\ Cherche aide /


A STARS HOLLOW
[Lorelai et Rory sont en train de traverser le gazon pour aller au restaurant de Luke.]
RORY: Quoi ?
LORELAI: Rien. Est-ce que tu penches ?
RORY: Non.
LORELAI: Je crois que tu penches.
RORY: Je ne penche pas.
LORELAI: Est-ce que tu veux garder mon sac à mains ? Je devrais t’en sortir un.
RORY: Arrête ça tu veux. Qu’est ce que tu fais ?
LORELAI: Eh bien, je vais chercher un stylo et le mettre sur ta tête et voir s’il tombe par terre.
RORY: Ok, ce n’est pas comme ça qu’on console une accidentée.
LORELAI: Tu as raison, je suis désolée. [Elle sort un livre de son sac à main.] Et ça ?
RORY: Le Petit Serrurier !
LORELAI: Et je l’ai eu à la librairie, il n’était pas en promotion.
RORY: Merci !
LORELAI: De rien – tu te sens mieux ?
RORY: Oui.
LORELAI: Bon . . . maintenant est-ce que je peux mettre un stylo en haut de ta tête ?
RORY: Non. Maman ?
LORELAI: Oh bien, il tient toujours.
RORY: Oublie le stylo.
LORELAI: Sapristi !
RORY: Quand est-ce que tu vas me dire ce qui s’est passé entre toi et Luke ? Est-ce que c’était affreux ? Je veux dire, je suis sure que c’était affreux, mais à quel point ?
LORELAI: C’était rien.
RORY: Vraiment ?
LORELAI: Ok, j’étais fâchée, il était fâché, nous nous sommes disputés. C’est fini, tout va bien.
RORY: Une dispute ?
LORELAI: Une minuscule dispute.
RORY: Une minuscule dispute ?
LORELAI: Une chamaillerie, si tu préfères.
RORY: Toi et Luke ne vous chamaillez pas très souvent.
LORELAI: Oh, Rory, tout le monde se chamaillent, ça nous fait grandir.
RORY: Eh bien, qu’est-ce qu’il a dit ? Qu’est-ce que tu as dit ?
LORELAI: Rory, s’il te plait.
RORY: Eh bien, réponds-moi – nous sommes en train d’aller chez Luke, n’est-ce pas ?
LORELAI: Oui.
RORY: Et quand nous y serons, est-ce que nous entrerons ?
LORELAI: Bien sûr que nous allons entrer.
RORY: On se fera servir ?
LORELAI: Oui.
RORY: On prendra du café ?
LORELAI: Peut être.
RORY: On se fera resservir ?
LORELAI: Eventuellement.
RORY: Gratuitement ?
LORELAI: Dans environ un mois.
RORY: Ok, la chamaillerie s’est transformée en dispute.
LORELAI: Rory, Luke et moi nous sommes déjà disputés avant, et Dieu sait combien de fois nous nous disputerons encore, mais c’est fini, c’est de l’histoire ancienne. Nous allons entrer, il sera grincheux, je serai adorable, il aura tout oublié et c’est tout.
RORY: Ok.
[Elles atteignent le restaurant de Luke – il y a de la foule devant.]
LORELAI: Hey, c’est la queue ?
KIRK: Fermé.
LORELAI: Quoi ?
KIRK: c’est fermé.
LORELAI: Le restaurant de Luke est fermé ?
RORY: Luke n’est jamais fermé.
KIRK: Je sais.
LORELAI: Est-ce que tu es sûr que c’est fermé ?
KIRK: Eh bien, d’abord j’ai lu la pancarte et après j’ai essayé la porte au cas ce serait une sorte de ruse élaborée.
LORELAI: Faite pour que tu restes seul dehors ?
KIRK: Il y a des précédents.
LORELAI: Eh bien, Luke est parti pêcher. Je trouve que c’est super.
RORY: Tu trouves ?
LORELAI: Oui. Il travaille dur, il avait besoin d’une pause, il l’a pris. Je trouve que c’est bien, sain.
KIRK: Pour qui ? J’ai des problèmes de sucre dans le sang.
RORY: Maman -.
LORELAI: Non.
RORY: C’est à cause de -.
LORELAI: Non, ce n’est pas ça.
RORY: Mais, jamais, il n’a --.
LORELAI: Bon, maintenant oui.
RORY: Mais --.
LORELAI: Rory, il est parti faire un tour. Ne vois rien dans ça.
RORY: C’est à cause de l’autre soir.
LORELAI: Non. Et même si ça l’était, il va finir par revenir. Tout ira bien.
KIRK: Parle pour toi. J’ai laissé mon portefeuille à l’intérieur hier.
AU RESTAURANT DE LA FAIM
[Lorelai et Rory sont dans un autre restaurant, elles se tiennent près de la porte.]
LORELAI: Pourquoi est-ce que nous sommes là debout ?
RORY: Parce que la pancarte dit ‘attendez avant de vous asseoir’.
LORELAI: Ouais, mais nous ne sommes pas des automates, nous avons des briseuses de règles, et il y a peu près 50 tables libres.
RORY: Tu exagères.
LORELAI: Une, deux, trois, cinquante – non, je n’exagère pas.
RORY: Je suis sure que quelqu’un nous viendra bientôt en aide.
LORELAI: Nous devrions manger, je meurs de faim, c’est dingue. Ne veulent-ils pas que nous mangions ? Est-ce que le but du Restaurant de la Faim est – de nourrir le Restaurant de la Faim ? Ou alors le Restaurant de la Faim est de garder le Restaurant de la Faim affamé, dans ce cas ils pourraient l’appeler Le Restaurant de la Faim Eternelle parce que nous n’allons pas avoir de nourriture ici, ça craint.
RORY: C’est sur la pancarte.
LORELAI: Ugh, je donne 3 secondes pour qu’on nous fasse une place assise ou sinon je jure que je vais commencer –.
LA SERVEUSE: [Elle vient vers elles.] Deux couverts ?
LORELAI: Oui, s’il vous plait.
[Elles suivent la serveuse vers une table.]
RORY: Tu vas faire quoi ?
LORELAI: Quoi ?
RORY: Eh bien, tu as dit que tu allais faire quelque chose si quelqu’un ne nous servait pas dans les 3 secondes.
LORELAI: J’ai dit ça ?
RORY: Oui, tu l’as dit, et puis la serveuse est arrivée et tu n’as jamais fini de dire ce que tu allais faire.
LORELAI: Chérie, nous allons avoir à manger, tu n’as qu’à imaginer.
RORY: Qu’est-ce que tu vas faire ?
LORELAI: Chuut ! Tu deviens cinglée !
RORY: Maman.
LORELAI: Maman ? Je ne suis pas ta maman. Est-ce que vous pouvez aider cette petite fille ?
RORY: Oh mon Dieu.
LA SERVEUSE: Ça vous va ?
LORELAI: C’est, euh, parfait, merci.
LA SERVEUSE: Puis-je vous apporter du café pour commencer ?
LORELAI: Pour commencer et pour finir.
LA SERVEUSE: Besoin de choisir ?
LORELAI: Besoin de choisir !
LA SERVEUSE: Je reviens dans une seconde ! [Elle part.]
LORELAI: D’accord, quand elle revient, nous la attraperons et nous l’occuperons, tu lui parleras de choses vraiment laides sur le monde.
RORY: Pourquoi est-ce que tu as besoin de quelqu’un qui n’est pas ta fille pour ton plan démoniaque ?
LORELAI: Ok, parce que tu le fais bien. [Elle ouvre le menu.] Oh, comme c’est pratique. Ils ont mis des photos de tous les plats au cas où on aurait vécu dans une cave les 50 dernières années ou on n’aurait aurait pas idée de ce à quoi ressemble une pile de pancakes.
[La serveuse leur apporte de leurs cafés.]
LORELAI: Oh, excusez moi, pardon.
LA SERVEUSE: Oui, ma Chère ?
LORELAI: Ces minuscules tasses sont faites pour quoi ?
LA SERVEUSE: Ce sont des tasses à café, elles sont faîtes pour le café.
LORELAI: Quoi, vous en êtes à court ?
LA SERVEUSE: Pardon?
LORELAI: Ça ne fait rien. Ecoutez, nous sommes très endormies ce matin, alors pourriez-vous voir pour avoir une tasse plus large, disons un mug, une soupière, quelque chose dans le genre d’un petit coupe ?
LA SERVEUSE: Un bol de café ?
LORELAI: Oui, un bol de café.
RORY: Deux, s’il vous plait.
LA SERVEUSE: Nous n’avons pas de bols pour le café, je suis désolée.
LORELAI: Ok, bon, alors est-ce que ça vous dérangerait d’en amener . . . qu’est-ce que tu en penses – deux, trois ?
