi-même !
TAYLOR: Une tête brûlée, tout comme Louie !
BERT: Ce sont pratiquement des clones.
DANS LA CUISINE DE L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Sookie est assise devant son ordinateur et Michel regarde par dessus son épaule au moment où Lorelai entre.]
SOOKIE: Oh mon Dieu, c’est tellement hi-tech.
LORELAI: Hey. Qu’est-ce que c’est ?
SOOKIE: Je télécharge des trucs de mariage de Prague.
LORELAI: Oh, tu plaisantes.
SOOKIE: On est en train de surfer en ce moment. C’est le langage d’Internet – surfer. Est-ce que tu connaissais ça ? Est-ce que tu savais qu’on ne disait plus la Tchécoslovaquie ? C’est juste la République Tchèque. La Slovaquie c’est un pays séparé. C’est bizarre, non ? C’est comme si soudain nous commencions à dire qu’il n’y a plus de Connecticut, c’est juste Connec . . . Ticut.
LORELAI: Sookie, qu’est-ce que tu télécharges de Prague ?
MICHEL: Oh, ça va beaucoup vous amuser.
SOOKIE: Des échantillons de couleur pour les grands stands.
LORELAI: Des grands stands en céramique pour quoi ?
SOOKIE: Pour les champignons géants en papier mâché.
LORELAI: Les champignons en papier mâché sont pour ?
SOOKIE: Pour que les nains habillés en anges puissent danser en dessous.
LORELAI: Oh mon Dieu.
SOOKIE: Emily a trouvé le meilleur fabricant de champignon en papier mâché à Paris. Il est encore mieux que le gars qui les fait en Belgique – quel choc.
LORELAI: Sookie, chérie, il faut que j’arrête de te regarder pendant une seconde. Nous devons parler.
MICHEL: S’il vous plait, s’il vous plait ne lui parlez pas de ces choses. Je ne veux pas mourir sans avoir vu les nains danser sous les champignons.
LORELAI: Restez hors de ça.
MICHEL: Oh, vous n’êtes pas drôle.
SOOKIE: Qu’est-ce qu’il y a chérie ?
LORELAI: Le danger d’Emilyworld, c’est que tu ne sais toujours pas que tu es dedans alors qu’en fait tu y es.
SOOKIE: Aw, pas encore ce truc d’Emilyworld.
LORELAI: Sookie, est-ce que tu as vu les chiffres qui vont avec ça ? Qu’est-ce que ça te coûte ?
SOOKIE: Je ne sais pas le coût total mais ta mère m’offre 50% de réduction. Elle a tellement de relations.
LORELAI: Ok, mais 50% en moins d’argent c’est toujours une somme d’argent. Tu n’as pas la moitié d’un tas de fric à dépenser.
SOOKIE: Eh bien, si j’économise je pourrais accorder un quart de la somme.
LORELAI: C’est encore trop.
SOOKIE: Eh bien, ta mère a dit qu’elle contribuerait un peu.
LORELAI: Sookie, c’est très loin, très loin, très loin, très loin de l’inapproprié.
SOOKIE: Je ne lui ai pas demandé mais c’était sympa.
LORELAI: Sookie, ce n’est pas toi, les nains et les champignons et Dieu sait quoi d’autre. Et ce n’est pas Jackson non plus.
SOOKIE: Qu’est-ce que tu veux dire ?
LORELAI: Nous avons parlé.
SOOKIE: Toi et Jackson avez parlé ?
LORELAI: Je suis désolée mais il est venu vers moi tout contrarié, et je t’adore Sookie et je l’adore aussi et ’il m’a semblé qu’il était temps pour moi de m’en mêler.
SOOKIE: Il était contrarié ?
LORELAI: Il était assez contrarié.
SOOKIE: Pourquoi est-ce qu’il n’est pas juste venu me le dire ?
LORELAI: Parce que c’est Jackson, il veut que tu sois heureuse et te donner tout ce que tu veux. Alors ce qui revient à – est-ce que c’est ce que tu veux ?
SOOKIE: Eh bien, peut être que les nains c’est un peu trop. Et les champignons . . . oh mon Dieu, ça a l’air tellement stupide maintenant.
LORELAI: Tu vas t’en sortir, continue.
SOOKIE: Non, non, ce n’est pas ce que je veux ! Nous étions censés faire ça bien et simple. Mon Dieu, tout allait bien.
