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Chad Michael Murray, revue Cool ! Août 2004
Par Ari Fishbach, adapté par Richard Legault
Transcrit par Pascale pour le site Only Gilmore Girls
Grâce à ses rôles dans la téléséries Dawson, Gilmore Girls et One Tree hill et dans la comédie Un vendredi dingue, dingue dingue, Chad Michael Murray s’est imposé comme l’un des jeunes tombeurs les plus désirables du Tout-Hollywood. Dans cette entrevue, le beau Chad se révèle à fond !
Chad, quel est ton rôle dans le nouveau film Une aventure de Cendrillon ?
Mon personnage est la version moderne du prince charmant. Au lieu de monter un cheval, je conduis une Mercedes G55 !
De quelle manière ton personnage rencontre-t-il celui de Hilary Duff dans ce long métrage ?
Par la messagerie électronique ! La pantoufle de verre oubliée a été remplacée par un cellulaire ! L’histoire a été modernisée de cette façon. En gros, je suis le gars cool de l’école tandis qu’elle fait partie des surdoués; on communique par le biais d’Internet, et je n’au aucune idée de qui elle est, parce qu’à notre premier rendez-vous, à un bal d’Halloween, elle portait un masque et qu’elle a dû quitter la fête avant que je puisse voir son visage. Elle n’ose pas m’approcher et me dévoiler son identité alors que moi, je me confie à elle au moyen de messages. Elle est la seule à me comprendre.
One Tree Hill, la nouvelle série dans laquelle tu joues, fait également fureur…
Oui, et j’en suis très fier parce que, cette série, c’est pratiquement l’histoire de ma vie ! Le père de mon personnage couche avec deux filles pendant sa jeunesse, et les deux deviennent enceintes. Il en laisse tomber une pour demeurer avec l’autre. Je joue le rôle de l’enfant abandonné qui grandit dans la rue d’un quartier pauvre en jouant au basketball. Mon demi-frère, lui, grandit avec son père - qui est, en fait, le mien aussi - dans un quartier riche et il devient la star de son équipe de basketball. À 17 ans, je découvre que mon univers est relié au leur et je me retrouve dans la même équipe sportive que mon demi-frère. Je dois m’adapter à la situation.
Et quel est le lien avec ta propre vie ?
J’ai été abandonné, moi aussi, à l’âge de 10 ans. J’ai donc le vécu et l’expérience pour incarner parfaitement ce personnage.
Tu as été abandonné par tes parents ?
Ma mère a quitté le foyer lorsque j’avais 10 ans. Elle a laissé Cinq enfants derrière elle. C’est donc mon père qui m’a élevé. Il m’a enseigné la morale. C’est un homme bon. Jouer Lucas dans One Tree Hill, c’est comme une thérapie, au bout du compte.
Il paraît qu’il est impossible pour toi d’engraisser. C’est vrai ?
À l’âge de 15 ans, j’ai été obligé de me faire opérer pour régler un problème d’intestins et je n’ai pas pu manger pendant deux mois. Vous ne pouvez pas savoir à quel point une publicité de Burger King peut paraître alléchante dans une situation du genre ! J’ai été hospitalisé tout ce temps et j’ai subi deux chirurgies. La raison pour laquelle je ne peux pas engraisser, c’est que la graisse ne se dissout pas en moi, comme le fait chez un être humain normalement constitué. Croyez-moi, ce n'est pas la joie. J’aimerais mieux peser 400 livres et être heureux. Être heureux et en santé, c’est tout ce que je désire.
Parlant de Burger King, il paraît que tu t’es fait tabasser dans un fast-food ?
N’allez pas à Panorama City, en Californie ! C’est tout ce que je peux vous dire.
Allez, raconte…
Accompagné de mon meilleur ami, JD, je suis entré dans un Burger King pour passer une commande. Il était 20 h, c’était un dimanche, et je portais un t-shirt sans manches; on pouvait voir mon tatouage, trois lettre écrites en caractères gothiques : CMM. Ce sont mes initiales. Mais c’est aussi le sigle d’un clan de suprématismes blancs, chose que je ne savais pas du tout. Trois gars se sont approchés de moi au comptoir et ont commencé à m’invectiver : « Hé, pourquoi ces lettres sur tom bras, mec, tu te penses tough ? ». Je leur ai répondu que je n’étais pas tough du tout, que je ne voulais pas les froisser, que je ne savais pas. Qu’à cela ne tienne, ils m’ont rué de coups sous les yeux du gérant et du gardien de sécurité avant de sortir pour s’en prendre à JD. Je me suis relevé et j’ai couru jusqu’à la voiture, le nez en sang. J’ai réussi à monter dans le véhicule et j’ai crié à JD de décoller. Six gars de tenaient de l’autre côté de ka rue avec des revolvers dans les mains.
Portes-tu encore ce tatouage sur ton bras ?
Oui, je l’ai même fait refaire ! Que les gars qui m’ont tabassé brûlent en enfer !
Penses-tu te faire tatouer autre chose ?
Disons que le tatouage, c’est comme une drogue. C’est une expérience sensuelle qui est être dommageable pour la peau mais qui est diablement attirante. Je veux avoir davantage de tatouages; par contre, je ne veux pas avoir l’air du gars qui fait peur à tout le monde. Et, en plus, ça fait mal. Sur le coup, tu ne ressens rien à cause de l’adrénaline, mais, une semaine plus tard, tu souffres le martyre. Je me suis fait tatouer un signe japonais symbolisant le talent, pour me rappeler chaque jour que, mon métier, c’est de l’art et que c’est également beaucoup de travail.
Ça te fait quoi d’être celui dont le visage orne désormais les murs de la chambre de toutes les jeunes filles ?
Les fans sont merveilleux; ils aiment ce que je fais, et ça ne peut me rendre plus heureux. Je suis content de pouvoir apporter du bonheur aux gens grâce à une émission ou à un film, ou peu importe. Quand j’étais malade et hospitalisé, c’est l’émission Les Simpson qui me rendait heureux une demi-heure par jour, alors si je peux rendre la pareille à quelqu’un quelque part, que ce soit avec One Tree Hill ou autre chose, c’est tant mieux. J’adore ce que je fais.
On dit que tu es un véritable porte-parole antidrogue.
C’est vrai. Je me fous de la célébrité. Je suis un ermite, je reste dans ma maison toute la journée, ce qui fait que je ne vais ni dans les boîtes de nuit ni dans les partys. Je bois une bière de temps en temps avec mes copains, c’est tout. L’important c’est de ne jamais perdre le contrôle de sa vie. Les drogues, je n’en ai rien à foutre. Tant mieux si je deviens ainsi un modèle pour les jeunes. C’est grâce à mes principes que ça ne me dérange aucunement que mon visage se retrouve sur le mur de la chambre d’une jeune fille. Au contraire, à mes yeux, c’est un privilège.