RORY: C’est bien.
LORELAI: Ouais, trois de ces mini tasses ? Oh, et pourriez-vous laisser le pot de café en même temps ?
[La serveuse s’en va.]
LORELAI: Bon, ça ressemble à du café, ça a l’odeur du café . . .
RORY: [Elle en boit une gorgée et elle fait une grimace.] La comparaison s’arrête là !
LORELAI: Ça craint.
RORY: Mets plein de choses dedans comme ça, tu ne sentiras pas le goût.
LORELAI: Comment je vais pouvoir mettre 3 sucres dans ma tasse de rêve de Barbie Malibu ? Il n’y aura plus que du sucre et pas de café.
RORY: Tu devrais préférer de cette façon.
LORELAI: Mince. [Elle jette un coup d’oeil autour d’elle et voit Michel à une autre table.] Bien, bien, bien.
RORY: Quoi ?
LORELAI: Je reviens tout de suite. [Elle marche vers Michel, qui est en train de lire un magazine.] Alors, quoi de nouveau pour l’Automne ? J’ai entendu dire que le costume de marin était très très sexy.
MICHEL: Qu’est-ce que vous faîtes ici ?
LORELAI: Le restaurant de Luke est fermé ce matin.
MICHEL: Par l’inspecteur d’hygiène, sans doute.
LORELAI: Alors . . . c’est ici que vous prenez votre petit déjeuner, hein ?
MICHEL: Jusqu’à ce matin, oui.
LORELAI: Comment est la bouffe ?
MICHEL: Ils font d’excellentes omelettes de blancs d’oeufs, sans huile.
LORELAI: Vraiment ?
MICHEL: Ils utilisent le spray. Vous allez partir maintenant ?
LORELAI: Comment ça se fait que vous ne m’aviez jamais parlé de ce restaurant ?
MICHEL: Parce que alors vous auriez pu venir mangé ici et ça n’aurait plus été un coin de ma vie qui échappe à votre incessante tendance à me scruter. Qu’est-ce que vous faites avec la fourchette ?
LORELAI: Je peux en avoir un peu ?
MICHEL: Vous pouvez quoi ?
LORELAI: Juste pour goûter.
MICHEL: Eloignez-vous de moi. [Il se lève pour partir.]
LORELAI: Aw, Michel, ne partez pas. Venez manger avec nous.
MICHEL: Vous aimeriez bien, n’est-ce pas ?
LORELAI: Non, pas vraiment.
MICHEL: Bien, c’est un rendez-vous.
LORELAI: Vous, moi, ici demain ?
MICHEL: Jamais. [Il part.]
[Lorelai retourne avec Rory et s’assied.]
LORELAI: Hey, tu sais quoi ? Je commence à apprécier cet endroit.
RORY: Je suis contente. Maman, j’ai besoin de te demander une faveur.
LORELAI: Demande toujours.
RORY: Je dois manquer le dîner ce soir.
LORELAI: Oh, Rory.
RORY: Dean rentre et il ne sait pas à propos de l’accident et si je ne suis pas là à la seconde où il rentre chez lui et que quelqu’un d’autre lui en parle alors ce sera -. 
LORELAI: Horrible.
RORY: Oui.
LORELAI: D’accord.
RORY: Je déteste vraiment te demander ça.
LORELAI: Ah, oublie ça.
RORY: Vraiment ?
LORELAI: Ouais, absolument. Assure toi que tout aille bien entre toi et Dean.
RORY: J’apprécie vraiment.
LORELAI: Pas de problème. En fait, ça me donne du temps en plus pour travailler mon histoire ‘Rory a un plâtre’ pour tes grands-parents.
RORY: Ouais ? Qu’est-ce que tu as trouvé ?
LORELAI: Des abeilles vraiment grosses.
RORY: Huh. Eh bien, c’est bien tu as le temps.
LORELAI: Ouais.
AU REPAS DU VENDREDI SOIR 
[Lorelai et Emily marchent vers la salle à manger.]
EMILY: Je suis vraiment désolée que Rory ne se sente pas bien. Est-ce que la grippe tourne toujours ?
LORELAI: Oh, oui.
EMILY: Horrible tendance. Bunny Carlington-Munchausen est restée au lit pendant 2 semaines.
LORELAI: Huh. Bon, ça devrait effacer son nom des conversations un certain temps.
EMILY: Je me demande si je devrais amener une boisson à Richard. Je déteste le perturber quand il travaille.
LORELAI: Il travaille, comme travailler travailler ?
EMILY: Oui, exact. Les statuts de la société sont arrivés la semaine dernière. Il a loué un bureau. Ton père est maintenant le Président et le Directeur du Groupe Gilmore, une entreprise de conseils en assurances internationales.
LORELAI: Wow, c’est super. Alors, hum, qu’est-ce que c’est . . . comme . . . c’est quoi son travail ?
EMILY: Il est consultant.
LORELAI: C’est-à-dire ?
EMILY: Ton père est consultant dans les assurances internationales.
LORELAI: Oui, oui, mais qu’est-ce que ça veut dire exactement ?
EMILY: Il consulte les problèmes relatant des assurances internationales.
LORELAI: Attends, attends – quand Papa va à son bureau, il s’assied et il . . .
EMILY: Il consulte des problèmes d’assurances avec des clients internationaux.
LORELAI: Je ne sais pas pourquoi nous ne sommes ouverts pour les Rickles.
RICHARD: [Du couloir.] Fichtre !
EMILY: Richard, tout va bien ?
RICHARD: [Il entre dans la salle à manger.] Non, je ne suis pas du tout d’accord. C’était Margie à l’instant au téléphone.
EMILY: Oh, comment va t’elle ?
LORELAI: Qui est-ce ?
EMILY: Tu sais très bien qui est Margie. C’est la secrétaire de ton père depuis que tu es toute petite.
LORELAI: Oh, Largie Margie. . . très habile quand j’avais 6 ans.
RICHARD: Pour répondre à ta question Emily, Margie va bien. Tellement bien, en fait qu’elle a décidé de ne pas me rejoindre dans ma nouvelle entreprise.
EMILY: Quoi ?
RICHARD: Elle reste avec l’ancienne compagnie.
EMILY: Mais comment peut-elle ? Tu es la seule raison pour laquelle elle avait du travail.
RICHARD: J’ai eu du mal pour lui rappeler ça.
EMILY: Eh bien, c’est tout simplement inacceptable. Toi et cette rondelette ingrate aviez un accord.
LORELAI: C’était un accord, par écrit ?
RICHARD: Bon, pas par écrit en soi, mais elle m’a aidé à me procurer mon nouveau bureau, elle s’est arrangée pour que toutes mes affaires soient envoyées, tout ce qui lui restait c’était d’accepter mon offerte formelle, une très généreuse, si je peux dire.
EMILY: Et elle t’a tourné le dos ?
RICHARD: Elle a eu l’effronterie d’une contre-proposition. Elle a insisté pour que je batte son salaire actuel.
LORELAI: Oh, Papa, tu ne pouvais même pas offrir plus que le salaire d’une pauvre femme ?
RICHARD: Bon, Le Groupe Gilmore est une toute nouvelle entreprise. Je n’ai pas les moyens de payer à Margie la totalité de son salaire pour l’instant.
EMILY: Mais après 20 ans, où est son sens de loyauté de cette femme ?
LORELAI: Oh, mince, je ne sais pas . . . peut être que la compagnie est pour le gouvernement du fromage. 
RICHARD: J’ai bien peur, qu’à ce point, je ne sache plus comment procéder.
EMILY: Bien sûr que tu ne sais plus.
RICHARD: Je comptais sur elle.
EMILY: Bien sûr qu tu comptais sur elle.
RICHARD: Peut être que je pourrais le reconsidérer.
EMILY: Ce serait la meilleure chose à faire.
LORELAI: Pardon ?
RICHARD: Je peux rien faire de bien sans Margie.
EMILY: Personne ne s’attend à ça de toi.
LORELAI: Vous n’êtes pas sérieux.
EMILY: Je me demande si c’est trop tard pour m’enlever du bail.
LORELAI: Quoi ?
EMILY: Tu devrais y regarder tout de suite, Richard.
LORELAI: Whoa, whoa, whoa ! Il y a un bébé qui a désespérément besoin d’un bain d’eau.
RICHARD: Qu’est-ce qu’elle dit Emily ?
EMILY: Qu’est-ce que tu dis Lorelai ?
LORELAI: Je dis juste qu’il y a d’autres options à considérer.
RICHARD: Lesquelles ?
LORELAI: Comme embaucher une autre secrétaire.
EMILY: Oh non. Ton père a eu d’autres secrétaires.
RICHARD: Trois en fait, chacune pire que la précédente.
EMILY: Jusqu’à Margie.
