\ La remise de diplôme de Lorelai /
A STARS HOLLOW
[Lorelai et Rory marchent sur le trottoir.]
RORY: C’est où ?
LORELAI: Ce n’est plus très loin.
RORY: Tu dis ça depuis des kilomètres.
LORELAI: Ça ne fait pas des kilomètres.
RORY: J’ai mal aux pieds.
LORELAI: Hey, Tonto, quand es-tu devenue plus vieille que moi ?
RORY: Dis moi juste où est ce nouveau restaurant de petit déjeuner et après je me tairai.
LORELAI: C’est un nouvel endroit mystérieux et étonnant et c’est tout ce que j’ai à te dire.
RORY: Dis moi juste c’est si c’est dans cette ville ou celle d’à côté.
LORELAI: Nous n’allons pas être clientes dans la ville à côté.
RORY: Depuis quand ?
LORELAI: Je ne sais pas, n’avaient-ils pas été en tête de notre saut de grenouille ?
RORY: Oh ouais, juste après qu’ils aient fait boire la femme qui a gagné à la loterie.
LORELAI: Ouais, donc les boycotter c’est réglo.
LANE: [Elle court vers elles.] Hey, attendez, stop !
LORELAI: Oh regarde, c’est Michael Landon.
LANE: Oh mon Dieu, vous marchez vite. Je vous suis depuis plus de deux pâtés de maisons.
RORY: Hey, nous étions suivies.
LORELAI: Je t’avais dit que je n’étais pas paranoïaque. Peut être que la prochaine fois tu me prendras au sérieux quand je te dis qu’il y a des accessoires qui bougent tout seuls.
LANE: Où est-ce que vous allez ?
RORY: A un petit déjeuner mystérieux.
LANE: En dehors de la ville ?
LORELAI: Est-ce que quelqu’un se souvient de la définition du mot mystérieux ?
LANE: Désolée, je me demandais juste si ça je pouvais encore m’entraîner sur vos marmites et vos casseroles ce matin ?
LORELAI: Ce n’est pas comme si elles avaient un autre usage.
LANE: Merci. J’ai presque chopé le truc du Ramble On. Je dois juste arrêter de me frapper le visage avec les baguettes quand je mets mes bras en arrière.
RORY: John Bonham avait le même problème.
LORELAI: Les clefs sont dans la tortue.
LANE: Profitez bien de votre petit déjeuner mystérieux. [Elle s’en va.]
LORELAI: Allez, ce n’est plus très loin.
RORY: Nous n’allons pas vers un commerce de ce genre. [Lorelai s’arrête.] Quoi ?
LORELAI: Nous sommes arrivées.
RORY: Arrivées où ? [Elle regarde.] Aw, tu n’as pas honte.
DANS LA MAISON DE SOOKIE
[Lorelai et Rory sont assises à la table alors que Sookie leur sert le petit déjeuner.]
RORY: Sookie, tu n’es pas obligée de faire ça.
SOOKIE: Qu’est-ce que tu veux dire ? Nourrir mes filles, les rendre heureuses, j’adore faire ça.
LORELAI: Ouais, on ressent de l’amour et passe moi le sel.
RORY: Ça me fait sentir coupable.
LORELAI: Manger pourrait t’aider à noyer ça.
SOOKIE: Ouais, ouais, mange, mange. Je vais manger.
RORY: Mince, est-ce que nos sauveurs peuvent s’asseoir aussi à table ?
LORELAI: Tant qu’ils ne chantent pas des chansons folklo ou qu’ils ne racontent pas des histoires.
[Jackson, qui est appuyé contre le bar avec les yeux fermés, gémit.]
SOOKIE: Il n’est pas trop du matin.
[Jackson gémit.]
LORELAI: Maintenant, ‘je n’arrive pas à croire que j’ai mangé tout ça.’
SOOKIE: Ça lui prend environ une heure pour redevenir Jackson.
[Jackson gémit.]
LORELAI: Ooh, hey, j’ai eu une bonne idée pour le mariage.
SOOKIE: Cool.
LORELAI: Au lieu de ces petites choses enveloppées avec des dragées au lieu, qu’est-ce que ce serait si nous y mettions un peu d’aspirine ?
SOOKIE: Aspirine ?
LORELAI: Pour le matin après les gueules de bois.
SOOKIE: C’est marrant.
LORELAI: Parce que les dragées c’est tellement classique. Huh, Jackson qu’est-ce que tu en penses – aspirine mieux que les dragées ?
[Jackson gémit.]
LORELAI: On peut prendre ça pour un oui ?
SOOKIE: Non. Tu vois, il finit pas se rendre compte de tout. Il réagira dans quelques jours.
RORY: Quelques jours ?
SOOKIE: Quelques jours.
LORELAI: Hey, est-ce que Jackson est dans la maison ? Fais moi un unh.
JACKSON: Unh.
LORELAI: Un nouveau jouet.
RORY: Tu n’as pas honte.
CHEZ LORELAI
[Lorelai est en train d’étudier à la table de la cuisine alors que Rory sort de sa chambre.]
RORY: Comment ça va ?
LORELAI: Je déteste ces livres, je les déteste.
RORY: Allez, allez.
LORELAI: Agh ! Tu vois ça ? Ils essayent de s’échapper – ils me détestent, aussi.
RORY: Tes livres ne te détestent pas.
LORELAI: Ugh, Rory, mon cerveau est plein. Il a atteint sa capacité maximum. C’est le Shea Stadium quand les Beatles y ont joué. C’est à l’étroit et les filles hurlent et je crois que George est en train de se battre avec Ringo.
RORY: Tu as une être très active.
LORELAI: Je ne peux tout simplement ingérer d’information.
RORY: Alors prends une pause.
LORELAI: Je n’ai pas le temps.
RORY: Ferme tes yeux, fais le vide.
LORELAI: Non, parce que faire le vide signifie que toutes les connaissances que je viens d’y entrer soigneusement vont s’enfuir. Dans le but de faire de la place pour des trucs, je perds des trucs. C’est un cercle vicieux.
RORY: Je vais faire du café.
LORELAI: Je déteste les examens finaux.
RORY: Personne n’aime les examens finaux.
LORELAI: Dieu merci je vais être diplômée et c’est la dernière fois que je dois bachoter comme ça parce que ma poursuite des études supérieures m’a amené à une découverte de moi très intéressante. Est-ce que tu entends ça ?
RORY: Bien sûr.
LORELAI: Je méprise les études. Yup, apprendre, le savoir, tout ça est sans valeur. Je n’ai aucune idée de ce que tu vois dedans.
RORY: Apprendre c’est marrant, en plus pour moi ‘je suis mineure alors c’est obligatoire’.
LORELAI: C’est ce qui me tue – c’est de me l’infliger. Je suis une masochiste. Je ferais aussi bien de porter une cravache et périodiquement me lacérer avec.
RORY: Ce diplôme accroché au mur, en vaudra la peine, crois moi.
LORELAI: Je suppose, à moins que je me transforme et que je commence à baver sur les gens.
RORY: Hey, tu vas l’avoir.
LORELAI: Je sais.
RORY: Non, tu vas être promue – il y aura une cérémonie.
LORELAI: Oh, je ne sais pas. C’est un centre universitaire.
RORY: Eh bien, les centres universitaires font des cérémonies.
LORELAI: Mon centre universitaire y n’a même pas de gazon, alors forcément ils ne feront pas de cérémonie.
RORY: Ils le doivent. Est-ce que tu as demandé ?
LORELAI: Non. Eh bien, maintenant que tu fais la remarque, je pense que quelqu’un a dit quelque chose à propos d’une cérémonie ringarde pour ma classe de business.
RORY: Quand est-ce ?
LORELAI: Je ne sais pas . . . Mardi prochain je crois.
RORY: C’est super, tu dois y aller.
LORELAI: Je ne sais pas.
RORY: Tu dois y aller.
LORELAI: Vraiment ?
RORY: Oui. Tu n’as jamais fait partie d’une véritable cérémonie de remise de diplôme.
LORELAI: Je sais. C’est à cause de mon stupide lycée conservateur qui ne m’a pas laissé être à la cérémonie et te dorloter en même temps.
RORY: Ne sois pas grossière.
LORELAI: Est-ce que tu crois vraiment que je pourrais participer à la cérémonie.
RORY: Oui ! Tu as travaillé pour ça, tu l’as gagné.