LORELAI: Alors vas-y.
SOOKIE: Je vais aller le voir. C’est ça, si Jackson veut toujours m’épouser.
LORELAI: Bien sûr qu’il veut toujours t’épouser.
SOOKIE: Je vais l’appeler et je vais lui dire que j’ai tout remis en ordre.
LORELAI: Bien.
[Le téléphone portable de Lorelai sonne.]
SOOKIE: Ooh, je devrais appeler et annuler des trucs avant. Je vais appeler en Belgique et à Oslo et, euh, oh, Copenhague, Bora Bora.
LORELAI: Qu’est ce que tu as commandé là-bas ?
SOOKIE: Je vais t’épargner ça.
LORELAI: Merci. [Elle répond au téléphone.] Allô ? . . . Luke ! . . . Calme toi, calme toi . . . Ok, je vais venir. [Elle raccroche.] Je dois partir. Appelle, appelle, et reviens en arrière.
SOOKIE: Merci. Ooh, je vais commencer par Hong Kong. J’espère que ces acrobates pourront avoir un autre contrat.
DANS LE SALON FUNERAIRE
[Luke est en train d’attendre près d’un cercueil au moment où Lorelai entre.]
LORELAI: Me voilà. Qu’est-ce que – .
LUKE: Ça ne va pas fermer.
LORELAI: Quoi ?
LUKE: Le couvercle.
LORELAI: De quoi ? [Elle voit le cercueil.] Oh, salut . . . Louie.
LUKE: C’est Louie.
LORELAI: Joli bronzage. Alors, maintenant, tu dis que le couvercle ne fermera pas ?
LUKE: Oui, le couvercle ne va pas fermer.
LORELAI: Est-ce que tu as acheté la bonne taille ?
LUKE: Bien sûr que j’ai acheté la bonne taille.
LE DIRECTEUR DU SALON: C’est le modèle que nous recommandons pour les gens de poids et de taille moyens.
LUKE: Et il est de taille et de poids moyens.
LORELAI: Alors pourquoi est-ce qu’il ne fermerait pas ?
LUKE: A cause des trucs.
LORELAI: Quels trucs ?
LUKE: Les trucs. Il a laissé une liste de trucs avec lesquels il voulait être enterré.
LE DIRECTEUR: Ce n’est pas commun.
LUKE: C’est une liste très longue. Sa bobine de fil de pêche, son trophée de bowling, une gourde, ses pistolets de ses anciens duels, son exemplaire des mémoires de Sherman.
LORELAI: Alors est-ce que tous ces trucs sont là tout de suite ?
LUKE: Oui. J’ai enfoncé ça dedans du mieux que j’ai pu mais ça ne va pas fermer ce qui casse le but d’avoir un foutu cercueil
LORELAI: Puis-je ?
LUKE: Donne un bon coup.
[Lorelai essaye de fermer le cercueil en le poussant, mais il s’ouvre à nouveau.]
LORELAI: Whoa !
LUKE: Le football signé par Johnny Unitas contre attaque.
LORELAI: Et si nous bougions le masque à gaz et le casque de mineur vers les pieds ?
LUKE: Au bout, il y a déjà toutes les cartes de baseball qu’il a toujours acheté, des centaines.
LORELAI: Oh, ! Non. Um, que si nous pouvons faire venir les gens du bureau de là bas, tu sais, pour s’asseoir sur le couvercle et puis nous pourrions le fermer à clef ? Est-ce que tu as quelqu’un qui pourrait s’étaler . . . hm. Je suis à court d’idées.
LUKE: Moi aussi. Tu sais quoi, tout ça au diable. Au diable !
LORELAI: Luke, allez.
LUKE: Je ne veux plus avoir à m’occuper de ça !
LORELAI: Eh bien, tu dois t’en occuper.
LUKE: Non. Ce n’est pas comme s’il méritait mon aide ou mon respect.
LORELAI: Cet homme était ton oncle.
LUKE: C’était un pauvre type !
LORELAI: Ne dis pas ça.
LUKE: Non, non, Taylor et les gars avaient raison. Je m’en occupais de Louie par respect pour mon père, mais cet homme était mauvais et mesquin et égoïste toute sa vie. Pour l’amour de Dieu, il est même égoïste mort. D’autres personnes auraient aimé avoir ses cartes de baseball. J’aurais aimé ses cartes de baseball. Il avait la carte de Lou Gehrig, Joe DiMaggio, Willie Mays, des tonnes d’autres – mais non ! Mon oncle, King Tut, devait les prendre après sa mort avec lui !