RICHARD: Margie était une pierre précieuse.
EMILY: Margie faisait tout pour lui.
LORELAI: Oui, Papa, il y a plein d’autres Margie là dehors qui attendent pour ce genre de relation co-dépendante avec toi. Tu en trouveras une, crois-moi. Maintenant il est possible qu’elle ne s’appelle pas Margie mais si tu la payes assez tu pourras peut-être l’appeler quand tu voudras.
RICHARD: Je n’ai pas le temps de trouver une nouvelle. Le bureau est un désastre. Tout est dans des boîtes. Je ne sais ni l’endroit où se trouvent les objets ni comment les faire fonctionner … les ordinateurs, les téléphones, même ma chaise de bureau.
LORELAI: Ok, Papa, je te dirais comment. Demain après midi après mon cours de business, je viendrai à ton bureau et nous déballerons les affaires, nous aménagerons et nous trouverons une secrétaire aussi bonne que Margie ou au moins, moins chère.
RICHARD: Oh, je déteste te voir gaspiller ton temps.
LORELAI: Ben, je te suivrai aveuglement alors.
RICHARD: Je ne sais pas, je – .
LORELAI: Papa, il y a d’autres Margie, honnêtement, donne leur juste une chance.
RICHARD: Un bureau sans Margie. . .
EMILY: Ça paraît inconcevable.
LORELAI: Chers parents, rêvez avec moi.
CHEZ DEAN
[Rory est assise sous le porche alors que Dean et son père sortent d’un Véhicule d’Utilité pour le Sport.]
DEAN: Hey.
RORY: Hey.
LE PERE DE DEAN: Bonsoir Rory. [Il entre dans la maison.]
DEAN: Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que tu t’es fait au bras ?
RORY: [Elle lui tend une enveloppe.] Voilà.
DEAN: Qu’est-ce que c’est ?
RORY: Lis-la.
DEAN: Quoi – Rory, qu’est-ce qu’il se passe ? Dis moi comment tu t’es cassé le bras.
RORY: Tout est dans la lettre.
DEAN: Mais – .
RORY: Lis.
DEAN: Euh . . . [Il commence à lire.] Eh bien, je t’aime aussi.
RORY: Bon – maintenant garde ce sentiment pendant une minute.
DEAN: Pourquoi ?
RORY: S’il te plait – .
DEAN: Lire, d’accord, je lis. [Il en lit un peu plus.] Quoi ?
RORY: Continue.
DEAN: [Il en lit encore plus.] Quoi ?
RORY: Tourne la page.
DEAN: [Il en lit un peu plus.] Quoi !
RORY: Continue, tu as encore trois’ quoi’ devant toi.
[Dean donne un coup de pied dans son sac à dos et continue de lire.]
RORY: Ça s’améliore à la fin. Je me tiens juste là jusqu’à ce que tu y arrives.
DEAN: [Il en lit encore.] Est-ce qu’il est vraiment parti ?
RORY: Oui.
DEAN: Ok. Tu veux entrer ?
RORY: Quoi ?
DEAN: Tu peux rester pour dîner, ma mère a fait un rôti. Tu aimes le rôti, n’est-ce pas ?
RORY: Hum, ouais, j’aime le rôti.
DEAN: Ok, viens.
CHEZ LORELAI
[Plus tard ce soir-là, Lorelai et Rory sont assises à la table de la cuisine. Lorelai recouvre le plâtre de Rory avec du film alimentaire.]
RORY: Et puis nous avons juste regardé la télé.
LORELAI: Oh, tu veux dire que vous avez ‘regardé la télé.’ Utiliser des quantités d’air, chérie.
RORY: Sa petite soeur était là.
LORELAI: Oh, alors vous avez regardé la télé … continue.
RORY: Et puis il m’a raccompagné à la maison. 
LORELAI: C’est tout ?
RORY: C’est tout.
LORELAI: Est-ce qu’il t’a embrassé ce soir ?
RORY: Yup.
LORELAI: Mais il ne t’as rien demandé à propos de l’autre soir ?
RORY: Nan.
LORELAI: Est-ce qu’il a demandé pour la voiture ?
RORY: Pas une seule fois.
LORELAI: Et Jess ?
RORY: Il a juste demandé s’il était vraiment parti et c’est tout.
LORELAI: Wow.
RORY: Je pensais qu’il hurlerait et qu’il pousserait des cris. Je pensais qu’il voudrait rompre – à la place, il m’a donné ses pops corn.
LORELAI: Ah bon ? Quand ?
RORY: Au dîner.
LORELAI: Oh, alors vous aviez déjà mangé.
RORY: Peut être qu’il n’a pas encore réalisé, peut être qu’il sera en colère demain.
LORELAI: Peut être que Dean est même plus terrible qu’il ne l’est vraiment.
RORY: Ça ne recouvre pas tout le plâtre.
LORELAI: Relax, je n’ai pas fini. [Elle prend une boîte de film alimentaire.]
RORY: Est-ce que tu crois vraiment que ça ira avec ça ?
LORELAI: Ça m’en a tout l’air.
RORY: Si la situation était inversée, je ne crois pas que je serais d’accord avec tout ça.
LORELAI: Si la situation était inversée, je ne crois pas que Dean aurait laissé Jess conduire sa voiture.
RORY: Je suppose que je pourrais juste être reconnaissante alors ?
LORELAI: Reconnaissante, absolument.
RORY: [Elle pointe du doigt une pile de papiers.] Qu’est-ce que c’est ?
LORELAI: Ce sont des CV pour la nouvelle secrétaire de ton Grand Père.
RORY: Il y en a une centaine.
LORELAI: Oui, ben, le monde est rempli de jeunes personnes qui attendent toutes leurs vies pour lécher les bottes de Richard Gilmore. Ok, j’ai fini – qu’est-ce que tu en penses ?
RORY: Si nous étions des gazelles, nos serions les premières à être mangées de toutes celles qui sont à la mare d’eau.
LORELAI: Eh bien, sois reconnaissante, nous ne sommes pas des gazelles. Maintenant va prendre une douche. Tu commences à ressembler à un film indépendant.
[Rory commence à quitter la cuisine.]
LORELAI: Hey ?
RORY: Ouais ?
LORELAI: Dean te connaît, chérie. Il sait que tu ne ferais rien qui lui ferait du tort, il l’a compris. Alors, tu as de la chance, concentre toi juste là-dessus. Jess est parti, maintenant vous pouvez reprendre où vous en étiez.
RORY: Ok.
LORELAI: Et, euh, hey, bien que sur la boîte c’était écrit que c’est sans danger, je veux que tu gardes ton bras éloigné du micro ondes pendant au moins une semaine.
DANS LE BUREAU DE RICHARD
[Lorelai entre dans le bureau bondé de boîtes.]
LORELAI: Papa ?
RICHARD: Oh, entre, entre.
LORELAI: Alors, laisse moi deviner, le Clan Wu Tang a eu le bureau avant toi ?
RICHARD: Ouais, c’est un peu en désordre, je sais.
LORELAI: Wow, il fait froid ici.
RICHARD: Euh, oui, c’est comme ça depuis que j’ai aménagé.
LORELAI: Oh, est-ce que tu as essayé de régler le thermostat ?
RICHARD: Oui, seulement il a l’air fâché.
LORELAI: Alors tu as commencé à devenir un eskimo, on aurait pu t’envoyer du blanc de baleine. [Elle règle le thermostat.]
RICHARD: Eh bien, je n’y toucherais pas si j’étais toi, Lorelai. Tu ne sais pas ce que tu fais – .
LORELAI: Ah, l’air est parti.
RICHARD: On dirait, pour le moment.
LORELAI: Non, non, je l’ai éteint. Là, laisse-moi te montrer. [Le téléphone sonne.] Est ce que tu veux ré pondre?
RICHARD: Non, non, [le téléphone s’arrête de sonner.] Ils ont déjà raccroché.
LORELAI: Ok, la prochaine fois réfléchis-y à deux fois avant de faire ça.
RICHARD: Eh bien, ça a été ça toute la journée. Le téléphone sonne une fois, et puis poof, ça s’arrête.
LORELAI: [Elle se dirige vers le téléphone.] Oh, c’est parce que tes messages sont envoyés sur ta messagerie.
RICHARD: Comment est-ce arrivé ?
LORELAI: Je ne sais pas, où est ton manuel ?
RICHARD: Uh, manuel . . manuel. . .
LORELAI: Uh, fourni avec le téléphone, peut être que tu as une image du téléphone dessus. Aha, regarde ce que j’ai trouvé sous ton ballon en cuivre collé à la chose en bois là.
RICHARD: Uh, c’est du laiton. Un de mes présents quand il m’ont poussé à la retraite.
LORELAI: Alors, en plus d’être lourd et laid, c’est aussi une insulte.