LORELAI: Je suppose.
RORY: Allez, tu sais qu’au fond tu veux vraiment y participer.
LORELAI: Bon, je l’admets, j’ai toujours voulu porter une de ces toges.
RORY: Et le chapeau ?
LORELAI: Pour le pompon parce que tu connais mon goût pour les franges.
RORY: Et ils appelleront ton nom et les gens applaudiront et tu auras ton diplôme.
LORELAI: Oh, et puis tu fais le truc où tu bouges le pompon d’un côté à l’autre – très symbolique, très dramatique.
RORY: C’est ça, tu vas le faire.
LORELAI: D’accord, si tu insistes.
RORY: Ok, qui vas-tu inviter ?
LORELAI: Je ne sais pas, toi.
RORY: Et ?
LORELAI: C’est cool pour moi.
RORY: Sookie et Jackson ?
LORELAI: Aw, ça va être marrant.
RORY: Ok. Et Grand mère et Grand père ?
LORELAI: Oh, non. Non non non.
RORY: Allez, c’est ta remise de diplôme. Ils devraient y être. Oublie ça.
LORELAI: Oublie ça.
RORY: Mais --
LORELAI: Ils ne voudront pas y aller.
RORY: Bien sûr que si.
LORELAI: Rory, je suis censée être diplômée depuis le lycée. Aller à Vassar. Epouser un homme de Yale et qu’on me trouve surnom convenable comme Babe ou Bunny ou Shih Tzu.
RORY: Oui mais --
LORELAI: À la place, j’étais enceinte. Je n’ai pas fini le lycée, je n’ai pas épousé ton père et j’ai fini avec une carrière que même Jessica Hahn penserait être au dessus.
RORY: Ce n’est pas - .
LORELAI: Je les ai humilié. Les deux personnes les plus fières au monde et je les ai humilié. J’ai gâché leurs plans. J’ai pris leur bonne éducation dans un monde de confort et d’opportunités et je leur ai jeté au visage. J’ai brisé leurs cœurs et ils ne me le pardonneront jamais. Je suppose que je ne peux pas rien attendre d’eux.
RORY: Peut être que tu as tort à propos de ce qu’ils ressentent à propos de tout ça. Ça fait longtemps.
LORELAI: Rory, je ne veux pas qu’ils viennent. Je vais juste leur faire du mal … et à moi, ok ?
RORY: Ok. Tu devrais retourner à tes études.
LORELAI: Bien. Oh, super.
RORY: Quoi ?
LORELAI: Je pense que j’ai tout oublié de ce que j’ai lu ces deux dernières heures.
RORY: Non, tu n’as pas oublié.
LORELAI: Si, j’ai oublié. En fait, j’ai dû tout oublié de ce que j’ai su. Enfant, quoi être ton nom ?
RORY: Révise.
A L’EXTERIEUR
[Lorelai, Rory, et Dean marchent dans le centre de la ville.]
LORELAI: Explique le concept encore une fois.
DEAN: Et être encore ridiculisé ? Non, merci.
RORY: Allez.
LORELAI: Ouais, peut être que nous avons manqué quelque chose.
DEAN: Ok, tu vas à une réunion de chasse spéciale –
RORY: Une réunion de ball-trap.
DEAN: D’accord. Il y a deux personnes et le gars qui a le fusil hurle "Pull !" et puis l’autre envoie un pigeon en terre dans les airs à partir d’une machine et alors on essaye de le tirer.
LORELAI: Non, je ne crois pas que nous ayons manqué quoi que ce soit.
DEAN: Ouais, je le savais.
RORY: Tu as tiré des pigeons ?
DEAN: Des pigeons en terre.
LORELAI: Quand tu les heurtes, est–ce qu’il y a du sang qui en sort ?
DEAN: Ils sont en terre cuite.
RORY: Et pourquoi est-ce que tu aimes faire ça ?
DEAN: Je ne sais pas. Mon père faisait du ball-trap quand il avait mon âge et puis il voulait transmettre la tradition.
LORELAI: Qu’est-ce que ça fait si tu touches accidentellement un vrai pigeon ?
RORY: Ouais, ça compte ?
DEAN: Ce n’est jamais arrivé.
LORELAI: Est-ce que si un pigeon en terre touche un vrai pigeon, est-ce que ça compte ?
RORY: Ouais, est-ce que ça compte ?
DEAN: J’en ai fait qu’une fois.
LORELAI: Hey, pour faire encore mieux, est-ce qu’on pourrait changer en d’autres animaux comme des poulets en terre et des moutons en terre ?
DEAN: Vous savez, vous n’irez jamais à un ball-trap.
LORELAI: [Elle s’arrête devant le supermarché.] Oh, hey, je dois y aller.
RORY: Oh, de quoi as-tu besoin ?
LORELAI: Juste des trucs. Avancez en amoureux.
RORY: Je te verrai à la maison.
DEAN: Salut.
RORY: Et si tu touches la personne qui envoie le pigeon dans les airs ? Ça compterait ?
DANS LE SUPERMARCHE DOOSE
[Lorelai est en train de faire ses courses et rencontre Luke.]
LUKE: Oh.
LORELAI: Dah.
LUKE: Pardon.
LORELAI: Non, non, j’aurais dû faire un signal ou klaxonner ou autre chose c’est de ma faute.
LUKE: Ok.
LORELAI: Bon, hum, je suppose que c’était inévitable qu’on se rencontre. C’est une communauté très petite.
LUKE: Je suppose.
LORELAI: Comment va le restaurant ?
LUKE: Il est toujours là.
LORELAI: Oui, je le savais. Je suis capable avec mes yeux, euh . . . Hey Luke, est-ce que tu penses que nous pourrions –
LUKE: Je dois y retourner.
LORELAI: Ok, d’accord, d’accord.
A LA VIEILLE RESIDENCE GILMORE
[La sonnette de la porte retentit.]
EMILY: J’y vais.
[Emily ouvre la porte.]
RORY: Bonjour Grand mère.
EMILY: Bonjour Rory.
RORY: Merci de me recevoir sur un si court avertissement.
EMILY: Je suis enthousiaste de te voir sans avertissement. Alors, dis-moi, c’est à quel propos ? Tu étais si mystérieuse au téléphone.
RORY: Je voulais juste te parler de quelque chose en personne.
EMILY: Eh bien, entre, entre.
[Emily mène Rory devant une table somptueusement mise.]
RORY: Wow.
EMILY: C’est un service de thé Anglais. Un de ces avantages d’avoir une bonne Anglaise. Cela, et le fait qu’elle parle anglais.
RORY: Tu n’étais pas obligée de faire ça.
EMILY: Mais c’est l’heure du thé et je voulais . . . oh non ! Béatrice, je vous avais dit de mettre des napperons sous les assiettes !
RORY: Tu n’es pas obligée de mettre des napperons sous les assiettes.
RICHARD: [Il appelle d’une autre pièce.] Ohé !
EMILY: Nous sommes dans la salle à manger.
RICHARD: Oh, oh, Rory, tu es déjà là.
RORY: Tu es essoufflé.
RICHARD: J’ai couru depuis le bureau.
RORY: Oh, tu n’étais pas obligé de courir.
RICHARD: Eh bien, ta grand mère a dit que tu voulais discuté de quelque chose avec nous. Ça justifie certainement une course.
EMILY: D’accord, tout le monde, asseyons nous. Servez le thé, Béatrice.
RORY: Hum, en fait, Béatrice, pourriez-vous arrêtez de servir du thé juste une minute ? Merci beaucoup. Grand-mère, Grand père, j’aimerais vous proposer une idée. Maintenant, vous pouvez accepter ou pas. C’est entièrement à vous de décider, mais j’aimerais que vous me promettiez que vous ne vous fâcherez pas.
EMILY: Nous ne nous fâcherons pas.
RORY: Et vous essayerez de garder l’esprit ouvert.
EMILY: D’accord.
RORY: Et vous me laisserez finir complètement ma présentation avant de répondre.
EMILY: [À Richard] C’est à toi qu’elle demande tant.
RICHARD: Rory, nous acceptons tes conditions.
RORY: Merci. D’abord, laisse moi commencer par dire que Maman ne sait pas que je suis ici. Elle serait probablement folle si elle le savait. Autant que je sache, Maman est allé à une école de business dans un centre universitaire depuis trois ans maintenant.
EMILY: Je crois qu’elle l’a mentionné.