LE DIRECTEUR: Monsieur, votre voix.
LUKE: J’ai fini, c’est décidé. A partir de maintenant, ce sera juste le découvert et c’est tout. Creusez un gros trou et déposez le couvercle ouvert. Enterrez le et assurez vous que rien ne l’arrose ! [Il s’en va.]
LORELAI: Je suppose que ce n’est pas possible non plus ?
LE DIRECTEUR: Non.
LORELAI: C’est bien ce que je pensais.
DANS LE RESTAURANT DE LUKE
[Jess marche entre les tables pour servir du café.]
LE CLIENT: Jeune homme, où est la jeune femme qui utilisait des vieilles phrases de restaurant pour se rappeler des commandes des clients ? C’était tellement amusant. Pourriez-vous nous la montrer ?
JESS: Non. [Il marche vers le comptoir.] C’est tout le monde. Je vais aller à l’étage.
RORY: Merci de faire le moins que tu puisses faire.
JESS: De rien.
[Luke entre dans le restaurant.]
LORELAI: Luke, alors. J’étais inquiète.
LUKE: Ouais, pardon, j’aurais dû appeler. Merci de me couvrir encore. Ce sera la dernière fois, je te le promets.
LORELAI: Ça va. Où étais-tu ?
LUKE: Eh bien, d’abord, j’ai marché un peu, sans but, j’essayais juste de m’éclaircir les idées. J’ai vu une grande partie d’Hartford – et quel puisard.
LORELAI: Eh bien, tu n’es pas un homme de ville.
LUKE: Puis je me suis calmé au bout d’un moment et j’ai remarqué que se débarrasser du corps de Louie dans un cercueil ouvert c’est un peu malsain.
LORELAI: Juste un peu.
LUKE: Alors j’ai pris les Pages Jaunes et j’ai trouvé un commerce de Cercueils Grands et Gros à Hartford.
LORELAI: Tu rigoles.
LUKE: Nan, j’ai trouvé un cercueil qui pourrait contenir mon oncle de 80 kilos et ses 70 kilos de trucs, le couvercle ferme bien, alors les funérailles seront à l’heure.
LORELAI: Bien.
LUKE: Je ne sais toujours pas pourquoi je fais ça.
LORELAI: Tu fais ça pour ton père.
LUKE: Ouais, je suppose. Bien qu’il soit mort il ne l’aurait jamais su si ça avait été différent.
LORELAI: Il sait. Il a un grand écran de Luke 24H/24H et il regarde et il sourie. Et tu fais ça parce que tu es toi.
LUKE: Hey, je vais vite me changer et tu pourras te mettre à la retraite après une longue carrière au restaurant pour toujours.
LORELAI: Oh non, c’est marrant. J’ai inventé des nouvelles phrases pour le restaurant. Est-ce que tu sais ce qu’est un Gloussement d’un Canard Joyeux ?
LUKE: Un sans-gêne.
LORELAI: C’est du foie gras avec du poulet et un trèfle vert glacé.
LUKE: Pourquoi est-ce que quelqu’un commanderait ça ?
LORELAI: S’ils étaient défoncés. [Elle voit Emily entrer dans le restaurant.] Ugh, grands Dieux !
LUKE: Quoi ?
LORELAI: Une mauvaise vibration vient d’entrer, je ferai mieux de reculer.
LUKE: Je ne serai pas long. [Il va à l’étage.]
LORELAI: Salut Maman.
EMILY: Depuis quand travailles-tu ici ?
LORELAI: Je file juste un coup de main. Que se passe t’il ?
EMILY: Je reviens de l’auberge où je devais travailler avec Sookie sur son mariage.
LORELAI: Ouais ?
EMILY: Et elle m’a renvoyé.
LORELAI: Je suis sure qu’elle ne t’a pas renvoyé.
EMILY: Elle a prétendu avoir changé d’avis sur ce que nous avions prévues.
LORELAI: Eh peut être que c’est vrai.
EMILY: Non, ce n’est pas vrai. Je sais qui est derrière tout ça. C’est toi celle qui est derrière tout ça.