RICHARD: Plutôt oui.
LORELAI: Voilà tu y es, tu peux travailler. Tu vas m’appeler de ton bureau ?
RICHARD: Eh bien, c’est mon bureau.
LORELAI: Oh, eh bien, lequel de ces bureaux est-ce ? [Elle regarde vers une pièce attenante.]
RICHARD: Ah, oui, excellente idée. [Elle marche vers un autre bureau quand le téléphone sonne.] Ce n’est pas moi qui appelle.
LORELAI: Ce n’est pas ce que je pensais. Est-ce je peux répondre ?
RICHARD: Oui, s’il te plait.
LORELAI: [Elle répond au téléphone.] Hum, bonjour, Groupe Gilmore. Mr. Hensen. . . pourquoi, oui, il ...
RICHARD: Ooh ! [Il fait signe qu’il ne veut pas lui parler.]
LORELAI: ... vient juste de sortir. Puis-je prendre un message ? Uh huh. . . [Elle cherche un stylo dans les tiroirs.] Um, comment est-ce que vous l’épeler, euh, Larry ? [Richard lui tend un stylo.] Oh, traditionnel, bien. Ok, euh, merci d’avoir appeler . . . au revoir. [Elle raccroche.] Où diable sont tes stylos ?
RICHARD: Euh, surveille ton langage, jeune fille. Qu’est-ce que voulait Larry ?
LORELAI: Il voulait savoir où diable sont tes stylos.
RICHARD: Lorelai.
LORELAI: Il veut juste que tu l’appelles. Où sont tes fournitures de bureau ?
RICHARD: Eh bien, je n’en ai pas encore.
LORELAI: Avant que n’importe quoi d’autre arrive, tu as besoin de stylos, tu as besoin de papier, tu as besoin . . . de plein d’autres choses, non ?
RICHARD: Eh bien, où est-ce qu’on a ces choses ?
LORELAI: Bon, Papa, d’où tu les avais d’habitude ?
RICHARD: De Margie.
LORELAI: De Margie. . . je vois. D’accord, bon, allons-y.
AU MAGASIN DE FOURNITURES DE BUREAU
[Lorelai pousse un chariot dans l’allée centrale pendant que Richard la suit derrière.]
RICHARD: Grand Dieu, ce magasin est sans fin.
LORELAI: Oh, ça continue jusqu’aux tapis pour les chaises et pour le sol mais si tu ne fais pas attention, tu vas retourner vers les encres et les pigments et être là toute la journée. Reste proche. Hey il y a un siège dans le chariot si tu veux faire une promenade.
RICHARD: Je vais passer. Regarde l’ampleur de ce magasin. Je veux dire personne n’a besoin de toutes ces options, c’est oppressif. Des centaines de trombones de papier dans toutes les couleurs et tailles possibles et imaginables. Qui sur Terre pourrait acheter ces choses ?
LORELAI: Nous, nous pourrions. [Elle les met dans le chariot.] D’accord, bon, quelle est la première chose que tu feras quand tu arriveras au bureau le matin ?
RICHARD: Euh, eh bien, voyons, je retourne les appels d’Asie en premier.
[Elle se dirige vers une rangée de machine à café.]
LORELAI: C’est d’accord, tu fais du café, alors tu auras besoin d’une machine à café. Voyons, laide, chiante, Allemande, ooh – jolie !
RICHARD: Oh, eh bien, tant qu’elle est jolie.
LORELAI: Pourquoi est-ce qu’elle est hors d’atteinte ?
RICHARD: Est-ce qu’il n’y a personne ici dont le travail est d’aider véritablement les clients payants ?
LORELAI: Non, c’est comme s’ils pouvaient se permettre de vendre ce bébé à moins 40 %.
RICHARD: Moins 40 %, je n’en ai aucune idée. [Il saisit la boîte sur l’étagère du haut et il la met dans le chariot.]
LORELAI: Joliment fait, Papa. Tu ne seras pas déçu.
RICHARD: Tu sais, c’est devenu clair pour moi que je suis un vieil homme. Je ne connais que la moitié des bidules qu’il y a ici.
LORELAI: Ben, Papa, voilà nous avons un assortiment d’autocollants magiques quand tu appuies sur le papier, une œuvre en sort.
RICHARD: Je connais ces stylos, Lorelai.
LORELAI: Bien, tu choisis tes préférés et j’essayerai de te trouver une explication pour le Papier Liquide.
[Richard prend quelques stylos.]
LORELAI: Oh, tu es mignon.
[Lorelai prend plusieurs boites de stylos.]
RICHARD: C’est impossible que je les utilise tous.
LORELAI: Oui. Tu en perdras la moitié, puis tu seras content d’avoir ceux qu’il te reste. Maintenant, papier.
RICHARD: D’accord. Je vais faire ça gentiment maintenant. [Il prend un petit paquet de papier.]
LORELAI: Quoi, est-ce que tu te prépares pour deux semaines ? Tu construis un empire pour l’amour de Dieu. Pense gros, Gilmore ! Plus, si tu prends tout le carton, c’est moins cher. [Elle met un immense carton de papier dans le chariot.]
RICHARD: Dis, comment est-ce que tu arrives à savoir tout ça ?
LORELAI: C’est ce que nous faisons à l’auberge. Tu dois dépenser de l’argent pour faire de l’argent, mon ami. C’est un petit pourboire de ma part pour toi.
RICHARD: Bon point, quoi d’autre ?
LORELAI: Je te recommande fortement une agrafeuse.
RICHARD: Agrafeuse.
LORELAI: Des agrafeuses extra.
RICHARD: Ah, je te laisse faire.
LORELAI: Brave homme. Post-It.
RICHARD: Seigneur, regarde tous ces Post-Its. Je n’avais pas idée qu’ils avaient inventé tant de formes et de couleurs ? Je vais prendre un pack de vingt pour moi dans diverses nuances.
LORELAI: Sage initiative.
RICHARD: Et un pour Emily. J’au vu ses notes sur le miroir de son vanity pour se souvenir ses diverses activités.
LORELAI: Ah, elle va croire que c’est Noël.
RICHARD: Fini. Maintenant, quoi d’autre dans le hit parade ?
LORELAI: Eh bien, ça sera peut être controversé mais je pensais à quelque chose dans le genre d’une perforatrice à trois trous si nous pouvons en trouver une.
RICHARD: Eh bien, je pense qu’à nous deux nous allons pouvoir relever le challenge. N’est-ce pas ?
A STARS HOLLOW
[Rory et Lane marchent dans la rue.]
LANE: Dawn Powell ? Je n’en ai jamais entendu parler.
RORY: Personne, ce qui est honteux parce qu’elle a écrit des romans stupéfiants, neuf pièces, et il y a en certaines qui revendiquent que c’était Powell qui faisait des blagues pour lesquelles Dorothy Park était reconnue.
LANE: Blasphème.
RORY: Je sais. J’essaye de ne me mettre contre Dawn à moins que j’aie la preuve qu’elle n’était pas impliquée dans toute la campagne de diffamation.
[Ils passent devant un magasin vide.]
LANE: Hey, regarde ! Ils vont finalement retirer les panneaux des fenêtres.
RORY: Oh, je me demande ce que ça va être.
LANE: Je ne sais pas.
[Elles regardent à travers une fenêtre.]
RORY: Qu’est-ce que c’est dans le coin ?
LANE: Je crois que c’est . . . une basse. C’est une basse ! Et regarde, il y a des guitares sur le mur ! Oh mon Dieu, c’est un magasin de musique !
RORY: Wow, c’est beaucoup mieux que le magasin de cirque en céramique qu’on avait imaginé ici.
LANE: Je n’arrive pas à y croire. Stars Hollow franchit les premières étapes pour être une ville cool. Je me demande s’il va ouvrir bientôt.
RORY: Si tu continues de t’appuyer sur la vitre comme ça, ce sera plus tôt que prévu. Hey, tu peux attendre une seconde ?
LANE: Pourquoi, qu’est-ce qui ne va pas ?
RORY: Rien, je reviens. [Elle traverse la rue vers Taylor] Taylor ?
TAYLOR: Rory, bonjour !
RORY: Salut. Ecoute, je voulais juste – .
TAYLOR: Oh non, regardez moi ce bras !
RORY: Ça va, vraiment.
TAYLOR: Est-ce que ça te fait mal ?
RORY: Non, pas trop.
TAYLOR: Eh bien, j’espère que tu ne pas devenir accro aux calmants comme les gens à Hollywood.
RORY: Um, non, ne t’inquiète pas.
TAYLOR: Bien, parce que la douleur est un moyen pour ton corps de te dire ‘je ne vais pas bien en ce moment, mais ça ira mieux bientôt.’
RORY: Je m’en souviendrai.