RORY: Eh bien, elle s’est bien débrouillée et elle a fini. En fait, elle sera diplômée Jeudi, et il y aura une cérémonie et je pense que ça voudrait dire beaucoup si vous veniez. Ça n’en a pas l’air, mais c’est vrai.
EMILY: Eh bien, si ça veut dire beaucoup pour elle, alors pourquoi est-ce qu’elle ne nous invite pas elle-même ?
RORY: Parce qu’elle pensait que vous ne viendriez pas. Et j’ai fait ça, mais je crois que c’est une erreur. J’ai fait un truc à l’école une fois, et je n’étais pas sûre que Maman viendrait parce que je ne l’avais pas invité. C’était ma cérémonie au jardin d’enfants ‘ Salut aux légumes’ et j’étais le brocoli et je faisais un pas de danse avec un garçon qui jouait les betteraves et pendant tout le numéro, je pensais juste, ‘Maman n’est pas là’ et c’était de ma faute si elle n’était pas là et, bon, c’est le genre de leçon dont je me souviendrai toute ma vie. Maintenant, si la pensée de venir à la cérémonie de remise de diplôme de Maman vous dérange ou vous rend malheureux ou mal à l’aise en tout cas, s’il vous plait, ne venez pas parce que c’est une soirée importante pour Maman et si vous venez, vous devez venir dans de bonnes circonstances. [Elle tire une enveloppe hors de son sac à dos.] Ce sont des tickets. C’est Jeudi, 19 heures. C’est à l’intérieur pour que le temps ne pose pas de problème. Vous pouvez les utiliser ou non, pas de mauvais sentiments. Et si ça ne vous dérange pas, j’apprécierais vraiment si vous puissiez garder cette conversation entre nous trois. C’est tout ce que je dois dire. Maintenant merci beaucoup votre patience. Bon, je crois que j’ai le temps pour un scone avant que mon bus parte.
EMILY: Béatrice, le thé, s’il vous plait.
RORY: Emily, ils ont l’air délicieux. Alors, Richard, comment étais ta journée aujourd’hui ?
DANS LA MAISON DE LORELAI
[Lorelai est assise à la table basse avec une boisson alors que Rory lit sur le canapé.]
LORELAI: Je me sens tellement bien parce que c’est fini ! Plus d’examens, plus de révisions, plus d’école, la pression est partie. Est-ce que tu sais combien j’ai pu me sentir stressée, hein ? Toute la semaine dernière je me suis sentie comme-ci un géant et son frère étaient assis sur ma poitrine.
RORY: Un géant ?
LORELAI: Et son frère géant.
RORY: Est-ce qu’ils avaient des noms ?
LORELAI: Clem et Clem. Huh, mêmes noms, ce qui ne reflétait que bien l’imagination de leurs mères.
RORY: Mère.
LORELAI: Mères. Il y avait deux Clems.
RORY: Ouais, parce qu’ils étaient frères.
LORELAI: Oui, comme ça ils avaient deux mères.
RORY: Ok, tu es en train de m’attirer dans ton monde ivrogne.
LORELAI: Ce n’est pas un mauvais endroit pour moi. Mnh-mnh, la cuve est pleine. [Elle va dans la cuisine et prend une autre boisson.]
RORY: Hey, qu’est-ce que c’est ?
LORELAI: Quoi ?
RORY: C’est, euh, le truc du livre de ‘Plans de Vie’.
LORELAI: Un petit cadeau pour les diplômés des gens du Centre Universitaire d’Hartford. Hey, au bout de combien de margaritas ça fait trop de margaritas ?
RORY: Um, si tu ne sais pas où se trouve la salle à manger.
LORELAI: Ha ha, ça va toujours. [Elle retourne dans le salon.]
RORY: Ok, voilà une question intéressante pour toi – "N’as-tu jamais pensé que des enfants pourraient s’introduire dans tes plans futurs ?"
LORELAI: Oh, eh bien, euh, tant qu’ils ne se tiennent pas en travers de mon chemin, c’est sûr. Je veux dire, j’ai un projet, bien sûr, je ferais des trucs, je les assommerais et je leur trouverais une Nounou qui s’en occuperait et je m’assurerais que Mick Jagger ne s’en approche pas et puis je les récupérerais quand ils auraient 21 ans.
RORY: Eh bien, et moi ?
LORELAI: Tu es ma fille la plus vieille et ma préférée, tu resteras à mes côtés.
RORY: Oh, je me sens tellement privilégiée.
[Le téléphone sonne.]
RORY: Je prends.
LORELAI: Hey, si c’est Mick Jagger, raccroche et souffle dans ce sifflet que je t’ai donné.
RORY: [Elle répond.] Allô?
JESS: Salut. [pause] Allô ?
RORY: Salut.
JESS: Est-ce que c’est le mauvais moment ?
RORY: Um, non, ne quitte pas ? [A Lorelai] Um, la musique . . . euh, je reviens. [Rory prend le téléphone dans sa chambre et ferme la porte.] Salut.
JESS: Tu l’as déjà dit.
RORY: Oui. Tu as raison, pardon.
JESS: Alors, quoi de neuf ?
RORY: Rien. Et toi ?
JESS: Pareil.
RORY: Alors, qu’est-ce que tu fais ?
JESS: Pas grand chose. Je traîne . . . dans le parc, surtout.
RORY: Central Park ?
JESS: Washington Square Park.
RORY: Oh.
JESS: C’est plus cool.
RORY: Oui.
JESS: C’est là que David Lee Roth a été arrêté.
RORY: D’accord, d’accord. J’espère que il est en ce moment.
JESS: C’est la fête autour de toi.
RORY: Non, c’est juste moi et maman.
JESS: D’accord. Ok, bon, je vais y aller. C’est loin.
RORY: Ouais, c’est loin.
JESS: Alors, à plus.
RORY: Ouais, à plus.
CHEZ LORELAI
[Jeudi matin, Rory se prépare pour l’école dans le salon alors que Lorelaï court dans tous les sens à l’étage.]
RORY: Maman ?
LORELAI: Ahh !
RORY: Qu’est-ce qui ne va pas ?
LORELAI: J’expérimente la frustration.
RORY: De l’état général des choses dans le monde ou de quelque chose en particulier ?
LORELAI: Qu’est-ce qu’on porte à une remise de diplôme ?
RORY: Le costume universitaire.
LORELAI: Duh, je veux dire en dessous.
RORY: Ce que tu veux. La toge recouvre tout.
LORELAI: C’est plus compliqué que ça. Je ne veux pas me vêtir trop sinon je vais transpirer s’il fait chaud dans l’auditorium et si je ne me vêtis pas assez et qu’il fait froid, alors je serai gelée.
RORY: C’est compliqué, spécialement si tu y réfléchis trop.
LORELAI: Bon maintenant j’ai besoin d’un commentaire utile.
RORY: Prends des vêtements légers. Porte ta robe turquoise et ocre, la seule que tu aies c’est bien et ça sera bien sans ta toge dessus, et porte ton gilet classique turquoise comme ça ce sera super avec la robe et il te tiendra chaud s’il fait froid dans l’auditorium.
LORELAI: Tu es un génie de la mode.
RORY: Eh bien, tu m’as appris tout ce que je connais.
LORELAI: Mon cerveau ne marche pas aujourd’hui.
RORY: Tu es excitée, c’est un grand jour.
LORELAI: À quel moment est-ce que tu y vas ?
RORY: J’ai plein de choses à faire pour le journal après l’école, mais avant six heures.
LORELAI: Et puis nous sortirons manger après ?
RORY: Où tu voudras, et ce sera pour moi.
LORELAI: Tu n’es pas obligée de faire ça.
RORY: Tu vas avoir ton diplôme. Tu dois être dorlotée.
LORELAI: Ok, alors j’aimerais aller au Château Jean Georges à Paris.
RORY: Je vais le chercher dans les Zagats et je réserverai le Concorde. Je dois y aller.
LORELAI: Ok, je vais me préparer.
RORY: Attends, attends, je veux voir ma petite diplômée une dernière fois avant le grand événement.
LORELAI: Qu’est-ce que tu en penses – est-ce que j’ai l’air prête pour faire tracer ma route dans le monde ?
RORY: Oui, et si tout échoue, tu peux te marier à un homme riche.
LORELAI: J’adore que nous ayons toujours cette option.
RORY: Hey, comment tu vas te coiffer ?