LORELAI: Maman, ça devenait trop pour elle et trop pour son fiancé.
EMILY: Je le savais.
LORELAI: Maman, ce ne sont pas des personnes fortunées, tu le sais ça ? Ils économisent pour une maison et tes nains étaient en train de danser entre eux et leurs rêves.
EMILY: Tu parles des nains comme ci c’était absurde.
LORELAI: Est-ce que tu t’entends ?
EMILY: Je ne vois pas ce qui est si mal d’aider Sookie à organiser son mariage.
LORELAI: Maman, avoue.
EMILY: Quoi, avoue ?
LORELAI: Tu n’organisais pas le mariage de Sookie.
EMILY: Bon, alors, le mariage de qui j’organisais ?
LORELAI: Le mien.
EMILY: Ne sois pas ridicule.
LORELAI: Maman, ta vision de ce mariage et tout ce qui va avec et le gazon de fleurs qui vaut des milliards et la fontaine de champagne et de la robe de Haute Couture – qui porte dans la robe dans ta tête, Maman ? Est-ce que c’est Sookie ou moi ?
EMILY: Je n’organisais pas ton mariage, Lorelai.
LORELAI: D’accord.
EMILY: Le mariage que j’organisais était pour Sookie. Les champignons et les couleurs tout cela avait l’air sympa. Un peu fou, tout comme elle. Ce n’était vraiment pas pour toi.
LORELAI: Ok Maman.
EMILY: Je sais que même dans un million d’années, tu ne me laisserais pas organiser ton mariage. J’ai fini par renoncer à ce rêve il y a longtemps. Le tien devait être sur le thème d’un hiver russe - les Romanovs.
LORELAI: Avant le peloton d’exécution, je suppose ?
EMILY: De la neige avec des roses, des arbres avec des lumières blanches et des bougies, de la neige partout, toi arrivant dans un traîneau blanc avec des chevaux blancs.
LORELAI: Wow.
EMILY: Tu détestes l’idée.
LORELAI: Non, non, c’est juste que – .
EMILY: Tu détestes.
LORELAI: Non, c’est juste que ça ne me ressemble pas.
EMILY: Oui, bon, ça aurait été beau.
LORELAI: Je suis sure que ça l’aurait été.
EMILY: De toute manière, il est évident que ça n’aurait même pas été convenable si je m’étais tenu dans le hall de réception.
LORELAI: Excuse moi ?
EMILY: Des hamburgers et des frites pour le restaurant ? La mariée descendant l’allée centrale avec un distributeur de ketchup dans sa main.
LORELAI: S’il te plait dis moi de quoi tu es en train de parler.
EMILY: Je parle de Luke.
LORELAI: Luke ? Maman !
EMILY: Eh bien, c’est évident, Lorelai.
LORELAI: Non, ça ne l’est pas, Maman.
EMILY: Tu es constamment avec lui.
LORELAI: Il me nourrit.
EMILY: Tu es constamment en train de citer son nom.
LORELAI: Encore une fois, il me nourrit.
EMILY: Au moment où il t’appelle, tu cours à ses côtés.
LORELAI: C’est mon ami, il avait besoin de moi, je devais être là.
EMILY: Oui, je le sais.
[Luke descend les marches et vient vers elle.]
LUKE: Salut.
EMILY: Bonjour. Je dois partir. Je te verrai au dîner ce soir, Lorelai. Et Luke, je suis sure que je vous verrai bientôt. Qu’est-ce que vous pensez des Romanovs ?
LUKE: Ils devraient peut être venir.
EMILY: Un match écrit dans le ciel.
AU CIMETIERE
[Lorelai et Luke sont seuls aux funérailles.]
LE REVEREND: Nous sommes ici, bien sûr, pour honorer Louie, pour présenter nos hommages et pour lui offrir un au revoir attristé.
LORELAI: Tu vas bien ?
LUKE: Ouais. Je ne suis pas génial aux enterrements en général.
LORELAI: Personne ne l’est.
LE REVEREND: Il a rendu l’âme dans son sommeil, alors la fin est venue paisiblement pour Louie, ce dont je suis sûr, c’est que c’est un grand réconfort pour tous ceux qui le connaissait.
LUKE: La partie de rendre l’âme était un grand réconfort pour tous ceux qui le connaissait.
LE REVEREND: Je ne le connaissais pas.
LUKE: Bonne chose.