TAYLOR: On ne peut pas faire taire son corps. Ça s’appelle la mort.
RORY: D’accord. Hum, Taylor, écoute, je voulais juste m’excuser auprès de toi.
TAYLOR: A quel propos ?
RORY: A propos de l’autre nuit. Tu sais, ma voiture a heurté le banc où il y avait ton nouveau logo du supermarché Doose dessus et je sais combien ce signe voulait dire pour toi et je suis juste désolée qu’il était détruit.
TAYLOR: Oh, eh bien, ce n’était pas de ta faute.
RORY: Ma voiture a heurté le banc.
TAYLOR: Ta voiture a heurté le banc parce que Jess conduisait.
RORY: Oh, eh bien, ouais, mais – .
TAYLOR: Ce garçon est un désastre de la nature, on devrait l’appeler tornade.
RORY: Mais il ne l’a pas fait exprès, Taylor, c’était –
TAYLOR: Rory, tu n’as pas m’expliquer quoique ce soit. Je sais qu’il n’y a absolument aucun moyen que tu sois impliquée dans quelque chose comme ça que si Sal Mineo en est responsable, Crois moi. Chachi, et Chachi seul, serait responsable pour cet incident, d’accord ? Bien. Maintenant ça roule. 
RORY: Merci.
[Taylor s’en va alors que Lane arrive.]
LANE: Alors, il est fâché ?
RORY: Non, pas après moi.
LANE: Bon, c’est bien.
RORY: Ouais, c’est bien.
AU MAGASIN DE MUSIQUE DE SOPHIE
[Lane entre dans le magasin de musique. Kirk se tient au comptoir en train de parler à la propriétaire.]
KIRK: C’est mon numéro de téléphone personnel, mon numéro de bipper, mon numéro de portable et voici la liste partielle des bonnes références.
SOPHIE: Ouais, d’accord, je vais accrocher ça, mais comme je l’ai dit avant, nous venons juste d’ouvrir, alors je ne compte vraiment pas engager quelqu’un tout de suite.
KIRK: J’ai une licence de port d’arme, si ça peut vous aider.
SOPHIE: Vous n’avez pas idée à quel point.
[Lane se dirige vers le mur de guitares et commence à en toucher une.]
SOPHIE: Puis-je vous aider ?
LANE: Oh, non merci. J’étais juste en train de regarder.
SOPHIE: Nous aimons qu’on regarde, c’est le toucher qui nous pose problème.
LANE: En fait, j’allais juste . . . [Elle se cogne presque dans un violoncelle.] Ils n’ont probablement pas été construits pour être touché, huh ?
SOPHIE: Exact.
LANE: D’accord. [Elle s’arrête pour regarder une batterie.] Oh.
SOPHIE: C’est une batterie avec des cymbales Zildjian.
LANE: C’est beau.
SOPHIE: Est-ce que tu joues ?
LANE: Oh, non. Je voudrais bien.
SOPHIE: Assis.
LANE: Quoi ?
SOPHIE: Assieds toi, vois comment tu t’y sens.
LANE: Oh, je ne pourrais pas.
SOPHIE: Pourquoi, tes jambes ne fléchissent pas ?
LANE: Non, elles fléchissent.
SOPHIE: Ok, si elles fléchissent alors fléchis-les.
LANE: Bon, d’accord. [Elle s’assied.] C’est un bon outil.
SOPHIE: Oui. Ici, tu ne peux pas t’asseoir sans les baguettes.
LANE: Oui – parce que ce serait stupide.
SOPHIE: Et souviens toi – ne pas toucher.
LANE: D’accord. [Elle fait semblant de jouer de la batterie.]
SOPHIE: Tu as de l’allure.
LANE: Merci.
DANS LE BUREAU DE RICHARD
[Richard est au téléphone pendant que Lorelai remplit ses étagères.]
RICHARD: Eh bien, admis sur le marché Européen des assurances il y a toujours un besoin de restructuration mais ça a atteint un taux remarquable. Sur quoi je me base ? Eh bien, Clive, sûrement que vous avez les avez les dernières statistiques d’EuroStat. Oui, je les ai juste devant moi. [Il chuchote à Lorelai] EuroStat !
[Lorelai lui tend un livret.]
RICHARD: Ah, oui, voilà. Voyons voir. Euh, les plus grandes contributions, j’y suis. Voyons voir. Euh, les grandes contributions ont été recherchées au Royaume Uni, en Allemagne, et au Pays Bas. Uh huh. Bon, oui, je vais rechercher les codes spécifiques et les numéros des références. [Lorelai lui apporte des livres.] uh, oui, je les ai. Mm hmm. Pour l’année, euh, 2001. . . euh, voilà, nous y sommes. Euh, oui, êtes-vous intéressés par les Pays Bas ? Je crois que c’est marché qui va crever le plafond.
[Le téléphone sonne dans l’autre bureau, Lorelai va répondre.]
LORELAI: Groupe Gilmore, puis-je vous aider ? Oh, non, Margie ne travaille plus pour la société. Je suis la personne qui a appelé pour prendre rendez vous pour l’ADSL. Eh bien, non, non, nous avons vraiment besoin qu’on nous installe une ligne ADSL aujourd’hui, c’est affreux sans. Uh huh. Ok, bon, hum, si vous pouviez faire ça avant 17H, tout ira bien, mais après ça n’ira pas parce que les gens du pour le modem feront un saut ici vers 17H05, alors . . . eh bien, merci, c’est géant. Ok, au revoir, au revoir. [Elle raccroche.] Ils seront là dans 20 minutes.
RICHARD: Je dois dire que je suis impressionné.
LORELAI: Ben, je ne suis pas Margie.
RICHARD: Oh, qui en a besoin ?
LORELAI: Parlons-en. [Elle lui tend un paquet de feuilles.]
RICHARD: Qu’est-ce que c’est tout ça ?
LORELAI: Les candidatures des secrétaires pour les entretiens de demain. Je les ai parcouru assez soigneusement, et je pense qu’il y a parmi elles une Margie du nouveau millénaire.
[Le téléphone sonne.]
RICHARD: Je prends.
LORELAI: Non, prendre connaissance de ta nouvelle secrétaire, je m’en fous. [Elle répond au téléphone.] Groupe Gilmore, puis-je vous aider ?
EMILY: Oui, Richard Gilmore, s’il vous plait.
LORELAI: [A haute voix.] Oh, hum, euh, certainement, puis-je vous demander qui vous êtes ?
EMILY: Emily Gilmore.
LORELAI: Et est-ce qu’il sait pour quelle raison vous appelez ?
EMILY: Eh bien, je l’espère, je suis sa femme.
LORELAI: [Elle glousse.] Oh, mais Richard ne m’a pas dit qu’il était marié.
EMILY: Quoi !
LORELAI: Maman, relax, c’est moi.
EMILY: Lorelai ?
LORELAI: Oui.
EMILY: Bon, tu es grossière et pas professionnelle.
LORELAI: Eh bien, j’aimerais ça sur ma tombe. Alors que puis-je faire pour toi ?
EMILY: J’ai lancé un petit cocktail au bureau vendredi pour aider à lancer la nouvelle entreprise. Maintenant, les fournisseurs arriverons à 15 heures précises pour s’installer, alors – est-ce que tu es en train de le noter ? Tu devrais l’écrire.
LORELAI: Je suis en train de griffonner comme une folle.
EMILY: Margie a toujours tout noté.
LORELAI: Alors est-ce que ça veut dire qu’il n’y a pas de dîner de vendredi soir ?
EMILY: Ça veut dire que nous vous verrons toutes les deux à la soirée.
LORELAI: Bye.
DEVANT LA MAISON DE LORELAI
[Rory traverse l’allée quand Babette se précipite vers elle.]
BABETTE: Oh ! Rory, Chérie, regarde toi, ma poupée !
RORY: Hey Babette. Est-ce que tout va bien ?
BABETTE: Je pourrais te retourner la question. Viens là, laisse moi voir ce bras. Oh, pauvre petite chose. Comment vas-tu ?
RORY: Je vais bien.
BABETTE: Aw, regarde toi, tu restes vaillante après tout ce que tu as traversé. Mince, c’est tellement dur d’être une femme, n’est–ce pas ?
RORY: Je suppose.
BABETTE: Je veux dire, on a des moeurs et des standards et des bons sens communs et puis bam ! Tu rencontres un gars et tout passe par la fenêtre.
RORY: Mais – .
BABETTE: Pour toute brave femme il y a un sale loup pour la dérouter. On ne peut pas aider, il a les yeux, le menton, le torse velu qu’on mettrait en tapis dans sa salle à manger avec . . . je veux dire, qu’est-ce que une femme peut faire ? Nous ne sommes pas faites d’acier pour l’amour de Dieu.