LORELAI: Je suis en train de faire chauffer le fer à friser.
RORY: Maman, le chapeau ! Tu le mets sur tes cheveux, il va --
LES DEUX: - écraser les boucles.
LORELAI: Tu es un génie.
RORY: A tout à l’heure.
LORELAI: Hey, essaye de nous trouver un place près d’une célébrité au Concorde, comme Sting ou Screech.
RORY: J’essayerai.
EN FACE DE CHILTON
[Rory marche avec Paris.]
PARIS: Alors je lui ai dit, "Ecoutez miss --"
RORY: Tu as appelé ta conseillère "Miss" ?
PARIS: C’était d’attitude. J’ai dit que je ne prendrais pas les calculs de l’Agence de Presse de Henemen. Je vais souscrire à la Succursale. La Succursale est promu par Institut de la Technologie du Massachusetts et Henemen est avec Berkley. Berkley ! Je veux dire, on ferait mieux d’avoir math comme matière principale mais qu’est-ce qu’on prend ensuite ? Des germes de soja ? Oublie ça. Et j’ai dit tout ça à ma conseillère, Madame Shlosser, et j’ai baissé les yeux sur sa canette vide et dedans il y avait une banane à moitié et je me suis presque sentie désolée pour elle. Rien d’autre. Et je me la suis imaginé assise à son bureau en train de manger une banane toute seule et je me suis presque sentie désolée pour elle, mais alors elle m’a demandé mon opinion sur Berkley alors je l’ai éviscéré. Je veux dire, la colère commençait à monter en elle, mais elle a eu la décence de la retenir jusqu’à ce que je parte. J’ai assez de recommandations pour aller voir un autre conseiller, alors je n’ai pas besoin d’elle. Mon casier est par là.
[Alors que Paris marche va vers le bâtiment, Rory fait demi-tour et va vers la sortie.]
DANS LA CUISINE DE L’AUBERGE DE L’INDEPENDANCE
[Sookie apporte un gâteau dans la cuisine alors que Lorelai est assise au comptoir avec les yeux fermés.]
SOOKIE: Est-ce qu’ils sont fermés ?
LORELAI: Ils sont fermés.
SOOKIE: Est-ce que tu en es sure ?
LORELAI: J’en suis sure.
SOOKIE: Ok, une seconde et ouvre, ouvre, ouvre.
LORELAI: Aw, tu m’as fait un gâteau en forme de chapeau à pompon !
SOOKIE: Rempli avec deux livres de fèves de café et de chocolat.
LORELAI: Tu es maléfique.
SOOKIE: Et tu es diplômée.
LORELAI: Oui, n’est-ce pas ?
SOOKIE: Oui. Oh, hey, je t’ai apporté les photos que tu voulais voir de ma remise de diplôme au lycée.
LORELAI: Remettez-les moi, jeune fille.
SOOKIE: Ok, mais ne rigole pas.
LORELAI: Je te le promets.
SOOKIE: J’étais plus jeune, et puis pas aussi raffinée.
LORELAI: Ha, et tu es complètement défoncée.
SOOKIE: Totalement.
LORELAI: Je pensais que tu détestais ça.
SOOKIE: C’était la pression. Dans mon école, si Gilbert Garcia t’offrait une bouffée, tu l’as prenait ou tu disparaissais.
LORELAI: Eh bien, je pense que Gilbert avait un slogan avec du punch.
SOOKIE: Oh, j’ai été nauséeuse toute la journée.
LORELAI: Tes parents ?
SOOKIE: Des parents traditionnels. N’avaient-ils pas l’air fiers ?
LORELAI: Oui, très fiers.
[Michel entre dans la cuisine.]
MICHEL: Qu’est-ce ?
LORELAI: Oh, ce sont des photos de Sookie au lycée. Comment était votre remise de diplôme, Michel ?
MICHEL: C’était digne, comme le sont la plupart des cérémonies françaises. Poésie, violons et ballerines.
LORELAI: Vous avez bu de la Boone’s Farm cachée dans un sac papier et ensuite vous avez tous tapé dans un ballon ?
MICHEL: Je ne comprends pas la moitié de ce que vous dîtes.
LORELAI: C’est pour ça que je le dis.
[Un portable sonne.]
LORELAI: [Elle répond.] Allô ?
CHRISTOPHER: Hey, Lor, comment vas-tu ?
LORELAI: Christopher. Je vais bien, je suis excitée.
CHRISTOPHER: Tu peux l’être, c’est un grand jour. Est-ce que tu as reçu mon cadeau ?
LORELAI: Quel cadeau ?
CHRISTOPHER: Un panier. Tu devrais l’avoir maintenant.
LORELAI: Hey, est-ce qu’il y a un panier qui est arrivé pour moi ?
MICHEL: Mm, il est arrivé, il était lourd, j’ai ressenti une douleur alors je l’ai laissé tomber pour des raisons de santé. Il est probablement intact.
LORELAI: Le personnel blessé vient de m’informer de son arrivée. Je vais le trouver. [Elle va dans le couloir et voit le panier sur une table.] Wow !
CHRISTOPHER: J’ai choisi le contenu moi-même.
LORELAI: Et tout est pour moi ?
CHRISTOPHER: Tout pour toi.
LORELAI: Chris . . . wow. [Elle commence à regarder dans le panier.] Ha ! Un bon d’épargne de 25 dollars.
CHRISTOPHER: C’est un investissement à long terme. N’y touche pas pendant 30 ans, tu auras 45 dollars.
LORELAI: Ooh, une carte d’auberge de jeunesse.
CHRISTOPHER: Pour une jeune fille qui se moque de devoir partager une salle de bain avec 50 étrangers.
LORELAI: "De Quelle Couleur est Votre Parachute? Un Guide Pratique pour Trouver du Travail."
CHRISTOPHER: Ça t’aide à te poser deux questions : qu’est-ce que tu veux faire et où tu veux le faire ?
LORELAI: Un DVD de La Diplômée. Ooh, le Portable Nietzsche.
CHRISTOPHER: Clair, joyeuse lecture.
LORELAI: Une demande pour rejoindre l’Armée.
CHRISTOPHER: Bon, si tes rêves ne se réalisent pas et que le Nietzsche ne t’aide pas, c’est une option viable.
LORELAI: Et quelque chose dans une jolie petite boite en velours. Ooh, un collier et les perles ont presque l’air vraies.
CHRISTOPHER: Bon, elles feraient mieux d’être vraies, parce qu’elles le sont.
LORELAI: Ce n’est pas marrant.
CHRISTOPHER: Ce n’est pas un cadeau marrant.
LORELAI: Christopher, ce n’est extrêmement pas drôle. C’est complètement sans humour. C’est beau . . . c’est beau.
CHRISTOPHER: Je trouve que tu es géniale, Lor. Avec tout ce que tu fais et élever Rory la façon dont tu le fais, tu es superwoman.
LORELAI: Wow.
CHRISTOPHER: Passe une super journée. J’aurais voulu être là. Prends plein de photos pour moi.
LORELAI: Ugh, l’appareil photo, j’ai oublié l’appareil photo.
CHRISTOPHER: Regarde dans le panier.
LORELAI: [Elle en retire un appareil photo jetable.] Oh, tu as pensé à tout.
CHRISTOPHER: Passe une super soirée.
LORELAI: Merci, toi aussi. Salut.
A L’ARRET DE BUS
[Rory sort du bus et regarde dans les alentours. Elle s’éloigne de l’arrêt et va vers le trottoir bondé.]
RORY: Pourriez vous . . . hum, excusez moi, monsieur, est-ce que vous savez . . . où est le Washington Square Park … excusez moi, madame … Whashington Square Park ?
WOMAN: Au bout de la quinzième.
RORY: Merci ! [A quelqu’un d’autre.] Excusez moi, où est la quinzième ?
DANS LE WASHINGTON SQUARE PARK
[Jess est en train de lire alors que Rory arrive derrière lui.]
RORY: Salut.
JESS: Comment vas-tu ?
RORY: Bien, et toi ?
JESS: Bien. Tu as faim ?
RORY: Affamé.
JESS: Je connais un endroit.
[Ils partent ensemble.]
DANS LA RUE DE NEW YORK
[Jess et Rory descendent la rue.]
RORY: Je me sens très citadine aujourd’hui.
JESS: Oh ouais, le plaid appelle le côté urbain.
RORY: Je crois que je ressemble à une indienne.