LE REVEREND: Mais je pense savoir que c’était un brave homme, destiné à manquer à beaucoup de personnes.
LUKE: Spécialement ceux qui le poursuivaient en justice.
LORELAI: Stop. Pardon mon Père.
LE REVEREND: Réverend.
LORELAI: D’accord.
LE REVEREND: Maintenant témoignons pour Louie Danes qui rejoint maintenant le Seigneur.
LORELAI: C’était un beau service. Beau et hum, intime.
LUKE: Je suppose que tout le monde mérite quelque chose à sa fin. Merci d’être venu.
LORELAI: Je n’aurais pas manqué ça.
LUKE: Ce n’est pas moi, n’est-ce pas ?
LORELAI: De quoi parles-tu ?
LUKE: Ce que Taylor a dit de moi que j’étais comme Louie, un solitaire, jamais marié et tout. Je veux dire, plus je vais vieillir plus je vais devenir excentrique, ce n’est pas fini.
LORELAI: Tu n’es pas ton oncle. Je veux dire, est-ce que Louie a déjà construit une chuppah pour quelqu’un, ou aider à réparer des choses sans qu’on lui ait demander, ou fait un gâteau au café avec des ballons pour l’anniversaire d’une fille de seize ans ?
LUKE: Rory t’a parlé de ça ?
LORELAI: Oui. Est-ce que Louie aurait pris le fils de sa soeur sans hésiter et sans rien demander en retour ?
LUKE: Personne n’aurait confié son gosse à Louie. Il aurait oublié de le nourrir ou quelque chose comme ça.
LORELAI: Tu as saisi mon point de vue ?
LUKE: Ouais, j’ai saisi. [Il entend tambouriner.] Qu’est-ce que c’est que ça ? [Il voit un des anciens combattants marcher dans le cimetière.] Est-ce que c’est Andrew ?
LORELAI: Je crois que oui.
[Les autres représentants arrivent.]
LUKE: Ils sont tous là.
[Les représentants commencent à faire leur salut.]
LUKE: Merci.
LORELAI: C’est ce que ton père voulait.
LUKE: Ouais. Oh, je sais que Louie aurait détesté ça.
LORELAI: C’est juste un avantage en nature.
SUR LE TROTTOIR
[Luke et Lorelai marchent vers le restaurant.]
LORELAI: Est-ce que tu crois qu’il est au ciel ?
LUKE: Je l’espère, comme ça mon père pourra lui botter le derrière.
LORELAI: Est-ce qu’on peut faire ça quand on est au ciel ?
LUKE: C’est peut-être désapprouvé.
LORELAI: Ouais, en plus tu es tout transparent et vaporeux, alors le pied de ton père passera directement à travers lui.
LUKE: C’est une conversation stupide. Qu’est-ce que c’est tout ça ?
LORELAI: Je n’en ai aucune idée.
DANS LE RESTAURANT DE LUKE
[Luke et Lorelai entrent dans le restaurant qui est rempli de personnes.]
LORELAI: Salut.
LUKE: Qu’est-ce qu’il se passe ?
RORY: C’est comme une sorte de veillée.
LUKE: Une veillée ?
LORELAI: Pour Louie ?
RORY: Je pensais que tu avais organisé tout ça.
LORELAI: Je n’ai rien organisé.
RORY: Eh bien, ça se passe bien, en tout cas. Les gens ont apporté une tonne de nourriture si tu as faim.
LORELAI: Huh.
LUKE: C’est inattendu.
LORELAI: Très.
LUKE: Est-ce que tu n’as jamais fait de veillées pour les gens que tu aimes ?
LORELAI: Je crois que tout ça c’est pour toi.
LUKE: Je suis mort ?
LORELAI: Fais face, Luke, les gens comme toi.
LUKE: Tais-toi.
LORELAI: Et avec un charme comme le tien, comment pourrait-ils y résister ?
[Le propriétaire du marché de producteur vient vers Taylor.]
LE PROPRIETAIRE: Hey Taylor, cool tes fringues.
TAYLOR: Mm hmm.
LE PROPRIETAIRE: Je vois que vous attaquez les légumes.
TAYLOR: Merci de me le préciser.
LE PROPRIETAIRE: Je les ai apporté moi-même. Hey, comment était l’enterrement ?
TAYLOR: Vous ne devriez pas être en train de surveiller votre stand là bas, mon ami ?