RORY: Babette –
BABETTE: J’ai été dans un culte une fois, est-ce que je te l’ai raconté ?
RORY: Non.
BABETTE: J’ai rencontré ce gars une fois – magnifique, bronzé, il ressemblait à Mickey Holiday. Nous avons pris un café, il m’a donné une brochure. La seule chose dont je me souvienne, je portais un tambourin, sauter de haut en bas à l’aéroport.
RORY: Ok, je dois vraiment rentrer.
BABETTE: Oh, bien sûr, chérie, tu vas prendre soin de toi. Et ne sois pas gênée, ça nous est toutes arrivé.
DANS LA MAISON DE LORELAI
[Rory passe la porte d’entrée.]
RORY: Maman, tu es là ? [Elle se dirige pour vers le répondeur et met en route un message.]
LORELAI: [Sur le répondeur.] Hey toi, c’est moi. Je rentrerai un peu plus tard aujourd’hui – j’essaye toujours de trouver une Margie à Grand-père. Alors commande une pizza, l’argent est sous le rabbin, j’espère que ton bras va bien, chérie. Buh-bye.
[Rory prend de l’argent sous une poupée rabbin sur le bureau, puis marche vers la cuisine et prend un soda du réfrigérateur. Le téléphone sonne.]
RORY: Allô ?
LANE: J’ai trouvé ma destinée.
RORY: De quoi tu parles ?
LANE: Je parle de mon futur, mon chemin, ma destinée, mon truc. Je parle de la chose à mettre en numéro 1 sur ma liste cosmisque des choses à faire.
RORY: Lequel est-ce ?
LANE: Je vais être batteur !
RORY: Tu plaisantes.
LANE: Je suis allé dans ce nouveau magasin de musique aujourd’hui – je ne sais pas pourquoi j’y suis rentré, je le devais. Quelque chose m’a dit, ‘Lane Kim, il y a quelque chose à l’intérieur que tu dois voir’, et elle y était, et elle était rouge et brillante et je suis tellement excitée que je ne peux plus rependre mon souffle.
RORY: C’est stupéfiant.
LANE: Je sais.
RORY: Mais comment tu vas faire ?
LANE: Je ne sais pas.
RORY: Comment tu vas acheter une batterie ?
LANE: Je ne sais pas.
RORY: Et même si tu achètes une batterie, où est-ce que tu vas en jouer ?
LANE: Je ne sais pas, je ne connais pas ça. Mais je trouverai quelque chose, parce que je suis Keith Moon, je suis Neil Peart, je suis Rick Allen, avec et sans les bras, parce que je suis rock 'n' roll, baby ! Je te rappellerai plus tard.
AU BUREAU DE RICHARD
[Lorelai et Richard sont en train d’interroger une secrétaire candidate.]
KAREN: Alors quand elle a ouvert son propre bureau, elle m’a demandé de venir comme assistante de direction et de gérante de bureau, ce qui était une terrible opportunité.
LORELAI: Ah oui ! Et comment ?
KAREN: J’étais capable de développer ce bureau et le personnel et développer un système à partir de zéro.
LORELAI: Wow, alors vous avez un système.
KAREN: Ce qui aidé à une double productivité et des heures de facturation, mais ensuite je suis tombée enceinte, et bon, me voilà.
LORELAI: Wow, l’histoire de ma vie – littéralement.
RICHARD: Eh bien, euh, je vous remercie d’être venue, euh . . . euh, Karen. Uh, nous vous ferons savoir quand nous aurons pris notre décision.
KAREN: Merci, Mr. Gilmore. C’était u plaisir de vous avoir rencontré tous les deux.
LORELAI: Voilà, je vais pouvoir me mettre en grève. J’adore vos chaussures, en tout cas. [Elle sort avec Karen, puis revient avec un sac.] Hey, regarde ce que j’ai trouvé.
RICHARD: Oh, bien, le déjeuner, je meurs de faim. Euh, est ce que tu veux manger ici aujourd’hui ?
LORELAI: Bien sûr, pourquoi pas ?
RICHARD: Oh, bien, ils font des marinades comme je leur demande. C’est géant d’avoir ce restaurant juste en traversant la rue, n’est-ce pas ?
LORELAI: Tu ne meurs jamais de faim.
RICHARD: Hm, peut être que nous devrions commencer une note chez eux comme ça nous ne serons pas obligés de payer comptant tous les jours.
LORELAI: Déjà fait.
RICHARD: Etonnant. Tu es comme le petit gars dans le programme Mash, toujours en train d’anticiper.
LORELAI: Alors, qu’est-ce que nous en pensons ?
RICHARD: Mm, c’est délicieux.
LORELAI: Non, je veux dire à propos de Karen.
RICHARD: Qui ?
LORELAI: Karen, la femme qui était là, celle avec le système.
RICHARD: Mm, plutôt inexpérimentée je trouve.
LORELAI: Papa, elle a travaillé comme assistante de direction pendant 6 ans.
RICHARD: Eh bien, elle est jeune, et les jeunes femmes ont tendance à être volage.
LORELAI: Elle a travaillé pour la même femme 5 de ces 6 années.
RICHARD: Leur rosbif est délicieux. Il est maigre, il est tendre. Qu’est-ce que tu prends ?
LORELAI: Cheeseburger.
RICHARD: Mm, je pourrai en prendre un si nous commandons à ce restaurant demain.
LORELAI: Demain ?
RICHARD: Mm hmm.
LORELAI: Tu veux dire pour plus de candidatures ?
RICHARD: Eh bien, peu importe ce qui est sur l’agenda.
LORELAI: Papa, tu as déjà vu les trois personnes qui seraient absolument parfaites pour le job.
RICHARD: Tu ne peux pas presser ces choses, Lorelai. La secrétaire d’un homme établit le ton pour l’entreprise entière.
LORELAI: Je le sais, mais –
RICHARD: Ça doit créer une chimie autant que pour n’importe quoi d’autre, ce qui ne peut pas être fabriqué quand on il y en a nécessité. D’ailleurs, ça a l’air de marcher entre toi et moi pour le moment. 
LORELAI: Oui, pour le moment, mais le moment va vite arriver à la fin.
RICHARD: Qu’est-ce que tu veux dire ?
LORELAI: Je ne peux pas travailler ici parce que j’ai mon propre travail.
RICHARD: Je le sais, Lorelai.
LORELAI: Et je dois te trouver une secrétaire bientôt, comme maintenant parce que je ne sais même pas quand je pourrais revenir.
RICHARD: Eh bien, j’ai besoin de plus de CV. Entre-temps, –
LORELAI: Papa, je ne pourrais pas revenir demain.
RICHARD: Je vois.
LORELAI: Je ne voulais pas dire ça d’une façon tellement sévère. Je voulais . . . je voulais juste dire –
RICHARD: Je sais exactement ce que tu voulais dire, Lorelai. J’ai saisi le message. Eh bien, je ne retiendrai pas plus longtemps, je sais combien tu es occupée.
LORELAI: Papa, je ne voulais pas dire que je devais partir tout de suite. Nous pouvons finir notre déjeuner.
RICHARD: Oh, j’ai fini. Est-ce que tu peux me laisser le numéro de téléphone du restaurant pour moi, s’il te plait ? Je vais en avoir besoin.
LORELAI: Tous les numéros dont tu as besoin sont là sur ton bureau.
RICHARD: Oh, bon. Maintenant, si tu m’excuses, j’ai mon propre travail qui m’attend. Merci pour toute ton aide.
LORELAI: Tu sais, Papa, si ça fait une différence, je pensais que Karen était –
RICHARD: Merci.
DANS STARS HOLLOW 
[Lorelai prend de la nourriture à un restaurant de vente à emporter.]
LORELAI: Ici.
RORY: Tu sais, il y aura de quoi manger là bas.
LORELAI: De la nourriture pour les lutins, des petits fruits secs pour des snobs.
RORY: Oh mince.
LORELAI: J’ai besoin de vraie nourriture, de la nourriture de manants. Du pain copieux, de la viande, du fromage, un peu de chips au vinaigre, une sauce, une sauce spéciale. C’est la nourriture qui me nourrit, c’est la nourriture de mon –
RORY: Oh mon Dieu, mange déjà le burger !
LORELAI: Quelle grincheuse.
RORY: Je ne suis pas grincheuse.
LORELAI: Je n’ai pas fini mon discours sur la sauce spéciale. Tu es grincheuse.
RORY: Désolée.
LORELAI: Est-ce que ton bras te fait mal ?
RORY: Non, je suis juste fatiguée, je suppose.
LORELAI: D’accord. Nous ne resterons pas très longtemps. Juste assez longtemps pour voir des regards méprisants de mon père, et être rabaissée par trois ou quatre entailles par ma mère, puis nous partirons. [Elle prend un petit bout de son burger.] Ugh.