JESS: Comment connais-tu si bien Manhattan ?
RORY: J’y suis allé quelques fois. Nous sommes allés voir The Bangles.
JESS: Quand était-ce, il y a 20 ans ?
RORY: C’était un concert et ils étaient supers.
JESS: Ouais, ils sont bien.
RORY: Et il y a quelque temps Maman nous a emmené pour faire du shopping, et elle ne pouvait pas trouver une place pour se garer et les parkings, c’était vraiment de l’escroquerie, alors pour éviter de faire des demi-tours, elle a coupé la route à des taxis et nous avons eu si peur de toutes les langues dans lesquelles on nous criaient dessus que nous sommes parties et que nous sommes rentrées chez nous et avons acheté un Hummel dans un drôle de magasin à Stars Hollow.
JESS: Quelle aventure.
RORY: Je dis juste que je ne suis pas étrangère à la Grosse Pomme.
JESS: Tu l’es si tu l’appelles la Grosse Pomme.
RORY: Alors je n’ai pas encore le jargon mais au moins j’ai l’attitude.
JESS: Ah oui ?
RORY: Oh ouais. Quand j’ai pris une case pour mon sac à dos à l’arrêt de bus, il y avait ce gars et il me fixait et au lieu de l’ignorer je l’ai fixé avec un regard vraiment méprisant.
JESS: Ce que je dois voir.
RORY: Non.
JESS: Oh, allez, laisse moi voir ton regard méprisant.
RORY: C’est dangereux. Je pourrais te blesser.
JESS: Je t’ai blessé en premier.
RORY: Non.
JESS: Je suis déçu. Alors ton bras va bien ?
RORY: Ouais, ça fait moins mal que ça en a l’air.
JESS: [Il regarde le plâtre de Rory.] J’aime le poussin d’Emily. Une de tes amies ?
RORY: C’est l’amie de nous tous qui sommes dépossédés.
JESS: Alors voilà c’est ici que nous allons déjeuner.
RORY: Un stand de hot dog ?
JESS: Hey, je mange ici tous les jours. Ça n’a rien d’extravagant, mais -
RORY: Non, j’adore. C’est parfait.
JESS: Bien. [Au vendeur d’ hot dog.] Un avec tout dedans.
RORY: Faites en deux, s’il vous plait.
JESS: Alors, euh . . . comment -
RORY: Luke ?
JESS: Ouais.
RORY: Ok. Il est allé pêcher.
JESS: Pêcher ?
RORY: Ouais. Même s’il n’a rien attrapé.
JESS: Il a sûrement utilisé le mauvais appât.
RORY: Ouais, c’est une blague commune des pêcheurs.
JESS: Alors il va bien ?
RORY: Ouais, il va bien. Je peux lui dire bonjour pour toi si tu veux.
JESS: Peu importe.
RORY: [Au vendeur d’hot dog.] Merci. [Elle prend un bout.] Oh, mon Dieu, il est vraiment bon !
JESS: Je suis content que tu aimes. Alors combien de temps tu as ?
RORY: Peu.
JESS: Il y a un magasin de disques que tu devrais visiter. Il explique cette peur malsaine comme une encyclopédie de tous les disques de chaque punk et de groupes de garages qui ont été fait. Un nombre de catalogues . . . c’est dingue. Ce magasin est dingue. C’est vraiment est un endroit de Haute Fidélité.
RORY: C’est parti.
JESS: Ok.
RORY: Où va t’on ?
JESS: Le métro.
RORY: Je pensais que nous allions marcher.
JESS: C’est à quinze pâtés de maisons. Allez, je crois que tu vas adorer.
RORY: Est-ce qu’ils autorisent les hot dog dans le métro ?
JESS: Tu es viens vraiment d’ailleurs.
AU CENTRE UNIVERSITAIRE
[Lorelai entre dans l’auditorium, puis elle suit une indication pour vérifier la pièce de la remise des diplômes.]
LORE: Excuse moi, bonjour, je suis la première des diplômés.
UN HOMME: Wow, vous êtes des heures en avance.
LORELAI: Ouais, euh, je voulais juste éviter l’heure de pointe et puis avoir du temps pour me préparer et me détendre.
L’HOMME: C’est bien. Choisissez.
LORELAI: Merci. C’est tellement excitant. N’est-ce pas excitant ?
L’HOMME: C’est la huitième année que je fais ça.
LORELAI: Alors, ce n’est pas aussi excitant pour vous.
[Alors que Lorelai regarde les toges, Emily passe la porte ouverte. Lorelai l’entrevoit.]
LORELAI: Huh.
[Lorelai réfléchit pendant un moment, puis va dans l’auditorium pour voir si c’était vraiment Emily.]
EMILY: [Au caméraman] Vous êtes tellement énigmatique. Avez-vous besoin d’électricité ou pas ?
RAUL: Oh, mes batteries sont complètement chargées. Ça dépend juste de la vitesse à laquelle elles s’épuisent.
EMILY: Alors, nous en avons besoin d’une au cas où ?
LORELAI: Maman.
EMILY: Lorelai, il y a encore des heures avant la cérémonie. Qu’est-ce que tu fais ici ?
LORELAI: Hum, je suis juste . . . pardon, qu’est-ce que tu fais ici ? Comment est-ce que tu peux même être au courant ?
EMILY: Je ne devrais pas l’être ? Une mère ne peut pas savoir ça ?
LORELAI: Non, je veux juste dire -
EMILY: Tu as ton diplôme.
LORELAI: Je sais.
EMILY: Alors, nous sommes là pour voir ta remise de diplôme. C’est Raul.
LORELAI: Hey. Alors, toi et Raul êtes juste là pour voir ma remise de diplôme ?
EMILY: Ne sois pas bête. Ton père nous rejoindra plus tard.
LORELAI: Mon père ?
EMILY: Oui, tu te souviens de lui ? Grand, costume cravate.
LORELAI: Je me souviens de Papa, Maman. C’est juste que . . . ah, Rory vous l’a dit.
EMILY: Oui. Tout va bien, n’est-ce pas ? C’est un peu tard si ça ne va pas.
LORELAI: Oh, non, c’est parfait que tu sois là, absolument. Je suis juste surprise. [A Raul.] Qui êtes-vous ?
RAUL: Je suis Raul.
EMILY: Je voulais te le dire.
LORELAI: Oui, bon, Rory a aussi invité Raul ?
EMILY: Raul est mon caméraman.
LORELAI: Caméraman ?
EMILY: Il va filmer la cérémonie pour nous. Il a beaucoup de talent. Il a mis en scène un film indépendant de lui pour le test, "Bienvenue dans le Monde de la Croûte." C’était magnifiquement filmé.
RAUL: C’était censé être dégoûtant.
LORELAI: Je suis sure que ça l’était. Maman, tout ce truc . . .
L’HOMME: Excusez moi, tout l’équipement, il ne doit pas être là.
EMILY: Eh bien, évidemment nous n’allons pas le laisser ici pour que tout le monde se prenne les pieds dedans. Nous ne sommes pas des crétins.
LORELAI: Elle le manie. Vrai, Maman ? Tu le manies.
RAUL: Ok, cet éclairage est nul !
EMILY: Pouvons nous faire quelque chose pour l’éclairage ?
L’HOMME: Je ne pense pas, madame. Je ne sais pas.
EMILY: [A Raul.] C’est un centre universitaire, nous devons juste nous débrouiller. Pensons documentaire.
LORELAI: Maman, s’il te plait. Les gens se montreront bientôt. Tu ne peux pas --
EMILY: Lorelai, je suis parfaitement capable de m’en occuper. Ça ne dérangera personne.
LORELAI: Ok, je vais juste laisser faire parce que j’ai besoin de me détendre et de prendre un café et peut être me démolir la tête avec des clous.
EMILY: Tu n’as pas besoin d’être là, Lorelai. Va prendre un café, relax. Tu referas ton maquillage plus tard, n’est-ce pas ?
LORELAI: Peut être un Irish coffee.
DANS UN MAGASIN DE DISQUE DE NEW YORK
[Rory et Jess regardent les disques.]
JESS: Je n’ai même pas entendu la moitié de ces groupes.
RORY: J’adore ce magasin. Mon Dieu, Lane voudrait vivre ici.
JESS: Qui est Slim ?
RORY: Je ne sais pas.
LE : Un groupe grunge sorti du Kentucky. Deux albums, plus un double single, dispersé en '94.