PROPRIETOR: Oh, le stand est parti.
TAYLOR: Quoi ?
LE PROPRIETAIRE: Il est parti, j’ai tout remballé, je suis libre.
TAYLOR: Je ne comprends pas.
LE PROPRIETAIRE: J’ai cultivé tout ça dans mon jardin et depuis hier, j’ai tout vendu.
TAYLOR: Vous avez tout vendu ?
LE PROPRIETAIRE: Tout vendu, j’ai fait assez d’argent pour voyager. Est-ce que vous êtes déjà allé en Israel ? Turbulent, je sais, mais je pensais que je pourrais y aller faire un tour et essayer d’y cultiver un peu de paix, tu vois ce que je veux dire ? Voir si elle grandit et si elle se propage.
TAYLOR: Taisez vous. Pourquoi est-ce que vous m’avez cassé à la réunion municipale si votre commerce de légumes était juste temporaire ?
PROPRIETOR: En fait, tu t’es cassé tout seul.
[Rory marche vers Jess]
RORY: Beau festin.
JESS: Les gens ont beaucoup trop de temps libre dans cette ville.
RORY: Tu as fait une belle chose.
JESS: Qu’est-ce que ça veut dire ?
RORY: Je pensais que c’était ma mère qui avait organisé ça. Et ce n’est pas elle qui a fait ça.
JESS: Et alors ? Ce n’est pas moi.
RORY: Ce n’était pas toi ?
JESS: Nah, en aucune façon. Ce n’est pas moi.
RORY: Si tu le dis.
JESS: Ecoute, la prof de ballet à moitié folle a appelé et a demandé quand est-ce Luke reviendrait des funérailles, si je pouvais ouvrir la porte. Je suis descendu, j’ai ouvert à la porte, et puis je suis retourné à l’étage pour dormir.
RORY: Alors tu as un petit quelque chose.
JESS: J’ai ouvert la porte.
RORY: Alors ces gens pouvaient venir ici et organiser ça ensemble. Joli.
JESS: Joli pour eux, pas pour moi.
RORY: Tu as facilité la tâche, tu as fait ce qui arrive, alors je suppose que ça veut dire tu fais officiellement parti de la ville maintenant.
JESS: Hey, attends une minute.
RORY: Bienvenue.
JESS: Je ne fais pas parti de la ville.
RORY: Imagine toi en train de planter des arbres le Jour du Festival Arboricole, mon pote.
JESS: Ouais, eh bien peut être que je devrais cambrioler dans un magasin de vente d’alcool pendant que tous les autres sont en train de planter ces stupides arbres.
RORY: Du moment qu’il y a un magasin d’alcool dans la ville, voisin.
[Rory va vers une table où les gens sont en train de raconteur des histoires sur Louie.]
SY: Alors, comme je le dis, c’était Halloween, d’accord, et nous étions chanceux que Louie n’avait pas de fil de fer barbelé acéré autour de son jardin, vous savez comment il était. Alors un des ses voisins a été tout courageux et il est allé se balader devant la porte et il a demandé ‘des bonbons ou la vie’ Louie a finalement ouvert la porte, il l’a regardé et a dit ‘Est-ce que tu as pris le sac de Reese ce soir ?’ Et le gosse regarde dans son sac et il a dit, ‘Oui monsieur, je lui ai pris.’ Alors Louie l’a attrapé, il a dit ‘Merci beaucoup!’ puis il a claqué la porte à son visage.
LORELAI: Je regrette de ne pas l’avoir connu.
LUKE: Il était pittoresque.
KIRK: Je n’ai jamais refait Halloween après.
MISS PATTY: Alors un jour où j’étais à la Poste, je faisais la queue quand Louie était sur le point de me renverser et il a coupé la file. J’ai dit, ‘Louie, il y a une file!’ Alors il a dit, ‘Embrasse mes fesses !’ et j’ai dit, ‘Votre esprit vos manières!’ et il a dit, ‘S’il te plait, mes fesses !’ et il a baissé son pantalon !
BABETTE: Oh, je l’ai eu, je l’ai eu. Louie était garé devant le Monde du Pancake de Al, et j’essayais de tirer dans l’espace derrière lui, quand soudain, il commence à reculer, alors je klaxonne et il – c’était juste un petit coup de klaxon, pas de gros problème – mais il . . .
FIN