RORY: Pas bon ?
LORELAI: Vraiment pas bon ! Je te jure, Luke ferait mieux de revenir bientôt ou bien je vais mourir de faim.
RORY: Je suis désolée.
LORELAI: Pourquoi ?
RORY: Luke est parti à cause de moi.
LORELAI: Oh, chérie, ce n’est pas à cause de toi.
RORY: Si. J’ai eu cet accident et puis vous vous êtes disputés.
LORELAI: Rory, ce n’est pas de ta faute. Si c’est la faute de quelqu’un . . .
RORY: C’est de la faute de Jess.
LORELAI: Ben, oui.
RORY: Pourquoi est tout le monde dans cette ville pense que tout est de la faute de Jess ?
LORELAI: Hey, n’en parlons plus, d’accord ?
RORY: J’étais aussi là, tu sais.
LORELAI: Rory, tout le monde ici t’adore. Ils savant que tu n’es pas la fille qui ‘ a au un accident et a heurté un banc.
RORY: Je le sais, et j’apprécie, mais –
LORELAI: Je veux que tu arrêtes de t’en vouloir pour tout ça. C’est fini, Jess est parti. Oublions tout ça, ok, s’il te plait ?
RORY: Bien.
LORELAI: Bon. Hey, redonne moi ce burger.
RORY: Je croyais que tu avais dit qu’il n’était pas bon.
LORELAI: Hey, cet hamburger doit être un délicieux hamburger mais au moins il me considère comme équivalente. Ugh.
AU BUREAU DE RICHARD
[Lorelai et Rory entrent dans le bureau rempli de personnes.]
LORELAI: Oh mince. C’est pire que les clowns dans la Volkswagen.
RORY: Beaucoup de monde.
LORELAI: Ouais, est-ce que tu veux quelque chose à boire ? Je crois que nous aurons trois martinis derrière tous ces gens.
RORY: Juste de l’eau, je crois.
LORELAI: Ça vient. [Elle va vers les boissons.] Oh mince, j’aurais dû apporter des miettes de pain. Excuse moi.
EMILY: Lorelai, te voilà. Tu es en retard.
LORELAI: Eh bien, tu as programmé cette surboum pendant l’heure de pointe.
EMILY: Quand le trafic quitte Hartford.
LORELAI: Apparemment pas quand Emily Gilmore organise une fête.
EMILY: C’est formidable, n’est-ce pas ? Tout le monde est venu voir ton père.
LORELAI: Ouais, Maman, tu n’as jamais pensé à en faire moins ?
EMILY: J’ai fait beaucoup en moins. J’ai coupe les amuse-gueules, j’ai annulé la fontaine de champagne, et j’ai réduit le service de restauration à 6 serveurs, sans compter que j’ai annulé le chef de rang.
LORELAI: Eh bien, tu n’as pas de chef de rang alors quel est le but de tout de ça ?
EMILY: Si ça n’a pas l’air chic, les gens penseront que nous sommes infructueux.
LORELAI: Absolument vrai. Autant les priver d’oxygène comme ça ils ne penseront pas du tout.
EMILY: Est-ce qu’il ne fait pas trop chaud ici ?
LORELAI: Ouais, est-ce que tu veux que je sorte prendre l’air ?
EMILY: Non, non, Karen sait comment faire.
LORELAI: Karen ?
EMILY: La nouvelle secrétaire de ton père. Elle est merveilleuse, très professionnelle. [Elle marche vers Karen.] Karen, chérie, est-ce que cela vous dérangerez d’allumer l’air conditionné ?
[A part, Richard et un homme sont en train de parler.]
RICHARD: Non, je vais dire à Karen de rédiger les contrats aujourd’hui. Ce sera fait dans la matinée.
[L’homme s’en va, Lorelai arrive.]
LORELAI: Salut Papa.
RICHARD: Lorelai.
LORELAI: Soirée sensationnelle.
RICHARD: Euh, oui, c’est ta mère qui a fait le plus gros.
LORELAI: Alors, hum, qu’est- ce qu’il y a là dessous ?
RICHARD: Là dessous ?
LORELAI: À l’instant, la poignée de main avec l’homme en costume de flanelle gris – est-ce que vous allez faire du chiffre ?
RICHARD: Eh bien, personne ne fait du chiffre dans les assurances, Lorelai. Quelqu’un construit des relations sur la vérité et l’accomplissement des besoins des clients.
LORELAI: Désolée.
RICHARD: Mr. Lundquist et moi, euh, étions juste -
LORELAI: Uh, Mr. Lundquist ?
RICHARD: Oui.
LORELAI: Lundquist d’Aéro International ?
RICHARD: Oui.
LORELAI: Tu t’es mis le Suédois en poche ?
RICHARD: Eh bien, je ne fais pas faire du chiffre avec lui, je ne me suis pas non plus mis le Suédois en poche. Nous avons parlé simplement, nous en sommes arrives à un accord, nous nous sommes serré la main.
LORELAI: Vous vous êtes serré la main, ce qui veut dire –
RICHARD: Je lui enverrai des contrats dans la matinée.
LORELAI: Papa, c’est super !
RICHARD: Oui, je suppose que c’est super.
LORELAI: C’est gigantesque ! C’est tout un nouveau marché. Ça t’ouvre à toute la Scandinavie, n’est-ce pas ?
RICHARD: Au delà de ça. Lundquist est le porte parole pour la Russie.
LORELAI: Russie !
RICHARD: Papa !
LORELAI: Devine qui va envahir le monde.
RICHARD: Je suppose que ça doit être moi.
LORELAI: Je vois que tu as engagé Karen.
RICHARD: Euh, oui, bon, je dois avoir quelqu’un ici.
LORELAI: Elle a l’air d’être bien.
RICHARD: Eh bien, elle n’est pas . . . Margie, mais nous verrons. Maintenant, si tu m’excuses, j’ai du chiffre à faire maintenant que je me suis mis le Suédois dans la poche.
[Richard s’en va et Emily arrive.]
LORELAI: Il est vraiment dans son élément, hein ?
EMILY: Et plus heureux qu’il ne l’a été ces dernières années. Oh, il y a Rory. Je me demandais où elle était – qu’est-ce qu’il y a sur son bras ?
LORELAI: Oh, j’allais t’en parler.
RORY: Bonjour Grand-mère.
LORELAI: C’est un plâtre. Elle s’est fait mal au bras.
EMILY: Quoi ? C’est grave ?
RORY: Je me suis facturé le poignet.
EMILY: Oh mon Dieu.
LORELAI: C’est juste une fracture superficielle . . . elle est minuscule.
EMILY: Quand est-ce arrivé ?
LORELAI: Um, la semaine dernière.
EMILY: La semaine dernière ? Pourquoi ne m’as-tu pas appelé ? La semaine dernière, je n’arrive pas y croire.
LORELAI: Um, bon, je voulais te le dire.
EMILY: Comment est-ce que c’est arrivé ?
LORELAI: Des abeilles.
RORY: J’ai eu un accident de voiture.
EMILY: Quoi ?
LORELAI: Rory.
RORY: J’ai eu un accident de voiture.
EMILY: Oh mon Dieu, pourquoi ne nous m’as-tu pas dit qu’elle avait eu un accident de voiture ? Est-ce pour cela qu’elle a manqué le dîner ? Tu as dit qu’elle avait de la fièvre.
LORELAI: Je ne voulais pas que tu t’inquiètes, Maman.
EMILY: Oui, eh bien, ça n’a clairement rien à voir avec l’inquiétude. C’était cette voiture, n’est-ce pas ? Celle que son petit ami lui a fait. Richard était contre le fait qu’on la laisse conduire cette voiture de la mort.
LORELAI: Non, ce n’était pas la voiture, Maman.
EMILY: Eh bien, alors qu’était-ce ?
RORY: Un de mes amis et moi sommes allés chercher une crème glacée.
EMILY: Un ami ? Qui – Lane ?
RORY: Jess.
EMILY: Jess ?
RORY: Le neveu de Luke.
EMILY: Lui ? Je croyais que tu allais garder ce garçon éloigné d’elle.
LORELAI: Maman, est-ce que tu es obligée d’en parler maintenant ?
EMILY: Oui, nous sommes obligées d’en parler maintenant. Ta fille a un plâtre à son bras. Je ne comprends pas comment tu as pu être aussi irresponsable.
LORELAI: Maman, s’il te plait.
EMILY: Pas de ‘Maman, s’il te plait’. C’était ta responsabilité d’arrêter ça, c’était ta responsabilité de t’assurer qu’il ne fasse pas –
RORY: Je lui ai donné les clefs. Je lui ai dit de conduire. Il voulait retourner chez Luke et j’ai dit non. Je voulais qu’on continue de rouler et c’est là que nous avons eu cet accident de voiture. C’est autant ma faute que la sienne, peut être plus.