JESS: Merci.
RORY: [Elle regarde les disques.] Oh mon Dieu !
JESS: Quoi ?
RORY: Regarde ! [Elle lui montre un disque.]
JESS: Go-go's. Tu veux avoir celui là.
RORY: Non, pour ma mère. C’était son groupe préféré quand elle avait mon âge, et il était signé Belinda. Ce serait le cadeau idéal pour son diplôme. J’ai cherché quelque chose toute la semaine et je n’ai rien trouvé et maintenant j’ai Belinda.
JESS: Diplôme ?
RORY: Oh, de l’université, des cours de business.
JESS: Je suis surprise qu’elle ait eu le temps de faire autre chose que de lancer des fléchettes en feu sur ma photo.
RORY: Eh bien, ça ne fait pas beaucoup de temps, mais . . .
JESS: Uh-huh. Allez, j’ai saisi. Elle va aimer.
RORY: Merci beaucoup de m’avoir emmener ici. C’était le destin.
JESS: Oui, sûrement.
RORY: Et en retour, je pourrais te montrer mon regard méprisant.
JESS: Je suis heureux.
A L’ARRET DE BUS
[Rory et Jess marchent vers le bus.]
RORY: Je coirs que c’est le mien.
JESS: Yup, le panneau indique Boonesville.
UN TOURISTE: Excusez moi, je suis vraiment désolé de vous déranger. Dans quelle direction est la 44ième ?
RORY: Oh, hum, par là.
LE TOURISTE: Bien, merci.
RORY: On m’a demandé une direction.
JESS: J’ai vu.
RORY: Il a pris pour une New Yorkaise. C’est tellement cool.
JESS: C’est très impressionnant. La 44ième est de l’autre côté.
RORY: Oh non.
JESS: Désolé.
RORY: Oh, mince, je dois le retrouver.
JESS: Il devinera que tous les numéros sont de plus en plus petits au lieu de plus en plus grands.
RORY: Il pensera toujours que j’étais une New Yorkaise. C’est cool.
JESS: Je suis ton témoin.
RORY: Bon, je dois partir.
JESS: Ok.
RORY: Je dois aller à la remise de diplôme de ma mère.
JESS: Et lui donner son Belinda.
RORY: Et lui donner son Belinda.
JESS: Allez. Je vais chercher le gars, je vais m’assurer qu’il n’est pas par là en train de chercher la 44ième.
[Rory monte dans le bus et regarde Jess regarde à travers la fenêtre.]
JESS: Pourquoi es-tu venu ici ?
[Rory ouvre la fenêtre.]
RORY: Quoi ?
JESS: J’ai dit, pourquoi es-tu venu ici ?
RORY: Eh bien -
JESS: Je veux dire, tu as séché l’école et tout. Ce n’est pas toi. Pourquoi as-tu fait ça ?
RORY: Parce que tu ne m’as pas dit au revoir.
JESS: Oh. Au revoir, Rory.
RORY: Au revoir, Jess.
DANS LA SALLE DE REMISE DE DIPLÔME
[Lorelai se maquille près d’un tableau. Elle éternue et attise un nuage de poussière de craie.]
LORELAI: Super, je suis Woody Allen dans Annie Hall.
LIZA: Tu y as pensé avant, intelligent.
LORELAI: Oh, le miroir ? Ouais, je ne quitte jamais la maison sans l’essentiel : miroir, maquillage, une photo de Shaun Cassidy. Je suis prête. Tu veux l’utiliser ?
LIZA: Merci. Oh, n’ai-je pas l’air charmante ?
LORELAI: Oh, tu es super.
LIZA: J’étais super. Je reviens tout juste de mon travail – chez Kinko.
ZACH: Hey, Liza, ça me fait penser – peut être que toi et moi pourrions revoir un peu la reproduction après la cérémonie.
LIZA: Ingénieux.
ZACH: Ne fais pas ta morveuse.
LIZA: La ferme ! [A Lorelai] C’est mon petit ami, Zach.
LORELAI: Oh, bien sûr.
LIZA: Oui, nous allons être séparés parce que nous nous sommes transférés dans des écoles différentes. Il va dans l’état de Floride, je vais à UMass. . . alors cet endroit va plutôt me manquer.
ZACH: Pas moi. Ici, ça craint. C’est la Ligue de Bush.
LORELAI: Pourquoi est-ce que tu es venu ici ?
ZACH: Mes parents, investisseurs sages, ils n’avaient pas les moyens pour m’envoyer ailleurs.
LIZA: Ouais, je suppose que cette moyenne de deux-point-zéro n’en était pas la cause.
ZACH: La ferme.
LIZA: Entre les lignes.
ZACH: Va en enfer.
LORELAI: Vous êtes adorables ensembles.
LIZA: Merci pour le miroir.
LORELAI: De rien.
LIZA: Hey, pas mal d’entre nous irons manger une pizza après chez Shakey. Tu veux venir ?
LORELAI: Aw, je sors avec ma fille après, mais ça a l’air sympa.
ZACH: Ok, les filles vous n’allez pas le croire. Il y a une espèce de femme riche là dehors en train d’installer de l’équipement professionnel de cinéma comme si elle voulait tourner un film.
LORELAI: Tu rigoles.
LIZA: C’est la mère de qui ?
ZACH: Je ne sais pas. La Petite Précieuse ne doit pas être loin en tout cas.
LIZA: Je déteste les riches.
ZACH: Et moi de toutes les fibres de mon être.
LORELAI: Moi aussi. Les riches, ugh.
DANS LE BUS
[Le bus de Rory est toujours en gare. Elle v avers le conducteur.
RORY: Excusez moi ?
LE CONDUCTEUR: Oui ?
RORY: Partons-nous bientôt ?
LE CONDUCTEUR: Je n’en ai aucune idée.
RORY: Eh bien, qu’est-ce que vous en pensez ?
LE CONDUCTEUR: Il y a eu un accident, fermé à la frontière de l’Etat. On a demandé à tous les bus en partance de rester là.
RORY: Oh. Et vous ne savez pas quand nous serons autorisés à partir ?
LE CONDUCTEUR: Bientôt, je l’espère. Je déteste sauter manquer le dîner.
RORY: Ouais . . . moi, aussi.
DANS LA SALLE DE REMISE DE DIPLÔME
[Sookie et Jackson marchent vers Lorelai.]
SOOKIE: Il y a notre petite diplômée. Oh, regarde sa toge. Tu ressembles à la Statue de la Liberté.
LORELAI: Ah, toute grosse et en Pierre ?
SOOKIE: Non, non tu es étonnante.
LORELAI: Hmm. Tu fais très G.Q.
JACKSON: Oh, merci à mon nouveau meilleur ami Ermenegildo Zegna.
SOOKIE: Tu n’aimes pas la façon dont il le prononce et tout le reste ?
LORELAI: Très Cosmopolite.
SOOKIE: Il a attrapé ça pendant le dîner de répétition. C’est son premier vrai costume.
JACKSON: Et pas mon dernier. Ça me rend sexy !
LORELAI: Mmm.
SOOKIE: Alors, tu sais qu’Emily est là dehors, n’est-ce pas ?
LORELAI: Oh, chut !
SOOKIE: Pourquoi chut ?
LORELAI: C’est une longue histoire. Tu peux me rendre un service ?
SOOKIE: Bien sûr.
LORELAI: Surveille mes parents, assure toi qu’ils ne perturberont rien, que ma mère ne décapite personne, que mon père ne ronfle pas trop fort quand il se sera endormi.
SOOKIE: Ils ne vont rien faire de ce genre.
LORELAI: Pardon, les as-tu déjà rencontré ?
SOOKIE: Pourquoi est-ce qu’ils viendraient et qu’ils feraient ça ?
LORELAI: Ils sont là parce que Rory les a invité.
SOOKIE: Non.
LORELAI: Si ! Ils ne peuvent pas dire non à ce petit visage. C’est comme frapper un chiot avec un journal plié.
ZACH: Hey, vous n’allez pas y croire.
LIZA: Tu es Mister Annonce aujourd’hui.
ZACH: Quoi, tu vas me vanner à chaque fois que je vais parler ?
LIZA: Ouais !
ZACH: Vas te faire foutre !
LORELAI: Ils sont amoureux.
SOOKIE: Visiblement.
ZACH: Alors, Mme Dollars dehors n’a pas seulement un cameraman, il y a aussi un ingénieur du son.
LORELAI: [Doucement.] Oh, non.
ZACH: C’est comme un film de Baz Luhrmann là-bas.
SOOKIE: [Doucement.] C'est Emily, hein ?
LORELAI: Chut !
LIZA: Les riches se croient tout permis.
LORELAI: Ouais, ces riches !
ZACH: Je vous jure, j’ai l’ai vu s’essuyer le visage avec un billet de 100 dollars.
LORELAI: Nous pourrions les aligner sur un mur, vous voyez ce que je veux dire ?
UNE FEMME: Y-a-t’il une Lorelai Gilmore ici ?
LORELAI: Oui.
LA FEMME: Oh, bien. Voulez-les regarder ? [Elle lui montre une boîte de corsages.]
LORELAI: Wow !
SOOKIE: Joli.
LA FEMME: Regardez les et choisissez-en un.
LORELAI: Pour quoi faire ?
LA FEMME: Pour le porter.
LORELAI: Ils sont à vendre ?
LA FEMME: Non, ils ont été payés par votre mère, Emily Gilmore.
LIZA: Wow, luxueux.
LORELAI: Je ne veux vraiment pas porter un corsage.
LA FEMME: Ils ont été payés.
LORELAI: Vraiment, c’est trop.
LA FEMME: Votre mère veut que vous en choisissiez un.
LORELAI: Vraiment, non merci.
LA FEMME: Elle va revenir ici elle-même.
LORELAI: Celui-ci, merci.
LA FEMME: Très bon choix. Le caméraman a dit que ça rendrait mieux dans le film.
ZACH: Alors c’est toi la fille de la riche.
LORELAI: Peut être. Je ne suis pas riche mais . . . mes parents ont de l’argent, mais je suis complètement autarcique. Je ne prends rien d’eux, à part ce corsage . . . et les frais de scolarité de ma fille. Alors, vous allez me lapider ?
ZACH: J’aurais dû le deviner. Regarde ses amis, ils portent des vêtements qui dégoulinent l’argent.
JACKSON: Hey mon pote, c’était à moins 30 % !
LIZA: Alors, c’est pour ça que tu ne voulais pas aller prendre une pizza, parce que tu es au-dessus de ça ?
LORELAI: Oh, non, non, non, Liza, je ne suis pas trop bien pour une pizza. Crois moi, j’adore la pizza. J’ai mangé des tonnes de pizza. C’est un des mes quatre groupes alimentaires majeurs: bonbons, pop-corn, et pizza – tu vois ? C’est deux de mes groupes alimentaires, tellement j’adore la pizza.
LIZA: Je voudrais te croire.
ZACH: Profitez de votre champagne et du caviar au Ritz, Votre Altesse.
LORELAI: Je ne suis pas riche ! Ugh ! [Le bipper sonne.] Mon bipper.
JACKSON: Peut être que le costume c’était un peu trop.
SOOKIE: Tu es sexy, alors ne commence pas.
LORELAI: [Il lit le bipper.] Oh, non.
SOOKIE: Qu’est-ce qu’il y a ?
LORELAI: Rory arrivera en retard.
SOOKIE: En retard pourquoi ?
LORELAI: Elle ne le dit pas. Ça dit que c’est sur qu’elle ne sera pas là pour 7 heures, elle se faufilera dans le fond. C’est bizarre.
SOOKIE: Elle sera là, ne t’inquiète pas.
LORELAI: J’espère.
SOOKIE: Et nous nous assiérons au fond, nous l’attendrons et nous lui garderons un siège ?
LORELAI: Ce serait super. Oh, est-ce que vous pouvez prendre toutes mes affaires pour moi ? Je ne veux pas les laisser ici.
SOOKIE: D’accord.
LORELAI: Merci. Au revoir.
ZACH: Oh, tu n’as pas confiance au point de ne pas laisser tes objets de valeurs autour de nous les gosses pauvres, huh ?
LORELAI: Casse toi, Zach !
DANS LE BUS
[Le bus de Rory fait un arrêt et des gens descendent.]
UN PASSAGER: Vous n’avez pas l’air contente.
RORY: Je suis en retard.
LE PASSAGER: Les bus c’est ça le pire.
RORY: Pourquoi faisons-nous autant d’arrêts ? Le bus ne s’est pas arrêté une seule fois sur le chemin d’aller pour la ville.
LE PASSAGER: Oh, c’était probablement un express. C’est un local – il fait beaucoup d’arrêts.
RORY: J’aurais dû vérifier les horaires. J’aurais dû vérifier le trafic. Note pour moi-même : l’impulsion ça ne marche vraiment pas pour moi. [Elle remarque que son voisin de siège tient une cannette entre ses lèvres.] Qu’est-ce que vous faîtes ?
LE PASSAGER: Hmm ? Oh, euh, c’est pour ma salive.
RORY: Votre quoi ?
LE PASSAGER: De mon manque de cigarette.
A LA REMISE DES DILPOMES
[Une personne sur scène appelle les diplômés.]
L’ORATEUR: Victor David Fuller. . . Nancy Brenda Gatson. . .
[Zach voit Lorelai qui regarde dans la salle.]
ZACH: Tu t’assures que la caméra sera sous ton meilleur profil, princesse ?
RICHARD: [Il chuchote à Emily.] Est-ce que tu vas me dire que c’était le meilleur orateur pour la remise de diplôme qu’ils ont pu s’offrir ?
EMILY: J’espère que Raul aura assez de batterie pour avoir Lorelai. Je ne veux pas toute cette foutue cérémonie et rien d’elle.
RICHARD: Oh, non, je ne suis pas d’accord. J’espère qu’il aura chaque mot inspiré du Directeur Marketing de la Côte Est de Pup ‘n’ Taco.
EMILY: Raul !
[Alors qu’Emily montre du doigt la scène, Raul et l’ingénieur du son se hâtent dans l’allée centrale.]
L’ORATEUR: Joanne Garver...
[Raul heurte le visage de Lorelai avec la caméra.]
LORELAI: Oh, mince. Oh, nous sommes, oh, nous allons . . .
L’ORATEUR: John Lawrence Gilfer. . . Lorelai Victoria Gilmore. . . Gretchen Greeman . . .
[Emily et Richard regardent fièrement alors que Lorelai accepte son diplôme et met son pompon de l’autre côté de son chapeau.]
DANS L’AUDITORIUM
[Après la cérémonie, Lorelai va vers Emily et Richard.]
LORELAI: Hey, Maman, Papa.
EMILY: Lorelai.
LORELAI: Eh bien, c’est fait.
RICHARD: Oui.
EMILY: Raul pense que ce sera un bon court métrage.
RICHARD: Je l’espère. Ça le coûte certainement assez.
LORELAI: Je suis sure que ce sera super.
EMILY: Félicitations, Lorelai.
LORELAI: Merci. Je suis contente que vous soyez venu.
EMILY: Oui, bon, nous devons partir. Je suppose que je vous verrai demain au dîner. [Ils commencent à partir.]
LORELAI: Hey, attends. Vous n’allez pas prendre une photo ?
EMILY: Excuse moi ?
LORELAI: De nous trois, moi au milieu avec la toge, tu sais – la pose traditionnelle.
RICHARD: Ben, euh, nous n’avons pas d’appareil photo sur nous.
LORELAI: Attendez. [Elle sort l’appareil photo jetable de sa poche.]
EMILY: C’est un appareil photo ?
LORELAI: C’est un appareil photo.
RICHARD: Il ressemble à un jouet.
LORELAI: Hum, Raul, ça ne vous dérange pas ? [Ils posent ensemble.] Alors . . .
RAUL: Ok, on compte un, deux, trois, cheese ! [Il prend la photo.]
LORELAI: Merci.
EMILY: Oui, eh bien, à demain alors.
LORELAI: Absolument.
EMILY: On y va, Richard.
RICHARD: J’arrive, Emily. [Il tend une enveloppe à Lorelai.] Félicitations.
LORELAI: Oh, tu n’es pas obligée de faire ça.
RICHARD: Dépense-le pour que quelque chose de marrant.
LORELAI: Merci, Papa.
[Emily et Richard partent alors que Sookie et Jackson s’approchent.]
SOOKIE: Hey, nous sommes tellement fiers de toi !
JACKSON: Ouais, tu étais géniale.
LORELAI: Merci, vous deux. Où est Rory ? Pas de Rory ?