EMILY: Rory.
LORELAI: C’est bon, Maman. Est-ce que je peux te voir dans le couloir une seconde ? [Elles vont dans le couloir.] Hey, qu’est-ce qu’il te prends ?
RORY: J’en suis malade. Je suis malade que tout le monde me traite comme si je devenais une sorte d’idiote sans cervelle dés qu’un garçon passe.
LORELAI: Personne ne te traite comme ça.
RORY: Si, tout le monde, la ville entière . . . Taylor, Babette, Dean. Tout le monde dans ma vie, y compris-toi, et vous refusez de croire que j’étais aussi responsable ce soir-là que Jess l’était.
LORELAI: Vraiment ? Est-ce que tu conduisais la voiture ?
RORY: Non.
LORELAI: Alors tu n’étais pas aussi responsable.
RORY: Qu’est-ce que ça aurait été si ça avait été Dean, huh ? Si ça avait été Dean qui conduisait ? Est–ce que tout le monde supposerait que c’était de sa faute ?
LORELAI: Non, parce que si ça avait été Dean qui conduisait, ça n’aurait pas été un accident parce que Dean est plus responsable et qu’il t’aime et il aurait conduit avec plus de responsabilité.
RORY: Comment tu sais que Jess ne l’était pas ?
LORELAI: Salut . . . c’est Jess.
RORY: Oh, d’accord, Jess est un antéchrist, j’avais oublié. Il voulait avoir un accident. Il cherchait quelque chose a heurté parce que c’est un meurtrier avec un désir de mort et qu’il voulait nous tuer tous les deux, c’est ça ?
LORELAI: Je sais que tu penses que Jess est ton ami mais il ne l’est pas. Il est complètement incontrôlable, un gosse vraiment en colère qui n’a pas de respect pour Luke, qui n’a pas de respect pour moi . . .
RORY: C’était un accident !
LORELAI: Et il conduisait !
RORY: Alors, quoi, peu importe ce que je dis, tu vas juste blâmer Jess ?
LORELAI: Oui, je choisis de blâmer Jess.
RORY: Juste parce que tu le détestes ?
LORELAI: C’est vrai ! Je suis désolée, mais quand ma fille rentre blessée je dois détester le garcon qui l’a blessé. C’est comme ça que ça marche. Il est parti, j’ai gagné. Tu as un plâtre et je peux le détester pour toujours !
RORY: Bien !
LORELAI: Bien !
RORY: Bien !
LORELAI: Je viens juste d’avoir cette image d’hommes d’affaires, six serveurs, un chef de rang tous alignés contre le mur en train de nous écouter avec des verres à leurs oreilles.
RORY: Je ne pense pas qu’ils avaient besoin de verres.
LORELAI: Nous avons de bons poumons, toi et moi.
RORY: Nous ne serons jamais d’accord là dessus.
LORELAI: Tu dois comprendre -
RORY: Je comprends.
LORELAI: Ok.
RORY: Je ne veux plus me disputer pour ça.
LORELAI: Moi non plus. Est-ce que tu veux retourner à l’intérieur ?
RORY: Non, je veux rentrer à la maison. Mon poignet me fait mal et je suis grincheuse et je me suis fait passé pour une totale idiote alors je veux rentrer à la maison.
LORELAI: D’accord, bon, je vais le dire à Maman, je vais te reconduire.
RORY: Non, ça va. Je peux attraper un bus régulier et . . . retourne-y.
LORELAI: Rory.
RORY: Je veux juste rester seule un moment.
LORELAI: Tu en es sure ?
RORY: Ouais, je te verrai à la maison.
AU MAGASIN DE MUSIQUE DE SOPHIE
[Lane est en train de regarder la batterie.]
SOPHIE: Après 18 heures, nous sommes fermés.
LANE: 5 minutes de plus ?
SOPHIE: Nan, maintenant.
LANE: Alors, vous êtes New York, hein ?
SOPHIE: Oui.
LANE: Je veux aller à New York un jour.
SOPHIE: Tant mieux pour toi.
LANE: Est-ce que vous aimiez y être ?
SOPHIE: Cétait bien.
LANE: Dans quelle partie de New York est-ce que vous viviez ?
SOPHIE: Ok, comment tu t’appelles ?
LANE: Lane Kim.
SOPHIE: Ravie de te rencontrer, Lane Kim. Maintenant tu dois sortir d’ici parce que je vais fermer et tu ne vas pas me lécher les bottes pour me faire oublier que je dois fermer.
LANE: Attendez.
SOPHIE: Quoi ?
LANE: Il me faut cette batterie. 
SOPHIE: Super – comptant ou crédit ?
LANE: Non, voyons, je n’ai pas d’argent. En plus, même si j’avais de l’argent il n’y aurait pas moyen que je puisse la prendre chez moi parce que ma mère ne s’arrêterait pas de pleurer, alors j’ai une proposition.
SOPHIE: Uh huh.
LANE: Deux fois par semaine, le Mercredi soir et le Vendredi soir à 18 heures, je pourrais venir et que je pourrais m’entraîner ici.
SOPHIE: Wow, super.
LANE: Bien sûr, je ne m’attends pas à ce que ce que vous me laissiez faire soit gratuitement. Je nettoierai ou je ferai l’inventaire ou je rangerai des trucs ou tout ce dont vous aurez besoin.
SOPHIE: Je n’ai pas besoin de tout ça.
LANE: Eh bien, alors, je peux faire d’autres choses, aussi, euh … oh, hey, est-ce que vous connaissez le Coréen ?
SOPHIE: Non.
LANE: Bon, je peux vous l’apprendre.
SOPHIE: Pourquoi est-ce que je voudrais apprendre le Coréen ?
LANE: Pourquoi pas ? C’est une langue intéressante, et être bilingue de nos jours, ça ne peux être un plus.
SOPHIE: S’il te plait, rentre chez toi.
LANE: Non. Je ne rentrerai pas chez moi tant que vous ne m’aurez pas dit oui. Je dois faire du roc, je le dois ! S’il vous plait, je vous en supplie – laissez-moi faire du rock !
SOPHIE: Pourquoi les Mercredis et les Vendredis ?
LANE: Parce que ce sont les soirs où ma mère est au Groupe de la Bible.
SOPHIE: Ok, voyons voir ce que tu sais faire.
LANE: Vraiment ? Oh mon Dieu, merci ! [Elle s’assied à la batterie.] Est-ce que je peux les toucher cette fois-ci ?
SOPHIE: Vas-y.
LANE: Oui ! 1,2,3,4 ! [Elle commence à jouer.]
SOPHIE: Je serai dans la pièce du fond au cas où les flics viendraient.
LANE: Oh, hey, est-ce que ça vous dérangerez d’éteindre les lumières en partant ? Ma mère passe parfois ici en quittant la maison.
[Sophie éteint les lumières, et Lane recommence à jouer.]
A L’EXTERIEUR
[Rory marche dans la rue et voit Luke devant le restaurant.]
RORY: Hey
LUKE: Rory.
RORY: Tu es revenu ?
LUKE: Je suis revenu.
RORY: Tu as attrapé quelque chose ?
LUKE: Nah. Apparemment le poisson était aussi allé pêcher.
RORY: C’est bête.
LUKE: Ouais, bon. Alors le . . .
RORY: Ouais.
LUKE: Est-ce que ça fait mal ?
RORY: Non, pas vraiment. Ça me démange juste un peu.
LUKE: Ouais, j’imagine. Assure toi de ne pas utiliser un stylo.
RORY: Excuse moi ?
LUKE: Ton bras . . . tu sais, quand il démange. Je me suis cassé le bras une fois – la démangeaison ça me rendait dingue. J’ai attrapé un stylo, je l’ai glissé dans le plâtre pour gratter, tu sais ...
RORY: Mauvais résultats ?
LUKE: Mauvais stylos.
RORY: J’ai compris. Pas de stylo, je te le promets.
LUKE: Bien. Alors tu veux un café ?
RORY: Bien sûr.
[Ils entrent dans le restaurant.]
LUKE: Où est ta mère ce soir ?
RORY: A une soirée pour mon grand père.
LUKE: Oh, ça a l’air bien. Attrape toi un beignet.
RORY: Alors, tu as eu des nouvelles de lui ?
LUKE: Oh, non. J’ai parlé à sa mère, cependant. Il est bien rentré chez lui.
RORY: Bien, c’et bien.
LUKE: Ouais, bien.
RORY: Et ses affaires ?
LUKE: Oh, je vais lui envoyer.
RORY: D’accord, ça tombe sous le sens. Luke ?
LUKE: Ouais ?
RORY: Ce n’était pas de sa faute.
LUKE: Je le sais.
FIN