SOOKIE: Elle a appelé sur ton portable et j’ai répondu et elle a dit qu’elle était coincée par quelque chose et qu’elle te verrait à la maison.
LORELAI: Coincée ? Coincée où ? Est-ce qu’elle va bien ?
SOOKIE: Elle m’a dit qu’elle allait bien. Elle est désolée, mais ça va.
LORELAI: Oh. Eh bien, tant qu’elle va bien. Hum, bon, je devrais aller rendre la toge. Merci d’être venus, Sook, Marcus Schenkenberg.
SOOKIE: Tu vas sortir pour manger ? Fêter ça ?
LORELAI: Non, je crois que je vais juste rentrer voir Rory.
SOOKIE: C’est bien ce que je pensais. A demain.
LORELAI: Merci.
JACKSON: Attends une minute . . . les aspirines à la place des dragées ? Mais nous avons déjà acheté les dragées.
SOOKIE: Wow. Là c’est la chose à laquelle il a mis le plus de temps à réagir.
JACKSON: Ma famille ne va pas saisir la blague. On ne peut pas juste utiliser des dragées ?
SOOKIE: Ok, chéri, calme toi.
CHEZ LORELAI
[Rory attend dehors alors que Lorelai arrive dans l’allée.]
RORY: Je suis vraiment, vraiment désolée.
LORELAI: Tu vas bien, n’est-ce pas ?
RORY: Oui.
LORELAI: Tout marche ? Ton poignet va bien, rien de nouveau de cassé ?
RORY: Je vais bien.
LORELAI: Personne que tu connaisses, comme Lane ou quelqu’un, soudainement tombé malade aujourd’hui ou s’est cassé le bras ou pris dans un accident de voiture ?
RORY: Non.
LORELAI: Ok, bien. Alors je peux arrêter de m’inquiéter et passer à autre chose.
RORY: Je sais que tu es peinée.
LORELAI: Ouais, tu parles que je suis peinée. Rory, je voulais vraiment que tu sois là aujourd’hui, plus que n’importe qui d’autre. C’est pour toi que j’ai fait cette stupide chose.
RORY: Je le sais.
LORELAI: C’est une fois dans une vie. Tu aurais dû être là. Ma meilleure amie aurait dû être là. Peu importe ce qui t’as retenu, tu aurais dû t’en échapper, au moins cette fois. C’était l’école ?
RORY: Ce n’était pas l’école.
LORELAI: C’était Paris ?
RORY: Ce n’était pas Paris.
LORELAI: Bon, qu’est-ce que c’était ?
RORY: C’était tellement stupide.
LORELAI: Bon, Rory, où étais-tu ? Que s’est-il passé ?
RORY: J’ai séché l’école !
LORELAI: Tu quoi ?
RORY: J’ai séché l’école et j’ai pris le car et je ne sais même pas pourquoi j’ai fait ça. J’ai . . . je n’ai pas d’excuse. Je me tenais en dehors de Chilton, et je ne sais pas, j’ai dû avoir un coup ou quelque chose comme ça. Qu’est-ce que ça fait un coup ?
LORELAI: Je ne sais pas. Pas du bien, probablement.
RORY: Et j’ai quitté l’école et j’ai pris le car et je suis allé à New York. Et voilà ! Je suis punie pour 6 mois, ou 7, et pas de télé, pas de musique, pas de lecture. En fait, éloigne tous mes livres de moi et mets-les sous clef.
LORELAI: Attends là. Tu es allé à New York ?
RORY: Et pas de magazines non plus. Et je ferai toutes les tâches ménagères. Linge, les repas . . . en fait, nous devrions commencer par manger à la maison comme ça nous aurons des plats.
LORELAI: Rory.
RORY: Quoi ?
LORELAI: Stop. Pourquoi es-tu allé à New York ?
RORY: Pour voir Jess.
LORELAI: Mince, tu sais comment t’enfoncer.
RORY: Je ne sais pas comment s’est arrivé.
LORELAI: Tu es allé à New York pour voir Jess.
RORY: C’était le coup ! Ça m’a changé en quelqu’un d’autre et après ce coup de fil d’hier soir -
LORELAI: C’était lui ?
RORY: Ça m’a fait quelque chose, je ne sais pas quoi. En fait, tu devrais aussi éloigner le téléphone de moi. C’est ça, ajoute-le à la liste. Plus de livre, plus de musique, plus de téléphone.
LORELAI: Ok, Rory . . .
RORY: Je suis horrible.
LORELAI: Tu n’es pas horrible.
RORY: Je suis malsaine, je suis malade, j’ai craqué. Si j’écrivais ça dans mon journal intime et que je le lisais plus tard. Je me dirais, qui est ce monstre ? Ce n’est pas moi. Ce n’est pas mon journal intime. Je ne ferais pas ça. Je ne sécherais pas l’école alors que j’ai des examens qui arrivent pour aller voir un gars et finir par manquer la remise de diplôme de ma mère, à laquelle je voulais tellement être. C’est quelqu’un d’autre. C’est quelqu’un de volage et de stupide et des bêtises de filles. Et je veux dire, j’ai manqué ta cérémonie, c’est la pire chose que je pouvais te faire. Je veux dire, je t’ai fait de la peine et j’ai dû passer des heures dans un bus puant à côté d’un gars qui crachait dans une canette, pendant toutes ces minutes où j’étais sur le retour je n’arrêtais pas de me dire que je n’étais pas à ta remise de diplôme et qu’ils allaient te contrarier et tout ça à cause de l’égoïste de cette personne qui n’était pas moi pour faire ce qu’elle faisait.
LORELAI: Ok, mon Dieu, respire.
RORY: Je ne mérite pas de respirer. Pas de respirations. Tu devrais ajouter ça à la liste. Tu devrais me frapper, me priver de sortie, éloigner de moi le téléphone et me priver d’air.
LORELAI: Ok, regarde, personne ne le veut plus que moi, mais je - peut être que ce n’est pas un problème médical ou un problème mental. Peut être, chérie, que tu es tombée amoureuse de Jess.
RORY: Non.
LORELAI: Bon -
RORY: Non, j’adore Dean. Dean est mon petit ami. Il le sera toujours. Oui, pour toujours.
LORELAI: Bon, peut être pas toujours.
RORY: Si, toujours. J’adore Dean et Jess est parti maintenant et tout va redevenir bien.
LORELAI: Rory, tu as séché l’école.
RORY: Ouais, je sais.
LORELAI: Tu as pris le car et tu es allé dans une ville étrangère en costume d’école pour voir Jess.
RORY: Je sais.
LORELAI: Bon, ça ne veut rien dire. Ça signifie quelque chose. Je veux dire --
RORY: Non ! Je ne veux plus en parler. La seule chose dont je veuille parler c’est de la liste que j’ai fait dans le bus de ce que je vais faire pour toi. Tu as le contrôle total sur la télécommande et la chaîne hi fi pour autant de temps que tu le veux. Total contrôle sur le choix de la nourriture et un cadeau surprise spécial tous les jours pendant un mois et -- oh mon Dieu ! J’ai laissé ton cadeau dans le car.
LORELAI: Quel cadeau ?
RORY: C’était un vinyle de l’album original des Go-Gos et il était signé par Belinda, mais ce n’est pas le seul exemplaire et je vais en trouver un autre. Ça ira dans la liste, aussi.
LORELAI: Ok, chérie, s’il te plait. Oublie la liste jusqu’à demain.
RORY: Ok, je vais aller dormir ... je vais dans ma chambre.
LORELAI: Attends une seconde. Est-ce que ça veut dire que je dois manger seule ?
RORY: Eh bien, oui. M’envoyer au lit sans souper, tu ne peux pas oublier ça dans ma punition. C’est un classique.
LORELAI: Je préférerais sortir avec ma fille ce soir.
RORY: Je ne le mérite pas.
LORELAI: Non, mais moi oui.
RORY: Ok, laisse moi juste prendre une douche et enlever cette horrible odeur de cette horrible journée, et puis nous irons où tu veux, c’est mon cadeau, et je ne m’amuserai pas. Et puis nous rentrerons à la maison et j’irai droit au lit et je passerai une mauvaise nuit, d’accord ?
LORELAI: Super.
RORY: Je suis vraiment désolée, Maman.
LORELAI: Oh, vraiment ? Parce que tu n’as pas encore mis ça au clair.
RORY: Ça ne va pas tarder.
FIN